La Cinémathèque de Grenoble propose "Le Petit Fugitif" ce samedi

Vincent Raymond | Mardi 12 novembre 2019

Photo : ©DR


Sorti de l'oubli voilà dix ans, ce film du très inspiré trio Morris Engel, Ruth Orkin et Ray Ashley suit les déambulations d'un gamin de 7 ans à qui son grand frère a fait croire qu'il l'avait tué. Filmé à hauteur du mioche, Le Petit Fugitif (1953) l'accompagne dans le monde de cocagne de Coney Island, où le divertissement a toujours l'air un peu inquiétant. Un chef-d'œuvre précurseur de la Nouvelle Vague et du cinéma direct, présenté au cinéma Juliet-Berto samedi 16 novembre, à 16h.


Le Petit fugitif

de Morris Engel, Ruth Orkin (ÉU, 1h20) avec Richie Andrusco, Richard Brewster

de Morris Engel, Ruth Orkin (ÉU, 1h20) avec Richie Andrusco, Richard Brewster

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Dans ce film de 1953, un petit garçon persuadé d'avoir causé la mort de son frère s'enfuit à Coney Island, immense plage new-yorkaise dédiée aux manèges et à l'amusement...


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Le Petit fugitif

ECRANS | de Morris Engel, Ruth Orkin, Ray Ashley (1953, EU, 1h20) avec Richie Andrusco, Rochard Brewster...

François Cau | Vendredi 6 février 2009

Le Petit fugitif

On fête cette année le cinquantenaire de la Nouvelle Vague, mouvement cinématographique français majeur. En 1959 sortirent ainsi de nombreux films fondateurs, dont Les 400 coups de François Truffaut. Truffaut qui expliqua à l’époque que la Nouvelle Vague n’aurait jamais existé sans le « beau film » qu’est Le Petit fugitif. Réalisé en 1953, ce long-métrage suit l’itinéraire de Joey, un gamin new-yorkais de sept ans qui s’enfuit à Coney Island persuadé – à tort – d’avoir causé la mort de son frère. Là-bas, il découvrira un monde merveilleux fait d’amusements et d’attractions foraines, tel le labyrinthe féerique de ses rêves de cow-boys. Les trois réalisateurs, venus du journalisme et de la photographie, filment avec une grande liberté et très peu de moyens cette ode à l’enfance, se permettant ainsi de poser leur caméra (une 35 mm compacte et passe-partout, une innovation pour l’époque) à hauteur de leur personnage. On suit ainsi les déambulations de Joey, sa recherche d’un plaisir innocent pour masquer sa culpabilité. La simplicité du récit devient alors la condition pour rentrer sans a priori dans le film : on regarde le monde à travers les yeux de Joey

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