Le film "3 jours à Quiberon" en avant-première mercredi soir au Club

Margaux Rinaldi | Vendredi 18 mai 2018

Le grand public a souvent du mal à faire la part des choses entre l'image publique d'une actrice et sa personne privée, comme il admet mal qu'elle puisse s'évader d'un rôle auquel il l'identifie. Telle Romy Schneider avec Sissi. Si certains ont consenti à la voir évoluer chez Welles, Deray ou Zulawski, d'autres se rappellent surtout d'une mère meurtrie piégée par l'alcool.

Dans le simili biopic 3 jours à Quiberon d'Emily Atef qui sortira le 13 juin, elle évolue à travers un portrait idyllique porté par Marie Baumer (meilleure interprétation féminine au festival de Valenciennes). Un film réussi diffusé en avant-première mercredi 23 mai au Club en présence de la réalisatrice.


Trois jours à Quiberon

De Emily Atef (All-Autr, 1h56) avec Marie Bäumer, Birgit Minichmayr...

De Emily Atef (All-Autr, 1h56) avec Marie Bäumer, Birgit Minichmayr...

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1981. Pour une interview exceptionnelle et inédite sur l'ensemble de sa carrière, Romy Schneider accepte de passer quelques jours avec le photographe Robert Lebeck et le journaliste Michael Jürgs, du magazine allemang "Stern" pendant sa cure à Quiberon. Cette rencontre va se révéler éprouvante pour la comédienne qui se livre sur ses souffrances de mère et d'actrice, mais trouve aussi dans sa relation affectueuse avec Lebeck une forme d'espoir et d'apaisement.


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"3 jours à Quiberon" : ceci n'est pas un biopic sur Romy Schneider (et tant mieux)

ECRANS | La réalisatrice Emily Atef et la comédienne Marie Bäumer ressuscitent la mythique Romy Schneider au cours d’un bref épisode de sa vie. Mais davantage qu’un "biopic à performance", ce film tient de l’essai cinématographique, du huis clos théâtral et du portrait de femme, d’actrice, de mère.

Vincent Raymond | Lundi 11 juin 2018

1981. En plein doute sentimental et professionnel, Romy Schneider part en cure de repos sur la presqu'île de Quiberon, en Bretagne. Bien qu’en froid depuis des lustres avec la presse allemande, elle accepte, au nom de son amitié avec le photographe Robert Lebeck, une interview pour le Stern. L’occasion de faire le point… Cénotaphe froidement révérencieux, hagiographie méthodique, recueil d’images dorées autorisées… Le biopic est sans nul doute le genre cinématographique le plus prévisible et le moins passionnant. Si l’on y songe, il procède d’ailleurs trop souvent d’un dialogue d’initiés entre un fétichiste – le cinéaste – et une foule de fans autour de l’objet de leur fascination commune ; fascination quasi-morbide puisque l’idole en question a la plupart du temps trépassé. Alors que le cinéma est un art (collectif) de la fabrication, de la reconstitution, rares sont les films osant s’affranchir du cadre illusoire de l’histoire officielle pour construire une évocation : ils préfèrent s’engager dans l’impossible réplique du modèle… S’employer à le cerner plutôt que de le contrefaçon permet de se débarrasser du leurre du m

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Marie Bäumer : « Romy Schneider est l’actrice la plus physique que je connaisse »

ECRANS | Prêtant sa voix et sa silhouette à Romy Schneider, la comédienne Marie Bäumer compose dans le "3 jours à Quiberon" d'Emily Atef un portrait de troublant de sa compatriote. Interview.

Vincent Raymond | Mardi 12 juin 2018

Marie Bäumer : « Romy Schneider est l’actrice la plus physique que je connaisse »

Qu’avez-vous reconnu de Romy Schneider en vous qui vous a convaincue d’accepter ce personnage – au-delà d’une évidente similitude physique ? Marie Bäumer : Depuis que j’ai 16 ans, les gens m’ont comparée à Romy Schneider. À l’époque, je ne savais pas qui c’était : j’ai grandi sans téléviseur et j’allais rarement au cinéma, et quand j’étais petite, je ne regardais pas ses films. Je me suis un peu plus confrontée à elle et ses films durant ma formation de comédienne. Depuis que je travaille, on m’a proposé plusieurs fois des biopics que j’ai toujours refusés. D’abord parce que je trouve les biopics rarement réussis : ce qui m’intéresse au cinéma, c’est de rendre les personnages dans les détails ; et quand on veut raconter beaucoup de chose en peu de temps, c’est très exigeant. Ensuite, l’interprétation de l’artiste Romy Schneider c’est quelque chose que j’ai toujours trouvé très risqué : on reste avec l’envie de voir la vraie Romy Schneider. Un ami producteur m’a alors demandé si le chapitre Romy Schneider était clos pour moi. Je lui ai dit oui, sauf si on fait un zoom sur la fin de

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