"Camille" : la femme à la caméra

ECRANS | De Boris Lojkine (Fr.-Centr.-, avec avert., 1h30) avec Nina Meurisse, Fiacre Bindala, Bruno Todeschini…

Vincent Raymond | Lundi 14 octobre 2019

Photo : ©Pyramide Films


Jeune photographe fascinée par l'Afrique, Camille Lepage part en indépendante couvrir les remous en Centrafrique qui déboucheront sur la guerre civile. Sans couverture, elle va plus loin que les photo-reporters de guerre professionnels. Au risque de se perdre…

C'est un double, voire un triple film que Boris Lojkine signe ici. D'abord, évidemment, un portrait de Camille Lepage (1988-2014) au cours des derniers mois de son intense existence. Le biopic d'une journaliste investie par la nécessité d'éveiller les consciences occidentales à l'imminence du drame centrafricain, mais aussi d'une jeune femme piégée par sa trop grande proximité avec son sujet. Une proximité affective se retrouvant dans sa pratique photographique, puisqu'elle cadre physiquement au plus près des événements et des gens, mais qui dénote également un manque de recul dans son approche.

Ce qui conduit à l'insoluble question éthique de la photographie de guerre : celui (ou celle) qui la réalise peut-il/doit-il rester neutre lorsqu'il témoigne d'une situation ? À côté de confrères expérimentés accrédités par les grands quotidiens se conduisant en expats hautains et désabusés pouvant partir le lendemain pour un théâtre d'opération à l'autre bout du monde, Camille possède une connaissance du terrain qui est sa force autant que sa faiblesse. La passion qu'elle place dans son sujet l'atteint quand les autres photographes ont appris à se protéger : leur appareil est un filtre dont Camille, trop pure sans doute et encore trop tendre, est dépourvue.

Et puis il y a le portrait historico-politique de la République de Centrafrique, et du sanglant massacre qui l'a affectée dans une quasi indifférence internationale. Le mort-kilomètre ayant hélas encore de beaux jours, Camille a des chances d'ouvrir les yeux à pas mal de monde, grâce aussi à Nina Meurisse interprète habitée du rôle-titre.


Camille

De Boris Lojkine (Fr-Centrafr, 1h30) avec Nina Meurisse, Fiacre Bindala, Bruno Todeschini...

De Boris Lojkine (Fr-Centrafr, 1h30) avec Nina Meurisse, Fiacre Bindala, Bruno Todeschini...

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Jeune photojournaliste éprise d'idéal, Camille part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui se prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et sa jeunesse emportée par la tourmente. Désormais, son destin se jouera là-bas.


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"La Dernière Vie de Simon" : des débuts prometteurs

ECRANS | Les grands débuts de Léo Karmann réalisateur de long-métrage offre un film fantastique à la française tout à fait séduisant. Une histoire d'ados qui bascule également dans le drame ou le mélo. Vivement recommandée !

Vincent Raymond | Mardi 4 février 2020

À part Thomas et Madeleine, personne ne connaît le secret de Simon, petit orphelin capable de prendre l’apparence de ceux qu’il touche. Quand Thomas est victime d’un accident, Simon le remplace sans prévenir qui que ce soit. Dix ans plus tard, Simon va "ressurgir"… Du fantastique à la française ! C’est-à-dire héritier de la (bonne) littérature de la fin du XIXe siècle, du Horla de Maupassant, de L’Homme à l’oreille cassée d’About, de La Cafetière de Gautier, tous ces romans et nouvelles ayant profité du mouvement positivo-scientiste pour entrouvrir les volets du paranormal, pendant que Jules Verne conservait une rigueur toute cartésienne. Ici, point de pyrotechnie ni de super-héros en cape et collants, mais l’instillation perpétuelle du doute et de l’inquiétude : sur les visages, dans les regards, et même dans la douceur fluide des mouvements de caméra. Conte fantastique, La Dernière Vie de Simon tient également de l’habile réflexion identitaire, métaphorisant la dualité intérieure que peut ressentir un enfant adopté, même si l’amour qu’il reçoit de sa famille d’accueil lui permet de développer a

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Camille Lellouche trace sa route

Humour | Toulouse le 28 janvier, Bordeaux le lendemain, Nantes, Nancy, Dijon… les dates s’enchaînent à un rythme soutenu pour l’humoriste. Le public grenoblois ne s’en plaindra pas : l’humoriste doit débarquer au Summum jeudi 6 février.

Martin de Kerimel | Mardi 4 février 2020

Camille Lellouche trace sa route

Cela fait un petit moment déjà que l’on a vu Camille Lellouche faire une déclaration d’amour anticipée au public grenoblois. Un coup de com’ sympa avant sa première dans une salle de l’agglo de cette importance. « C’est un véritable bonheur, bien évidemment, que de faire le métier que l’on aime dans ces conditions. » Désormais, on a hâte, nous aussi, de découvrir sur scène cette pile électrique, douée à la fois pour jouer, improviser, chanter et danser. Les femmes qu’elle incarne sont toutes différentes, mais avec pour point commun d’affronter la solitude. Pour rire, bien sûr ! Précision : l’artiste souligne qu’elles existent réellement, au moins dans le souvenir des innombrables visages qu’elle a croisés lors des quinze années de sa vie professionnelle. Pudeur oblige, Camille préfère ce défilé à un spectacle autocentré, même si certains de ses personnages féminins lui ressemblent aussi, parfois. « Il s’agit avant tout de femmes de tous les jours, que vous pourriez rencontrer dans un magasin ou au restaurant », assure-t-elle, en malicieuse alchimiste de ces moments attrapés au vol. Un succès "explosif" C’est donc en observant ses contempor

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"Les Éblouis" : il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir

Cinema | De Sarah Suco (Fr., 1h39) avec Camille Cottin, Jean-Pierre Darroussin, Eric Caravaca…

Vincent Raymond | Mardi 19 novembre 2019

Depuis que sa famille a rejoint la communauté chrétienne de Luc-Marie, Camille a vu sa mère sortir de son apathie dépressive. Mais les règles et les rites qui lui sont imposés, ainsi qu’à ses frères, l’étouffent. Camille sent bien l’anormalité de cette aliénation souriante, au nom de la foi… Dans une semaine faste en films d’épouvante, Les Éblouis ne dépare pas. S’inspirant de ses souvenirs personnels, la comédienne Sarah Suco signe un premier long-métrage d’autant plus effrayant qu’il se passe d’effets en décrivant au jour le jour et à travers les yeux d’une adolescente, les conséquences du mécanisme d’embrigadement sectaire. Comment un loup aux allures débonnaires se déguise en berger pour attirer à lui les proies qu’il a flairées fragiles, en l’occurence, la mère de Camille, dépressive et flétrie dans son existence. Et parvient à tout obtenir d’elles grâce à un conditionnement culpabilisateur. Se revendiquant du christianisme et pratiquant une lecture très personnelle des Écritures, la communauté déviante de Luc-Marie est l’un de ces trop nombreux cercles de fêlés prétendant détenir la vérité en droite l

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"Chambre 212" : la clé des songes

ECRANS | De Christophe Honoré (Fr.-Bel.-Lux., 1h27) avec Chiara Mastroianni, Vincent Lacoste, Camille Cottin…

Vincent Raymond | Mardi 8 octobre 2019

Vingt ans après le début de son idylle avec Richard (Benjamin Biolay), Maria (Chiara Mastroianni) quitte le domicile conjugal pour faire le point dans l’hôtel d’en face, chambre 212. La nuit étant propice aux prodiges, Maria est submergée par les fantômes de ses amours du temps jadis, et ceux de son conjoint. Chambre 212 est un peu une version sentimentale (et érotisée) du Christmas Carol de Dickens où le personnage visité par des esprits du passé et se baladant dans des uchronies ne serait plus Scrooge l’avaricieux mais une quadragénaire random en plein cas de conscience. Et où les apparitions – en l’occurrence des doubles de ses amants d’antan – seraient plus désorganisées. Cette fantaisie grave oscillant entre le réalisme cru du drame sentimental et une artificialité assumée, comme elle module du cocasse au bizarre, évoque le cinéma de Blier où tous les temps et destins se superposent dans un cauchemar quantique ; où les personnages coexistent parfois sous divers âges et visages. On ne s’étonnera donc pas que le réalisateur de Merci la vie ! compte parmi les remerciements au géné

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Musique classique : une saison, huit étapes

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Avec des stars, des jeunes pousses, des compisteurs d'hier comme d'aujourd'hui...

La rédaction | Jeudi 19 septembre 2019

Musique classique : une saison, huit étapes

Camille et Julie Berthollet Le 27 décembre 2014, pour la première édition de Prodiges sur France 2 (une émission consacrée aux jeunes talents du classique), quatre millions et demi de téléspectateurs suivirent les mouvements d’archet de Camille Berthollet. Une virtuose de quinze ans qui, dans une robe rouge coquelicot, réchauffa l’hiver par son interprétation fougueuse de L’Eté des Quatre saisons de Vivaldi. Un choix gagnant qui lui assura un début de carrière fulgurant, mais pas solitaire. Sur son premier opus bientôt disque d’or, elle associa ainsi sa sœur aînée Julie, également violoniste. Depuis, la surprenante paire construit des aqueducs où Schubert et Brahms côtoient Stromae et Nino Ferrer. Un programme cosmopolite qui, en dehors de refléter des goûts éclectiques, aspire en douce à faire venir les plus jeunes au classique. Au Grand Angle (Voiron) mardi 8 octobre Joachim Horsley Auteur de musiques pour le cinéma et pianiste dans l’ombre des succès de John Legend et Mich

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La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

ACTUS | Nous étions à la conférence de presse organisée jeudi 14 mars au Magasin des horizons.

Aurélien Martinez | Mardi 19 mars 2019

La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

« On a voulu concrétiser quelque chose qui se passe déjà » : voilà comment Camille Planeix, coordinatrice du Magasin des horizons, explique le pourquoi du comment de la petite conférence de presse organisée la semaine dernière dans une des salles du centre d’art pour lancer officiellement la « coalition pluri·elles et opérationn·elles » baptisée La Trilogie. Un regroupement composé du Magasin des horizons, du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) et du Centre de développement chorégraphique national de Grenoble le Pacifique. Soit trois structures qui ont vu leur direction changer en 2016, et qui se sont alors rapidement rapprochées. « Jusque-là, c’était très intuitif » a expliqué Erell Melscoët, directrice du pôle territoire du CCN2. On peut par exemple parler des Grands Rassemblements du CCN2, auxquels le Magasin et le Pacifique ont été associés. « Maintenant, on assume publiquement et plus clairement ce trio. »

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"Le Mystère Henri Pick" : édition très limitée

ECRANS | de Rémi Bezançon (Fr, 1h40) avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Isaaz…

Vincent Raymond | Mardi 5 mars 2019

Une éditrice découvre dans une bibliothèque pour manuscrits refusés le roman d’un pizzaïolo breton que personne n’a jamais vu écrire une ligne de son vivant. Publié, le livre est un succès et suscite les doutes d’un critique télévisuel qui mène l’enquête en compagnie de la fille de l’écrivain… Si l’on met de côté les invraisemblances en chaîne du dénouement (qu’on ne révèlera pas ici) et les revirements incessants du personnage joué par Camille Cottin (rivalisant avec le chat de Schrödinger, puisqu’elle est à la fois l’alliée et l’ennemie de l’enquêteur tentant de prouver que son père est un imposteur), on peut trouver crédible de voir Fabrice Luchini pratiquer la dissection littéraire avec l’opiniâtreté d’un microtome et le flux verbal d’un Onfray croisé Sollers. Dommage, en revanche, que le réalisateur Rémi Bezançon, lui, ne semble pas croire assez à son intrigue pour oser un vrai thriller, préférant une version édulcorée pour soirée télé où le bon mot ou la pirouette tranquille viennent par convention conclure chaque séquence. Un exemple parmi d’autres de son irrésolution : le pseudo reportage d’archives

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Une Nuit des idées pour « créer des rencontres »

Événement | Jeudi 31 janvier, et pour la deuxième fois, le Magasin des horizons participera à la manifestation nationale (voire plus) La Nuit des idées autour du thème "Yes we care". Un temps gratuit pour prendre soin de soi, de son esprit et plus encore comme nous l’explique Camille Planeix, coordinatrice du projet.

Alice Colmart | Mardi 29 janvier 2019

Une Nuit des idées pour « créer des rencontres »

Alors que jeudi 31 janvier dans le monde entier, grâce à l’Institut français, La Nuit des Idées invitera des milliers de personnes à dialoguer et réfléchir, à Grenoble, ce sera au Magasin des horizons que cela se passera pour la deuxième fois (après une première en janvier 2017). L’occasion, selon la coordinatrice du projet Camille Planeix, « de découvrir ou redécouvrir ce lieu culturel », centre d’art devenu aussi « lieu d’incubation de la pensée » depuis son changement de direction en 2016. Mais l’objectif principal de cette soirée est, surtout, de réfléchir autour du thème "Yes we care" (oui, en référence au célébrissime slogan de l’ancien président américain). « La notion du "care" est difficile à traduire en français. Ça se rapproche de l’idée de prendre soin de soi mais il y a aussi quelque chose de l’ordre de la sollicitude. Parmi les sujets, on va notamment réfléchir à comment agir à l’heure de la catastrophe du réchauffement climatique. »

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Pierre Salvadori « "En liberté !" est le film où Camille Bazbaz me complète et comprend le mieux mon univers »

ECRANS | L’accord entre un cinéaste et son compositeur est la clé invisible de nombreuses réussites cinématographique. Pierre Salvadori le confirme en évoquant sa collaboration harmonieuse avec Camille Bazbaz sur "En Liberté !". Avec, en prime, un solo de Pio Marmaï…

Vincent Raymond | Jeudi 1 novembre 2018

Pierre Salvadori «

Ce n’est pas la première fois que vous travaillez avec Camille Bazbaz… Pierre Salvadori : Oui, c’est le quatrième film ensemble après Comme elle respire, Les Marchands de sable, Hors de prix… Pio Marmaï (surgissant) Quelle fripouille celui-ci. J’adore ! Il a une identité musicale ce film, c’est un chef-d’œuvre – César ou je meurs ! T’imagines, le roublard ? Je veux voir son costume ! Vous l’auriez vu, à Cannes. On avait un look… PS : Moi je m’en fous de l’avoir, mais je prie pour que Camille retire un peu de gloire. Entre nous, c’est une vieille histoire. Comment vous êtes-vous rencontrés ? PS : Par la musique, dans les années 1990. Dans le XVIIIe arrondissement, il y avait un endroit qui s’appelait l’Hôpital Éphémère, un squat, avec des peintres où il avait son studio de répétition. J’allais voir ses concerts

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"L'Amour est une fête" : et ce film, une défaite

ECRANS | de Cédric Anger (Fr, 1h59) avec Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Camille Razat…

Vincent Raymond | Mardi 18 septembre 2018

Vous qui entrez dans la salle, abandonnez tout espoir de tomber sur un équivalent à la française de Boogie Night, fameux film de Paul Thomas Anderson. Narrant l’infiltration de deux flics (Guillaume Canet et Gilles Lellouche) dans l’univers des peep-shows et du X en plein dans les années 1980 parisiennes, cet Amour est une fête n’en a ni le rythme, ni la folie. Présente-t-il quelque gravité dramatique, des attraits comiques insoupçonnés ? Pas davantage. Diable… Oserait-il, alors, s’appuyer sur ce décor ou ce contexte favorable pour créer un authentique film érotique doté d’une intrigue ? Pas plus que Yann Gonzalez avec sa (dé)pantalonnade Un couteau dans le cœur : on se trouve en présence de cinéastes qui vendent hypocritement l’idée du soufre, en craignant d’en prononcer le nom, et passent leur film à moquer leurs aînés du cinéma bis ou Z, tout en les pillant et les contrefaisant (mal) à coups de néons roses et de cheveux peroxydés. Ne parlons pas hommage, puisqu'il s’agit de dérision. Il n’y a là ni amour, ni fête ; d’ailleurs, ce n’est ni fait, ni à faire… Seule lumière au tableau : la B.O

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"Photo de famille" : dans la famille clichés…

ECRANS | de Cécilia Rouaud (Fr, 1h38) avec Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps…

Vincent Raymond | Mardi 4 septembre 2018

La mort d’un grand-père place une famille éclatée face à une épineuse question : que faire de la grand-mère qui perd la boule ? Le fils pense à la maison de retraite, le petit-fils se défausse mais deux des petites-filles proposent de l’héberger à tour de rôle. Embrouilles en vue… Depuis le succès de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, les films de famille sont produits par wagons entiers et déversés en toute saison sur les écrans. Parfois l’on trouve une variante "de remariage" ou une sous-espèce "avec des morceaux d’Alzheimer dedans" (voire un hybride des deux comme ici), mais le principe actif est le même : une fratrie de petits-bourgeois se déchire, découvre une ou deux vérités profondes façon secret de feuilleton avant de recoller les morceaux en faisant trompéter ses mouchoirs à l’unisson autour d’un mariage/d’un enterrement/d’une bar-mitsva de la réconciliation. Bref, une trame convenue pour des films globalement inutiles car redondants, que peuvent sauver une écriture atypique et/ou des comédiens bien guidés. Las ! La réalisatrice Cécilia Rouaud charge sa barque avec tant de personnages principaux qu’elle en éclipse certain

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"Sauvage" : vous avez dit sauvage ?

ECRANS | de Camille Vidal-Naquet (Fr, 1h39) avec Félix Maritaud, Éric Bernard, Philippe Ohrel…

Vincent Raymond | Lundi 27 août 2018

Pour se fournir sa came quotidienne, Léo se vend ici ou là à des hommes, traînant son corps délabré de SDF sur les pavés parisiens. Des occasions de s’en sortir se présentent à lui parfois, mais il préfère vivre dans l’instant présent, l’adrénaline du fix et la sueur des corps incertains… Venir après Van Sant, après Téchiné, après Chéreau, après Genet, enfin après tout le monde en somme, dans la contre-allée de la représentation des éphèbes clochardisés vendant leur corps contre au mieux une bouffée de drogue, c’est déjà risqué. Mais ensuite tomber dans le maniérisme esthétique du pseudo pris sur le vif (avec coups de zooms en veux-tu, en voilà, rattrapage de point), dérouler les clichés comme on enfile des perles (boîtes gays nids à vieux fortunés, musicien vicieux rôdant tel le vautour…) pour nous conduire à cette fin prévisible comme si elle avait été claironnée… Était-ce bien nécessaire ? L’ultime plan, en tant qu’évocation indirecte de Verlaine, a plus d’intérêt, de force et de sens que bien des simagrées précédentes. On peut également sauver une ou deux répliques, assez bien troussées – elles.

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"Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête" : (petite) nuit de folie

ECRANS | de Ilan Klipper (Fr, 1h17) avec Laurent Poitrenaux, Camille Chamoux, Marilyne Canto…

Vincent Raymond | Mardi 22 mai 2018

Jamais remis d’avoir publié un roman encensé voilà vingt ans, Bruno traîne sa dépression, vivant en peignoir dans une colocation, lutinant sa voisine à l’occasion. Quand un jour débarquent à l’improviste famille, ami et une demoiselle, il n’imagine pas qu’on veut l’interner… Pour son bien. Inégale dans son rythme et dans sa forme (peut-être pour restituer le tempérament bipolaire de son héros), cette comédie a des allures de film court s’étant doté d’un prologue pour devenir un (tout juste) long-métrage. Ici chez lui comme sur scène (on le voit souvent au théâtre), Laurent Poitrenaux s’y dénude volontiers pour meubler l’espace en soliloquant, se montrant tour à tour fragile, extraverti et inquiétant face à cet envahissement inquisitorial orchestré par une mère juive assez gratinée. On sombrerait dans l’anecdotique simple si le réalisateur Ilan Klipper n’avait l’idée avant le dénouement de dynamiter la structure de son récit en disséminant des flashes proleptiques, rappelant les éclats pulsatiles des étoiles de son titre. Il s’agit là d’un bien modeste tribut pour ce film laissant au bilan l’impression d’une promesse pas tout

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Miou-Miou : « Il y a dans "Larguées" des phrases que je n’avais jamais entendues, des tirades lapidaires vraiment superbes »

ECRANS | La moindre des choses, quand on a eu 18 ans en 1968, est d’entretenir vivace l’impertinence de l’esprit. Miou-Miou ne s’est jamais conformée aux règles. Ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va commencer. Entretien à l’occasion de la sortie de "Larguées" d’Éloïse Lang.

Vincent Raymond | Mardi 17 avril 2018

Miou-Miou : « Il y a dans

Eloïse Lang, la réalisatrice de Larguées, affirme que vous êtes d’une liberté totale. C’est la liberté de Françoise, le personnage qu’elle vous a offert, qui vous a décidée à accepter le film ? Miou-Miou : Alors non ce n’est pas que pour ça ; c’est l’ensemble : l’histoire, l’écriture… Il y a des phrases que je n’avais jamais entendues, des tirades lapidaires, formidables, vraiment superbes. Et je me suis aperçue en lisant le scénario et en voyant le film que je pratiquais, moi, une autocensure inconsciente. De quelle nature ? Si j’avais fait un film, je n’aurais pas mis de la drogue, des clopes, du rhum, de la baise… Des trucs libres et naturels, finalement. C’est là que je me suis rendu compte que je pratiquais une autocensure inhérente à l’époque, aux réactions incroyables, aux interdictions, aux choses procédurières… Sans m’en rendre compte, inconsciemment, comme nous tous, j’ai l’impression. C’est dans le sens où : pas fumer, pas boire, toutes

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"Larguées" : maman, on n'a pas raté l'avion

ECRANS | de Éloïse Lang (Fr., 1h32), avec Miou-Miou, Camille Chamoux, Camille Cottin…

Aliénor Vinçotte | Mardi 17 avril 2018

Le scénario tient en une phrase : deux sœurs, Rose et Alice, l’une célibataire déjantée et sans-gêne, l’autre mariée responsable et sage, organisent un voyage à La Réunion pour tenter de remonter le moral de leur mère, Françoise, délaissée par son mari pour une trentenaire. Pas besoin d’éruption volcanique pour mettre le feu aux poudres... Même si, au premier abord, le synopsis manque d’originalité, avec ses personnages caricaturaux, on se laisse séduire par le cocktail étonnant formé par Miou-Miou et Camille Cottin (l'une des deux filles de Françoise) – la première signant au passage son retour sur grand écran, avec pas moins de trois films cette année. Ici, les répliques fusent, les situations burlesques s’enchaînent grâce aux plans foireux de Rose, qui va devoir assumer de voir sa mère flirter avec l’animateur belge du club de vacances. Les deux actrices brisent les tabous du célibat et abordent sous un regard humoristi

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"Ami-ami" : viens pas chez moi, j’habite avec une copine

ECRANS | de Victor Saint Macary (Fr., 1h26) avec William Lebghil, Margot Bancilhon, Camille Razat…

Vincent Raymond | Lundi 15 janvier 2018

Vaste famille ayant donné naissance au meilleur (L’Auberge espagnole) comme au pire (Five), la comédie-de-colocation-entre-potes s’enrichit d’un nouveau rejeton tentant le vaudeville contemporain sans pour autant recourir à la grivoiserie. Louable effort compensant les maladresses d’usage d’un premier film alternant potacherie classique et audaces scénaristiques. Le cœur brise par son ex, le "héros" de ce badinage s’installe avec sa meilleure copine, en tout bien tout honneur. Une nouvelle histoire d’amour lui cause un double embarras : il n’ose avouer à sa conquête qu’il "vit" avec une amie, laquelle se montre plus que jalouse : possessive. Si le côté Guerre des Rose (film de Danny DeVito sorti en 1990) avec saccage majuscule de l’appartement sent le réchauffé, reconnaissons que le réalisateur Victor Saint Macary surprend en renversant une situation très convenue : ici, ce n’est plus le mec qui rompt un pacte d’amitié homme-femme et en détruit l’harmonie mais bien l’amie éconduite – ce qui sort le film du schéma du m

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Académie de la marche : le Magasin des horizons se met en marche

ACTUS | Samedi 16 décembre, le Magasin des horizons lance son Académie de la marche : un projet de rencontres transdisciplinaires (et sportives) auxquelles le public pourra participer tout au long de l’année 2018. Intriguant...

Alice Colmart | Mardi 12 décembre 2017

Académie de la marche : le Magasin des horizons se met en marche

Qui a dit que le sport n’était pas un sujet artistique ? À travers des rencontres, des assemblées, des expositions, l’Académie de la marche initiée par le centre d’art le Magasin des horizons compte bien lier les deux sujets. « La marche est un sujet traversé par les artistes depuis très longtemps. D’ailleurs, dès les années 1970, les artistes de land art pratiquaient la marche pour réaliser leurs œuvres » nous explique Camille Planeix, coordinatrice de l’événement au sein du centre d'art. Un projet original qui sera lancé samedi 16 décembre au centre de développement chorégraphique le Pacifique, lieu tout sauf anodin. « Pour l’inauguration, nous projetterons notamment des vidéos de la chorégraphe Trisha Brown qui a réalisé plusieurs pièces chorégraphiques autour de la marche. » Une inauguration au chaud avant le commencement des choses sérieuses en 2018… « Faire se rencontrer artistes et marcheurs » Ainsi, de janvier à mars, une dizaine de rencontres, ouvertes à tous, sont prévues en bivouacs. « On veut faire se rencontrer artistes et marcheurs pour qu’ils puissent discute

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Camille-cature

Chanson | La chanteuse française sera mercredi 8 et jeudi 9 novembre à la Belle électrique, à guichets fermés, dans le cadre de la tournée de son sixième album "OUÏ". Pas le plus réussi de sa carrière, même si sa carrière, elle, est l'une des plus réussies de France.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 novembre 2017

Camille-cature

Il est agaçant OUÏ, le sixième album de Camille sorti début juin. Agaçant parce que la chanteuse semble donner raison à tous ses contempteurs, se renfermant par moments dans une sorte de musique beaucoup trop intellectualisée. Avec, en guise de preuve ultime, le titre Langue qui clôture l’album où le mot en question est répété pendant une minute – on dirait un sketch. N’empêche, se glissent ici et là quelques morceaux magnifiques : le single Fontaine de lait à l’érotisme décalé, l’entêtant (même si abscons) Je ne mâche pas mes mots ou le très beau Seeds tout en anglais… Des exemples qui confirment ainsi que Camille est une artiste immense, aussi bien en studio (Le Fil, son deuxième album sorti en 2005, est un véritable chef-d’œuvre qui restera dans l’histoire de la chanson française) qu’en concert. Car Camille est une bête de scè

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Le Vertigo : voilà, c’est fini

ACTUS | Le monde de la nuit grenoblois va changer. Le Vertigo, club mythique du centre-ville, fermera ses portes samedi 14 octobre après 20 ans de service. On a rencontré son boss Camille Bahri pour connaître ses motivations et savoir ce que deviendra le lieu.

Aurélien Martinez | Jeudi 28 septembre 2017

Le Vertigo : voilà, c’est fini

L’info a été lâchée mercredi 27 septembre sur le Facebook du club : le Vertigo, qui a fêté ses 20 ans en juin, va définitivement fermer, son boss et fondateur Camille Bahri ayant décidé de vendre – ça lui trottait dans la tête depuis longtemps. On le retrouve le lendemain, dans un bar du centre-ville. « J’ai duré 20 ans, j’aurais pu continuer encore un petit peu – je reste jeune dans l’esprit même si je suis vieux ! – mais l’opportunité de vendre les murs et le fonds s’est présentée alors je l’ai saisie. » Le Vertigo, c’est un club mythique à Grenoble, qui a vu passer pas mal de grands noms de l’éléctro – Laurent Garnier, Miss Kittin, Jeff Mills, Brodinski… L’annonce de la fermeture a donc eu un écho considérable chez ceux qui l’ont fréquenté, au vu du nombre de réactions reçues par Camille Bahri et son équipe – le post Facebook a été très commenté. « Ça me fait chaud au cœur, je suis très ému. C’est une récompense. »

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"Des trésors plein ma poche" : trésors (jeunes) publics

ECRANS | de Ana Chubinidze, Natalia Chernysheva, Camille Müller & Vera Myakisheva (Fr., 0h35min) animation

Vincent Raymond | Mardi 26 septembre 2017

Il était une fois un bonhomme miniature, un dragon mélomane, une araignée tricoteuse, un écureuil amateur de luge, une baleine et une poule voulant voler. Il était une fois six réalisatrices à l’origine de ces histoires. Quand il n’en réalise pas lui même, le studio valentinois Folimage aime à rassembler des courts-métrages à destination du tout jeune public dans des programmations à l’éclectisme graphique réjouissant. Les six films ici présentés remplissent leur office, même si comme dans tout trésor qui se respecte, certains joyaux brillent davantage que d’autres. Par exemple, on remarque ici l’aquarelle d’Alena Tomilova sur Le Nuage et la Baleine rappelant évidemment Le Moine et le Poisson de Michael Dudok de Wit ; ou bien La Luge de Olesya Shchukina, qui n’est pas sans évoquer le style anguleux, voire atome, de l’illustration jeunesse de la fin des années 1950.

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Et voici les 20 concerts de l’automne

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base de stars de la chanson, de rock qui déménage ou encore de surprises musicales bienvenues.

La rédaction | Mercredi 13 septembre 2017

Et voici les 20 concerts de l’automne

A-Wa Les trois sœurs Haim n'en finissent plus de passer près de chez nous – ce sera leur cinquième date dans la région en tout juste deux ans. Et de s'ouvrir toutes les portes depuis la parution de leur Habib Galbi, transformé en hit au fil des mois (y compris en Israël, chose très rare pour un morceau chanté en arabe) et flanqué d'un album tout aussi réjouissant baptisé du même nom. Soit des chansons issues du répertoire traditionnel yéménite qu'elles ont souhaité s'approprier, le malaxant de leurs multiples influences allant des Beach Boys (ah, les harmonies vocales !) à Kendrick Lamar. On est fans, surtout en concert. À la Rampe mardi 26 septembre Amadou et Mariam Ils sont loin les Dimanche à Bamako (15 ans déjà) qui ont mis Amadou et Mariam sur la carte de la musique internationale (après 15 ans d'une première carrière) et ont permis de démontrer que la musique malienne allait bien au-delà de la kora traditionnelle e

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Vercors Music Festival : nos cinq coups de cœur

Festival | En 2015 a vu le jour à Autrans, dans le massif du Vercors, un nouveau festival tout simplement baptisé Vercors Music Festival – parce qu’en anglais c’est plus classe ? Avec tout de suite l’envie de jouer dans la cour des grands en proposant de grosses têtes d’affiche. En amont de la troisième édition prévue du 7 au 11 juillet, zoom sur cinq artistes que l’on pourra écouter là-haut dans la montagne, et discussion avec l'un des organisateurs pour en savoir un peu plus.

La rédaction | Mardi 20 juin 2017

Vercors Music Festival : nos cinq coups de cœur

Barbagallo Batteur des Australiens de Tame Impala et de l'étrange créature pop française Aquaserge, Julien Barbagallo est tiraillé entre deux mondes : celui d'une pop anglo-saxonne aux vents psychédéliques et au souffle progressif et celui d'une tradition très française de chanson s'accomplissant jusqu'à l'absurde dans la langue de Molière. Estimant que chanter en anglais serait pour lui un non-sens, l'Occitan se positionne à l'intersection de ces (ses?) deux mondes, se nourrissant des expériences piochées ça (Tame Impala) et là (Aquaserge). C'est sur la route avec les premiers et à Melbourne que Barbagallo a écrit son dernier album Grand chien (traduction du surnom dont on l'affuble en Australie, « Big Dog ») sur lequel il joue de chaque instrument et qui n'est pas sans rappeler les grandes heures d'un Polnareff piétinant avec grâce et en français, à coups de textes farfelus et de glaçages médiévaux, les plates-bandes de ses confrères d'outre-Manche. SD Vendredi 7 juillet à 19h

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20 ans du Vertigo : vertige de la nuit

Story | Et là, beaucoup de Grenoblois (ceux qui n’ont plus vingt ans depuis un moment) vont prendre un coup de vieux en apprenant que le Vertigo, mythique petit club du centre-ville, a 20 ans ce mois-ci. 20 ans, oui. Avant de fêter ça en grandes pompes pendant trois soirs (notamment avec la légendaire Miss Kittin), on est allés interroger son fondateur Camille Bahri, histoire de recueillir ses confidences sur autant d’années de fête, d’électro et de clubbeurs.

Aurélien Martinez | Mardi 6 juin 2017

20 ans du Vertigo : vertige de la nuit

« J'ai fait mes études aux États-Unis, à Los Angeles. À l'époque, en 1986, il y avait au centre-ville une grande boîte qui s'appelait le Vertigo – ils étaient 40 à la sécurité pour vous donner un ordre de grandeur. C’était le club à la mode dans lequel venait tout le gratin de LA. L'accès y était assez difficile, je me suis fait refouler quelques fois avant que l'on m'accepte. Une fois rentré, j'ai adoré ! J'ai gardé ce nom en tête, ça sonnait bien pour un club. Je m'étais toujours dit que si un jour j'avais la chance d'ouvrir un établissement, je l’appellerais Vertigo. » C’est dans son Vertigo vide de monde (pour cause, il est 14h), sur une banquette défraîchie à deux pas des platines du DJ, que l’on rencontre l'imposant Camille Bahri, gérant de la boîte de nuit grenobloise depuis son ouverture il y a 20 ans. « Avant, j’étais déjà dans le monde de la nuit grenobloise – au Phoenix, au Drac Ouest, au Progrès qui est devenu le XIII… Un jour, j’ai appris qu’une boîte qui s’appelait la Fièvre était vendue aux enchères. On l'a achetée avec mon associé Alexandre Peyrot et c’est devenu le Vertigo. » Voilà pour l’historique.

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Venin Carmin : cache ton venin

MUSIQUES | « Si Lilith avait porté du rose, et le vice avait un goût de réglisse, la new wave s'appellerait Venin Carmin » dit la bio du duo lyonnais de passage au Bauhaus le jeudi 1er juin. C'est là une manière tout à fait adéquate de décrire l'essence de Venin Carmin.

Stéphane Duchêne | Mardi 30 mai 2017

Venin Carmin : cache ton venin

Venin Carmin, c'est une dark wave pas si dark, tant la chose est empreinte d'éruption pop qui rendent Glam is gone, leur album, diablement addictif comme du Joy Division chanté par Blondie. Camille-Marine Bourgeois aborde ainsi son chant comme une lolita bubble-gum qui tenteraient de d'échapper aux vieux démons prisonniers du brouillard new wave depuis la nuit des temps (on saluera ici le travail sur les guitares et les basses aqueuses façon Peter Hook de Joy Division-New Order). Avec un fond de fausse innocence à la bouche, superficielle par profondeur comme disait le poète, et une certaine douceur venimeuse. Car c'est bien elle ici qui tient les rênes, chevauchant dans cette drôle d'atmosphère des mélodies parfaites, et il s'agirait peut-être davantage de séduction que de fuite. Ce qui pourrait faire dire que si le Glam is gone, il n'est pas allé bien loin.

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"Faut pas lui dire" : ni le voir non plus d'ailleurs

ECRANS | de Solange Cicurel (Fr.-Bel., 1h36) avec Jenifer Bartoli, Camille Chamoux, Stéphanie Crayencour…

Vincent Raymond | Mardi 3 janvier 2017

Trois sœurs-cousines complices décident de ne pas révéler à la quatrième, sur le point de se marier, qu’elles ont surpris son promis avec un homme. Mais aussi que son ex, disparu brutalement il y a des années, est de retour… C’est à n’y pas croire (ou à désespérer) : au 4 janvier, tiendrait-on déjà le plus médiocre long-métrage de l’année ? Croisement tératogène entre Comme t’y es belle (pour l’ambiance famille juive) et Le Cœur des hommes version féminine (pour le quatuor principal partageant ses petits secrets intimes), Faut pas lui dire appartient à cette catégorie de films que chacun regrettera d’avoir vu… ou fait – on a, à ce sujet, une pensée pour les malheureuses comédiennes et réalisatrice ayant à vivre lestées du poids de cette ineptie. À peine digne d’une production AB (manquent les rires enregistrés), cette sottise tentant de rebondir sur des ressorts comiques distendus de vaudeville rétrograde, masque l’indigence de sa trame narrative en la parsemant des plus purs clichés. Tout y passe, sans aucune subtilité : la cougar nympho tombant enfin amoureuse, la femme parfaite rencontrant son prince charmant idéal et l’aïeule BCBG balanç

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PB d'or 2016 : théâtre et danse

C'était 2016... | Une excellente surprise dansée et une salle qui mériterait d'être plus exposée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : théâtre et danse

Le PB d’or de la salle discrète mais nécessaire : l’Espace 600 Lové dans le quartier grenoblois de la Villeneuve, au rez-de-chaussée d’une barre d’immeuble, l’Espace 600 mène depuis des années un travail capital en direction du jeune public, avec une ligne artistique forte qui veut qu’un spectacle dit tout public soit aussi travaillé et réfléchi qu’un spectacle dit pour adulte. Comprendre, du coup, que cette scène est plus proche artistiquement de ses voisines type MC2 & co que d’une garderie où l’on demanderait simplement aux enfants de s’époumoner et de taper des mains face à des comédiens infantilisants simplement là pour obtenir un cachet. « Faisons confiance à la jeunesse pour recevoir les créations les plus audacieuses. Faisons confiance aux artistes qui choisissent de se frotter à ce public d’une extrême exigence » comme l’écrivait en octobre dans une tribune publiée par nos soins la directrice Lucie Duriez. C’est exactement ça.

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"R.A.G.E" : les Anges au plafond ont un fil sur la langue

SCENES | Depuis une quinzaine d’années, la compagnie Les Anges au plafond fait des merveilles avec ses marionnettes géantes. La preuve une nouvelle fois avec ce spectacle-puzzle centré sur la vie d’un écrivain qui nous embarque dans une aventure folle et visuellement captivante. À découvrir à la Rampe.

Aurélien Martinez | Jeudi 1 décembre 2016

C’est une histoire dont on ne peut pas dire grand-chose, la compagnie ayant demandé à tous les spectateurs de garder le secret sur l’identité du personnage principal de leur spectacle R.A.G.E. Du coup on obéit, même si bon, on ne voit pas ce que cela gâcherait d’en savoir un peu plus avant d’entrer en salle – on n’est pas sur du rebondissement à la 24 heures chrono non plus ! Surtout que cet aspect énigmatique ne doit pas masquer la force incroyable se dégageant de la dernière création des géniaux Anges au plafond, spécialisés dans le théâtre marionnettique grand format et plutôt bricolé. Une pièce-puzzle visuellement dingue, où le récit, sorte de biopic d’une figure littéraire plutôt célèbre (vous n’en saurez pas plus !), se déploie grâce à des interprètes manipulateurs de marionnettes géantes donc, mais aussi techniciens à vue d’un décor et d’une scénographie (un poil magique) sans cesse en mouvement. Un tourbillon théâtral d’1h45 captivant et intelligemment pensé qui confirme une nouvelle fois que la compagnie de Camille Trouvé

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"Iris" : thriller mon œil !

ECRANS | de et avec Jalil Lespert (Fr., 1h39) avec également Romain Duris, Charlotte Le Bon, Camille Cotin…

Vincent Raymond | Mardi 15 novembre 2016

Pendant qu’un riche banquier d’affaires pleurniche sa race maudite auprès de la police la disparition soudaine de son épouse Iris, un garagiste lié à l’affaire sent l’étau se resserrer. Mais s’il tombe, il ne sera pas le seul… Porté par le succès de son très sage biopic autorisé Yves Saint Laurent (2014) et de la série Versailles, Jalil Lespert enchaîne avec un polar aux allures sulfureuses, car agitant le spectre d’Édouard Stern, banquier adepte de pratiques SM, abattu au cours d’un de ses petits jeux. Il vient aussi (consciemment ?) manger dans la gamelle de Boileau-Narcejac et Hitchcock en s’autorisant une sorte de relecture de Vertigo. Sauf que Lespert n’a pas vraiment le métier ni l’originalité stylistique d’un De Palma pour proposer une variation inventive. Ici, c’est l’asepsie générale : voyeurisme réduit au minimum, lyrisme mélancolique en

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Détours de Babel : nos quatre coups de cœur

MUSIQUES | Zoom sur quatre propositions piochées dans la programmation de la sixième édition des Détours de Babel, « festival des musiques du monde contemporain ».

Aurélien Martinez | Mardi 22 mars 2016

Détours de Babel : nos quatre coups de cœur

29.03 > Hexagone (Meylan) Strange Strings Le joueur de kora Ballaké Sissoko, que l’on avait mis en "une" du journal l’an passé lors de la précédente édition du festival, va confronter son univers avec celui de trois autres grands solistes dont le violoncelliste Vincent Segal avec qui il collabore souvent – leur album Chamber Music est une pure merveille. Les deux autres invités ? Le contrebassiste Renaud García-Fons et le joueur de kemençe (vielle traditionnelle turque) Derya Türkan. Certes, le concert est complet, mais une liste d’attente a été ouverte. 31.03 > MC2 Yātrā C’est, après Israel Galván, l’autre grand nom espagnol du flamenco qui a fougueusement investi les scènes européennes avec son art ancestral revisité. Dans ce spectacle (que nous n’avons pas vu), Andrés Marín ira ainsi du flamenco à l’Inde du Nord en passant par le hip-hop de Kader Attou. Un grand écart oui, mais souvent parfaitement maîtrisé dans son

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Rosalie Blum

ECRANS | de Julien Rappeneau (Fr., 1h35) avec Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaaz, Anémone…

Vincent Raymond | Mardi 22 mars 2016

Rosalie Blum

On se réjouissait de voir portée à l’écran une BD parmi les plus originales de cette dernière décennie ; dommage que pour son premier film en tant que réalisateur, le scénariste Julien Rappeneau ait manqué le coche en signant cette adaptation de l’œuvre de Camille Jourdy. A-t-il été trop fidèle à l’original ? Pas assez rigoureux sur la direction d’acteurs ? Seul le décor urbain d’une province insipide (pardon pour la ville de tournage) semble ne pas souffrir de la transposition. Ce n’est pas le cas de certains personnages. Si Kyan Khojandi offre une neutralité bienveillante au sien, Noémie Lvovsky, dans le rôle-titre, surjoue l’effacement chuchoté avec une affection calamiteuse. Révélée dans des emplois pétulants, à l’aise lorsqu’il s’agit de faire passer force ou menace, la réalisatrice-actrice se montre beaucoup moins convaincante dans les minauderies. On se console ici avec des comédiens égaux à eux-mêmes (au point qu’ils doivent être inquiétants dans la vie quotidienne), Anémone et Philippe Rebbot…VR

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Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

CONNAITRE | Si cette période de l’année n’est pas la plus riche culturellement parlant (doux euphémisme), il y a tout de même moyen de s’occuper intelligemment. Le PB vous propose un programme jour par jour, fait de visites, de cinéma, de musique, de spectacles… Libre à vous de le suivre ou non, dans l’ordre ou dans le désordre. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

Mercredi 23 décembre Avant-dernier jour pour foncer au fameux Marché de Noël de Grenoble et ainsi se mettre dans l’ambiance fêtes si ce n’est pas encore fait. Un journée qui se terminera avec un concert gratuit du groupe Funky Caravane à 18h square du Docteur Martin. Jeudi 24 décembre Si de la famille et/ou des amis viennent vous rendre visite à Grenoble pendant les fêtes, emmenez-les absolument au Musée archéologique de Grenoble. Oui, on en a déjà souvent parlé, mais comme pas mal de monde ne semble pas encore connaître l’un des lieux les plus fascinants de la ville… En plus, l’entrée est gratuite, donc vous pouvez y aller en nombre. Attention tout de même : le musée est fermé le mardi et les 25 décembre et 1er janvier. Vendredi 25 décembre

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Sublime Arcosm

SCENES | On en avait déjà causé en septembre dans notre Panorama de rentrée culturelle : c’est la compagnie lyonnaise Arcosm de Thomas Guerry (à gauche) et (...)

Aurélien Martinez | Mardi 10 novembre 2015

Sublime Arcosm

On en avait déjà causé en septembre dans notre Panorama de rentrée culturelle : c’est la compagnie lyonnaise Arcosm de Thomas Guerry (à gauche) et Camille Rocailleux (à droite donc !) qui sera en résidence à la Rampe d’Échirolles pendant trois saisons. Une bonne nouvelle tant les deux artistes (l’un chorégraphe, l’autre musicien) ont développé un langage commun original, matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès. Une résidence qui commence officiellement cette semaine avec la présentation de leur nouvelle pièce jeune public Sublime. Une pièce imaginée au sein d’un ensemble plus grand comme nous l’explique le chorégraphe Thomas Guerry : « On a d’emblée pensé ça en deux temps. Sublime est donc le premier volet de ce diptyque. Quant au second volet, il s’appellera Subliminal. Deux pièces qui vont tourner autour de notre rapport à l’image : pour Sublime, cette manière que l’on a de sans cesse sublimer notre image, de la manipuler pour ressembler à une icône ou à

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Par accident

ECRANS | De Camille Fontaine (Fr, 1h25) avec Hafsia Herzi, Émilie Dequenne, Mounir Margoum…

Vincent Raymond | Mardi 13 octobre 2015

Par accident

Amra écrase un piéton alors qu’elle est au téléphone. Effondrée, cette jeune mère, dont l’époux n’est pas en règle, s’attend au pire. Mais à sa grande surprise, Angélique, une jeune infirmière délurée, témoigne en sa faveur. Elles deviennent amies… Sur le papier, tout semble y être : une ébauche d’intrigue à la Highsmith, un contexte social bien marqué avec des personnages dignes de Guédiguian et même la touche arty – le Beau Bizarre (Christophe) pour une B.O.… bizarre. Pourtant, ça ne prend jamais tout à fait, malgré des comédiens estimables – parmi lesquels la découverte Mounir Margoum. Peut-être aurait-il fallu n’épouser que le point de vue d’Amra pour sentir une tension grandissante de thriller, et non des fragments. Le vrai mystère du film concerne cependant le look Bruno Gollnisch d’Emmanuel Salinger. Est-il délibéré ? En tout cas, il effraie.

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Danse : une saison, cinq spectacles

SCENES | On a épluché les programmations des différentes salles de l'agglo qui proposent de la danse. On a retenu cinq propositions, à base d'Akram Khan, de Kaori Ito, de Josette Baïz, d'Arcosm ou encore de Chicos Mambo.

Aurélien Martinez | Lundi 14 septembre 2015

Danse : une saison, cinq spectacles

Sublime « Arcosm, une nouvelle compagnie en résidence pour trois saisons » : voilà, la plaquette de la Rampe d’Échirolles confirme la nouvelle. L’excellente nouvelle même, le danseur et chorégraphe Thomas Guerry et le musicien et compositeur Camille Rocailleux ayant mis en place en presque quinze ans un univers artistiquement fort matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès, ou dans des pièces aussi originales que, par exemple, La Mécanique des anges. Un univers où la danse côtoie la musique le plus simplement du monde, comme une évidence. On pourra donc suivre de près la naissance de leurs deux prochaines créations présentées sous forme d’un dytique : Sublime cette saison, proposition tout public pour quatre interprètes sur le paraître, l’apparence et toutes les dérives qui en découlent, et Subliminal à l’automne 201

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"Bounce !", la bloc party d'Arcosm

SCENES | Deux hommes, deux femmes, un parallélépipède et des tas de possibilités : avec "Bounce !", Thomas Guerry et Camille Rocailleux de la compagnie Arcosm affinent avec brio leur idéal de mise en geste du rythme. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 21 avril 2015

Dans 2001 : l'odyssée de l'espace, un enregistrement dans lequel le Dr. Floyd fait état de la découverte, sur la Lune, d'un monolithe de fabrication extraterrestre, se conclut par ces mots : « Son origine et sa fonction demeurent totalement mystérieuses. » On pourrait en dire autant de l'hexaèdre en bois qui se dresse au milieu du plateau de Bounce !, la nouvelle création de Thomas Guerry et Camille Rocailleux. En tout cas pendant ses cinq premières minutes. Passé ce délai et une collision inopinée avec un interprète, il deviendra tour à tour, par le truchement de subtils jeux de lumière et de la propension de ses concepteurs à faire du moindre élément de décor un support de jeu, une bombe à retardement, un bord de précipice, un cajón géant ou encore, justement, une allusion au film de Kubrick. Pour la beauté du geste Au fil des minutes, il apparaît surtout comme un condensé de la structure métallique d'Echoa, (l'indépassable ?) première création de la compagnie Arcosm, magnifiant comme elle par l'

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Le Vertigo, culture club

GUIDE URBAIN | Depuis dix-sept ans, le Vertigo Club anime les nuits grenobloises sur des sons électro. Novateur à son époque, il s'est aujourd'hui imposé auprès d'un public varié. Adeline Gailly

Aurélien Martinez | Vendredi 5 décembre 2014

Le Vertigo, culture club

Inspiré de la tendance électro, le Vertigo naît en 1997 alors que le style peine à être reconnu. « J'étais un extraterrestre à l'époque quand j'écoutais de l'électro » se rappelle Camille, le fondateur. Il relève néanmoins le défi de créer une boîte de nuit dédiée à ce type de musique. Pari réussi puisque la discothèque du centre-ville attire toujours les adeptes d’un genre désormais étendu au grand public. Ce type d'établissement n'était pourtant pas nouveau dans les années 90 à Grenoble. Aujourd'hui disparu, le Drac'Ouest, à Fontaine, organisait déjà des rave-parties. La mauvaise réputation, Camille ne s'en souciait guère : « L'électro c'était l'interdit, c'était synonyme de décadence mais j'ai misé là-dessus, je trouvais que c'était différent. » De Laurent Garnier au David Guetta des débuts en passant par Cassius ou encore Martin Solveig, nombre de DJ reconnus aux styles bien différents ont usé les platines du Vertigo. « Ce sont ces têtes d'affiche qui permettent de ramener du monde » dixit Camille, qui refuse pour autant

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Notre sélection de Noël

ACTUS | Pour Noël, plusieurs choix de cadeaux culturels sont possibles. Les palpables (bouquins, DVD, CD...) comme les immatériels. Nous avons privilégié les seconds, en vous concoctant une sélection de concerts et spectacles (dont il reste des places) à voir dans la région. Une sélection très ironiquement thématisée ! La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 10 décembre 2013

Notre sélection de Noël

Pour les teufeurs proprets Nuits sonores (le festival électro de Lyon, cette année du 28 mai au 1er juin) et Musilac (à Aix-les-Bains du 11 au 13 juillet) sont des festivals sympathiques : ils lâchent avant Noël des places à des tarifs avantageux. Pour Nuits sonores, on peut réserver un pass 3 nuits à 77 €, sans néanmoins connaître la prog (qui est toujours de haut niveau). Pour Musilac, où sont déjà annoncés Motörhead, Stromae, Shaka Ponk ou encore –M–, 10 000 pass 3 jours sont en vente au prix de 89, 90 € (au lieu de 119, 90 €). À noter que comme la date du 17 avril au Summum est complète (ainsi que celle de Lyon la semaine d’après), pour voir le phénomène Stromae dans la région, ce sera forcément à Aix-les-Bains.www.nuits-sonores.comwww.musilac.com

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À la merveille

SCENES | Echoa, première création de la compagnie Arcosm datant de 2001, a connu (et connaît toujours) un succès international impressionnant avec ses quelque 800 (...)

Aurélien Martinez | Lundi 14 octobre 2013

À la merveille

Echoa, première création de la compagnie Arcosm datant de 2001, a connu (et connaît toujours) un succès international impressionnant avec ses quelque 800 représentations (peu d’artistes français tournent autant, et ceux qui y arrivent sont généralement des stars de la danse déplaçant les foules sur le seul nom). Un spectacle qui se base sur deux questions : comment sonne la danse, et comment danse la musique ? Sur le plateau, ils sont quatre interprètes, dont Thomas Guerry et Camille Rocailleux eux-mêmes (*), qui s’aventurent l’un et l’autre dans une discipline qu’a priori ils ne maîtrisent pas. Mais avec un souci de la perfection et une intelligence dans la conception de l’ensemble qui brouillent habilement les frontières pourtant superbement dessinées dans la très courte scène d’ouverture – un duo de danse aérien au son de deux xylophones. Pendant une heure, en sept tableaux imaginés au sein d’une gigantesque structure métallique, les corps s’expriment avec grâce... et beaucoup humour ! « Tendre un arc entre corps et son pour d

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« Nous ne sommes pas des artistes du mot »

SCENES | Depuis douze ans, le chorégraphe Thomas Guerry et le percussionniste Camille Rocailleux, fondateurs de la compagnie lyonnaise Arcosm, imaginent et défendent aux quatre coins du monde des spectacles inclassables, entre fantaisie et prouesse. À l'occasion de la reprise à la Rampe cette semaine de leur première pièce (Echoa, un véritable chef-d’œuvre), rencontre avec ces deux grands enfants à la complicité féconde. Propos recueillis par Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 10 octobre 2013

« Nous ne sommes pas des artistes du mot »

Vous vous êtes rencontrés au Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon il y a une quinzaine d’années. Qu’est-ce qui vous a attirés l’un vers l’autre ?Thomas Guerry : C’est le langage qui nous a rapprochés. Camille utilisait son corps comme instrument, et ma danse était très musicale : on se comprenait sans se parler. Frustrés du manque d’échange qu’il y avait entre la musique et la danse au conservatoire, on a partagé un atelier le temps d’un été, sans autre volonté que d’échanger. À l’issue de cette session, nous avons présenté quelques rendus dans un festival et c’est André Curmi, directeur de la scène nationale d’Angoulême, qui nous a mis au défi de monter un spectacle à partir de cette matière. L’été suivant, nous avons créé Echoa.Camille Rocailleux : Il n’y avait aucun plan de carrière au départ. Nous étions portés par un sursaut d’énergie lié au terme de notre cursus, et voulions juste voir comment nos univers pouvaient s’imbriquer. Comment expliquez-vous la longévité de votre rela

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Elle s’en va

ECRANS | D’Emmanuelle Bercot (Fr, 1h50) avec Catherine Deneuve, Camille…

Christophe Chabert | Jeudi 12 septembre 2013

Elle s’en va

Catherine Deneuve en patronne de restaurant avec une mère impotente et une fille irresponsable, qui pète gentiment une durite et décide de prendre sa bagnole pour partir à l’aventure sur les routes de France, voilà qui sent le clin d’œil amusé autour de la star à contre-emploi. Qu’Ozon soit passé par là auparavant importe peu, car c’est ailleurs que se joue l’échec du nouveau film de Bercot : dans son regard très Marie-Chantal sur la province française, alors qu’on la sent vouloir s’inscrire dans le sillage d’un Depardon. Il faut tout de même débarquer de Mars (ou de Paris) pour s’étonner d’y trouver des vieillards qui roulent leur cigarette en tremblant, des beaufs qui draguent tout ce qui passe dans des boîtes de nuit et des réunions d’anciennes miss au Casino L’Impérial d’Annecy. Le road movie autorise certes toutes les déviations, mais là, c’est plutôt le fossé du ridicule que le film se prend régulièrement. Quand Bercot injecte un peu de tenue romanesque dans l’errance, via l’apparition du petit-fils, cela ne s’arrange pas vraiment, avec un sentimentalisme dégouli

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En avant la musique

SCENES | On appelle ça un succès. Et dans le monde de la danse, où les créations ne tournent pas tant que ça (encore moins que les spectacles de théâtre), les plus de (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 septembre 2013

En avant la musique

On appelle ça un succès. Et dans le monde de la danse, où les créations ne tournent pas tant que ça (encore moins que les spectacles de théâtre), les plus de 800 représentations en France et dans une vingtaine de pays font de cet Echoa une pièce totalement unique. Créée en 2001 par Thomas Guerry,  danseur et chorégraphe et Camille Rocailleux, percussionniste, pianiste et compositeur, elle est l’acte fondateur de la compagnie lyonnaise Arcosm – dont on a souvent dit du bien dans ces colonnes. Et a ainsi installé l’univers du duo : celui du croisement entre la danse et la musique avec des spectacles d’une grande inventivité visuelle. Pour Echoa, à ce jour leur plus grande réussite, on croise sur scène deux danseurs qui dialoguent avec deux musiciens dans une scénographie grandiose. Un concert dansé intense qui parle autant au jeune public qu’aux adultes. Immanquable. Echoa, samedi 19 octobre à la Rampe (Échirolles)

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Paysage, soleil couchant – Camille Corot

À la découverte des collections du Musée de Grenoble | [2/ 16] Nos coups de cœur issus des collections permanentes du Musée de Grenoble

Laetitia Giry | Mercredi 17 juillet 2013

Paysage, soleil couchant – Camille Corot

Nom de l’artiste : Camille Corot (1796-1875) Titre de l’œuvre : Paysage, soleil couchant Médium : peinture Mouvement auquel l’intégrer : Paysage classique Analyse : Charles Baudelaire, poète moderne mélancolique et critique d’art pendant l’époque charnière de la première partie du XIXe siècle, disait du peintre Corot : « Il étonne lentement, il enchante peu à peu. » Comme à son habitude, il vise juste en peu de mots : chez Corot, pas d’éblouissement, pas de révolution immédiate, mais une beauté immuable qui se révèle au regardeur « peu à peu », pas à pas. De facture assez classique, ses peintures (portraits et paysages) se nourrissent plus de littérature, de mythes et de musique que des soubresauts du présent. Ainsi le peintre évolue-t-il un peu en marge de son temps, et délivre-t-il des œuvres comme ce Paysage, soleil couchant, merveille de représentation pastorale d’un lieu perçu comme idyllique, mais non sans nuances… Le crépuscule irradie la droite de la toile d’une lumière extraordinaire, dont le doré se reflète en

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Camille Claudel 1915

ECRANS | De Bruno Dumont (Fr, 1h35) avec Juliette Binoche, Jean-Luc Vincent…

Christophe Chabert | Jeudi 7 mars 2013

Camille Claudel 1915

Avec ce Camille Claudel 1915, Bruno Dumont aura au moins réussi une chose : montrer que rien ne résiste au dogmatisme de sa démarche, ni actrice star, ni reconstitution d’époque, ni évocation d’un personnage réel. Même les véritables pensionnaires de l’asile où Camille Claudel se trouve enfermée sont réduits par la caméra de Dumont à n’être que des figures grimaçantes sorties d’une toile de Jérôme Bosch, ersatz des comédiens amateurs de ses films précédents. Dans le dossier de presse, le réalisateur et son actrice parlent de la « rienté » (sic) qu’on voit à l’écran : Camille ne fait rien et il ne se passe rien, elle attend la visite de son frère Paul en regardant la lumière et en préparant ses repas. C’est en fait Paul qui intéresse vraiment Dumont : une scène résume son discours, celle où, en écrivant une lettre, il bande ses muscles comme pour éprouver son propre corps. Depuis La Vie de Jésus, la question du dualisme chrétien hante Dumont, du pêché charnel à la libération de l’esprit hors de son incarnation terrestre. Il rabâche la question dans des films de plus en plus exsangues, focalisés sur cette quête religieuse (spirit

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Awards 2012 musique

MUSIQUES | L’award du meilleur fumoir pendant un festival : la tribune du Stade des Alpes L’interdiction de fumer dans les lieux publics a poussé certains (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 musique

L’award du meilleur fumoir pendant un festival : la tribune du Stade des Alpes L’interdiction de fumer dans les lieux publics a poussé certains organisateurs de soirées à innover. Les tauliers de l’asso MixLab, qui géreront la nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles prévue pour 2014, sont de ceux-ci. En septembre dernier, pour leur festival Jour & Nuit, ils avaient investi divers lieux patrimoniaux emblématiques de Grenoble : le Muséum d’histoire naturelle, l’école d’art... Et surtout l’un des salons du Stade des Alpes, avec vue imprenable sur la pelouse vide via les tribunes. Des tribunes transformées ainsi en fumoir, d’où l’on pouvait se reposer entre deux sets électro : classe. L’award du meilleur clip made in Grenoble : Le Topo des Monkey Theorem Présent sur leur premier album Instinct Primate, le morceau Le Topo du groupe grenoblois Monkey Theorem est agréable et efficace – on reste certes dans un rap très classique, avec néanmoins quelques ajouts groovy pertinents. Mais c’es

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Dix bonnes raisons d’écouter Camille

MUSIQUES | Camille est sans aucun doute ce qu’il est arrivé de mieux à la chanson française ces dernières années. À l’occasion de son concert grenoblois, retour sur le parcours de cette artiste atypique et prolifique en dix titres. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 19 octobre 2012

Dix bonnes raisons d’écouter Camille

Les Ex (album Le Sac des filles) L’histoire raconte que Camille a validé son stage de fin d'études à Sciences-Po Paris en 2002 avec l’enregistrement du Sac des filles. Un premier album agréable mais pas forcément révolutionnaire, sur lequel l’auteure-compositrice fait néanmoins preuve d’un certain talent dans l’écriture. En témoigne le titre Les Ex, construit en allitérations : « Tu m'exaspères avec tes ex / Avec tes ex à deux vitesses [...] / Mais je sais / Que les ex c'est sexe c'est sexy. » Si la version studio n’est pas déplaisante, c’est en live que le morceau prend véritablement toute sa force. Comme tout l’univers de Camille ! La version du titre présente sur l'album Live au Trianon Seeing Is Believing (album Ennemy & Lovers de Scratch Massive) Jean-Louis Murat, Gérard Manset, Sébastien Martel... Dès le début de sa carrière, Camille a collaboré avec du beau monde. Au rayon des rencontr

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Camille redouble

ECRANS | Actrice condamnée à jouer les silhouettes dans des films gore, Camille voit son existence partir à vau-l’eau quand son mari Éric décide de la quitter, et se (...)

Christophe Chabert | Jeudi 6 septembre 2012

Camille redouble

Actrice condamnée à jouer les silhouettes dans des films gore, Camille voit son existence partir à vau-l’eau quand son mari Éric décide de la quitter, et se laisse glisser dans les volutes de cigarettes et les vapeurs d’alcool – apesanteur retranscrite dans un générique génial, comme on n’en voit pas souvent dans le cinéma français. Par la grâce d’un horloger un peu sorcier et après un nouvel an très arrosé, elle fait un malaise et se réveille le 1er janvier 1985 à l’hôpital, dans la peau de l’ado qu’elle était alors, quelques jours avant de rencontrer Éric et quelques semaines avant la mort de sa mère. Sur ce canevas, qui tient autant de Nietzsche – supporter de revivre la totalité de son existence, douleur et plaisir confondus – que du Coppola de Peggy Sue s’est marié, Noémie Lvovsky, devant et derrière la caméra, s’offre une fantaisie foutraque dans laquelle elle place de vrais moments de mélancolie. Convoquant une galerie de personnages secondaires hauts en couleur et s’entourant d’un groupe de copines au bord de l’hystérie, cousines burlesques de celles qu’elle mettait en scène dans La Vie ne me fait pas peur, Lvovsky privilégie une énergie juvénile à la f

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Entrelacs au château

ARTS | Des œuvres de Camille Claudel disséminées dans les pièces d’un château : quelle heureuse surprise réservée par le conseil général de l’Isère, quelle fabuleuse idée et, en somme … quelle visite à ne pas rater cet été ! Laetitia Giry

Laetitia Giry | Mardi 17 juillet 2012

Entrelacs au château

Perdu dans une nature verdoyante et vallonnée, entre Voiron et le lac de Charavines, le château de Longpra siège fièrement au bout d’une allée d’arbres au cachet millénaire (et d’ailleurs classée). Entouré de douves et d’un petit pont-levis encore remonté chaque soir pour protéger l’intimité des propriétaires des lieux – qui vivent dans l’aile gauche une partie de la semaine –, et l’aile droite, celle ouverte au visiteur, conservée dans son état datant du temps des dernières grandes heures d’une noblesse aujourd’hui déchue. Les visites guidées découvrent l’histoire du lieu, sa chapelle, et surtout son majestueux salon carré paré de miroirs, d’élégants tissus jaunes et gris, riche en ouvertures vers l’extérieur, et valant à lui seul le détour. Cet été, des œuvres des sculpteurs Camille Claudel et, de manière plus anecdotique, Auguste Rodin, ponctuent ce parcours. Un événement très étonnant pour un lieu privé, mais fort appréciable et absolument recommandable… Le charme et la torture Camille Claudel, c’est d’abord la sœur du génie littéraire Paul Claudel, puis l’amante tourmentée du grand et fameux Rodin, et bien évidemment une âme possédée par la folie créatrice

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Il était une voix

MUSIQUES | Elle a d’abord clivé, entre fans absolus louant son originalité, et contempteurs dédaigneux déplorant son originalité fabriquée. Car il faut dire que depuis le (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juin 2012

Il était une voix

Elle a d’abord clivé, entre fans absolus louant son originalité, et contempteurs dédaigneux déplorant son originalité fabriquée. Car il faut dire que depuis le Fil, son exceptionnel second album sorti en 2005, Camille est l’une des figures musicales françaises qui attise le plus la curiosité. Pas de chance pour elle, elle a émergé au même moment que la scène dite de la nouvelle chanson française, alors qu’elle n’a finalement pas grand chose à voir avec ses faux camarades de jeu. Elle est ailleurs, un cran au-dessus, et les artistes les plus passionnants que nous ayons interviewés dans nos colonnes (Christophe, Claire Diterzi...) ne s’y sont pas trompés, louant à tour de bras ses qualités. Et puis finalement, à l’automne dernier, elle a sorti Ilo Veyou, quatrième album jonglant entre l’anglais et le français, enregistré en partie

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Low life

ECRANS | De Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval (Fr, 2h03) avec Camille Rutherford, Arash Naimian…

François Cau | Vendredi 30 mars 2012

Low life

Rabâchant de manière obsessionnelle leur sujet de prédilection (les sans-papiers brimés par un état français au bord du fascisme), le couple Klotz - Perceval avait jusqu’ici réussi à imposer un ton, mêlant mise en scène rigoureuse et surgissement de corps encore marqués par la réalité. Avec Low Life, ils ont voulu changer d’axe : regarder non pas les migrants clandestins mais leurs soutiens, une jeunesse qui relève plus d’un fantasme bressonien (Le Diable probablement, gros surmoi du film) que d’une quelconque contemporanéité. Le résultat est insupportable d’arrogance satisfaite, les comédiens rouillant dans les plans en débitant d’une voix blanche un texte impossible, mélange de slogans politiques et de poésie romantique sur fond de musique électro lancinante. On ne leur jette pas la pierre, c’est bien le dogmatisme des cinéastes qui est en cause, et leur avant-gardisme supposé est plutôt un cache-misère à leur incapacité à raconter correctement leur histoire. La deuxième heure, interminable, bascule dans le romanesque en racontant la claustration volontaire et parano de deux amants (l’une française, l’autre afghan). Ça aurait pu être du Polanski ; c’est juste

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L’Oiseau

ECRANS | D’Yves Caumon (Fr, 1h33) avec Sandrine Kiberlain, Clément Sibony, Bruno Todeschini…

François Cau | Jeudi 19 janvier 2012

L’Oiseau

Alors que partout ailleurs, le cinéma d’auteur semble prendre conscience que la radicalité formelle ne vaut rien si elle ne sert pas à intensifier les émotions (des personnages et des spectateurs), la France continue à délivrer des films «poissons-mort», beaux mais froids et l’œil vide. Oiseau-mort dans ce cas précis, puisque Yves Caumon fait de la brève existence du volatile, incrusté dans l’appartement d’une Sandrine Kiberlain qui, pour une fois, ne se retrouve pas à jouer les seconds rôles indignes de sa valeur d’actrice, la durée nécessaire de son retour à la vie. Le début, intrigant, ressemble à certains Polanski première période : le film observe une névrose depuis les craquements des murs, les ombres du dehors, les manies inexpliquées de l’héroïne… Quand il s’aventure hors de l’appartement, le film perd peu à peu toute étrangeté, mais surtout, Yves Caumon révèle trop tôt le pourquoi de ce comportement, ramenant le tout à un banal psychodrame. Ne reste plus alors que l’arrogance de longs plans méticuleusement composés et éclairés, un cinéma qui se regarde filmer et qui ne véhicule ni émotions, ni idées, juste des intentions. CC

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