Mardi, on boit au ciné avec "Un fauteuil pour deux"

Vincent Raymond | Mardi 27 septembre 2016

Pour le lancement de la deuxième saison de leur cycle de rencontres cinématographiques "Un fauteuil pour deux", Manuel Houssais de France Bleu et le cinéma la Nef s'associent au Festival œnologique et musical le Millésime.

Au programme ce mardi 4 octobre à 20h, une projection du gouleyant Sideways (2005) d'Alexander Payne, suivie d'une dégustation de vins issus du cépage pinot noir (pour rester dans l'ambiance du film) sélectionnés par le caviste Éric Esnault, prolongée pour les amateurs par un souper au restaurant À ma façon.

Le tout avec modération, cela va sans dire…


Sideways

Projection du film d'Alexander Payne, suivie d'une dégustation

Projection du film d'Alexander Payne, suivie d'une dégustation

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"Downsizing" : rien ne sert de raccourcir…

ECRANS | Et si l’humanité diminuait à une taille d’environ 12 cm pour jouir davantage des biens terrestres ? Dans ce raisonnement par l'absurde, le cinéaste Alexander Payne rétrécit un Matt Damon candide à souhait pour démonter la société de consommation et les faux prophètes. Une miniature perçante.

Vincent Raymond | Samedi 6 janvier 2018

Disparu en novembre dernier dans une consternante indifférence, le réalisateur français Alain Jessua aurait à coup sûr raffolé de l’idée. Cousinant avec ses fables d’anticipation dystopiques que sont Traitement de choc (1972) et Paradis pour tous (1982), Dowsizing est en effet un de ces contes moraux où une "miraculeuse" avancée scientifique, perçue comme une panacée devant soulager l’humanité de tous ses maux, finit par se révéler pire remède que la maladie elle-même. La découverte est ici un procédé (irréversible) permettant de réduire les organismes humains afin d’économiser les ressources de notre planète surpeuplée, augmentant mathématiquement le patrimoine des sujets miniaturisés. Alléchés par cette perspective, Paul et son épouse s’inscrivent au programme. Mais au dernier moment, la belle se déballonne : Paul en est réduit à vivre rapetissé et seul. Au paradis ? Pas vraiment… À naïf, à demi-naïf Il y a deux actes biens distincts dans Downsizing : l’un dédié au "prodige" en tant que tel, l’autre à l’une de ses conséquences politiques et sociales – en cela, il rapp

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Nebraska

ECRANS | D’Alexander Payne (ÉU, 1h55) avec Bruce Dern, Will Forte…

Christophe Chabert | Mardi 1 avril 2014

Nebraska

Avec Sideways et The Descendants, Alexander Payne semblait avoir mis un frein à l’écueil qui guettait son cinéma : une tendance au ricanement sardonique sur le dos de ses personnages, signe d’une douce misanthropie – ce n’est pas Ulrich Seidl, quand même. Nebraska voit ce penchant ressurgir à grands pas, alors que tout dans ce "petit" film laissait penser le contraire ; cette balade entre un père vieillissant en voie de sénilité et son fils déprimé partis chercher ensemble un gros lot imaginaire avait tout pour installer une petite musique de feel good movie folk façon Une histoire vraie. S’inscrivant dans le sillage du Nouvel Hollywood, de ses marginaux et de son mélange de spleen et de comédie – le noir et blanc et la présence du mythique Bruce Dern en attestent –, Payne finit toutefois par déraper lorsque le tandem fait étape dans la ville de naissance du père, où il retrouve sa famille de ploucs débiles. Le cinéaste déverse sur eux une charge incompréhensible, notamment les deux gamins obèses et idiots, cibles privilégiées

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The Descendants

ECRANS | À Hawaï, un architecte voit sa vie basculer après l’accident qui plonge sa femme dans le coma… Sur le fil de la tragédie et de la comédie, entre cinéma à sujet et chronique intimiste, Alexander Payne s’affirme comme un auteur brillant et George Clooney comme un immense comédien. Christophe Chabert

François Cau | Jeudi 19 janvier 2012

The Descendants

Matt King est de ces êtres dont la vie ne fait pas de vagues. Architecte prospère, mari ordinaire, père évanescent, il laisse les jours s’écouler dans un Hawaï bouffé par l’urbanité, tentant de trouver un compromis avec le reste de sa famille pour vendre les terres que lui ont transmises ses ancêtres (ce sont eux, les «descendants» du titre). Un Américain moyen dans tous les sens du terme, comme aime à en observer Alexander Payne dans ses films, de L’Arriviste à Sideways en passant par Monsieur Schmidt. Dans cette Amérique moyenne, Payne voit l’Amérique tout court ; et il suffit d’un drame (la femme de King tombe dans le coma après un accident de ski nautique) pour que l’inconscient d’un pays rejaillisse à la surface. Vies minuscules Le problème de Matt King, c’est qu’il ne se rend même plus compte de la lâcheté dans laquelle il a plongé son existence. Cette lâcheté lui revient comme un boomerang en pleine tronche : à vouloir sans cesse trouver des arrangements avec ses proches, ceux-ci se sont détournés de lui, sapant son autorité, sa virilité et même sa crédibilité professionnelle. Sa tiédeur, Alexander Payne la révèle grâce à un scénario virtuose, où chaque

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