Dolce Cinema et Spacejunk reçoivent le plasticien Ernest Pignon-Ernest au cinéma Le Club mercredi

Vincent Raymond | Mardi 5 novembre 2019

Photo : ©DR


Histoire de se mettre en jambes avant les 13es Rencontres du cinéma italien (du 16 au 30 novembre), Dolce Cinema organise une séance exceptionnelle, mercredi 6 novembre, à 20h15, au cinéma Le Club de Grenoble. En partenariat avec Spacejunk et en compagnie du plasticien Ernest Pignon-Ernest, on projette Se torno, documentaire interrogeant le souvenir de Pier Paolo Pasolini quarante ans après sa mort, hanté par la célèbre image du poète portant son propre cadavre. Un événement à bien des égards.


Se Torno

D'Ernest Pignon Ernest (Fr, It - 1h) documentaire

D'Ernest Pignon Ernest (Fr, It - 1h) documentaire

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Qu'est-ce que nous avons fait de sa mort ? Quarante ans après l'assassinat de Pasolini, Ernest Pignon-Ernest entreprend un voyage en Italie pour poser cette question sur les lieux de la vie, de l'œuvre et de la mort du poète. À Rome, Ostie, Matera et Naples, l’artiste interpelle les habitants et les passants en collant sur les murs une piéta laïque dans laquelle Pasolini, au regard sévère, porte son propre corps sans vie. Si je reviens suit le parcours existentiel de cette image, de sa genèse à son insertion dans la réalité des villes italiennes. En cela, le film interroge la permanence de la pensée de Pasolini dans l'imaginaire collectif et témoigne du déchirement qu'il suscite encore aujourd'hui. Entre fascination et refus chez les personnes rencontrées, l'image de Pasolini apparaît comme une sentinelle, un appel à la lucidité et à l'engagement dans nos sociétés.


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Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

ACTUS | Fresque offerte aux yeux des passants, l’œuvre d'Ernest Pignon-Ernest réalisée sur un des murs de la Bourse du travail à la Villeneuve (Grenoble) se délite année après année. Afin de sauvegarder cette pièce d'importance, le centre d'art lance une opération de financement participatif pour la rénover.

Charline Corubolo | Mardi 10 mai 2016

Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

Si Spacejunk fait appel à vous, ce n'est pas pour vous enrôler dans son équipe, mais pour vous faire participer à un projet plus important. Défenseur acharné de l'art urbain, le centre d'art grenoblois s'attaque aujourd'hui à un chantier de grande ampleur : la réfection de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest située près de Grand'Place, dans le quartier de la Villeneuve. Considéré comme l'un des pères fondateurs du street art, l'artiste a réalisé cette œuvre en 1979 sur l'un des murs de la Bourse du travail. C'est à la suite d'échanges sur place avec des travailleurs et des habitants que le peintre se lance dans cette composition de 5 mètres de haut pour 14 de long traitant des dangers et des bienfaits du travail, en mêlant peinture et affiches syndicalistes. Presque 40 ans plus tard, l'intégrité de la pièce est en péril, l’enduit servant de support s’effritant. Spacejunk a donc ouvert une campagne de financement participatif, qui se clôture le 25 mai prochain, afin de financer la rénovation. Et à ceux qui ne voient pa

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Une belle fin

ECRANS | D’Uberto Pasolini (Ang-It, 1h27) avec Eddie Marsan, Joanne Froggatt…

Christophe Chabert | Lundi 13 avril 2015

Une belle fin

Fonctionnaire gris dans une banlieue grise de Londres, John May est chargé de retrouver les proches des personnes décédées dans l’anonymat. Un travail qui le passionne, si tant est que ce petit bonhomme à la vie monacale et monotone puisse être qualifié de passionné. Aussi, quand il apprend que son job est menacé, il met toute son énergie pour réunir famille et amis de son voisin, Billy Stoke. Uberto Pasolini (rien à voir avec Pier Paolo) n’a pas peur du pléonasme visuel pour illustrer cette histoire au demeurant originale, même si un bon court-métrage aurait sans doute suffit à en faire le tour. Cadres au cordeau dont la répétition donne le la d’une existence désespérante, interprétation monoexpressive du pourtant excellent Eddie Marsan, petite musique triste qui revient à intervalles réguliers sur la bande-son ; tout est fait pour conférer une ambiance de crépuscule funéraire à cet objet dont la mélancolie est purement fabriquée. Sans parler d’un scénario programmatique, dont l’enjeu est cousu de fil blanc : comment ce John May va retrouver le goût de la vie en redonnant sa dignité à un mort. La fin est en cela une petite leçon de cynisme tire larmes, repos

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Pasolini

ECRANS | Etre ou ne pas être un biopic, là est la question qui se pose à tout cinéaste qui se respecte abordant la vie d’un homme célèbre. Pasolini vu par Ferrara n’est (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Pasolini

Etre ou ne pas être un biopic, là est la question qui se pose à tout cinéaste qui se respecte abordant la vie d’un homme célèbre. Pasolini vu par Ferrara n’est pas plus une bio filmée de l’auteur d’Accatone que ne l’était le Saint Laurent de Bonello ; ladite vie est réduite aux dernières vingt-quatre heures du romancier-réalisateur-essayiste, mais Ferrara crée des trouées de fiction dans sa chronologie : les images de Salo, des extraits de Pétrole, grande œuvre romanesque inachevée, ou un article polémique sur le monde contemporain deviennent les réels événements de la première partie, de loin ce que Ferrara a tourné de mieux depuis des lustres. Pasolini (via son interprète, Willem Daffoe, excellent) avance d’un pas serein vers une fin dont il semble avoir la prémonition, comme en témoigne cette scène magnifiquement mise en scène où la caméra accompagne son retour dans sa famille sans effusion, dans une harmonie retrouvée où chacun reprend naturellement sa place. La manière dont Ferrara adapte à l’écran les bribes de son dernier roman est

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