"Ghost in the Shell" : trois questions à Scarlett Johansson

ECRANS | Après "Lucy" (2013) et "Her" (2014), l'actrice incarne dans "Ghost in the Shell" de Rupert Sanders un nouveau rôle célébrant les noces de l’humanité et de la cybernétique. Propos recueillis lors de la conférence de presse.

Vincent Raymond | Mardi 28 mars 2017

Photo : ©Paramount


Qu'est-ce qui vous attirée dans ce projet ?

Scarlett Johansson : C'est difficile de dire ce qui m'a attiré de prime abord… C'est un long processus entre le moment où l'on en a parlé, et celui où l'on a tourné en Nouvelle-Zélande. Ce n'était pas très évident pour moi de comprendre au départ comment on pouvait transposer un "anime" qui est déjà un chef-d'œuvre et où trouver ma place. Le Ghost in the Shell de Mamoru Oshii est tellement introspectif et poétique, et cependant très froid. Je me suis demandée comment entrer dans ce personnage.

Petit à petit, cette idée m'a hantée ; l'histoire est restée en moi. Quand j'ai rencontré Rupert Sanders, il travaillait depuis deux ans sur les visuels et on a commencé à parler. Nos conversations ont duré une année, et je me suis de plus en plus sentie investie émotionnellement dans ce personnage.

Votre personnage investit un corps qui ne lui appartient pas pas. Est-ce une métaphore de votre métier d'actrice ?

Lorsque l'on est actrice et que l'on joue, il y a une connexion intense entre le corps et l'esprit – c'est d'ailleurs ce qui est le plus important. Je crois que notre instinct est l'outil le plus essentiel dans notre métier d'acteur. Bien sûr, le corps est un outil supplémentaire, celui avec lequel on communique. Les deux sont complètement en osmose.

Quelle trace mémorielle avez-vous conservée de ce tournage ?

J'apprends toujours quelque chose lorsque je tourne, en particulier sur moi-même. J'apprends sur mes limites, sur ce qui m'embarrasse. Ghost in the Shell a confirmé une chose que je crois profondément : il faut travailler avec des réalisateurs qui sont de vrais partenaires créatifs. Quand la connexion est impossible, le travail devient difficile.

Sur ce tournage, il l'a été de manière intéressante, car il y avait des défis à relever. Comme Rupert aime les acteurs, il a pris le temps de faire des répétitions, de parler avec nous sur la manière d'aborder les scènes. Ça m'a confortée dans ma croyance que cette collaboration sur un plateau avec un réalisateur est absolument essentielle.


Ghost in the shell

De Rupert Sanders (EU, 1h46) avec Scarlett Johansson, Pilou Asbæk...

De Rupert Sanders (EU, 1h46) avec Scarlett Johansson, Pilou Asbæk...

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Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.


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"Jojo Rabbit" : j’avais deux camarades

Fiction | Un garçonnet, dont le confident imaginaire est Hitler, se retrouve à sauver des nazis une orpheline juive. Taika Waititi s’essaie au burlesque dans une fable maladroite ne sachant jamais quel trait forcer. Une déception à la hauteur du potentiel du sujet.

Vincent Raymond | Mardi 28 janvier 2020

Allemagne, années 1940. Tête de turc de sa section des Jeunesses hitlériennes, le malingre et craintif Jojo trouve du réconfort auprès d’un ami imaginaire, Adolf en personne. Tout s’embrouille lorsqu’il découvre une adolescente juive cachée dans les murs de sa maison… L’accueil enthousiaste rencontré par Jojo à Toronto, doublé d’un Prix du Public, en a fait l’un des favoris dans la course à l’Oscar. Sur le papier, le postulat du film a de quoi susciter la curiosité tant il semble cumuler les transgressions volontaires. Résumons : Jojo conte tout de même la fin de la Seconde Guerre mondiale côté allemand du point de vue d’un jeune féal du Führer, en adoptant un registre absurdo-burlesque avec des stars populaires, le tout sous la direction de Taika "Ragnarok" Waititi qui s’adjuge de surcroît le rôle d’Hitler. Ça fait beaucoup, mais pourquoi pas si une cohérence supérieure gouverne les choses ? Ce n’est malheureusement pas le cas. Hitler ? Connais pas… Waititi ne sachant pas quel ton maintenir, son film apparaît violemment hétérogène. Taillant sur mesure ses séquences aux

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Mercredi, le Ciné-Club diffusera le culte "Lost in Translation"

ECRANS | « Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse » écrivait Françoise Sagan (...)

Vincent Raymond | Mardi 30 octobre 2018

Mercredi, le Ciné-Club diffusera le culte

« Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse » écrivait Françoise Sagan en incipit de Bonjour tristesse. S’il comporte sa dose d’ennui partagé, le sentiment habitant les protagonistes du Lost in Translation (2004) de Sofia Coppola, à (re)voir mercredi 7 novembre à 20h au cinéma Juliet-Berto, a davantage à voir avec la langueur et le décalage. Soit la balade de deux désœuvrés pris au piège dans un hôtel japonais, trouvant dans leur complicité un dérivatif à leurs solitudes et leurs vies respectives, qui permit à Scarlett Johansson de quitter ses emplois d’ado boudeuse et d’accéder aux rôles de jeune femme. Et à Bill Murray de continuer à faire le Bill Murray. Ce qui n’est pas mal. Merci le Ciné-Club pour cette programmation qui ouvre un cyle "Au féminin".

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"Ghost in the Shell" : humains, après tout

ECRANS | À l’instar de ces héros humains améliorés par les machines, ce film en prises de vues réelles s’hybride avec toutes les technologies visuelles contemporaines pour revisiter le classique anime de Mamoru Oshii (1997). Une (honnête) transposition de Rupert Sanders, davantage qu’une adaptation.

Vincent Raymond | Mardi 28 mars 2017

Dotée d’un corps cybernétique augmentant ses capacités humaines, le Major (Scarlett Johansson) a été affectée à la Section 9, une unité d’élite dépendant du gouvernement. Sa prochaine mission vise à combattre un criminel capable de pirater les esprits, mais aussi de lui révéler un passé qu’on lui a dissimulé… En s’appropriant le joyau de Oshii, Rupert Sanders touche à un tabou. Ghost in the Shell constitue en effet un jalon dans l’histoire des "anime" : il est le premier à avoir été universellement considéré comme un film "adulte" (en tout cas moins familial ou jeune public que les Takahata et Miyazake) ainsi qu’une œuvre de science-fiction visionnaire, dans la lignée des adaptations de Philip K. Dick ou Asimov. Sa narration elliptique, intriquant anticipation et tensions géopolitiques, ajoutée à son esthétique élégante et épurée, l’ont érigée en référence d’un futur dystopique… dépassé. Bien en chair Car depuis vingt ans, EXistenZ, Matrix puis la réalité virtuelle ont rattrapé certaines des projections de l’anime. Sanders et ses scénaristes l’ont donc "déshabillé", conservant l'essentie

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"Tous en scène" : music-animal animé

ECRANS | de Garth Jennings (E.-U., 1h48) animation

Vincent Raymond | Mardi 24 janvier 2017

Pour sauver son théâtre d’une ultime faillite, Buster le koala mise sur un concours de chant ouvert aux amateurs. Une succession de mésaventures lui rend la chose plus ardue que prévue, alors même qu’il a réuni une troupe de talents hors du commun… Les studios Illumination (incubateurs des Minions) savent souffler le froid et le chaud avec les animaux : au consternant Comme des bêtes sorti l’été dernier succède ici en effet une efficace et entraînante comédie, bien moins bébête et puérile que le cadre référentiel (l’engouement autour des télé-crochets musicaux) ne le laissait craindre. L’absence de clins d’œil à outrance, d’un trop-plein de parodies ou d’allusions à des demi-stars vaguement dans l’air du temps contribue à la réussite de l’ensemble, qui tire avant tout parti de ses ressources propres : son intrigue et ses personnages, aux caractéristiques adroitement dessinés. Même les voix françaises font preuve d’une tempérance bienvenue ! Cela dit, il n’y a pas de quoi être étonné : un film encadré pa

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Tokyo spleen pour Sofia Coppola

ECRANS | À la sortie de Lost in translation, Sofia Coppola n’était encore que la fille de son père et la réalisatrice d’un premier long prometteur, Virgin Suicides. (...)

Christophe Chabert | Mardi 20 janvier 2015

Tokyo spleen pour Sofia Coppola

À la sortie de Lost in translation, Sofia Coppola n’était encore que la fille de son père et la réalisatrice d’un premier long prometteur, Virgin Suicides. Tout va changer ensuite, au point de faire naître, comme c’est souvent le cas, des préjugés difficiles à décoller sur son cinéma qui, de Marie-Antoinette à The Bling ring, ne cessera de décevoir ses admirateurs. Raison de plus pour retourner aux sources du malentendu et ce grâce à une nouvelle séance des "Traversées urbaines" de la Cinémathèque. Dans Lost in translation, Coppola suit les pas de Bob, comédien américain en pleine dépression, venu à Tokyo tourner une pub pour un whisky. Ce comédien, c’est Bill Murray, qui grâce à ce rôle passera du statut d’acteur comique culte à celui d’égérie de la vague hipster du cinéma américain. En plein "jet lag" et paumé dans une ville dont il ne comprend ni la langue, ni les codes, Bob rencontre la jeune Charlotte qui, en attendant que son photographe de mari ne rentre à son hôtel, traîne son spleen et son ennui. Ensemble, ils

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Under the skin

ECRANS | Le corps extraterrestre de Scarlett Johansson arpente l’Écosse à bord d’un 4X4 pour y lever des quidams et les faire disparaître dans une étrange matière noire : pour son troisième long métrage, Jonathan Glazer ouvre grand la porte d’un cinéma sensoriel, expérimental, énigmatique, sidérant et résolument contemporain. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 24 juin 2014

Under the skin

Un œil s’ouvre sur l’écran, comme la conséquence d’un mystérieux alignement de cercles qui renvoient autant à des planètes en révolution qu’à des éclats lumineux, pendant que la bande son bourdonne en boucles entêtantes et en stridences de cordes. Quelque chose s’incarne donc lors du prologue abstrait d’Under the skin et la séquence suivante, celle qui va vraiment ouvrir le récit et lui donner son élan, en est l’expression immédiate : sur fond blanc, une femme nue en déshabille une autre avant d’enfiler ses vêtements. La silhouette, découpée en ombre chinoise soulignant sa plastique parfaite, se fait personnage en trouvant son costume, mais ce corps au-delà du réel s’est imprimé dans la rétine du spectateur comme un effet d’optique, donnant un sens concret à l’expression "enveloppe charnelle". Sous la peau, dans la peau Ce corps, c’est celui de Scarlett Johansson et, dans Under the skin, il vient effectivement d’ailleurs. Le film, avare en explications (et en dialogues), ne dira jamais où est cet ailleurs, mais l’alien, épaulée par un mystérieux motard, semble être venue sur terre dans un but aussi précis qu’intrigant : attirer des hommes seul

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Captain America : le soldat de l’hiver

ECRANS | Moins foireux que les derniers "Iron Man" et "Thor", ce nouveau "Captain America" séduirait presque par sa tentative de croiser son héros avec un film d’espionnage sombre et politique. Mais, comme d’hab’, ce sont les effets spéciaux et les incohérences qui l’emportent. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Dimanche 30 mars 2014

Captain America : le soldat de l’hiver

Que ferait un héros 100% patriotique comme Captain America face au scandale des écoutes de la NSA ? Prendrait-il parti pour Obama et le gouvernement américain, ou jouerait-il les contre-pouvoirs au nom d’une démocratie bafouée ? Dans le fond, ce Soldat de l’hiver ne raconte pas autre chose. Désormais bien intégré au XXIe siècle, Captain America doit faire face à un complot d’ampleur nationale dont les ficelles sont tirées par un gouverneur corrompu et dont le but est de détruire le S.H.IE.L.D. et d’éliminer son directeur, Nick Fury. Le tout repose sur l’accomplissement tardif du projet nazi Red Skull, qui formait le centre du premier volet, et qui devient ici une arme pour effectuer une drastique sélection pas naturelle du tout entre les êtres humains. Évidemment, le scénario est proche du grand n’importe quoi, comme l’était déjà celui de Thor 2, ce qui n’est pas loin d’être un énorme problème quand on sait que tous ces films post-

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Her

ECRANS | En racontant l’histoire d’amour entre un homme solitaire et une intelligence artificielle incorporelle, Spike Jonze réussit une fable absolument contemporaine, à la fois bouleversante et effrayante, qui dresse un état des lieux de l’humanité d’aujourd’hui du point de vue du surhumain. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 18 mars 2014

Her

Imaginez le monolithe de 2001 l’odyssée de l’espace apparaissant de nos jours dans un Apple store et donnant naissance à des milliers d’Hal 9000 domestiques qui essaimeraient dans les processeurs de nos téléphones portables et adopteraient la voix de la femme ou de l’homme de nos rêves… C’est peu ou prou ce qui arrive dans Her, le nouveau film d’un Spike Jonze en pleine maturité créative. Son héros, Theodore Twombly – un nom sans doute choisi en référence au peintre et photographe Cy Twombly – y traîne une déprime tenace suite à une rupture amoureuse. Il travaille dans un open space dont les murs sont des aplats colorés façon Pantone où il rédige des lettres d’amour pour les autres, avant de rentrer tristement dans son appartement hi-tech jouer à des jeux vidéo et pratiquer le sexe on line avec des inconnues. Jonze fait de lui le prototype de l’homme ordinaire du XXIe siècle : celui qui ne converse plus guère qu’avec son oreillette, c’est-à-dire, d’un point de vue extérieur, qui parle seul dans les rues d’une ville anonyme à l’architecture écrasante – en fait, un croisement invisible entre Los Angeles et Shanghaï. Lorsque sort un nouvel

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Hitchcock

ECRANS | Quand il entreprend de tourner Psychose, Alfred Hitchcock sort du triomphe de La Mort aux trousses, un projet qu’il a longuement mûri et qui marque (...)

Christophe Chabert | Mercredi 30 janvier 2013

Hitchcock

Quand il entreprend de tourner Psychose, Alfred Hitchcock sort du triomphe de La Mort aux trousses, un projet qu’il a longuement mûri et qui marque l’apogée de son style des années 50. Craignant de se répéter – et donc de lasser le public – il voit dans l’adaptation du roman de Robert Bloch, lui-même inspiré de l’histoire vraie du serial killer Ed Gein, un nouveau territoire à explorer, plus cru, plus choquant et plus viscéral. C’est ce cinéaste, finalement plus occupé par le désir des spectateurs que par sa propre postérité, que croque Sacha Gervasi au début de Hitchcock, et c’est sa grande qualité – en plus de la légèreté gracieuse de la mise en scène : refusant les habituelles tartes à la crème sur le génie et son inspiration, il montre un metteur en scène pragmatique, calculateur et prêt à défier studios et censeurs. Dans le film, Hitchcock a un double : son épouse Alma, véritable collaboratrice artistique qui, lassée de vivre dans l’ombre de son mari, entreprend de prêter son talent à un scénariste bellâtre. Tout cela est très juste historiquement – la bio de MacGilligan en avait fait un de ses angles – mais se révèle plus

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Nouveau départ

ECRANS | Un père de famille endeuillé achète un zoo pour offrir une nouvelle vie à ses enfants et se retrouve à la tête d’une communauté en souffrance. Superbe sujet à la Capra, que Cameron Crowe transforme en fable émouvante où l’on apprend à rêver les yeux ouverts et les pieds sur terre. Christophe Chabert

François Cau | Vendredi 13 avril 2012

Nouveau départ

Et si on en finissait avec le cynisme, le second degré, la misanthropie light du temps présent ? Après Spielberg et son magnifique Cheval de guerre, c’est au tour de Cameron Crowe, qui signe ici son meilleur film depuis Presque célèbre, de travailler à recréer l’espoir naïf d’un monde où la mort et la crise sont surmontées non par l’ironie, mais par un optimisme lucide. C’est de cela dont il est question dans Nouveau départ (réglons une bonne fois pour toutes le sort de ce titre français pourri : le film s’appelle We bought a zoo, On a acheté un zoo). Benjamin Mee (Matt Damon, excellent, et à nouveau surprenant après The Informant, True Grit, Contagion…), reporter casse-cou qui a bravé bien des épreuves sauf une, la mort de sa femm

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"Vicky Cristina Barcelona" : sous l'espagnolade, la vérité sociale

ECRANS | En visite à Barcelone, Woody Allen propose une nouvelle variation, faussement convenue, autour de ses thèmes favoris : le couple et la fatalité culturelle.

Christophe Chabert | Jeudi 2 octobre 2008

Deux amies américaines sont en visite estivale à Barcelone, l’une pour ses études, l’autre pour se remettre de son énième déconfiture sentimentale. La brune Vicky (Rebecca Hall), solidement assise sur ses principes, est promise au mariage avec un jeune cadre new-yorkais ; la blonde Cristina (Scarlett Johansson) se cherche quelque part entre cinéma et photographie, célibataire par indécision plus que par choix. Woody Allen, après une trilogie londonienne au propos social détonnant, semble avoir mis le cap vers l’Espagne pour des raisons similaires à celles de ses héroïnes : s’offrir un break ensoleillé et touristique (de Gaudí à la guitare au clair de lune, les clichés sont à la fête), le temps de retrouver ses thèmes de prédilection : l’incertitude sentimentale et les aléas du couple. Avec un classicisme très sage, la première partie de Vicky Cristina Barcelona se pose en comédie romantique sans réel enjeu, notamment quand Juan Antonio (Javier Bardem), peintre bohème assumant son désir pour les deux demoiselles, sort le grand jeu et emballe toutes les pistes lancées par le récit. Niv

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