"Comme des bêtes" : la ferme les animaux

ECRANS | de Yarrow Cheney, Chris Renaud (É.-U., 1h26) animation

Vincent Raymond | Lundi 25 juillet 2016

Très attendu depuis la diffusion d'extraits révélant "la vie secrète des animaux" (c'est-à-dire ce que les peluches domestiques font en douce lorsque leurs propriétaires humains ont tourné les talons), Comme des bêtes démontre une fois encore le gouffre sidéral séparant une enfilade de gags raboutés à des fins de bande-annonce, d'un long-métrage d'animation ayant de vraies ambitions narratives et développant un univers original (Là-haut ou Vice-Versa, au hasard).

Reprenant sans vergogne la trame de Souris City (avec un soupçon de Volt, star malgré lui, histoire de brouiller les pistes), la paire Cheney-Renaud cultive ici la paresse avec une insouciance de glaneurs dans un champ de patates : puisque tout est déjà sorti de terre, il n'y a qu'à se servir.

L'insupportable voix vrille-tympans de Willy Rovelli (en VF), en tel sur-régime qu'il se révèle incapable de la moindre modulation, achève de vous convaincre que le court-métrage présenté avec en avant-programme (5 minutes de Minions, la dose limite pour ne pas risque l'indigestion) est le meilleur moment de la séance.


Comme des bêtes

De Yarrow Cheney, Chris Renaud (ÉU, 1h27) animation

De Yarrow Cheney, Chris Renaud (ÉU, 1h27) animation

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La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.


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"Le Grinch" : en vert et contre tous !

ECRANS | de Yarrow Cheney & Scott Mosier (ÉU, 1h26) animation

Vincent Raymond | Mardi 27 novembre 2018

Grommelant dans sa grotte solitaire en marge de Chouville, la cité où les Choux vivent dans l’attente heureuse de Noël, le verdâtre Grinch abhorre cette fête durant laquelle les gens se témoignent leur affection mutuelle. Alors, il décide de voler Noël… Signée par le studio Imagination fabriquant les Minions à la chaîne, cette nouvelle adaptation du conte du Dr Seuss en polit la structure un peu trop âpre (à la limite terrifiante) et trop inscrite dans un folklore américain. Il suffit de se replonger dans la précédente (2000), réalisée par Ron Howard en prises de vues réelles et incarnée par Jim Carrey, pour être saisi d’horreur : décor, costumes, scansion rimée… Tout puait le factice et l’import frauduleux. Le Grinch de Cheney & Mosier est ici un "gentil" méchant, dont la laideur physique et morale est adoucie : poil soyeux, farces pas trop graves justifiées par une enfance traumatisée. Ce ne sera donc pas si difficile de le convertir à l’esprit de Noël. Graphiquement honnête mais sans surprise, cette version aseptisée convient à l’époque et au marché globalisé. Il n’est cependant pas nécessaire d’imaginer une suite avec Gru et

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