La Cinémathèque de Grenoble se lance dans les projections le dimanche après-midi avec "Le Hussard sur le toit"

Vincent Raymond | Mardi 30 octobre 2018

Réputé inadaptable, le roman de Jean Giono Le Hussard sur le toit avait failli être tourné par François Villiers, Luis Buñuel et René Clément. C'est finalement Jean-Paul Rappeneau qui réussit à le transposer sur grand écran en 1995, avec l'aide de l'irremplaçable Jean-Claude Carrière (déjà à la manœuvre pour Cyrano) et de Nina Companéez, autre orfèvre du script.

Épopée historique emplie d'une pulsion de vie contre la mort de l'extérieur (la guerre) et de l'intérieur (le choléra), cette fresque oxymore est à redécouvrir en long et en large dimanche 4 novembre à 16h30 au cinéma Juliet-Berto, grâce à la Cinémathèque. Ne serait-ce que pour les beaux yeux de Juliette Binoche. Ou d'Olivier Martinez, on n'est pas sectaires.


Le Hussard sur le toit

de Jean-Paul Rappeneau (FR, 2h25) avec Olivier Martinez, Juliette Binoche, Gérard Depardieu, François Cluzet, Jean Yanne

de Jean-Paul Rappeneau (FR, 2h25) avec Olivier Martinez, Juliette Binoche, Gérard Depardieu, François Cluzet, Jean Yanne

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De passage en France, un expatrié met le doigt dans une affaire emberlificotée impliquant la demeure familiale, la municipalité qui veut la préempter, et la double parentèle de son défunt père. Une cavalcade commence… Si le cinéma de Rappeneau ne prend jamais la poussière, malgré son goût pour les vieilles familles bourgeoises, c’est qu’il ne tient pas en place. Et dynamite en permanence la stabilité de ses personnages, en les soumettant à des incertitudes croisées – telles les baguettes d’un jeu de mikado. Dans Belles familles, ses héros masculins, brinquebalés de châteaux en taudis, payent pour leurs lâchetés ataviques, tandis que les héroïnes prennent une revanche légitime. Juste assez élégant et désuet pour devenir atemporel, par la grâce des comédiens (Amalric, Viard et Vacth), virevoltants complices du metteur en scène.

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C’est l’étoile Jacques Audiard, tout de Palme laurée, qui a annoncé la fin de la trêve estivale en mettant Dheepan en orbite le 26 août. Une précocité qui n’égale pas celle de Winter Sleep l’an passé : le film de Nuri Bilge Ceylan avait jailli début août sur les écrans. Dans son sillage, l’intégralité (ou presque) du palmarès cannois va se révéler : Mon roi de Maïwenn (Prix d’interprétation féminine pour Emmanuelle Bercot) et Chronic de Michel Franco (Prix du scénario) le 21 octobre ; The Lobster de Yorgos Lanthimos (Prix du Jury) le 28 ; Le Fils de Saul de László Nemes (Grand Prix) le 4 novembre. Si l’on excepte Maïwenn, il y a là un étonnant tir groupé ; comme si les jeunes cinéastes étrangers distingués sur la Croisette s’étaient ligués pour tenter d’exister commercialement. Car la concurrence en salle sera rude : d’abord, les poid

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