"La Vie scolaire" de Grand Corps Malade en avant-première jeudi à Échirolles

Vincent Raymond | Mardi 18 juin 2019

Photo : © Laetitia Montalembert - Gaumont – Mandarin Production – Kallouche Cinéma


Basketteur devenu slameur à la suite d'un accident, Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade ne cesse depuis de renaître dans de nouvelles disciplines. En littérature, avec la publication de Patients, qu'il porta ensuite à l'écran et réalisa avec Mehdi Idir. Le revoici derrière la caméra pour La Vie scolaire (en salle fin août), à nouveau consigné par Mehdi Idir, que tous deux viendront à point nommé présenter en avant-première jeudi 20 juin à 20h au Pathé Échirolles (soit à quelques jours des vacances) en compagnie des comédiens Soufiane Guerrab et Liam Pierron. En cas de retard, les mots d'excuses devront être visés par les surveillants.


La vie scolaire

De Grand Corps Malade, Mehdi Idir (Fr, 1h51) avec Zita Hanrot, Alban Ivanov...

De Grand Corps Malade, Mehdi Idir (Fr, 1h51) avec Zita Hanrot, Alban Ivanov...

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Une année au coeur de l'école de la république, de la vie... et de la démerde ! Samia, jeune CPE novice, débarque de son Ardèche natale dans un collège réputé difficile de la ville de Saint-Denis.


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"Patients" : subtil et sincère Grand Corps Malade

ECRANS | de Grand Corps Malade et Mehdi Idir (Fr, 1h50) avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Nailia Harzoune…

Julien Homère | Mardi 28 février 2017

Avec Mehdi Idir, Grand Corps Malade porte à l’écran le combat d’une vie, qu’il avait déjà romancé dans le livre homonyme Patients. Le film narre sur une année l’histoire de Ben (brillant Pablo Pauly), transporté au centre de rééducation Coubert après un grave accident le laissant partiellement tétraplégique. C’est le début d’une longue lutte bardée d’amitiés, de peines et d’amour pour retrouver son autonomie. NTM et Lunatic en clins d’œil musicaux générationnels à l’appui, les réalisateurs montrent le quotidien par moment insoutenable des malades. S’ouvrant sur une vision subjective clinique, la mise en scène privilégie une forme immersive à l’opposé du format documentaire. Une absence de prétention qui rend le propos sincère et ne le fait pas tomber dans le misérabilisme. Aucune des questions sensibles n’est évitée : suis-je toujours un être humain ? Puis-je tomber amoureux ? Puis-je faire seul mes besoins ? Ai-je un avenir ? En somme, le récit arrive à être touchant sans être plombant, dur sans être dramatique, à la recherche d’un équilibre subtil entre rires et larmes.

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Grand Corps Malade : « Je suis un très grand optimiste »

Interview | « L’important ce n’est pas la chute mais l’atterrissage. » Avec Mehdi Idir, Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade raconte le combat d’êtres brisés par la vie, dans un film adapté de son livre autobiographique "Patients". Diagnostic à échelle humaine d’une jeunesse aux espoirs figés.

Julien Homère | Mardi 28 février 2017

Grand Corps Malade : « Je suis un très grand optimiste »

Comment, dans votre film Patients, vouliez-vous faire ressentir visuellement la violence psychologique du handicap ? Mehdi Idir : On a décidé de ne pas en faire un documentaire. On filme à hauteur de fauteuil et les valides sont montrés en contre-plongée : c’était notre parti pris. La réalisation a découlé du centre de rééducation, avec ses couloirs interminables et ses lignes. Pour cette raison, le début est fait de plans très serrés, comme l’introduction en vue subjective, qui jouent sur les cadrages pour ressentir l’enfermement du personnage jusqu’à ce qu’il arrive dans le fauteuil : là, l’image s’élargit. Pourquoi ne pas avoir choisi des stars pour les rôles principaux ? MI : Parce qu’avec Fabien, on se matte beaucoup de films français et les mêmes visages reviennent toujours : ça nous énerve. En faisant ce film, je cherchais de nouvelles têtes pour montrer un vivier de talents inexploités. Grand Corps Malade

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Grand Corps Malade sera mardi au Pathé Échirolles

ECRANS | Fabien Marsaud avait raconté comment un accident de piscine l’avait transformé en Grand Corps Malade (et surtout sa longue phase de rééducation) dans un récit (...)

Vincent Raymond | Mardi 8 novembre 2016

Grand Corps Malade sera mardi au Pathé Échirolles

Fabien Marsaud avait raconté comment un accident de piscine l’avait transformé en Grand Corps Malade (et surtout sa longue phase de rééducation) dans un récit titré Patients. Il a converti ce dernier en un film homonyme, cosigné par son inséparable complice Mehdi Idir qu’il vient dévoiler au public, en compagnie de son équipe de jeunes comédiens, mardi 15 novembre à 20h15 au Pathé Échirolles (la sortie officielle se fera le 1er mars 2017). Pour l’auteur-compositeur-interprète, voilà une tournée d’un nouveau genre…

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Uriage : ici les voix

MUSIQUES | Zoom sur la nouvelle édition du festival Uriage en Voix, qui s'offre notamment l'excellent H-Burns.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 septembre 2015

Uriage : ici les voix

Bien campée sur la queue de la comète que constituent les festivals d'été dans la région, Saint-Martin-d'Uriage donne chaque année, et pour la 14e fois, de la voix avec un éclectisme non feint et à vrai dire parfois déroutant. On retrouve ainsi tous azimuts Grand Corps Malade et les Fatals Picards, aussi moqués qu'acclamés, du cabaret électro-swing avec Lamuzgueule (un nom en guise de programme) et la rockeuse Julie Bally, une fille du cru se bâtissant une solide réputation en écumant les scènes locales avec sa guitare et dont le style n'est pas sans nous rappeler – on n'est pas à une lettre près – les belles inflexions du groupe Belly de Tanya Donelly il y a une vingtaine d'année. Mais, alors que l'année dernière, c'est Jean-Louis Murat qui tint qualitativement le haut de l'affiche, c'est cette fois H-Burns (un autre local) qui risque de faire le plus de bruit. Un H-Burns dont on ne cesse ici de vous vanter les exploits, parce qu'il a du talent à revendre mais aussi, et surtout, parce qu'au fil d'une discographie impeccable, il a fait passer le rock par tous les états possibles du post-rock période Don't look back (son ancien groupe) à l'Americana pop de son dernier

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Jack et la mécanique du cœur

ECRANS | De Mathias Malzieu et Stéphane Berla (Fr, 1h34) animation

Christophe Chabert | Mardi 4 février 2014

Jack et la mécanique du cœur

La longue, laborieuse et coûteuse gestation de cette adaptation par Mathias Malzieu de son livre et de son concept-album n’explique pas intégralement l’indigence du résultat. Déjà fortement influencé par Tim Burton, l’imaginaire de Malzieu se confronte ici encore plus directement à son modèle, notamment dans un prologue enneigé qui évoque Edward aux mains d’argent ; la comparaison n’est guère flatteuse. C’est peu dire que le leader de Dionysos est un piètre narrateur, meublant les intervalles entre les moments chantés pour tenter de créer une introuvable continuité aux événements. Les chansons elles-mêmes paraissent déjà d’un autre âge – et leurs interprètes avec, Olivia Ruiz et Grand corps malade en tête – mais c’est surtout l’animation qui fait un bond de quinze ans en arrière. Froids pantins numériques lisses et inexpressifs, les personnages sont d’une rare laideur et évoluent dans des univers tout aussi impersonnels. Malzieu tente parfois d’inscrire son récit dans une évocation cinéphile qui relierait Méliès au western leonien, mais tout cela est aussi maladroit qu’inconséquent. Dans ce film fantomatique, on trouve toutefois un authentique spectre :

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