Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

Festival | Le cinéma grenoblois propose du mercredi 14 au dimanche 25 février la sixième édition de son incontournable festival dédié au jeune public. On détaille le programme.

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

Photo : Wild Bunch Distribution


C'est peu dire que le cinéma le Méliès fait ce qu'il faut pour mériter son label "jeune public". Par exemple, tout au long de l'année, il accueille dans ses salles les enfants (et leurs parents) pour des séances suivies d'un débat. Et, surtout, lorsqu'arrivent les vacances de février, il organise Voir Ensemble, festival avec une trentaine de films pour jeunes spectateurs et spectatrices.

Lors de cette sixième édition, où onze films tenteront de décrocher le Prix du public, neuf avant-premières seront projetées. Parmi elles, le célèbre classique américain Croc-Blanc (photo) de Jack London pour la première fois dans une adaptation animée, en présence de son réalisateur Alexandre Espigares (le film sortira fin mars). Certaines séances seront suivies d'ateliers, d'autres accompagnées par des cinéastes – comme Jean-Michel Bertrand, auteur du documentaire en compétition La Vallée des loups sorti il y a un an. Un hommage sera également rendu à la société de distribution jeune public Les Films du préau, qui présentera pour l'occasion deux courts-métrages : Queen of Niendorf de l'Allemande Joya Thome et Professeur Balthazar du Croate Zlatko Grgiće.

Notons que les nourrissons sont aussi les bienvenus avec dix séances avec bébé, permettant aux parents de profiter d'un petit film avec leurs rejetons dans les bras. Bien entendu, lumière et son sont adaptés pour le confort de ces tout-petits. Car il n'est jamais trop tôt pour emmener sa progéniture dans une salle : les très jeunes d'aujourd'hui sont les yeux de demain.

Voir Ensemble
Au Méliès du mercredi 14 au dimanche 25 février

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Voir (et revoir) ensemble

CONNAITRE | Début ce mercredi du festival Voir ensemble consacré au cinéma jeune public, avec une programmation témoignant d’un bel éclectisme et d’une ouverture maximale sur le monde. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 18 février 2013

Voir (et revoir) ensemble

Pour ceux qui pensent que le cinéma jeune public se résume à des grosses productions animées mais sans âme venues des studios hollywoodiens ou à des recueils de courts-métrages inégaux regroupés selon l’âge des enfants auxquels ils se destinent, le festival Voir ensemble remet les pendules à l’heure. Oui, les plus jeunes spectateurs ont aussi droit de succomber à la beauté filmique d’un Ozu, à l’humour slapstick de Jerry Lewis, au réalisme sentimental d’un Comencini et aux documentaires délicats de Nicolas Philibert. C’est tout le pari de Voir ensemble, festival qui prolonge l’action menée tout au long de l’année par le Méliès dans son programme d’éducation à l’image. Pas d’ornières donc dans la programmation, mais au contraire une ouverture maximale sur tous les âges du cinéma, pour tous les âges des spectateurs. Visions nipponnes Niveau contemporain, on ne peut que conseiller à nouveau quelques œuvres marquantes de ces derniers mois, Ernest et Célestine et

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Vacances dans le noir

ECRANS | Vingtième édition pour les Rencontres cinématographiques jeune public du Méliès, qui auront lieu pour la dernière fois rue de Strasbourg, avant le déménagement du cinéma dans le quartier de Bonne. Détail du menu ici. AM

Aurélien Martinez | Vendredi 3 février 2012

Vacances dans le noir

Oui, il faut proposer au jeune public un cinéma de qualité. Non, les enfants et les adolescents ne doivent pas être les parents pauvres d’une ambition artistique tournée uniquement vers les adultes. Ces deux vérités évidentes (mais quelques fois oubliées) servent de ligne directrice aux Rencontres cinématographiques jeune public du Méliès qui, cette année, en sont à leur vingtième édition. Avec toujours une programmation pléthorique, émaillée de différents évènements et temps forts. Comme cette soirée animation japonaise le vendredi 10 février, où seront présentés le tout frais La Colline aux coquelicots de Goro Miyazaki, film impressionniste et vertueux sur la transmission et la jeunesse, et le encore plus récent (puisque sorti la semaine dernière) Tatsumi, d’Eric Khoo. Avec, en prime, une collation aux saveurs nippones. D’hier et d’aujourd’hui Niveau longs-métrages, sur les trois semaines que dure la manifestation, il y en aura pour tous, du plus récent (

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La vie après Mickey

ECRANS | Les Rencontres cinématographiques jeune public ont atteint leur majorité l’an passé. Était-ce une raison pour stopper net leur ascension ? Non, évidemment, car le jeune public n’a de cesse de se renouveler. Alors on continue. Lætitia Giry

François Cau | Lundi 21 février 2011

La vie après Mickey

C’est avec une vigueur toute admirable que les Rencontres débutent ce mercredi, un peu en avance sur les vacances d’hiver - le programme couvre judicieusement ces semaines de trêve pour les enfants. Cette année, le Méliès précise à nouveau sa ligne éditoriale en assumant une thématique ouvertement « auteuriste », en se plaçant « À auteurs d’enfants », plus que jamais déterminé à faire découvrir aux jeunes qu’un bon film est avant tout un objet réfléchi et pas seulement une succession d’images (comme certaines productions essaient de le faire croire à tous, et ce le plus tôt possible). À la programmation purement « cinéma » s’ajoute des rencontres, des ciné-concerts, des ciné-contes, des séances de courts-métrages… Autant de formats un peu décalés ayant vocation à happer l’attention du jeune, lui faire miroiter les innombrables possibilités de cet art qu’il est plus heureux de connaître dans la richesse que par le seul biais de Walt Disney. Nostalgie partagée Dans les faits : les films. Des inédits à découvrir en avant-première : Colorful – l’un des derniers nés japonais – ou Le vilain petit canard, produit russe certifié modes

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Rencontres de premier type

ECRANS | Vitrine annuelle du boulot méritoire accompli chaque saison par l’équipe du Méliès, les 18e Rencontres Cinématographiques Jeune Public prouvent, et besoin en est, que l’éducation à l’image est une nécessité primordiale. FC

François Cau | Lundi 8 février 2010

Rencontres de premier type

D’aucuns ne manquent pas de pester contre le manque d’intérêt des ados pour tout ce qui sort de leur pré carré culturel – en dehors de Twilight, point de salut ? Marco Gentil, responsable des animations Jeune Public du cinéma Le Méliès, calme le jeu direct. «Non mais c’est normal, c’est un âge qu’on a tous connu, où l’on est en opposition quoi qu’il arrive…». Et le même Marco de nous assurer avec son usuel zen que le plus jeune public se targue de son côté d’une curiosité et d’une soif de connaissance on ne peut plus rassurante – selon notre interlocuteur, certains enfants se réjouissent même désormais de pouvoir apprécier les films en version originale ! Le tout étant de savoir les accompagner dans leurs découvertes, pour leur donner envie de poursuivre dans cette voie. C’est là que se situent les enjeux des Rencontres Cinématographiques, qui connaissent cette année leur 18e édition, placée sous le signe ô combien prometteur et évocateur, du merveilleux. Un événement qui prend à cœur d’investir son public, de le sensibiliser à la matière cinématographique de façon pragmatique, prolongeant le plaisir des séances par des animations (l’accent est particulièrement

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Emulation, action

ECRANS | Les Rencontres Cinématographiques Jeune Public du Méliès gardent pour leur 17e édition le cap de leur noble projet : accentuer, pendant un intense mois de projection, le travail de sensibilisation des plus jeunes au septième art. FC

François Cau | Lundi 2 février 2009

Emulation, action

C’est le point fort d’une action menée tout au long de l’année par le cinéma Le Méliès : chaque année, les Rencontres proposent aux (parfois très) jeunes publics moult projections de films regroupés autour d’un thème, et les assortissent systématiquement d’un temps de discussion, de débat pour prendre la matière cinématographique à bras le corps. Une action au versant pédagogique pleinement assumé, où la programmation des films est effectuée en fonction de leur potentiel d’évocation et d’accompagnement. Pour Marco Gentil, responsable des Rencontres depuis maintenant sept ans, cette mission demeure fondamentale. «On veut expliquer aux enfants que le cinéma est un art, pas seulement des images qu’on consomme mais bien des regards sur le monde, avec des sensibilités d’auteurs marquées. Plus ça va, plus ce travail est à mon sens nécessaire : on s’adresse à des enfants qui ont vraiment changé, dans une société où le rapport à l’image a grandement évolué». Les cinéphiles de demain Ce travail de sensibilisation est de longue haleine, mais paie lorsque les responsables du Méliès voient revenir les élèves d’année en année, parfois sans la tutel

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Riez jeunesse !

ECRANS | 13e édition pour les méritantes Rencontres Cinématographiques Jeune Public du Méliès, placées cette année sous le signe du rire. L’occasion pour petits et grands de découvrir une sélection de films peaufinée et éclectique au possible, faisant la part belle à la découverte. Damien Grimbert

Christophe Chabert | Mercredi 23 février 2005

Riez jeunesse !

Temps fort d’une programmation annuelle déjà largement ouverte au jeune public, les Rencontres se proposent de mettre en avant, l’espace de trois semaines, une dizaine de films reliés par un fil conducteur commun, qui change chaque année. D’origines, de styles, de formes et d’époques très différents, les métrages choisis se complètent habilement pour fournir un vaste panorama d’expériences cinématographiques rares, judicieusement mises en relief par toute une série de rencontres et d’interactions festives permettant d’accompagner leur découverte. A noter également la création de deux jurys, le premier composé d’enfants, et présidé cette année par le réalisateur Fabrice Luang Vija (dont on pourra à l’occasion découvrir les deux volets des Fables en délire), et le second de jeunes de diverses structures socioculturelles grenobloise, dans une volonté de sensibilisation d’un public aussi diversifié que possible. Rires sur pellicules Une diversité également reflétée dans la programmation, ne serait-ce qu’en ce qui concerne les deux avant-premières proposées, aux antipodes d’une même sphère filmique comique… Clairement axé vers un public pré-adolescent (voir

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Le temps qui reste

ECRANS | Événement emblématique d'une programmation annuelle en partie consacrée à nos chères petites têtes brunes, rousses ou blondes, les Rencontres Cinématographiques Jeune Public du Méliès se focalisent cette année sur la thématique du temps. FC

Christophe Chabert | Mercredi 15 février 2006

Le temps qui reste

Rappelons brièvement le principe. Chaque début d'année, le cinéma Le Méliès propose cette manifestation, juste reflet d'un travail permanent sur les jeunes publics. Via une sélection d'œuvres embrassant toutes les cinématographies défendues par la salle (muet, animations en tous genres, savoureux classiques), ces Rencontres dispensent de nombreux instants d'échanges avec des professionnels et autres amateurs, et réunissent deux jurys (l'un composé d'enfants de 5 à 7 ans, et l'autre de jeunes issus de structures socioculturelles), dont la douloureuse mission consiste à choisir leur film préféré dans la sélection. Petite nouveauté pour cette édition 2006, les sbires de la compagnie Alter-Nez se sont vus confier des interventions clownesques en lien avec les films projetés (en particulier Les Temps Modernes de Chaplin et La Planète des Singes de Franklin J. Schaffner). Seleçao Outre le chef-d'œuvre de Charlie Chaplin déjà cité, les autres films en compétition ne dépareillent pas en qualité. Démarrons avec le plus récent, Le Chien Jaune de Mongolie de Byambasuren Davaa, qui confirme avec cette fable languissante sa superbe maîtrise natura

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Géométries variables

SCENES | Le souffle d’un bandonéon lance une balle rouge. Petite, elle se découpe dans le noir. L’œil focalise sur l’objet, alors qu’apparaissent deux longues (...)

| Mercredi 10 janvier 2007

Géométries variables

Le souffle d’un bandonéon lance une balle rouge. Petite, elle se découpe dans le noir. L’œil focalise sur l’objet, alors qu’apparaissent deux longues frites. L’une est bleue (la dame), l’autre blanche (le monsieur): ils se font la cour, s’enlacent, s’aiment. La petite balle rouge incarne la passion, bondit, boule d’amour énergique, nid fécond. Paf. Ça donne un enfant. Celui-ci à une tête ronde, un petit corps bleu clair, mélange réussi des parents géométriques. Là, on se demande comment font les hommes invisibles, véritables magiciens, qui manipulent derrière, avec virtuosité et souplesse ces formes découpées dans de la mousse. Comment font-ils pour les rendre si vivantes, présentes, humanisées, émouvantes ? Ces questions superflues s’estompent : on est dépassé et envahi par l’univers très lunaire. D’ailleurs, la balle va prendre beaucoup de place, jusqu’à déborder. Elle est jeu de balle entre parents enfants. Elle est la solitude de l’enfant au moment de la séparation des parents. Cette séquence est magnifiquement matérialisée par un mur bicolore (bleu et blanc) que les parents déconstruisent ; chacun se réappropriant sa couleur. D’un côté les briques blanches, de l’autre les bleu

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