Horreur ? Bonheur !

Vincent Raymond | Mardi 8 septembre 2020

Photo : ©Warner Bros.


Nouveauté de cette saison, Les Vendredis de l'horreur programmés par les circuits Pathé créent un rendez-vous pour frissonner en fin de semaine (en même temps, le titre est explicite). Pour commencer en beauté, c'est The Shining (1979) de Kubrick qui a été choisi. Comble du raffinement, cette adaptation contestée par Stephen King est diffusée dans ses deux versions en VO vendredi 18 septembre à 20h30 au Pathé Grenoble et en VF. à Pathé Echirolles le même jour à 20h30. Lorsque l'on sait que celle-ci a été supervisée par Michelle Deville avec les voix, notamment, de Jean-Louis Trintignant, Med Hondo et Jacques François, on n'hésite pas. Des voix à la musique, il n'y a qu'un pas : les mélomanes, eux, auront une pensée supplémentaire pour le compositeur de la BO, Krzysztof Penderecki, disparu en mars dernier. VR

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Grands espaces pour grands écrans au Ciné-Club de Grenoble...

ECRANS | ... qui propose notamment de (re)voir le mythique "2001, l’Odyssée de l’espace" mercredi 10 avril.

Vincent Raymond | Lundi 8 avril 2019

Grands espaces pour grands écrans au Ciné-Club de Grenoble...

Vous avez vu Roma ? Sur Netflix ? Et sur votre portable ? OK, il est temps de remettre les choses à l’endroit. Non pas grâce une projection du film d'Alfonso Cuarón dans une salle obscure (maintenant que le mal est fait, il faudrait pour cela attendre une conjonction de la Lune en Jupiter dans la maison de Kamoulox), mais avec "Grands espaces, Grand écran", le nouveau cycle du Ciné-Club qui vous prouve dans les grandes largeurs que certains films se conçoivent pour être vus et revus ad libitum en salle dans une intimité partagée. Après avoir convoqué Les Cheyennes de John Ford en ouverture, c’est l’indémodable 2001, l’Odyssée de l’espace (1968, photo) de Stanley Kubrick qui vient donner mercredi 10 avril de la profondeur (sans 3D) métaphysique à l’humanité et son histoire. Si chacune des visions de ce film-monde apporte une nouvelle interrogation (à défaut d’élucider toutes les questions précédentes), sa découverte dans son format "natif" (puisqu’il fut tourné en 65mm) garantit des émotions inédites. En particulier dans l’ultime segment du film, Jupiter et au-delà de l’infini, qui donne sa pleine mes

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"2001 : l'odyssée de l'espace" s'est fait une beauté grâce à Christopher Nolan

ECRANS | Il y a 50 ans sortait en salle un film devenu culte depuis même s’il n’est pas forcément le plus abordable de son auteur : 2001 : l'odyssée de l'espace (...)

Aurélien Martinez | Lundi 11 juin 2018

Il y a 50 ans sortait en salle un film devenu culte depuis même s’il n’est pas forcément le plus abordable de son auteur : 2001 : l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, accompagné au scénario d’Arthur C. Clarke. « Une expérience visuelle dont l’interprétation est laissée libre à tout un chacun » comme l’avait déclaré à l’époque le cinéaste à Playboy. Une œuvre phare dans l’histoire du cinéma, avant-gardiste sur de nombreux points (sur l’intelligence artificielle notamment), dont le réalisateur Christopher Nolan, souvent présenté comme un héritier potentiel de Kubrick, a supervisé la restauration afin de la diffuser dans des conditions similaires à celles de sa sortie. Après une projection événement à Cannes dans une copie en 70 mn, le film sort dans toute la France (à la Nef à Grenoble) ce mercredi 13 juin en version numérique. Grandiose, forcément grandiose.

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Barry Lyndon, l’Histoire d’un arriviste

ECRANS | Le statut de Stanley Kubrick dans l’histoire du cinéma est définitivement unique. Ses films font désormais figure de classiques que les salles programment (...)

Christophe Chabert | Mardi 16 décembre 2014

Barry Lyndon, l’Histoire d’un arriviste

Le statut de Stanley Kubrick dans l’histoire du cinéma est définitivement unique. Ses films font désormais figure de classiques que les salles programment régulièrement, comme on montrerait des tableaux de maître dans un musée des beaux-arts. Il est vrai qu’il n’y a rien de tel qu’un Kubrick pour se laver le regard d’un cinéma contemporain prompt aux académismes de tout ordre, et admirer la manière dont le cinéaste sait à chaque fois déjouer les pièges de ses matériaux. Barry Lyndon (1975) en est un excellent exemple : la reconstitution historique du XVIIIe siècle européen et de ses guerres permet à Kubrick de mobiliser d’impressionnants moyens (des centaines de figurants costumés) et d’appuyer sur son réalisme (ces fameuses scènes d’intérieur uniquement éclairées à la bougie, donnant à l’image une texture inimitable) mais sa mise en scène n’adopte jamais les canons filmiques attendus : il zoome et dézoome dans les plans, passant du proche au lointain selon ce procédé d’ordinaire vulgaire, mais qui produit ici un effet de modernité spectaculaire. Il en est de même pour l’histoire racontée : comment Redmond Barry, Irlandais d’extraction modeste, ambitionne de s’é

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Room 237

ECRANS | De Rodney Ascher (ÉU, 1h42) documentaire

Christophe Chabert | Samedi 15 juin 2013

Room 237

Peu de cinéastes ont suscité autant d’exégèses que Stanley Kubrick, et Shining est, avec 2001, son plus grand remue-méninges. Ce documentaire part donc à la rencontre d’une poignée de mordus ayant disséqué le film jusqu’à son moindre photogramme, traquant faux raccords et indices pour en donner des interprétations parfois attendues – le génocide indien – parfois audacieuses – la shoah – parfois parfaitement farfelues – le type qui y voit des images subliminales partout. Amusant au début, lassant à la longue, notamment à cause du choix d’Ascher d’illustrer ces théories par des images tirées non seulement de Shining et d’autres films de Kubrick, mais aussi d’une pléiade de classiques détournés façon La Classe américaine, Room 237 pose surtout question au cinéphile averti. Les intervenants s’appuient à de nombreuses reprises sur des scènes de la version américaine, plus longue, que Kubrick avait ensuite coupées pour le reste du monde, les jugeant «trop explicatives». En voyant le délire dans lequel certains s’enferment, on aurait tendance, une fois de plus, à lui donner raison. Christophe Chabert

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Aristocrate kubrickien

ECRANS | Ce mercredi 3 octobre, c’est la rentrée pour le Centre Culturel Cinématographique, et rien de tel qu’un petit (un grand !) Kubrick pour marquer le coup. (...)

Christophe Chabert | Jeudi 27 septembre 2012

Aristocrate kubrickien

Ce mercredi 3 octobre, c’est la rentrée pour le Centre Culturel Cinématographique, et rien de tel qu’un petit (un grand !) Kubrick pour marquer le coup. Pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit d’Orange mécanique, film qui n’a cessé de hanter les esprits cinéphiles depuis sa sortie, œuvre interdite qui provoqua le scandale puis la fascination et finalement le malentendu. L’itinéraire d’Alex (Malcolm MacDowell) parsemé d’orgies sexuelles, de crimes cruels et de viols insoutenables, sa "rééducation" par un système qui entend éradiquer la délinquance par une méthode de gavage scopique, puis son impossible retour à la vie civile et enfin son triomphe final, échappe aux idées faciles sur le fascisme rampant. Car à travers lui, c’est bien le portrait d’un aristocrate nietzschéen que tire Stanley Kubrick : un homme au-dessus des valeurs communes, qui invente les siennes propres et renvoie dos-à-dos progressistes hypocrites et conservateurs frelatés dans une même normativité. Le malaise vient de là : Alex est un héros, un vrai, et ses actes échappent aux grilles de lecture politique, religieuse et morale. Par la suite, le CCC proposera un programme joyeusement éclectique 

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