Slalom

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Photo : ©Charlie Bus Production


La très riche sélection du Festival de Cannes 2020, qui a déjà (dé)livré de bonnes surprises sur les écrans, compte quelques productions tournées en région Auvergne Rhône-Alpes. Et notamment le premier long métrage de Charlène Favier, Slalom, se situant dans les hauteurs enneigées de Bourg-Saint-Maurice et racontant l'empire d'un entraîneur de ski sur une jeune sportive, interprétée par une comédienne non moins jeune mais dont on a eu l'heur de souligner les prometteurs débuts dans Ava (2017), Noée Abita. Déjà auréolé du Prix d'Ornano-Valenti décroché au festival d'Angoulême, le film sortira début novembre mais sera présenté en avant-première au public du Club le samedi 17 octobre, à 20h15. Allez-y tout schuss !

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"Slalom" : sortie de piste

Drame | ★★★☆☆ Un film de Charlène Favier (Fr-Bel, 1h30) avec Noée Abita, Jérémie Renier, Marie Denarnaud… Sortie le 19 mai

Vincent Raymond | Jeudi 13 mai 2021

Lyz, 15 ans, intègre une classe de ski-études. Délaissée par ses parents, l’adolescente douée va rapidement passer sous la coupe d’un entraîneur abusif… À l’instar de la pratique du ski, le traitement de certains sujets sensibles réclame du tact et de l’équilibre ; le moindre faux-pas entraînant une chute fatale. Celui dont la réalisatrice Charlène Favier s’empare à beau croiser une double actualité (la mise au jour de scandales dans l’univers des sports de glace en particulier et l’avénement du mouvement #MeToo en général), il n’était pas exempt d’un risque de manichéisme, en (sur)chargeant facilement le coupable, ou en édulcorant ce qu’elle représente. Au contraire a-t-elle choisi de montrer la construction d’une mécanique d’emprise dans son détail, dans la complexité de son irrésistible déploiement, ne cachant pas l’existence d’une responsabilité collective – un "terreau favorable" pour un prédateur. En découle l’apparente acceptation de la victime, son mutisme malgré les appels à l’aide. Admirablement servi par Noée Abita et Jérémie Renier, duo qui ne s’épargne rien dans l’épreuve, ce film va au-delà du "

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"Slalom" : sortie de piste

ECRANS | ★★★☆☆ De Charlène Favier (Fr.-Bel., 1h30) avec Noée Abita, Jérémie Renier, Marie Denarnaud… En salles le 16 décembre.

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Lyz, 15 ans, intègre une classe de ski-études. Délaissée par ses parents, l’adolescente douée va rapidement passer sous la coupe d’un entraîneur abusif… À l’instar de la pratique du ski, le traitement de certains sujets sensibles réclame du tact et de l’équilibre ; le moindre faux-pas entraînant une chute fatale. Celui dont Charlène Favier s’empare a beau croiser une double actualité (la mise au jour de scandales dans l’univers des sports de glace en particulier et l’avènement du mouvement #MeToo en général), il n’était pas exempt d’un risque de manichéisme, en (sur)chargeant facilement le coupable, ou en édulcorant ce qu’il représente. Au contraire a-t-elle choisi de montrer la construction d’une mécanique d’emprise dans son détail, dans la complexité de son irrésistible déploiement, ne cachant pas l’existence d’une responsabilité collective, d'un "terreau favorable" pour un prédateur. En découle l’apparente acceptation de la victime, son mutisme malgré les appels à l’aide. Admirablement servi par le duo Noée Abita-Jérémie Renier, duo qui ne s’épargne rien dans l’épreuve, ce film va au-delà du "dossier" en offrant

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"Slalom" : mouvements artistiques à l’Ancien Musée de peinture de Grenoble

Exposition | Organisé par l’Ésad Grenoble Valence, ce "Slalom" plastique invoque la performance autant qu’il interroge la notion d’endurance dans l’art. Une exposition en deux parties qui révèle de jeunes talents et des artistes connus, avec des gestes fondateurs.

Charline Corubolo | Mardi 6 février 2018

« L’art est un sport que nourrit l’esprit où il est question aussi de succès et d’échec. » Tel est le postulat de départ du commissaire d’exposition Bernard Joisten pour son Slalom organisé par l’École supérieure d'art et design Grenoble - Valence et qui dessine actuellement une déambulation rythmée au cœur de l’Ancien Musée de peinture de Grenoble. Scindée en deux parties plastiquement différentes mais où l’action demeure le générateur créatif, la proposition dévoile d’abord, dans la grande bibliothèque, les travaux de huit étudiants-artistes. Se frottant au plus près à la notion d’endurance, ces derniers ont dû réaliser en un temps imparti des peintures à même les cimaises, rendant ainsi le médium physique. Une matérialité qui évoque les Jeux Olympiques de 1968 avec médailles et javelots comme signifiants. Ensuite, dans la salle Matisse, le Slalom se déploie à la surface des murs comme une suite d’éléments et de trajectoires qui mènent à des paysages en mouvement et des situations d’action. On y (re)découvre des artistes connus des lecteurs et lectrices de nos pages expositions comme Alice Assouline et Claude Clos

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"Ava" : et Noée Abita creva l’écran

ECRANS | Dernier été pour les yeux d’Ava, ado condamnée à la cécité s’affranchissant des interdits ; et premiers regards sur le cinéma de Léa Mysius (coscénariste des "Fantômes d’Ismaël" d'Arnaud Desplechin) avec ce film troublant et troublé, ivre de la séduction solaire de la jeune Noée Abita.

Vincent Raymond | Mardi 20 juin 2017

Ava a treize ans, une mère célibataire fantasque, une petite sœur au biberon et une maladie qui va la rendre aveugle à la fin des grandes vacances. Loin de s’apitoyer sur son sort, l’ado profite de ce qui lui reste de vue pour longer les marges avec un jeune gitan qui la fascine… Bonne pioche pour la Semaine de la Critique du dernier Festival de Cannes que ce premier long-métrage de Léa Mysius, tout à la fois empli de la vitalité rebelle de la jeunesse et confronté à l’inéluctable d’une disparition précoce. Un poème sensoriel débarrassé d’un ancrage forcené au réalisme : Ava s’octroie ainsi des parenthèses de folie douce lorsqu’il s’agit d’évoquer le ressenti de la liberté, le frisson de l’incertain. Une révolte métaphorique dans une fuite à la poursuite de la beauté, où la suggestion discrète l’emporte sur la pataude monstration. Garde à vue On sait combien un film peut se trouver transfiguré par son acteur·trice grâce à l’accord intime entre l’interprète et son personnage. Ce que livre ici la débutante Noée Abita tient de la vibration : à l’âge des métamorphoses, avec son regard fixe et

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"Ava" en avant-première mardi au Club

ECRANS | Présenté à Cannes lors de la dernière Semaine de la critique, le premier long-métrage de Léa Mysius (par ailleurs coscénariste avec Desplechin des Fantômes d’Ismaël) y (...)

Vincent Raymond | Mardi 13 juin 2017

Présenté à Cannes lors de la dernière Semaine de la critique, le premier long-métrage de Léa Mysius (par ailleurs coscénariste avec Desplechin des Fantômes d’Ismaël) y a révélé une toute jeune comédienne très prometteuse : Noée Abita. Elle porte sur ses épaules cet Ava dont elle interprète le rôle-titre, celui d’une adolescence plus mûre que sa mère. Vous en conviendrez volontiers lors de l’avant-première organisée par le Club mardi 20 juin à 20h15, en présence de la réalisatrice.

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