Voreppe : lundi, Sami Bouajila sera intronisé parrain du cinéma le Cap

Aurélien Martinez | Mardi 17 avril 2018

Le cinéma Art et plaisirs de Voreppe, rouvert en décembre après d'importants travaux et appelé maintenant le Cap, s'est trouvé un parrain en la personne de Sami Bouajila. Le comédien, né à Grenoble et qui alterne entre cinéma grand public et cinéma d'art et d'essai (comme le fait le Cap), sera présent lundi 23 avril à Voreppe pour officialiser tout ça, dans le cadre d'une soirée où sera projeté Les Témoins, chef-d'œuvre d'André Téchiné sorti en 2007.

Un film sur l'irruption de l'épidémie du sida au début des années 1980 dans lequel Sami Bouajila joue aux côtés de Michel Blanc et Emmanuelle Béart et qui lui permit d'obtenir le César du meilleur second rôle masculin en 2008. Classe le parrain.


Les Témoins

D'André Téchiné (Fr, 1h52) avec Michel Blanc, Emmanuelle Béart...

D'André Téchiné (Fr, 1h52) avec Michel Blanc, Emmanuelle Béart...

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Une passion amoureuse imprévue et l'irruption de l'épidémie du sida, encore perçue dans les médias et l'imaginaire collectif comme une peste moderne et honteuse vont bouleverser le tranquille agencement de destins particuliers.


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"Be Natural", mise en lumière salvatrice

Documentaire | Histoire / Comme tous les (bons) documentaires, Be Natural : L’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché aborde en filigrane tout une gamme de sujets bien plus vaste que son intitulé ne le laisse présager.

Damien Grimbert | Mardi 6 octobre 2020

Par la réhabilitation du parcours hors du commun d’Alice Guy, première femme réalisatrice, productrice et directrice de studio de l’histoire du cinéma, le documentaire de Pamela B. Green dévoile un pan souvent méconnu des débuts du cinéma (l’ère dite pré-hollywoodienne, des projections inaugurales des frères Lumière à Paris jusqu’à la migration des premiers grands studios américains du New Jersey à la Californie). Et ne s’arrête pas en si bon chemin : mené sous la forme d’une enquête haletante et incroyablement rythmée, Be Natural s’attache non seulement à expliquer le rôle souvent primordial joué par Alice Guy dans les débuts du medium, mais également la manière dont ses contributions furent systématiquement occultées par plusieurs générations d’historiens du cinéma, qui attribuèrent à ses collègues masculins nombre d’œuvres marquantes de cette pionnière défricheuse. Une injustice contre laquelle elle lutta sans relâche et sans succès toute sa vie, mettant ainsi en lumière une bien cruelle vérité : l’Histoire restera irrémédiablement biaisée tant qu’elle sera le fait de narrateurs exclusivement masculins. Be Natural vendredi 9 octobre à 20h30

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Un fils

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Vincent Raymond | Mardi 18 février 2020

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Si vous aveiz manqué l'avant-première d'Un fils concoctée par le Festival du film africain à Mon Ciné, rien n'est perdu ! Mercredi 26 février, à 20h15, Le Club vous permet une séance de rattrapage (toujours dans l'anticipation, puisque le film n'est pas sorti) en présence du réalisateur Mehdi M. Barsaoui et de Sami Bouajila qui, en plus de venir en voisin, a obtenu pour son interprétation, un prix de meilleur acteur lors de la dernière Mostra vénitienne (section Orizzonti).

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"La Mécanique de l'ombre" : affaires intérieures

ECRANS | de Thomas Kruithof (Fr.-Bel., 1h33) avec François Cluzet, Denis Podalydès, Sami Bouajila…

Vincent Raymond | Mardi 10 janvier 2017

Solitaire, chômeur et buveur repenti, un comptable (François Cluzet) est recruté par un discret commanditaire pour retranscrire à la machine à écrire des écoutes téléphoniques enregistrées sur cassettes magnétiques. Sans le savoir, il va pénétrer dans les sordides coulisses de l’appareil d’État… Un thriller politique s’inscrivant dans le contexte de ces officines supposées gripper ou fluidifier les rouages de notre république bénéficie forcément d’un regard bienveillant. Pas parce qu’il alimente la machine à fantasmes des complotistes (fonctionnant sans adjonction de carburant extérieur) mais parce qu’elles recèlent autant de mystères et d’interdits que les antichambres du pouvoir américaines, si largement rebattues. Comme un creuset où se fonderaient entre elles les affaires Rondot, Squarcini, Snowden et Takieddine, cette première réalisation de Thomas Kruithof est à la fois très concrète et pétrie de symboles (tel celui du puzzle l’objet fétiche du héros ; une structure complexe rendue inopérante dès lors que la plus misérable pièce fait défaut). Esthétiquement composé en Scope, ce film à la lisière de l’enquête intérieure

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Good Luck Algeria

ECRANS | de Farid Bentoumi (Fr., 1h30) avec Sami Bouajila, Franck Gastambide, Chiara Mastroianni…

Vincent Raymond | Mardi 29 mars 2016

Good Luck Algeria

Aux origines, une belle histoire… qui donne naissance à un film joliment ourlé. Pas si fréquent sous nos latitudes, alors que Hollywood est coutumier de ces contes exaltant le dépassement de soi, forgés à partir d’un exploit individuel accompli dans un cadre absurde. Comparable au mémorable Rasta Rocket (1994) et voisin de Eddie the Eagle (narrant le parcours du premier sauteur à ski olympique britannique, en avril sur les écrans), Good Luck Algeria s’inspire donc des rocambolesques péripéties du frère du réalisateur, un Rhônalpin désireux de concourir pour les JO et "promené" par les responsables de la fédération algérienne de ski, moins intéressés par l’athlète que par l’aubaine d’une subvention à détourner – des notables ici moqués avec causticité. À partir de l’anecdote familiale, Farid Bentoumi tisse un scénario plus complexe où le résultat devient annexe, le défi seul étant prétexte à une redécouverte par le héros, Sam, de ses origines doubles ainsi qu’à une mise à plat des rapports entre lui, son père et ses oncles restés au bled. Si, pour la course, Sam affiche son attachement au drapeau paternel (ses racines retrouvé

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Avant-première : Sami Bouajila à Échirolles pour "Good Luck Algeria"

ECRANS | Rendez-vous mardi 8 mars à 20h.

Vincent Raymond | Mardi 1 mars 2016

Avant-première : Sami Bouajila à Échirolles pour

Farid Bentoumi s’est inspiré de la folle aventure de son frère pour écrire Good Luck Algéria : l’histoire d’un Isérois ayant représenté l’Algérie aux Jeux olympiques d’hiver. Le réalisateur et son interprète échirollois Sami Bouajila seront certainement très diserts sur les coulisses de ce film lors de l’avant-première à laquelle ils participent mardi 8 mars à 20h au Pathé Échirolles.

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Capital humain

SCENES | Porter sur scène "Le Capital", l'une des œuvres les plus importantes de la pensée économique, pouvait s'apparenter à une gageure. Mais entre les mains du collectif de Sylvain Creuzevault, les idées de Karl Marx servent de bases solides à un véritable jeu théâtral avec l'histoire. L'un des spectacles de la saison. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 24 novembre 2014

Capital humain

C'était en 2009. Le collectif D'ores et déjà, mené par le metteur en scène Sylvain Creuzevault, livrait l'une des propositions théâtrales les plus passionnantes, exigeantes et abouties de ces dernières années : Notre terreur. Soit, suite à la Révolution française de 1789, les derniers mois de Robespierre au sein du Comité de salut public. Sur scène, autour d'une grande table, une dizaine de comédiens campaient les figures de l'époque (Robespierre, Barère, Carnot, Saint-Just…), matérialisant ainsi leurs combats, leurs discussions interminables, leurs emportements, leurs rivalités. Le tout autour d'un texte non figé construit à partir d'improvisations menées en amont au plateau. Une véritable claque – on avait même titré, en une du Petit Bulletin, avec un frondeur « ça c'est du théâtre ». On attendait donc avec impatience leur nouvelle création autour du Capital de Karl Marx, « certainement le plus redoutable missile qui ait été lancé à la tête des bourgeois » dixit l'auteur allemand du XIXe siècle, visiblement trè

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Du goudron et des plumes

ECRANS | De Pascal Rabaté (Fr, 1h30) avec Sami Bouajila, Isabelle Carré, Daniel Prévost…

Christophe Chabert | Mardi 8 juillet 2014

Du goudron et des plumes

Il aura fallu trois films pour que l’auteur de BD Pascal Rabaté réussisse sa mue de cinéaste, c’est-à-dire qu’il sorte d’un cinéma de la vignette pour développer une réelle dynamique de mise en scène où l’invention graphique se met au service de son récit et de ses personnages. Ce qui, dans Les Petits ruisseaux et Ni à vendre, ni à louer, semblait figé et ricanant, devient dans Du goudron et des plumes vivant et empathique. Christian, commercial divorcé aux combines peu reluisantes, perd son boulot et l’estime de sa fille, mais gagne le cœur d’une jeune femme, elle aussi mère célibataire. Ne reste plus qu’à accomplir l’exploit qui va le faire sortir de son rôle de gentil poissard : ce sera le Triathlon de l’été, sorte de mini-Intervilles local télédiffusé, compétition dans laquelle il va s’investir corps et âme. Rabaté en fait une sorte d’anti-héros français d'aujourd'hui, métissé et râleur, qui se fond dans le décor intemporel d’un Montauban fait de pavillons anonymes, de ronds-points, de boîtes de nuit triste

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Le Capital

ECRANS | De Costa-Gavras (Fr, 1h53) avec Gad Elmaleh, Gabriel Byrne, Natacha Régnier…

Christophe Chabert | Mercredi 7 novembre 2012

Le Capital

Incorrigible Costa-Gavras ! Il semble être le dernier à croire aux vertus du cinéma à thèse, ce rouleau compresseur de la dénonce courroucée dont l’objet varie au gré des circonstances politico-sociales. Ici, c’est le libéralisme qui en prend plein les dents, du moins en apparence. En montrant l’accession d’un énarque anonyme à la tête d’une grande banque européenne pour préparer sa reprise en main par des actionnaires avides, puis sa détermination à conserver le poste et les avantages qui vont avec, Gavras décrit un prototype de crapule que l’on devrait se plaire à détester. Conçu comme un thriller (la musique, envahissante, nous le fait bien comprendre), Le Capital s’égare toutefois dans une triple intrigue sentimentale aussi démonstrative et lourde que son propos politique. Mais là n’est pas le plus grave : par scrupule ou par paresse, Gavras invente une conscience à son anti-héros, qui se manifeste à l’écran par des flashs de violence fantasmée avant retour à la réalité. Le procédé est cinématographiquement éculé et dédouane le personnage de sa bassesse, pourtant affichée dès le départ (l’argent, l’argent, l’argent). On a oublié de parler de Gad Elmaleh : son jeu mo

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