Snowpiercer - Le Transperceneige

ECRANS | Inspiré d'une BD du régional Jean-Marc Rochette, le désormais classique de Bong Joon-ho est à voir (ou revoir) au Club lundi 16 décembre.

Vincent Raymond | Mardi 10 décembre 2019

Photo : ©DR


Le décidément bien inspiré cycle Rec IFs organisé par les Cafés de la Collapsologie de Grenoble joue à domicile en programmant, lundi 16 décembre, à 20h15, au Club, l'adaptation de la BD du régional Jean-Marc Rochette, signée par Bong Joon-ho. Thriller ferroviaire, conte social d'anticipation et superproduction internationale, le voyage est aussi glaçant que spectaculaire. N'imaginez pas un instant frauder pour monter à bord de ce bolide.


Snowpiercer, le transperceneige

De Bong Joon Ho (Corée du Sud, 2h05) avec Chris Evans, Song Kang-Ho...

De Bong Joon Ho (Corée du Sud, 2h05) avec Chris Evans, Song Kang-Ho...

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2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter.


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Snowpiercer

ECRANS | Après "The Host" et "Mother", Bong Joon-ho frappe à nouveau très fort avec cette adaptation cosmopolite d’une bande dessinée française des années 80, récit de SF se déroulant dans un train tournant sans fin autour d’un monde rendu à l’ère glaciaire. Épique et politique, une fable très sombre d’une grande intelligence dans son propos comme dans sa mise en scène. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 24 octobre 2013

Snowpiercer

Même après sa fin, le monde continue de tourner. Enfin, pas exactement, car ce sont plutôt les humains qui le peuplent, derniers survivants d’une hasardeuse expérience scientifique ayant plongé la planète dans une nouvelle ère glaciaire, qui en sont réduits à faire des révolutions à bord d’un train-arche en mouvement perpétuel. La révolution, à l’autre sens du terme, couve dans les wagons de queue, où sont stockés dans des conditions de salubrité dégradantes les miséreux, à qui l’on enlève leurs enfants pour les emmener dans les wagons de tête, ceux des nantis. Bong Joon-ho, génial cinéaste sud-coréen de The Host et de Mother, a trouvé dans Le Transperceneige, BD française culte parue dans les années 80, cette cruelle métaphore d’une lutte des classes qui survit à l’apocalypse, repensant l’habituelle distribution verticale des rôles (les riches en haut, les pauvres en bas) dans une habile horizontalité. C’est à peu près tout ce qu’il a gardé du récit original, se laissant toute liberté créative p

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Gravité sur la rentrée ciné

ECRANS | Après un été en demi-teinte, les quatre prochains mois devraient confirmer le cru exceptionnel de cette année 2013. Avec les locomotives cannoises et une pléiade d’auteurs dont on trépigne de découvrir les nouveaux opus, la rentrée est en effet salement musclée. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 27 août 2013

Gravité sur la rentrée ciné

Après le marteau-piqueur estival qui faisait résonner semaine après semaine le même air connu fait de blockbusters, d’animation pour gamins décérébrés, de films d’auteur qu’on ne savait pas où mettre ailleurs et de comédies françaises dont tout le monde se fout, le cinéma reprend ses droits comme à chaque rentrée, avec des œuvres plus audacieuses et moins routinières. C’est évidemment le cas des deux gagnants du dernier Cannes, en l’occurrence La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche (9 octobre) et Inside Llewin Davis des frères Coen (6 novembre). Rien de commun toutefois entre le roman naturaliste sur les amours adolescentes déployé magistralement, trois heures durant, par Kechiche, et le vagabondage d’un folkeux dépressif et poissard dans l’Amérique des années 60 raconté en mode faussement mineur et vraiment métaphysique par les Coen. Rien, sinon une envie de pousser les murs du cinéma, en faisant imploser les limites de la durée d’un côté, et celles des structures scénaristiques de l’autre. En cela, ce sont les deux grands films insoumis de cette rentrée. On espère pouvoir y adjoindre en cours de route le nouveau Bong Jo

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