"Relève : histoire d'une création", le ballet de l'Opéra par Millepied

ECRANS | Benjamin Millepied transmet à de jeunes danseurs du ballet de l’Opéra de Paris son inépuisable enthousiasme et livre, au terme un époustouflant contre-la-montre, sa première création en tant que directeur de la danse à Garnier. Un édifiant et fascinant documentaire.

Vincent Raymond | Mardi 13 septembre 2016

En 2013, la nomination de Benjamin Millepied à la tête du ballet de l'Opéra de Paris avait tout pour éveiller la suspicion. Trentenaire aux allures de gravure de mode, coqueluche des revues depuis son beau mariage avec une actrice à Oscar (Natalie Portman), il ressemblait moins au successeur attendu de la vétérane Brigitte Lefèvre qu'à une concession à l'air du temps – un préjugé emballé dans un tutu rose auquel sa démission expresse donna début 2016 la touche finale…

N'en déplaise aux cancaniers, la présence du chorégraphe à ce poste n'avait rien d'usurpée ; et son passage, pour météorique qu'il fût, se révéla tout sauf anecdotique : Relève , documentaire sur les coulisses de la création Clear, Loud, Bright, Forward, démontre en filigrane à quel point Millepied semblait taillé pour y accomplir de nécessaires révolutions.

Et Benjamin Millepied opéra…

Relève porte ce regard original sur l'élaboration du ballet promis par le titre (de l'esquisse à la première) tout en intégrant des éléments périphériques grappillés dans le quotidien de la vénérable institution : cuisine administrative, obligations protocolaires et promotionnelles, gestion d'ego, de corporatismes, coups bas et médisances… Ces à-côtés ne demeurent pas aux vestiaires durant les répétitions : les broutilles s'accumulent et participent du contexte artistique en parasitant sa continuité harmonieuse.

Comment ne pas être perturbé dans sa concentration lorsque l'on dispose d'un temps limité (haché de surcroît) et qu'il faut changer chaque jour de studio de répétition ; qu'une menace de grève pèse sur la première, que les planchers blessent les danseurs ?

Millepied ne se plaint jamais, affirme sans discontinuer son plaisir et sa chance d'effectuer son métier, galvanise sa troupe ; use de son crédit pour faire évoluer l'Opéra : abandon de l'absolutisme hiérarchique, ouverture à la diversité… Bref, il déverrouille une maison prisonnière de règles fossilisées. En menant de front ses chantiers, il agence par petites touches les pièces de son ballet ; libère de son aura les jeunes danseurs tétanisés par son prestige. Et crée surtout un esprit de corps, plus qu'une œuvre éphémère.

Thierry Demaizière et Alban Teurlai capturent le fugace de cette transfiguration ; saisissent aussi ces (nombreux) moments où ce directeur si sollicité est introuvable. Conservant une distance admirative et une proximité critique, ils parviennent à faire entendre leur voix dans des séquences enivrantes de grâce, résonant comme une déclaration d'amour contemporaine à l'art de la danse.

Relève : histoire d'une création
de Thierry Demaizière & Alban Teurlai (Fr., 2h) documentaire


Relève : histoire d'une création

De Thierry Demaizière et Alban Teurlai (Fr, 2h) documentaire

De Thierry Demaizière et Alban Teurlai (Fr, 2h) documentaire

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Benjamin Millepied, danseur chorégraphe français, est nommé directeur de la danse de l’Opéra National de Paris en novembre 2014. Sa jeunesse, son regard moderne, sa culture et sa notoriété doivent apporter un renouveau dans la prestigieuse institution. Aussi bien dans ses choix créatifs que par ses méthodes de travail auprès des jeunes danseurs du corps de ballet, Benjamin Millepied va révolutionner les codes de la danse classique. RELÈVE raconte le processus de création de son nouveau ballet “Clear, Loud, Bright, Forward”, une incroyable épopée pleine d’énergie.


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Hip-hop moderne

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Hugo Verit | Mardi 18 janvier 2022

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Les mouvements à la marge sont-ils voués à en sortir ? L’expérience penche vers l’affirmative et dans le lot, la danse hip-hop ne fait pas exception. Si elle conserve un attachement fort à ses racines, son histoire et ses codes, elle ne se résume certainement pas à certains clichés (bitume, esbroufe, combat d’ego…). Une dualité que le Hip-Hop Don’t Stop festival, organisé par la ville de Saint-Martin-d’Hères avec la compagnie Citadanse, se propose de refléter : « On essaye de donner des repères en racontant ce qu’était ce mouvement dans le passé, à travers par exemple le spectacle-conférence Hip-hop, est-ce bien sérieux ?, mais aussi en montrant un hip-hop contemporain qui se mélange de plus en plus à d’autres esthétiques. Ainsi, Isthme est un voyage entre hip-hop et musique jazz et orientale, une soirée très enrichissante », explique Célie Rodriguez, directrice de Saint-Martin-d’Hères en scène. Par ailleurs, cette sixième édition s’inscrit dans son époque avec un spectacle comme Queen Blood qui revendique « une présence féminine au plateau ». « L’un de nos axes forts, c’est aussi la transmission, la médiation. Beaucoup

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La cote de "Mailles"

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Eloïse Bonnan | Lundi 29 novembre 2021

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Dans ses précédentes créations Samedi détente (2014) et Unwanted (2017), Dorothée Munyaneza renouait avec le Rwanda, terre d’enfance qu’elle quitta à l'âge de 12 ans. Avec sa dernière pièce Mailles, la chanteuse, auteure et chorégraphe démontre encore un engagement sincère en faveur de la féminité et la dignité. Mailles est un spectacle de femmes, né de l'envie de « rassembler et partager des mémoires intimes et collectives, ces mémoires dont nous portons les traces indélébiles et fécondes et que nous façonnons chaque jour », explique la chorégraphe. Tout au long de la pièce, où tourbillonnent danse, chant et poésie, se tissent ensemble les récits personnels de six femmes noires, artistes ou intellectuelles venues des quatre coins du monde. À des années lumières des longs discours, Dorothée Munyanez

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Hymne keupon

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Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

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Pantins désarticulés, bouches béantes, gestes saccadés, rires grotesques, bousculades... Le nouveau spectacle du Collectif Ès, Fiasco, relève explicitement de l’âme punk. Danser en slip sur l’hymne britannique, avant de se disloquer, colliers de perles et chemisiers en soie, chignon ravagé, sur les riffs saturés des Sex Pistols (bien sûr). Les danseurs lâchent tout, jusqu’à se rouler par terre et se mordre, hurlent, s’éclatent finalement, à tel point que ça paraît improvisé – c’est compter sans la précision de la mise en scène. La libération du corps est totale, le physique exulte. En résidence à La Rampe, le Collectif Ès a travaillé sur le mouvement punk et est parvenu à la conclusion suivante : « Pour nous, c’est un corps en action, en lutte, intérieure et partagée. Un corps non éduqué, avec une dimension ludique et de jeu. Il y a une ambiguïté, une complexité entre des choses très sombre

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Quatre compagnies de danse bénéficieront, l’an prochain, de la Tournée Podium. Elles ont été sélectionnées parmi douze propositions, vendredi et samedi soir, à La Rampe. Pour les pièces en solo et duo, présentées vendredi, le jury de professionnels a choisi B4 summer de Mercedes Dassy (Belgique). Pour les pièces de groupe, c’est Muyte Maker, de Flora Détraz (France), qui a été sélectionnée. Vendredi soir, le public a préféré Learning from the Future, de Colette Sadler (Royaume-Uni), et samedi, c’est Entropie de Léo Lérus (France, Guadeloupe) qui a été le coup de cœur des spectateurs. Les lauréats seront programmés, pour la saison 2022-2023, parmi les dix-sept scènes partenaires de Podium, réparties un peu partout en France, et dans le réseau des « voisins » de ces théâtres. La répartition des tour

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On dit souvent que les artistes sont en grande partie le produit de leur environnement. Une analyse sans doute un peu cliché, mais qui s’applique à la perfection à la musique de Brigid Dawson, chanteuse et claviériste pendant pas loin de dix ans au sein de la fameuse formation de garage rock psychédélique californienne Thee Oh Sees. Et la Californie, berceau ensoleillé de la contre-culture des 60’s et terre d’accueil de l’utopie hippie, est bel et bien présente en esprit au sein de Ballet of Apes, son premier album solo sous le nom Brigid Dawson & The Mothers Network : voix apaisée, ambiances planantes, ballades folk langoureuses au doux parfum psychédélique… Mais elle n’est pas la seule. Elevée en Angleterre dans une famille de musiciens (son père était un pianiste de jazz), Brigid Dawson a passé une bonne partie de sa jeunesse à vivre consécutivement entre ces deux pays, et sa musique s’en ressent. Une sorte de spleen pluvieux et mélancolique infuse en permanence en arrière-plan, et la rencontre de ces deux univers opposés donne, dans ses meilleurs moments, une singularité peu commune à ce Ballet of Apes, qu’on est assez impatients de découvrir

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Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Podium, entrez dans la danse

Douze compagnies de danse, réparties sur deux soirées, présenteront à La Rampe des extraits d’une vingtaine de minutes de leurs créations. Avec un enjeu tout particulier : quatre prix seront remis, deux à l’issue du vote du public, deux autres par un jury de professionnels. C’est la seconde édition du concours Podium (anciennement Reconnaissance), imaginé par le Pacifique et également porté par le CCN2 et La Rampe. Pour les spectateurs, c’est surtout une excellente façon d’appréhender la danse, discipline qu’ils ont souvent du mal à aborder. « Le public pense parfois que la danse n’est pas pour lui. Pourtant, le langage du corps est universel, ça passe au-delà des mots », souligne Marie Roche, directrice du Pacifique. On n’est pas obligé de comprendre la danse, il suffit de la ressentir. L’aspect concours permet en sus de comparer et d’en parler avec son voisin, cerner pourquoi on aime ou pas. « L’objectif de Podium est de montrer des spectacles dont on juge qu’ils n’ont pas été assez vus, et qui méritent de l’être. En période de pandémie, je vous laisse imaginer… » La sélection des douze pièces, parmi 41 propositions au départ, a été assur

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"Les Chatouilles ou la danse de la colère" : enfance volée

Théâtre | Le spectacle à succès "Les Chatouilles ou la danse de la colère" de la comédienne et danseuse Andréa Bescond passera par Crolles mercredi 10 novembre. Un acte artistique fort à la première personne du singulier sur les ravages de la pédocriminalité.

Aurélien Martinez | Mardi 2 novembre 2021

C'est l'histoire d'une petite fille prénommée Odette, comme le cygne blanc du ballet de Tchaïkovski. C'est surtout l'histoire d'une gamine à qui il arrive l’indicible : des viols répétés perpétrés par un ami de ses parents. Lui appelait ça « les chatouilles », pour mieux manipuler l'enfant, lui faire croire que tout ceci n'était qu'un jeu sans conséquence... Cette histoire, révoltante pour les spectateurs qui la reçoivent, c'est celle de la comédienne et danseuse Andréa Bescond, qu'elle a transposée sur scène dans le solo Les Chatouilles ou la danse de la colère. Face au public, elle porte tous les personnages de son enfance : ses parents, sa prof de danse, son agresseur... Et d'autres qu'elle côtoie aujourd’hui, adulte, dont sa psy. Car c'est dans le cabinet de cette dernière qu'elle se trouve maintenant, accompagnée de sa mère totalement dans le déni, pour guérir de son passé. On plonge alors avec elle au cœur de

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William Forsythe, le Ballet réanimé

Danse | Retour sur le plateau pour le Ballet de l’Opéra de Lyon qui reprend deux classiques (de Mats Ek et Keersmaeker) et fait entrer à son répertoire le déroutant et silencieux N.N.N.N. de William Forsythe.

Nadja Pobel | Mardi 21 septembre 2021

William Forsythe, le Ballet réanimé

L’Américano-allemand et maître du néo-classique William Forsythe renoue avec le quatuor qu’il avait porté à la perfection dans l’une de ses premières pièces, Steptext, en 1985. Dans N.N.N.N., créée en 2002, plus de Bach mais un silence absolu. Exit aussi la seule danseuse et place à quatre corps masculins pour un travail savant sur les bras qui se confondent, tournoient. Souvent ils sont ballants voire récalcitrants. Les interprètes tentent des figures proches de celles des arts martiaux mais ils paraissent désemparés avec ces deux membres qu’ils s’efforcent d’animer, comme s’ils attendaient qu’un marionnettiste les manient. C’est ensemble qu’ils existent vraiment et parviennent à les apprivoiser, jusqu’à la disparition en un clin d’œil de tout leur corps, comme une nuée d’oiseaux dont l’impact est renforcé par cette absence de musique. Seuls le souffle et les déplacements se font entendre. Le ballet de l’opéra de Lyon se pare ensuite d’œuvres qui lui sont très familières, à commencer par le Solo for two de Mats Ek sur la partition au piano extrêmement épurée d’Arvo Pärt. Caelyn Knight et Leoannis Pupo-Guillen l’ont parfaitement intégré et re

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Danse avec Patrick

ECRANS | Plaisir kitsch et régressif comme seules les années 1980 étaient capables d’en offrir, Dirty Dancing est la définition même du "feel-good movie" : un film (...)

Damien Grimbert | Mardi 24 août 2021

Danse avec Patrick

Plaisir kitsch et régressif comme seules les années 1980 étaient capables d’en offrir, Dirty Dancing est la définition même du "feel-good movie" : un film qui ne révolutionne certes pas l’histoire du cinéma mais n’en procure pas moins un moment de réconfort bienvenu au spectateur pas trop regardant sur les ficelles scénaristiques et la subtilité des dialogues. Soit une histoire d’amour "interdite" entre une jeune fille timide et un professeur de danse rebelle dans un camp de vacances américain des années 1960, qui accumule à peu près tous les clichés propres au genre. Projection en plein air gratuite vendredi 27 août à 21h dans la cour du Musée de la Résistance, dans le cadre de l’exposition temporaire Vous n’irez plus danser ! Les bals clandestins 1939-1945 (inscription obligatoire).

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La Bobine sort les platines

MUSIQUES | C’est un joli programme qu’a concocté la Bobine pour le retour de ses apéro-mixes estivaux en terrasse. Aux côtés d’un certain nombre de valeurs sûres et (...)

Damien Grimbert | Lundi 5 juillet 2021

La Bobine sort les platines

C’est un joli programme qu’a concocté la Bobine pour le retour de ses apéro-mixes estivaux en terrasse. Aux côtés d’un certain nombre de valeurs sûres et d’habitués des lieux, on pourra ainsi découvrir le 6 juillet Erevan DJ, fondateur de l’excellent label lyonnais orienté « sophrologie auditive, réminiscences 90’s, atmosphères psychédéliques et breaks exotiques » Bamboo Shows, accompagné de Jean-Mi, fer de lance du label Comic Sans Records. Le 20 juillet, place au Grenoblois Vague Imaginaires, créateur d’ambiances équatoriales oniriques quelque part entre ambient, downtempo, tribal, new age et field recording organique. Le 10 août, on entendra cette fois Danse Musique Rhône-Alpes (en photo), « hommage nostalgique à la dance commerciale des années 90 mais également aux formes les plus brutes et radicales de la musique électronique » et Bravo Tounky, venu défendre sa k7 audio Flash Détente fraichement sortie sur AB Records. Le 31 août enfin, ce sont les éclectiques résidentes du projet Sister Act Ciao Cesco, Taka, Cass, Yagi Ud, et Gioza qui se relaieront aux platines. On a déjà hâte d’y être ! Apéro-mixes. À la Bobine to

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Cinq minutes en attendant

Danse | Le Pacifique, le Centre de développement chorégraphique de Grenoble, propose à toute personne intéressée de retrouver son équipe en extérieur, chaque jour ouvrable à 12h30, pour un court instant de danse collective. C’est parti pour durer tant que les salles de spectacle n’auront pas rouvert !

Martin de Kerimel | Mercredi 17 février 2021

Cinq minutes en attendant

Les femmes n’avaient pas toutes la souplesse de Karen Lynn Gorney, ni les hommes le déhanché de John Travolta. Pas sûr d’ailleurs que tout ce petit monde ait vu La fièvre du samedi soir. C’est pourtant sur Stayin’ alive, le classique des Bee Gees au titre explicite, qu’une vingtaine de personnes (masquées) est venue danser lundi 15 février, en face des locaux du Pacifique, chemin des Alpins, à Grenoble. Derrière cette initiative, l’envie est d’apporter de la joie en cette période privée de spectacles culturels (chorégraphiques et musicaux, notamment) en intérieur. De quoi oublier les quelques imperfections techniques – celles des autres et les siennes, tant qu’à faire – pour se dégourdir les jambes et, du même coup, les neurones. Sous le soleil, exactement ? Lors de ce premier mini-rassemblement inattendu, le Pacifique a pu compter sur une météo impeccable. L’opération est partie pour avoir lieu par tous les temps, chaque jour du lundi au vendredi, toujours à 12h30, tant que les salles de spectacle resteront portes closes. Le Centre de développement chorégraphique espère convai

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"J’ai pas toujours dansé comme ça" : autoportrait d’un jeune danseur en feu

Danse | Arrivé à Grenoble en provenance du Cameroun alors qu'il n'avait que sept ans, Bouba Landrille Tchouda danse depuis qu'il est enfant. D'où l'idée et l'envie de présenter un solo sur son parcours.

Aurélien Martinez | Mardi 28 janvier 2020

« On n’avait pas besoin de cours de danse, on se jetait juste par terre sur le bitume et c’était tout de suite génial. On dansait pour être ensemble. » Son arrivée gamin à Grenoble depuis le Cameroun et le froid inattendu qui l’a saisi ; sa découverte de la danse et notamment de la capoeira qui a enrichi son hip-hop ; son premier spectacle vu au Cargo (aujourd’hui MC2) qui le fit carrément pleurer ; les rencontres qui, ensuite, changèrent sa vie (notamment Jean-Claude Gallotta)… Avec J’ai pas toujours dansé comme ça, le chorégraphe et danseur Bouba Landrille Tchouda propose un court solo dans lequel il raconte autant qu’il danse ses débuts – il va jusqu’en 2001, année de la fondation de la compagnie Malka. Un solo qui, paradoxalement, peut parler autant à celles et ceux qui le fréquentent et connaissent la vie culturelle grenobloise qu’aux autres, tant sa narration et ses questionnements embrassent large. Bouba Landrille Tchouda ne réécrit pas son histoire pour se donner le beau rôle, ce qui donne une réelle sincérité

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Danses plurielles

Rencontre | Né du souhait de réfléchir à la place que son art occupe dans la cité, le collectif CitéDanse fête ses vingt ans les 20 et 21 décembre. L’occasion d’une nouvelle rencontre avec le public, qui s’annonce aussi intense qu’agréable.

Martin de Kerimel | Mardi 10 décembre 2019

Danses plurielles

Pourquoi les spectacles de danse tournent-ils moins que d’autres ? Comment communiquer au public la passion qui anime les artistes au quotidien ? Quelle parole porter pour offrir un peu de poésie, une part d’imaginaire ? Ces grandes questions, Anne-Marie Pascoli, à la tête de la compagnie homonyme, se les pose depuis longtemps. Elles sont au cœur même de la réflexion et de l’action du collectif CitéDanse. Imaginée par des chorégraphes dès 1999, l’association compte désormais une quinzaine d’adhérents. Petit à petit, elle a accueilli des créateurs issus d’autres disciplines artistiques (musique, théâtre, arts plastiques) et, au-delà, des sociologues, des psychologues… Une diversité d'approches En complément de l’activité de leur propre structure, c’est ensemble – et bénévolement – que les membres élaborent leurs projets artistiques communs. Ils se réunissent une fois par mois pour en discuter. Sans limite. « Tout est permis, certifie Anne-Marie Pascoli. L’important est de sortir des dogmes et de la verticalité. D’après moi, la danse a vocation à parler à tout le monde parce que, tous, nous sommes d’abord des corps. » La diversité des approc

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Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Un programme entre solo, chorégraphie de groupe, reprise bienvenue ou encore concours tourné vers l'avenir.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Vertikal À chaque spectacle, Mourad Merzouki confronte la danse hip-hop à une difficulté qui lui donne matière à création. Ce furent la musique baroque (Boxe, boxe), les arts numériques (Pixels) ; voici qu'il titille la verticalité du plateau avec des murs mouchetés de prises d'escalade et des déplacements latéraux. Si, au début, ses danseurs sont trop la démonstration de tous les mouvements possiblement réalisables avec cette contrainte et que le chorégraphe multiplie les séquences de danse qu'il superpose (on ne sait plus où et qui regarder), peu à peu, il oublie l'épate et se dégage alors une sensation d'apesanteur : les interprètes s'emparent des accroches du mur avec une facilité feinte. Et sa troupe respire avant d'embrayer sur un bouquet final saisissant. À la MC2 du mercred

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"Summerspace & Exchange" : danse décentrée par Merce Cunningham et le Ballet de l'Opéra de Lyon

Danse | Mardi 28 et mercredi 29 mai à la MC2, ce sera tout simplement grandiose.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 21 mai 2019

Il y a quelque chose de fascinant chez Merce Cunningham (1919-2009) qui découle d'un apparent paradoxe. Chantre du hasard et de la liberté, le chorégraphe états-unien était aussi d'une exigence inouïe, voire draconienne, quant à la précision des mouvements. Chez lui, il était possible à la fois de décider des séquences et des mouvements à coups de dés, et de défier les capacités techniques et virtuoses des danseurs ! C'est le cas par exemple avec sa pièce emblématique pour six interprètes, Summerspace, créée en 1958, où l'ordre des mouvements fut tiré au sort, et où la chorégraphie de Cunningham, le décor et les costumes du célèbre plasticien Robert Rauschenberg, ainsi que la musique de Morton Feldman ont été conçus indépendamment. Le tout est une ode au déplacement et à la traversée, qui refuse aussi toute centralité de l'action. Chaque danseur est un "centre" potentiel de la pièce. « L'univers est une sphère i

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"Lourdes" : et le miracle ne fut pas

ECRANS | De Thierry Demaizière et Alban Teurlai (Fr, 1h35) documentaire

Vincent Raymond | Lundi 6 mai 2019

Une semaine au cœur de Lourdes, en compagnie de différents groupes de pèlerins, d’hospitaliers bénévoles assurant leur accueil, devant et derrière les autels, dans les processions. Des paroles, des espoirs, des regards, de la compassion, de la foi… On avait beaucoup apprécié le regard (et le travail) de la paire Thierry Demaizière / Alban Teurlai sur l’édification d’un spectacle chorégraphique par Benjamin Millepied dans Relève : histoire d’une création (2016). En prenant le temps de se focaliser sur cette question, les deux documentaristes révélaient par incidence toutes les coulisses de l’Opéra de Paris en maintenant un suspense au couteau – de la très belle ouvrage. Quelle déception, alors, de les voir s’égarer dans la contemplation vaine et désorientée de leur nouveau sujet selon l’adage tristement connu "qui trop embrasse mal étreint". Lourdes tiendrait plutôt de la galerie d’illuminés ou de malheureux aux existences tourment

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Hip-hop don’t stop : « On se dirige tranquillement vers un festival d’importance nationale »

Danse | C’est l’histoire d’un festival qui, depuis sa création en 2017, prend de plus en plus d’ampleur dans l’agglomération grenobloise : le Hip-hop don’t stop, piloté par l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères et la compagnie Citadanse. À la veille de la troisième édition prévue du 7 au 16 février, rencontre avec Hachemi Manaa, co-directeur artistique de l’aventure.

Aurélien Martinez | Lundi 4 février 2019

Hip-hop don’t stop : « On se dirige tranquillement vers un festival d’importance nationale »

« À Saint-Martin-d’Hères et dans toute l’agglomération grenobloise en général, il y a toujours eu une grosse histoire de la culture hip-hop, et notamment de la danse hip-hop grâce au chorégraphe Bouba Landrille Tchouda. Se sont alors succédé plusieurs générations de danseurs, et c’était je pense important à un moment de créer un temps fort métropolitain autour de cette pratique. » Voilà comment Hachemi Manaa de la compagnie martinéroise Citadanse explique la création du Hip-hop don’t stop festival en 2017. Un événement qui s’inscrit dans la lignée d’un précédent. « C’est l’héritier d’un autre festival qui avait lieu auparavant sur l’agglomération grenobloise : La Nuit du hip-hop, menée par Anne-Marie Astier. Il y a un peu eu un passage de relai entre elle et Vincent Villenave, à l’époque directeur de l’Heure bleue à Saint-Martin-d’Hères, qui a tout de suite accepté de remettre en marche le projet. » « Il y avait clairement un manque » Depuis, Hip-hop don’t stop prend chaque année de l

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"Voyez comme on danse" : les lauriers de Michel Blanc sont fanés

ECRANS | de et avec Michel Blanc (Fr, 1h28) avec également Karin Viard, Carole Bouquet, Charlotte Rampling…

Vincent Raymond | Mardi 9 octobre 2018

Quinze ans environ après leurs premières aventures, le groupe d’Embrassez qui vous voudrez poursuit sa vie : Véro la poissarde, Elizabeth la distinguée et son fraudeur fiscal de mari, Lucie et son nouveau jules (Julien, un parano qui la trompe). Sans compter la descendance… On attendait avec une confiance raisonnable Michel Blanc pour cette suite d’un divertissement pimpant ayant laissé un agréable souvenir dans le flot des comédies chorales – ce désormais genre en soi qui nous gratifie trop souvent de représentants de piteuse qualité, à oublier comme de vieux mouchoirs. Force est de constater que le comédien-réalisateur et (jadis brillant) scénariste dilue ici paresseusement un ou deux rebondissements et quiproquos à l’ancienne (genre XIXe siècle) en rentabilisant les personnages caractérisés dans l’opus précédent. Seul Jean-Paul Rouve, très bon en velléitaire chronique, apporte un soupçon de fraîcheur. Cela devient une habitude chez lui, entre la vocation et l’apostolat, de sauver l’honneur des machins de guingois. Quant à la fin, comme sabordée, elle fait un peu peine à voir. Rendez-nous le Mic

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Uriage en Danse avec Gallotta : danse pour tous

Événément | Rendez-vous dimanche 1er juillet à partir de 19h dans le (magnifique) parc d'Uriage.

Alice Colmart | Mardi 26 juin 2018

Uriage en Danse avec Gallotta : danse pour tous

« Un événement qui vise à démocratiser la danse contemporaine » : voilà comment Isabelle Durand-Falcoz, directrice d’Uriage en Danse avec Gallotta, présente le festival concocté comme son nom l’indique avec le chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta. Une manifestation qui en est à sa troisième édition dans le Parc d’Uriage, lieu choisi avec précaution. « Jean-Claude Gallotta avait toujours voulu faire quelque chose ici, car il est du coin et qu'on trouve ce lieu magnifique. » Avec un but précis. « On a constaté qu'il existe des lieux de diffusions identifiés pour la danse contemporaine mais peu où les amateurs ont la possibilité de se produire. » Ouverts à tous, les spectacles, présentés sur une soirée, oscillent entre « danse contemporaine pure, hip-hop et même tango avec par exemple Intuitif Tango du chorégraphe grenoblois Étienne Quintens ». Seront également de la partie un groupe de danse contemporaine du Conservatoire de Grenoble, ou encore la cie Apart

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Hip-hop don’t stop festival : « Montrer toute la diversité de la danse hip-hop »

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Alice Colmart | Mardi 30 janvier 2018

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Lancement mardi 6 février de la deuxième édition du Hip-hop don’t stop festival organisé par la compagnie martinéroise Citadanse et la salle l’Heure bleue, elle aussi martinéroise. Pourtant, nouveauté cette année, la manifestation ne débutera pas à Saint-Martin-d'Hères mais à Seyssinet-Pariset, à l’Ilyade plus précisément, avec la reprise du très bon spectacle Têtes d’affiche de Bouba Landrille Tchouda. Avec ce festival dont il est parrain, le chorégraphe veut « montrer toute la diversité et l’évolution de la danse hip-hop d'aujourd'hui » comme il l’a déclaré lors de la conférence de presse de présentation. C’est justement, semble t-il, l’un des objectifs du programme Trois solos prévu le jeudi 8 février à l’Heure bleue (retour à Saint-Martin-d'Hères donc). Lors de cette soirée, trois artistes se succéderont : Fred Bendongué, « l’un des pionniers de la danse hip-hop qui rendra hommage aux musiciens embarqués malgré eux d

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"Corps de ballet" : l’écriture du corps par Joseph Caprio

ARTS | D’expositions en propositions, le Grenoblois Joseph Caprio continue de séduire, ou déstabiliser, le regard. À la galerie Le talent c’est l’envie, la rétine est envoûtée par son "Corps de ballet" photographique qui mêle à la fois la beauté du geste et la force du mouvement.

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Ses premiers faits de ballet remontent au milieu des années 1970. Depuis, Joseph Caprio n’a cessé de capturer le corps des danseurs, des premiers pas de Jean-Claude Gallotta aux enchaînements contemporains de l’Américain William Forsythe. C’est ainsi que les murs de la galerie Le talent c’est l’envie laissent se déployer d’un seul geste puissant tout un panorama chorégraphié en mouvement, le flou vibratoire infiltrant le net révélé par le clair-obscur de la scène. Les corps écrivent la danse, la lumière écrit la photographie. Une lumière que le Grenoblois semble effleurer du regard en produisant un grain photographique sensible. Dans le cadre de cette exposition intitulée Corps de Ballet, Joseph Caprio présente également une série plus récente où sa volonté de « transcender l’homme » se met à nu de voiles en sculptures. Dans l’enceinte du très bel Ancien musée de peinture de Grenoble, le photographe a amené son modèle à une performance qui joue sur la mobilité et l'immobilité. Le corps est alors magnifié, statufié dans un espace où la peau devient poreuse au contact du décor, hyperbole de la condition éphémère de l’ho

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"Les déclinaisons de la Navarre" : les jeux de l’amour et de la danse de la cie pjpp

Danse | Le « laboratoire pour la pratique chorégraphique » CitéDanse lance sa saison vendredi 6 octobre avec un double programme. Dont ce sympathique spectacle de la compagnie pjpp.

Aurélien Martinez | Mardi 3 octobre 2017

Un jour, Henri de Navarre, futur Henri IV, rencontre celle qui sera appelée plus tard la reine Margot. Une scène retranscrite dans un obscur téléfilm austro-allemand dont quelques minutes du dialogue, en VF, ont été extraites par le duo de danseurs Claire Laureau et Nicolas Chaigneau (compagnie pjpp). Ils s’amusent alors à rejouer ce moment maintes et maintes fois, d’où le titre du spectacle Les déclinaisons de la Navarre. Le rendu est plutôt sympathique, plein de facéties comme on pourra s’en rendre compte lors de l’ouverture de saison en deux temps de CitéDanse, puisqu’ils en dévoileront un extrait – Loïc Touzé présentera quant à lui Je suis lent, conférence performée dans laquelle il « raconte son histoire avec la danse ». Et là, un point s’impose pour ceux à qui CitéDanse ne dirait pas grand-chose. Fondée en 1999 par trois chorégraphes grenoblois (Sylvie Guillermin, Anne-Marie Pascoli et François Veyrunes), l’association, dont les locaux se situent au bout du cours Berriat, à côté de l’Ampérage, se présente comme un « laboratoire pour la pratique chorégraphique » avec notamment des présentations dans son studio d

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Danse : dix spectacles pour une saison

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Que les amateurs de danse se rassurent : plusieurs salles à Grenoble et dans l'agglo proposent d'excellents spectacles de danse. En voici dix, sélectionnés par nos soins.

La rédaction | Mercredi 13 septembre 2017

Danse : dix spectacles pour une saison

Welcome Les spectacles interprétés par des enfants inspirent généralement au critique professionnel la plus profonde méfiance. Sauf quand c’est la chorégraphe Josette Baïz qui met en scène son groupe Grenade, composé de jeunes danseurs issus de quartiers d’Aix-en-Provence et Marseille. Dans ce cas, nos aigreurs s’envolent et l’on applaudit chaudement le résultat au vu du talent des interprètes, qui reprendront ici plusieurs pièces composées uniquement par des chorégraphes femmes comme Dominique Hervieu et Blanca Li Pochette Surprise. On sera dans la salle pour découvrir le résultat. À la Rampe (Échirolles) les 11 et 12 octobre My ladies rock L’un des tubes du chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta s’intitule

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Des spectacles à ciel ouvert pour l'été

Les temps forts de l'été | Ce n’est pas parce que l’immense majorité des salles de spectacle sont fermées en juillet et août qu’on ne peut pas se faire une pièce de théâtre, de danse, voire même un opéra entre deux passages à la piscine et trois tours en terrasse. La preuve avec ces quatre bons plans en plein air, et gratuits (ou presque), ce qui ne gâche rien.

Aurélien Martinez | Mardi 4 juillet 2017

Des spectacles à ciel ouvert pour l'été

De l’opéra et de la danse en plein air, sur grand écran Du 21 juillet au 24 août Les opéras sont des salles de spectacle souvent intimidantes, dont les codes implicites (un minimum de culture, une belle toilette…) peuvent faire peur. Pourtant, il s’y passe souvent de chouettes choses pas destinées uniquement qu’aux bourgeois amateurs de culture des temps anciens – l’opéra de nos voisins lyonnais est, par exemple, une maison très contemporaine. Celui de Paris, l’un des plus réputés (et classiques) d’Europe, souhaite ainsi démonter les préjugés qui lui collent à la peau en proposant l’été venu certaines productions (en opéra comme en danse) sur grand écran, dans plusieurs villes de France À Grenoble, on aura ainsi droit au ballet Le Lac des cygnes, sur une musique de Tchaïkovski et une chorégraphie de Rudolf Noureev, le vendredi 21 juillet au parc Jean Verlhac de la Villeneuve ; à l’opéra La Traviata de Verdi le jeudi 27 juillet à la Bastille ; au défilé du Ballet de l’Opéra de Paris le vendredi 4 août au parc Bachelard ; au ballet La Belle au bois dormant, sur une musique de Tchaïkovski et une chorégraphie de Mar

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"Je danserai si je veux" : trois femmes (palestiniennes) puissantes

ECRANS | de Maysaloun Hamoud (Pal.-Isr.-Fr., 1h42) avec Mouna Hawa, Sana Jammelieh, Shaden Kanboura…

Vincent Raymond | Lundi 10 avril 2017

Dans un petit appartement de Tel Aviv, elles sont trois colocataires aux mœurs, origines et parcours différents : Laila, l’avocate indépendante et séductrice ; Salma, la DJ cachant à ses parents son homosexualité ; et Nour, une étudiante très religieuse. Trois victimes en puissance des hommes… ou de la "puissance" des hommes. La jeune réalisatrice palestinienne Maysaloun Hamoud offre un très intéressant changement de paradigme sur une région souvent montrée comme morcelée et divisée par la religion : ici, le clivage s’opère entre les hommes et les femmes. Et il y a même une sorte d’union sacrée cultuelle implicite pour pérenniser l’oppression ordinaire ou la sujétion des femmes. Ce kaléidoscope est d’autant plus triste que les plus libéraux (en apparence), qu’ils soient chrétiens ou musulmans, justifient leurs agissements et soignent leur hypocrisie en se réfugiant derrière les plus vils archaïsmes. À la fois état des lieux, cri de colère et manifeste, Je danserai si je veux est une réponse volontaire à un patriarcat chancelant, un médius haut tendu à ses ultimes tentatives pour maintenir sa férule sur la gent fémini

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Le hip-hop dans la chair avec le festival Hip-Hop don’t stop

Danse | Du jeudi 16 au dimanche 19 février, le hip-hop va briller à Saint-Martin-d’Hères avec la première édition du festival Hip-Hop don’t stop. On vous en dit plus.

Charline Corubolo | Mardi 14 février 2017

Le hip-hop dans la chair avec le festival Hip-Hop don’t stop

Pour les aficionados, Saint-Martin-d’Hères est le terreau fertile du hip-hop depuis la fin des années 1980. Mais pour le quidam, cette commune n’est pas forcément connue comme le terrain de jeu des breakers. Pour réveiller cet esprit, Vincent Villenave de l’Heure bleue, ainsi que la compagnie martinéroise Citadanse, organisent du 16 au 19 février le festival Hip-hop don’t stop. Le chorégraphe et danseur Bouba Landrille Tchouda est le parrain de cette première édition qui s’annonce riche et table sur la transmission. Du jeudi au samedi, sur la scène de l’Heure bleue, se succéderont plusieurs créations locales et nationales, avec cette volonté de dévoiler un hip-hop contemporain allant au-delà de la danse pour questionner le regard. On retrouve ainsi le jeudi Citadanse avec Quand le regard parle, la compagnie A-tika pour un hip-hop féminin et les Lézards Dorés qui s’aventurent sur le registre de Bach. Le vendredi, c’est la compagnie Dyptik qui nous entraîne Dans l’engrenage. Et comme il n’y a pas de hip-hop sans battle, huit crews s’affronteront

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De la danse en concentré jusqu'à la fin janvier

Festival | Du lundi 23 au mardi 31 janvier aura lieu dans l’agglo grenobloise la sixième édition du mini festival Concentré de danses, consacré comme son nom l’indique à (...)

Aurélien Martinez | Mardi 17 janvier 2017

De la danse en concentré jusqu'à la fin janvier

Du lundi 23 au mardi 31 janvier aura lieu dans l’agglo grenobloise la sixième édition du mini festival Concentré de danses, consacré comme son nom l’indique à la danse. Une danse d’aujourd’hui qui se déploiera dans six lieux différents, avec l’idée de croiser le public. Si nous avons mis en avant le Feu de la compagnie La Vouivre, puisque nous avons pu le voir avant sa venue à Échirolles, d’autres spectacles (pas vus) nous interpellent. Comme celui de la soirée d’ouverture, au Pacifique : Blanc de Vania Vaneau, solo placé explicitement sous le signe de la transe. Ou comme la création de flamenco Una mirada lenta d’Ana Morales dévoilée le jeudi 26 au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas. Ou encore comme l’intrigant Han Gamjung Memory d’Eun Young Lee (photo), à voir le vendredi 27 à Crolles et annoncé comme une exploration décalée de l’identité culturelle coréenne. En tout, huit spectacles

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"La Danseuse" : au nom de la Loïe

ECRANS | de Stéphanie Di Giusto (E.-U., 1h48) avec Soko, Gaspard Ulliel, Mélanie Thierry…

Vincent Raymond | Mardi 27 septembre 2016

Rétablir dans sa vérité Loïe Fuller (1862 – 1928), l’une des fondatrices de la danse contemporaine injustement éclipsée par la postérité de descendantes plus charismatiques (ou plus rouées, à l’image d’Isadora Duncan), tel était le propos de Stéphanie Di Giusto. Une démarche louable et sincère… pour un résultat un peu bancal. Certes, la cinéaste mène à bien sa mission réhabilitation : Fuller ressort du film auréolée d’un statut de première artiste multimédia du XXe siècle ; d’instinctive de génie ayant su mêler spectacle vivant, sons et lumières avec un perfectionniste confinant à la folie – le fait que la polyvalente (et gentiment azimutée) Soko l’incarne contribue à dessiner la silhouette d’une créatrice éprise autant d’absolu que du désir de bouger les lignes. Mais la réalisation manque d’une audace à la hauteur du personnage évoqué : austérité cowboy en ouverture (la contribution de Thomas Bidegain au scénario ?) cassée par des inserts démonstratifs inutiles, récit de l’ascension et du déclin émaillé de séquences de danse forcément flamboyantes malgré un lyrisme convenu… Dommage, car la tentation de rompre avec le genre biopic se devinait sous

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L’Opéra de Paris débarque à la Bastille de Grenoble

CONNAITRE | Dans le cadre de l’opération Opéra d’été de l’Opéra de Paris (qui a pour but de démocratiser cet art parfois intimidant), la régie du téléphérique de Grenoble proposera à la Bastille deux projections en plein air de spectacles créés dans la vénérable institution parisienne.

Aurélien Martinez | Mercredi 27 juillet 2016

L’Opéra de Paris débarque à la Bastille de Grenoble

Deux rendez-vous seront proposés en plein air cet été avec l'Opéra de Paris. Soit, le mercredi 24 août à 21h, l’opéra Le Barbier de Séville de Beaumarchais mis en scène par Damiano Michieletto – on ne l’a pas vu, mais paraît que ça a de la gueule (même trop pour certains). Et le mercredi 31 août à la même heure, un programme du Ballet de l’Opéra de Paris avec notamment une pièce du très star et efficace Benjamin Millepied (photo) et une du très légendaire mais très décédé George Balanchine. Pas besoin dans les deux cas de venir bien habillé, on n’est pas au Palais Garnier non plus.

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"Sur quel pied danser"... ne sait pas sur quel pied danser !

ECRANS | de Paul Calori & Kostia Testut (Fr., 1h25) avec Pauline Etienne, Olivier Chantreau, François Morel...

Vincent Raymond | Mardi 5 juillet 2016

Que voilà un titre bien inspiré pour cette œuvre au séant certes remuant, mais ballottant entre deux sièges ! Portant la noble ambition de marier comédie musicale et film social en s’intéressant à la condition d’ouvrières de la chaussure flouées par leur immonde patron (pléonasme), elle rate son émulsion, sans parvenir non plus à mener aucun des deux projets artistiques à son terme. D’autant qu’osciller en permanence d’un conflit ouvrier traité au premier degré sur l’échelle Dardenne, au merveilleux évaporé et bariolé façon Demy, requiert du spectateur plus que de la souplesse : de la tolérance. Passons sur le fait que les séquences dansées pâtissent de cadrages étriqués et d’un montage dur comme une semelle ; que le premier chorus à l’usine souffre d’être comparé à Dancer in the Dark auquel il renvoie immanquablement, il reste encore une fausse bonne idée à déplorer : avoir confié à un aréopage de belles plumes (Jenne Cherhal, Albin de la Simone, Olivia Ruiz, Clarika…) le soin d’écrire paroles et musiques des chansons. Certes, la démarche participative est louable, mais le manque d’unité regrettable…

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Ce samedi, c'est Uriage en danse avec Jean-Claude Gallotta

SCENES | Ce n’est pas parce que Jean-Claude Gallotta n’est plus directeur du Centre chorégraphique national de Grenoble qu’il est parti à la retraite ! Avant (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 22 juin 2016

Ce samedi, c'est Uriage en danse avec Jean-Claude Gallotta

Ce n’est pas parce que Jean-Claude Gallotta n’est plus directeur du Centre chorégraphique national de Grenoble qu’il est parti à la retraite ! Avant de découvrir sa prochaine création la saison prochaine à la MC2, direction le parc d’Uriage ce samedi 25 juin pour la première édition du festival Uriage en danse. Avec plusieurs spectacles (dont un centré sur d’anciennes pièces de l’artiste) et un bal en clôture à partir d’une de ses chorégraphies. Plus d'infos ici.

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Le goût du risque avec le Concentré de danses

SCENES | Nouvelle édition pour le Concentré de danses, temps fort impulsé par le Pacifique afin de promouvoir dans l’agglo la danse sous toutes ses formes. Cette année, sept lieux se sont prêtés au jeu. Mais que verra-t-on sur leur scène ? Tentatives de réponses. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 19 janvier 2016

Le goût du risque avec le Concentré de danses

Si, lors d’éditions précédentes, on se dirigeait bien informés vers le Concentré de danses, cette année, on y va à l’aveugle. Certes, quelques noms de chorégraphes ou de danseurs nous parlent plus ou moins, mais niveau spectacles, sur la petite dizaine proposée, on n’en a vu qu’un seul en amont, et en plus en vidéo (on y reviendra). Pas grave nous répondront sans doute les organisateurs (les différents boss des salles concernés, avec en guide spirituel le Pacifique, centre de développement chorégraphique de Grenoble), le but de ces douze jours étant de partir à la découverte de la danse d’aujourd’hui sous toutes ses formes et sans aprioris. Avec, par exemple, une pièce qui « convoque l'intime de toute une génération » dixit son chorégraphe Thomas Lebrun (Trois décennies d’amour cerné, sur le sida ; jeudi 21 au Pacifique), une autre dansée et parlée visiblement pleine d’humour sur « un chorégraphe qui s’est engagé à faire un spectacle et qui ne le fera pas, préférant fuir plutôt que d’assumer ses responsabilités » (En souvenir de l'indien d’Aude Lachaise ; lundi 25 au Pacifique), une autre, qui nous intrigue fortement, sur un marathon

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Danse : une saison, cinq spectacles

SCENES | On a épluché les programmations des différentes salles de l'agglo qui proposent de la danse. On a retenu cinq propositions, à base d'Akram Khan, de Kaori Ito, de Josette Baïz, d'Arcosm ou encore de Chicos Mambo.

Aurélien Martinez | Lundi 14 septembre 2015

Danse : une saison, cinq spectacles

Sublime « Arcosm, une nouvelle compagnie en résidence pour trois saisons » : voilà, la plaquette de la Rampe d’Échirolles confirme la nouvelle. L’excellente nouvelle même, le danseur et chorégraphe Thomas Guerry et le musicien et compositeur Camille Rocailleux ayant mis en place en presque quinze ans un univers artistiquement fort matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès, ou dans des pièces aussi originales que, par exemple, La Mécanique des anges. Un univers où la danse côtoie la musique le plus simplement du monde, comme une évidence. On pourra donc suivre de près la naissance de leurs deux prochaines créations présentées sous forme d’un dytique : Sublime cette saison, proposition tout public pour quatre interprètes sur le paraître, l’apparence et toutes les dérives qui en découlent, et Subliminal à l’automne 201

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100% danse

SCENES | « Un temps fort pour faire frémir la danse pendant dix jours dans cinq lieux de l’agglomération grenobloise » dixit le flyer du Concentré de danses. « La (...)

Aurélien Martinez | Mardi 27 janvier 2015

100% danse

« Un temps fort pour faire frémir la danse pendant dix jours dans cinq lieux de l’agglomération grenobloise » dixit le flyer du Concentré de danses. « La danse est un art assez fragile » rajoute Christiane Blaise, la boss du Pacifique, centre de développement chorégraphique basé dans le sud grenoblois qui a été à l’origine du projet en 2012. « Dans l’agglo, on a de très belles scènes pour la danse qui sont moins connues que la Rampe ou la MC2. L’Odyssée d’Eybens par exemple. » Avec l’idée, donc, d’emmener la danse partout, et d’en montrer un max au public sur un temps déterminé – « ça donne un caractère de fête ». Une sorte de petite biennale de la danse, toute proportion gardée – sachant que le Concentré de danses a lieu tous les ans, donc le mot biennale ne va pas. Pour cette édition, on aura ainsi droit à la Rampe à plusieurs propositions de la compagnie grenobloise Épiderme de Nicolas Hubert, d’une soirée au Pacifique avec les lauréats du dernier concours

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Auprès de mes arbres

SCENES | Une partie du travail du metteur en scène grenoblois Bruno Thircuir de la Fabrique des petites utopies était volontairement frontal, dans le but de (...)

Aurélien Martinez | Mardi 1 avril 2014

Auprès de mes arbres

Une partie du travail du metteur en scène grenoblois Bruno Thircuir de la Fabrique des petites utopies était volontairement frontal, dans le but de secouer le spectateur pour l’amener à réagir. Cette partie-là semble derrière lui comme il nous l’expliquait en 2012 (« niveau violence, on ne peut pas aller beaucoup plus loin que ce que l’on a fait sur Kaïna Marseille [spectacle de 2008 sur l’immigration – ndlr] »), et comme le confirme avec éclat La nuit, les arbres dansent, sa dernière création dévoilée la semaine passée dans le cadre du festival Les Détours de Babel. Une fable écologiste jeune public centrée sur quatre contes faisant référence à « des légendes des quatre coins du monde », toutes tournant au

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De la danse mais pas que

SCENES | Mettre en avant la danse autour d’un temps fort, telle est l’ambition du Pacifique et de ses petits camarades avec l’événement Concentré de danses. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 27 janvier 2014

De la danse mais pas que

Grenoble est une terre de théâtre, ça va de soi (n’importe quelle ville de l’agglo a son théâtre). Pour la danse, c’est un peu plus compliqué, même si bien sûr nous n’avons pas à nous plaindre – la MC2 et la Rampe sont par exemple deux salles qui en programment beaucoup. Mais le Pacifique (le Centre de développement chorégraphique porté par l’ancienne chorégraphe Christiane Blaise) aimerait qu’il y en ait encore plus, d’où l’idée lancée en 2012 d’un temps fort autour de la danse dans différents lieux de l’agglo. Une ambition qui a grandi puisqu’aujourd’hui, le Concentré de danses dure une semaine, avec sept spectacles à découvrir dans six lieux (le Pacifique donc, mais aussi la Rampe d’Échirolles, l’Amphithéâtre du Pont-de-Claix, l’Espace 600 de Grenoble, l’Odyssée d’Eybens et l’Espace Paul Jargot de Crolles). Avec aussi bien de la danse ultra contemporaine que du hip-hop ou encore des formes plus proches du théâtre. David Lynch et Pina Bausch C’est justement de ces dernières que nous allons causer ici, parce que ce sont celles que nous avons pu découvrir avant leur passage dans l’agglo. Il y a d’abord Pardi} de la Vouivre, une compagn

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Du côté des festivals

SCENES | La deuxième partie de la saison est toujours riche en festivals axés spectacle vivant. L’un des gros morceaux sera, comme d’habitude, les traditionnels (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 10 janvier 2014

Du côté des festivals

La deuxième partie de la saison est toujours riche en festivals axés spectacle vivant. L’un des gros morceaux sera, comme d’habitude, les traditionnels Arts du récit, prévu cette année du 12 au 24 mai, et dont on reparlera en temps voulu. Ici, on se concentrera plutôt sur des événements plus confidentiels et plus récents. Comme celui co-organisé par le Tricycle, le CLC d’Eybens et le Pot au noir de Saint-Paul-lès-Monestier, et baptisé Les Envolées, éclosions théâtrales (du 28 avril au 11 mai). Une entreprise louable créée en 2012 et destinée à mettre en avant les talents théâtraux émergents – ce qui donne des rendus de qualité inégale, mais c’est le jeu. Au programme ce printemps, un spectacle de l’écrivain local Vincent Karle et un autre du jeune Jérémy Buclon, souvent croisé dans les spectacles de la compagnie Les Gentils. Niveau danse, quelques beaux spectacles sont programmés dans le Concentré de danse (impulsé par le Pacifique depuis 2012) : notamment l’hypnotique Pardi de la cie La Vouivre

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Akram Khan, Israel Galván et les Ballets jazz de Montréal

SCENES | Feu d’artifice Rencontre au sommet prévue du 2 au 7 juin à la MC2 entre Akram Khan et Israel Galván. Soit deux monstres sacrés de la danse contemporaine, qui (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 9 janvier 2014

Akram Khan, Israel Galván et les Ballets jazz de Montréal

Feu d’artifice Rencontre au sommet prévue du 2 au 7 juin à la MC2 entre Akram Khan et Israel Galván. Soit deux monstres sacrés de la danse contemporaine, qui chacun à sa manière transcende un art ancestral – le kathak pour Khan, le flamenco pour Galván. Le temps fort de la fin de saison, dont on ne sait pour l’instant pas grand-chose, mais dont on attend énormément. Patience. Quand le jazz est là Les Ballets jazz de Montréal, fondés en 1972, bénéficient d’une excellente réputation. Leur envie ? « Faire vivre des émotions par une danse actuelle. » Ils seront à la Rampe mardi 25 et mercredi 26 mars avec un programme de trois pièces (Zero in on, Night Box et Harry). On ira découvrir ça avec plaisir.

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Coup de projo

SCENES | Promoteur acharné de la danse contemporaine, le Pacifique organise cette semaine la deuxième édition de son Concentré de danse, en partenariat avec diverses (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 31 janvier 2013

Coup de projo

Promoteur acharné de la danse contemporaine, le Pacifique organise cette semaine la deuxième édition de son Concentré de danse, en partenariat avec diverses salles de l’agglo. L’idée est la suivante : sur une semaine, le public est amené à déambuler ici et là pour se confronter à des univers artistiques différents. Avec une programmation assez finement dosée entre originalité et classicisme, mais aussi entre les esthétiques. Le jeudi 7 par exemple, à l’Odyssée d’Eybens, sera présenté L’Autre de Claudio Stellato : un spectacle tout public on ne peut plus accessible, entre danse et nouveau cirque, qui émerveille littéralement par ses petites trouvailles (critique sur notre site). Le vendredi 8, c’est à l’Amphithéâtre du Pont-de-Claix qu’il faudra être, pour découvrir John, la nouvelle proposition de la surprenante Ambra Senatore (une chorégraphe que l’on aime beaucoup au Petit Bulletin). Mais de notre côté, avec toute la subjectivité qui nous caractérise, on retient surtout la soirée du lundi 11 au Pacifique, avec le truculent Mark Tompkins (photo) : un inter

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Le Ballet de l'Opéra de Lyon : « Une compagnie de formation classique au répertoire néoclassique et contemporain »

Danse | Le Ballet de l’Opéra de Lyon est l’une des compagnies françaises les plus réputées dans le monde de la danse contemporaine. À l’occasion de sa venue à la MC2 avec deux œuvres de William Forsythe, rencontre avec Yorgos Loukos, directeur du Ballet, qui nous en explique le fonctionnement, du choix des chorégraphes invités au recrutement des danseurs.

Aurélien Martinez | Lundi 14 mai 2012

Le Ballet de l'Opéra de Lyon : « Une compagnie de formation classique au répertoire néoclassique et contemporain »

Comment présenter le Ballet de l’Opéra de Lyon ? Yorgos Loukos : C’est une compagnie de formation classique, mais qui a un répertoire néoclassique et contemporain. On a donc des danseurs classiques qui, habituellement, dansent les grandes œuvres du répertoire – Le Lac des cygnes, Giselle, La Belle au bois dormant... – comme le faisaient les grandes compagnies classiques à l’époque. Mais suite à un choix artistique, pris il y a 28 ans – ça fait autant d’années que je suis directeur de la compagnie –, nous optons pour des créations de chorégraphes contemporains. Contemporain au sens de notre époque : ils sont parfois de style néoclassique, parfois de style moderne. Le Ballet est donc une compagnie particulière : d’autres compagnies de cette taille, avec une trentaine de danseurs, sont souvent dirigées par des chorégraphes, dont le travail principal est de faire leurs propres chorégraphies. Ce qui n’est pas mon cas. Comment construisez-vous le répertoire d’une compagnie comme le Ballet ? Nous avons des relations privilégiées avec des grands chorégraphes, qui sont g

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Let’s dance

SCENES | Initié par le Pacifique, l’évènement "Concentré de danses" propose, sur une semaine, plusieurs créations autour... de la danse ! Avec notamment la venue du chorégraphe Yuval Pick. Aurélien Martinez, avec Jean-Emmanuel Denave (sur Yuval Pick)

Aurélien Martinez | Jeudi 10 mai 2012

Let’s dance

Un nouveau festival à Grenoble, ville déjà bien fournie en la matière ? Non, plutôt « un temps fort » explique l’équipe du Pacifique, qui, dans la lignée du concours [re]connaissance qu’elle a impulsé, évoque « la suite du développement de ses missions de Centre de développement chorégraphique ». Un CDC avant tout présenté comme « un lieu de fabrique et d’accompagnement pour les compagnies de danse contemporaine ». Il ne rentre donc pas dans la case des salles classiques principalement centrées sur la diffusion de spectacles, activité qui permet au grand public d’identifier un établissement culturel. Ce Concentré de danse offre ainsi de la lumière à une structure grenobloise méconnue. Sur cinq soirs, en partenariat avec l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix (qui accueillera un spectacle), le public pourra découvrir des propositions originales, pensées par des artistes atypiques. Notamment Julyen Hamilton, performeur et chorégraphe de renom qui travaille beaucoup sur l’improvisation ; Agnès Izrine, ancienne danseuse devenue r

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« Pas un truc d’experts »

SCENES | L’équipe du collectif grenoblois CitéDanse poursuit l’aventure débutée la saison passée sur les croisements possibles entre danse et philosophie. L’occasion d’une rencontre pour en parler, et pour revenir avec eux sur l’esprit CitéDanse, en marche depuis 1999. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 9 février 2012

« Pas un truc d’experts »

Danse et philo, le projet Martine Chebli, médiatrice chorégraphique : Jérémy a repris une volonté qui existait depuis plusieurs années, mais qui n’avait pas encore trouvé sa forme concrète à CiteDanse. L’année dernière, ça s’est matérialisé par les Curiosités danse philo qui, comme leur nom l’indique, mariaient danse et philosophie. C’était des séances de deux heures, entre midi et deux. Cette année, ça a pris un peu plus d’ampleur, puisque ça se passe sur une journée entière – quatre dimanches. Une première séance a eu lieu dimanche 4 décembre, trois sont à venir.Jérémy Damian, référent projet "Étirements" au sein du collectif : À la base, c’est parti d’une sollicitation de François Jousserandot, l’un des membres du collectif [et l’un des ardents promoteurs du contact-improvisation à Grenoble – NdlR], qui m’a dit : "ça ne te dirait pas que l’on essaie de monter

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Des noces en or

SCENES | La dernière fois que l’on avait pu découvrir une œuvre de William Forsythe à Grenoble, c’était en juin 2010 à la MC2 : le Ballet Royal de Flandres reprenait (...)

François Cau | Vendredi 6 janvier 2012

Des noces en or

La dernière fois que l’on avait pu découvrir une œuvre de William Forsythe à Grenoble, c’était en juin 2010 à la MC2 : le Ballet Royal de Flandres reprenait Impressing the Czar, l’une des pièces phare de la danse moderne créée en 1988. Une relecture qui illustrait parfaitement tout l’art de ce chorégraphe qui s’attache depuis une trentaine d’années à repousser les limites du ballet et de ses conventions (retrouvez sur notre site internet le portrait que nous lui avions consacré à l’époque). Cette fois-ci, c’est le Ballet de l’Opéra de Lyon qui s’est emparé de deux productions de l’Américain. Et là aussi, le rendu vaut le détour, grâce au mariage réussi entre les approches de Forsythe et de cette compagnie passionnante qui s’évertue à proposer une vision exigeante de la danse moderne et contemporaine (à son répertoire, on retrouve des noms comme Trisha Brown, Anne Teresa De Keersmaeker, Mats Ek, Jérôme Bel…).

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Festival : Les 1000 et une

SCENES |

Aurélien Martinez | Lundi 31 octobre 2011

Festival : Les 1000 et une

Vous ne le savez peut-être pas, mais depuis maintenant un an, Grenoble a son festival international de danse contact-improvisation. C’est-à-dire ? Le contact-improvisation est une pratique dansée, débarqué des États-Unis où il y est né il a une quarantaine d’années, et qui consiste à rentrer en contact avec ses partenaires de diverses manières possibles. Un art très étrange aux premiers abords, de par son aspect improvisé, qui rencontre un très fort écho en France depuis quelques années, notamment à Grenoble du fait d’un nombre d’adeptes assez conséquent. Du 7 au 13 novembre, l’association Chorescence proposera donc la deuxième édition du festival Les 1000 et une. Avec, outre des stages pour les aficionados, deux soirées ouvertes au public (dont une en amont) pour assister à diverses performances : jeudi 3 novembre à l’Amphidice, et mercredi 9 à l’Amphithéâtre de Voiron.

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Danse

SCENES | La nuit du hip-hop

François Cau | Lundi 28 février 2011

Danse

Pour la huitième année se tient au Prisme de Seyssins le festival international de danse hip hop, avec en tête d’affiche ni plus ni moins que les champions du monde de battle chorégraphique en 2009, le RAF Crew (photo). Des danseurs venus d’horizons divers : certains dansent en parallèle chez Marie-Claude Pietragalla ou chez la circassienne Corinne Lancel, d’autres sont des improvisateurs de haute volée, d’autres, enfin, livrent leur propre interprétation du Krump. Cette danse saccadée, requérant une rapidité d’exécution et une maestria phénoménales, sera à l’honneur de cette manifestation immanquable pour tout amateur de la danse hip hop sous toutes ses (nombreuses) formes. Répondront également à l’appel le crew Indigènes, et les voironnais Rage2danse et Wanted.

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Save the date

SCENES | Trois autres propositions cette semaine à même d’exciter l’amateur de danse contemporaine. AM

François Cau | Vendredi 4 février 2011

Save the date

L’art du bondissementOn en a déjà beaucoup parlé (allez faire un tour sur note site web) ; on en remet une dernière couche avant son passage à l’Hexagone : la danseuse et chorégraphe Kaori Ito, interprète chez Platel, Découflé, Thiérrée and co, dévoilera cette semaine The Island of no memories, sa troisième création. Elle reprendra la petite forme créée pour la première édition du concours [re]connaissance, forme qui lui avait valu le premier prix. Et évoquera ainsi l’histoire « d'un homme qui veut oublier la routine de sa vie », avec nombre d’images et de fils narratifs – du moins, c’est ce qu’on a déduit de sa prestation au concours.Mardi 15 et mercredi 16 à 20h, à l’Hexagone (Meylan). Plastiquement hypnotiqueFidèle à son processus de création, la chorégraphe grenobloise Anne-Marie Pascoli avait mis en place au cours des derniers mois plusieurs chantiers ouverts au public pour présenter ses différentes étapes de travail menant à la pièce Oui. Cela nous a permis d’appréhender au mieux la scénographie passionnante : une série de tubes transparents qui permet des combinaisons infinies de jeu en

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Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

SCENES | La danse est un champ artistique riche, varié, protéiforme, enthousiasmant, innovant… Les salles grenobloises arrivent-elles à transmettre au public ces différents élans créatifs ? Tentative de réponse en compagnie de quelques pontes locaux.

Aurélien Martinez | Lundi 10 janvier 2011

Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

Plus d’une vingtaine de plateaux dans l’agglo : le bassin grenoblois est d’une extrême richesse niveau spectacle vivant. Surtout en théâtre. De ce point de vue, le maillage de salles n’a pas à rougir des comparaisons (notamment avec ses voisins, comme Lyon), bien au contraire. Ensemble, en tenant compte de leurs spécificités et de leurs moyens, les lieux de diffusion offrent un très large éventail de la création théâtrale contemporaine. Mais niveau danse, l’euphorie est moindre. Grosso modo, seulement deux salles (la MC2 et la Rampe) offrent une réelle programmation pour les amateurs de ce genre artistique, les propositions des autres étant plus sporadiques. Suffisant ? Pas forcément… Surtout qu’il n’est pas sûr qu’à elles seules, la Rampe et la MC2 arrivent à satisfaire l’appétit du public grenoblois (réputé extrêmement curieux et demandeur). « Bien sûr, mon grand souhait serait que l’on puisse faire plus. Mais on a déjà une belle visibilité, parce que l’on peut jouer entre ces trois plateaux [le grand théâtre, le petit et la salle de création – NDLR], et c’est extrêmement rare en France » nous explique Sylvaine Van den Esch

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Soirée de clôture des "curiosités danse philo"

CONNAITRE | Depuis fin septembre, l’association CitéDanse organise des Curiosités danse philo qui, comme leur nom l’indique, se proposent de mettre en parallèle des (...)

François Cau | Lundi 6 décembre 2010

Soirée de clôture des

Depuis fin septembre, l’association CitéDanse organise des Curiosités danse philo qui, comme leur nom l’indique, se proposent de mettre en parallèle des concepts philosophiques et des pratiques liées à la danse. On a ainsi eu droit à une étude de l’improvisation en danse en convoquant Spinoza, ou encore à une séance plus spirituelle (à laquelle on a assistée) sur Espace intérieur et espace extérieur, à travers les textes du penseur Eckhart Tolle : ça brasse large ! Samedi 11, se déroulera ainsi la soirée de clôture de ces curiosités, en compagnie des différents porteurs de textes intervenus sur les deux mois (des philosophes, des artistes…). Au programme : un "philoquizz", des expériences pratiques, des surprises et une série d’échanges entre participants. Un projet balbutiant mais néanmoins intéressant que mène là CitéDanse, qu’on ne demande qu’à voir évoluer.

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Rock & synthés

MUSIQUES | En dépit des réticences antédiluviennes de certains, affirmons le haut et fort : oui, les synthés ont toute leur place dans un groupe de rock, et les (...)

François Cau | Vendredi 29 octobre 2010

Rock & synthés

En dépit des réticences antédiluviennes de certains, affirmons le haut et fort : oui, les synthés ont toute leur place dans un groupe de rock, et les activistes de l’asso. Electric Men Organisation entendent bien le démontrer. Pour ce faire, ils organisent ce vendredi, en collaboration avec le Mark XIII, une soirée d’anthologie au Drak-Art, Danser dans le Noir, dont les réminiscences 80’s (synth-pop, new-wave, post-punk et plus si affinités) n’ont rien pour nous déplaire. Au programme, deux des poulains grenoblois les plus prometteurs du label Hell Vice I Vicious (Einzweidreivier, et Sly & The Gayz, déjà présentés et encensés plus d’une fois dans ces pages), une pléiade de DJs pour danser jusqu’à point d’heure, et en tête d’affiche, les talentueux Parisiens de Frustration, signés sur l’excellent label Born Bad Records. Formé en 2002 à Paris par 5 musiciens déjà issus de formations des plus recommandables, Frustration bénéficie depuis la sortie de son maxi Full Of Sorrow en 2006 d’un engouement critique et public absolument mérité. Adepte d’un univers sonore sombre et prenant inspiré par la scène post-punk et coldwave des années 80 (Crisis, Warsaw/Joy Division, Killing Joke, The Fal

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Les 1000 et une

SCENES |

Aurélien Martinez | Jeudi 28 octobre 2010

Les 1000 et une

Du 8 au 14 novembre se tient dans l’agglo le premier festival international français de danse contact improvisation, mouvement né aux États-Unis dans les années 70. On imagine déjà vos mines interloquées à la lecture du nom de cette discipline obscure… « Difficile à enfermer dans une case, le contact improvisation peut se comprendre comme un art-sport, une pratique physique faisant la part belle à la sensation et l’exploration, une danse improvisée née de la rencontre et de l’écoute entre danseurs. » Wouh ! Le résultat, entre aïkido, gymnastique et danse, est surprenant, défiant toute rationalité (de nombreuses vidéos disponibles sur le web parlent d’elles-mêmes). Pour le festival, organisé par l’association Chorescence et principalement axé sur la pratique, une journée porte ouverte aura lieu le mercredi 10 novembre, au Tremplin Sport Formation de Voiron. Avec, entre autres, des performances et démonstrations à partir de 20h30. Plus d’infos sur www.1001festival.fr.

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