La Cinémathèque à huis clos

ECRANS | Ne pas perdre le lien avec son public : c’est l’objectif premier de l’établissement grenoblois, qui renoue donc avec ses ateliers virtuels tout en se préparant à diffuser d’autres contenus en ligne.

Martin de Kerimel | Mardi 17 novembre 2020

Photo : Cheval au galop ou The Horse in motion, Eadweard Muybridge (1878).


Une nouvelle fois obligée de fermer ses portes, la Cinémathèque de Grenoble ne reste pas inactive pour autant. Comme au printemps, elle propose au public de participer à des ateliers en ligne sur l'histoire du cinéma : des rendez-vous fixés les jeudis (pour les adultes) et dimanches (pour les enfants), à des heures variables selon les semaines, et tout au long de ce nouveau confinement. Internet oblige, cette activité se veut interactive : celles et ceux qui y prennent part sont invités à réagir en direct et à poser des questions aux intervenants. Pour participer, il suffit de se servir d'un ordinateur ou d'un smartphone équipé d'une webcam et d'un micro, en ayant d'abord téléchargé l'application Zoom.

Jenny-Jean Penelon, chargée des relations avec le public, se réjouit d'avance d'attirer la curiosité de cinéphiles de tous horizons : « Nous avons pu compter, lors du premier confinement, sur la présence de personnes vivant à Grenoble, mais aussi sur celle de gens venus d'ailleurs, en particulier de la région parisienne. » Lors de ces opérations, la Cinémathèque gagne donc en visibilité. Cela lui permet également de maintenir le lien social auquel sa petite équipe est attachée : chaque atelier démarre par un tour de table virtuel, au cours duquel chaque personne connectée se présente aux autres. La Cinémathèque espère bientôt pouvoir proposer des ateliers sur d'autres sujets (analyse d'images ou histoire des courants du cinéma). Le cas échéant, nous tâcherons de vous en reparler rapidement.

Un avant-goût de la suite...

Avant cela, une autre activité sera prochainement proposée aux cinéphiles confinés : la consultation de documents numériques pérennes. Ses projections s'étant à nouveau interrompues, la Cinémathèque a ainsi eu l'idée d'anticiper un peu sur son programme 2021 et a commencé à enregistrer des entretiens avec certains de ses futurs invités. « L'idée n'est pas de remplacer nos séances de projection, ni même les rencontres qui suivent parfois avec les réalisateurs ou d'autres professionnels de cinéma, précise Jenny-Jean Penelon. L'intention serait plutôt de donner envie d'assister à nos programmes futurs et de revenir en salles dès que cela sera de nouveau possible. »

Pour ce faire, deux vidéos sont en cours de montage pour être diffusées dans le courant de la semaine prochaine : l'une avec Aude Fourel, la réalisatrice de Pourquoi la mer rit-elle ?, un documentaire (musical) sur l'Algérie révolutionnaire des années 60 ; l'autre avec Eugénie Filho, la directrice de publication du magazine Revus et corrigés, qui parlera d'un film d'André Cayatte, Piège pour Cendrillon, sorti en 1965. C'est l'occasion également pour la Cinémathèque de maintenir un contact étroit avec sa communauté, en relayant ses diverses actions sur son site Internet et ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter). Malgré l'incertitude du moment, pas question de renoncer à toute la programmation : en attendant de savoir si elle pourra maintenir ses projections annoncées pour décembre, l'équipe est déjà à pied d'œuvre pour la préparation des programmes suivants, à partir de janvier prochain.

Et le Festival ?

Manifestation-phare de la Cinémathèque de Grenoble, le Festival du Film court en plein air est déjà en pleine préparation : les artistes qui voudraient prendre part à l'édition 2021 (du 29 juin au 3 juillet) sont invités à envoyer leurs films. Certains l'ont déjà fait. Il n'y a bien sûr aucune limite de genre : fictions et documentaires sont acceptés, à condition qu'ils respectent le format court-métrage (moins d'une heure) et aient été réalisés après le 3 mars 2020.

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C'est la saison des amours à la Cinémathèque

Cinéma | Dévoilée il y a quelques jours, la programmation de saison de la Cinémathèque de Grenoble s’articulera de septembre à décembre autour d’un cycle intitulé "La machine à parler d’amour", ponctué de plusieurs séances spéciales. Décryptage.

Damien Grimbert | Mardi 21 septembre 2021

C'est la saison des amours à la Cinémathèque

C’était l’objectif principal de la nouvelle directrice de la Cinémathèque de Grenoble, Gabriela Trujillo : se concentrer sur « les vocations premières du lieu, en l’occurrence la conservation et la valorisation du fond de films de sa collection », tout en continuant son inscription « dans le réseau local, mais également celui des autres cinémathèques françaises et étrangères ». Après avoir longuement arpenté les lieux où sont stockés les films, elle a donc conçu sa programmation autour d’un cycle thématique emblématique, La machine à parler d’amour, avec en filigrane « l’idée du cinéma qui permet un dispositif amoureux qui se réinvente à chaque film ». Dernière avant destruction Inauguré ce jeudi 23 septembre autour de la programmation de L’Âge d’Or de Luis Buñuel et de deux courts-métrages, ce dernier se prolongera ensuite au travers notamment de films de Michel Piccoli (C’est pas tout à fait la vie dont j’avais rêvé), François Truffaut (La Femme d’à côté, en photo), Claire Denis (Trouble Every Day), Woody Allen (

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Des courts ailleurs

ECRANS | Après l’édition virtuelle de 2020, la Cinémathèque de Grenoble renoue avec une forme plus classique de son Festival du film court. Tout en changeant de décor.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

Des courts ailleurs

Cette fois, il n’a pas été possible d’occuper la place Saint-André : le Festival du film court en plein air sera lancé cette année sur l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral, mercredi 30 juin, à partir de 21h. Ensuite, et jusqu’au 4 juillet, les projections de la compétition officielle auront lieu sur ce même site à 21h ou 21h30, précédées d’autres au cinéma Juliet-Berto, dès 19h. Une Nuit blanche est également prévue à Juliet-Berto le 2 juillet, qui commencera à minuit. Ce même jour et jusqu’au 5, des séances de rattrapage seront possibles au cinéma Le Club. La Cinémathèque de Grenoble, organisatrice de l’événement, ne revient pas sur ses fondamentaux : il s’agit toujours d’attirer le public le plus large possible, adultes et enfants, connaisseurs et simples curieux, tout en mettant en valeur ce qui peut faire la richesse de la création contemporaine. Une réelle vitalité ! Tout part d’un choix draconien : preuve que la crise sanitaire n’a pas tari l’envie des artistes, la Cinémathèque a reçu 2234 propositions de courts, issus de 91 pays, et en a retenu une soixantaine. Plusieurs prix sont en jeu, susceptibles de doper la carrière des grands petits films

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L'Anneau en attendant...

Culture | Les événements organisés en plein air cet été sont longtemps restés incertains. D’où l’idée de la Ville de Grenoble d’en regrouper plusieurs à l’Anneau de vitesse. Une bonne solution ? On a posé la question à quelques-uns des intéressés.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

L'Anneau en attendant...

Deux soirées complètes et une troisième qui a elle aussi bien fonctionné : le Festival Magic Bus n’a pas à regretter d’avoir dû quitter l’Esplanade pour rallier la scène de l’Anneau de vitesse. Après le premier soir, Damien Arnaud, coordinateur de Retour de Scène, jugeait que le public avait plutôt joué le jeu des consignes sanitaires. « Cela a fonctionné en bonne intelligence, dans une douce euphorie. » De quoi anticiper positivement le second événement confié à l’association cet été : le Cabaret frappé, du 16 au 20 juillet. Et même si ce n’est pas comparable – cette fois, on parle de concerts gratuits et sans doute de spectateurs autorisés à rester debout. Et 2022 ? Il est trop tôt pour dire si Retour de scène voudra revenir à l’Anneau de vitesse : « Cela pose question. On se dit que la volonté de la Ville n’est pas forcément de s’y installer durablement et l’Esplanade, elle, pourrait être en travaux. Les discussions se poursuivent. » Et la cohabitation entre associations ? « L’idée est bonne et, pour en avoir parlé avec d’autres organisateurs d’événements ailleurs en France, c’est assez rare pour être souligné. Après, c’est bien aussi que chacun

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Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

Rencontre | A l’occasion de son arrivée à la Cinémathèque de Grenoble, on s’est longuement entretenu avec sa nouvelle directrice, Gabriela Trujillo, pour discuter avec elle des orientations qu’elle souhaite donner au lieu. Valorisation des collections, cohérence de la programmation, nécessité d'exigence... On a passé tous les sujets au crible.

Damien Grimbert | Mardi 30 mars 2021

Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

On a connu des périodes plus faciles pour prendre la direction d’une cinémathèque : salles de cinéma fermées jusqu’à nouvel ordre, absence de visibilité sur leur réouverture... Ce qui n’empêche pas pour autant Gabriela Trujillo de faire preuve d’ambitions multiples quant à l’orientation de ce lieu bientôt soixantenaire. Au premier rang de ces ambitions, la défense de son patrimoine cinématographique accumulé au fil des années : « La Cinémathèque de Grenoble a bien sûr comme mission la programmation des films, que ce soit en salle Juliet Berto ou hors-les-murs. C’est, en quelque-sorte, la partie émergente de l’iceberg. Mais ce n’est pas la seule ! Elle possède également une collection de films, de livres et d’affiches d’une richesse unique que je souhaite continuer à valoriser, à renforcer et à présenter aux Grenoblois, afin de faire de ce lieu une étape obligée de la vie culturelle grenobloise. Bien sûr, la conservation de ce patrimoine nécessite des ressources, de la place, des moyens de stockage à des températures et niveaux d’humidité adéquats… dont on ne dispose pas. L’idée, c’est de trouver des moyens, y compris financiers, de valoriser les collections et d’attirer l’a

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Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Cinémathèque de Grenoble | La nouvelle est officielle : Gabriela Trujillo vient de s’installer aux commandes de l'institution. Avant d’entrer dans le vif du sujet, elle a accepté d’expliciter pour nous quelques éléments de son CV.

Martin de Kerimel | Jeudi 18 mars 2021

Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Une nouvelle tête à la Cinémathèque de Grenoble : Gabriela Trujillo remplace à la direction Anaïs Truant, l'administratrice qui assurait l’intérim depuis le départ de Peggy Zejgman-Lecarme, nommée quant à elle conseillère technique au cabinet d’Éric Piolle en fin d’année dernière. La nouvelle responsable a fait des études d’histoire de l’art et un doctorat en études cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Au cours de son parcours professionnel, elle s’est d’abord tournée vers la photo et a travaillé comme conférencière au Bal, un ancien cabaret devenu plateforme d’expositions du 18e arrondissement parisien, puis à la Maison européenne de la photographie, à Paris toujours. Son « expérience principale », selon ses mots, est liée au septième art et notamment à la valorisation du cinéma de patrimoine : elle a longtemps exercé à la Cinémathèque française et, avant sa récente arrivée à Grenoble, y était responsable de l’action culturelle, après avoir occupé des postes de conférencière trilingue et de bibliothécaire. Enseignante et essayiste Ce n’est pas tout : « J’ai aussi une longue expérience d’enseignement supérieur

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Cinémathèque : l’art de la reprise

Classiques | Programme / La Cinémathèque de Grenoble reprend ses activités, avec des films reprogrammés et d'autres nouveaux.

Vincent Raymond | Mardi 22 septembre 2020

Cinémathèque : l’art de la reprise

Raison d’être d’une cinémathèque, le terme "reprise" prend un sens nouveau en cette rentrée 2020 où toutes les grandes institutions culturelles lèvent le voile sur le début de leur saison. Oui, les activités reprennent et donc les projections au cinéma Juliet-Berto. Oui, une partie des rendez-vous ajournés au printemps dernier pour cause de Covid-19 sont reprogrammés. Bonheur de renouer avec Le Péril jeune (11 octobre), avec Parvana une enfance en Afghanistan hors les murs au Musée de la Résistance comme avec The Fits ou Born in Flames ; chance de découvrir le court métrage documentaire d’Aude Fourel Pourquoi la mer rit-elle ? Ce "reliquat" 2019-2020 est complété par la poursuite du cycle Contre-histoire du cinéma (consacrée à présent à la figure de Tarzan) et perpétue les Ciné-Philo, autour de la thématique de la folie : les deux premiers titres annoncés ne peuvent se manquer : Fight Club de Fincher et Shock Corridor de Fuller. Fincher, Fuller, Folie… est-ce l’ann

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Made In Taïwan

Cycle | La Palme de l'originalité à la Cinémathèque de Grenoble : jeudi 12 et vendredi 13 mars, l'établissement programme une série de films taïwanais. De quoi surprendre... agréablement !

Damien Grimbert | Mardi 10 mars 2020

Made In Taïwan

C’était le genre d’événement à vous faire regretter de ne pas vivre à Paris : en avril dernier, la Cinémathèque française consacrait une impressionnante rétrospective au "cinéma de (mauvais) genre taïwanais" des années 60 à 80, composée de treize films rares et à peu près invisibles en toute autre circonstance. C’est donc peu dire que l’on est ravi du choix de la Cinémathèque de Grenoble de reprendre à son tour une partie de ce cycle jeudi 12 et vendredi 13 mars au cinéma Juliet-Berto, avec une sélection allant du film d’auteur contestataire (The Mountain, The End of the Track) au film de sabre en langue taïwanaise (The Vengeance of the Phoenix Sisters), en passant par la comédie sociale transgressive (The Elegant Mr Hu). Comme l’explique Wafa Ghermani, curatrice de la rétrospective, « le titre de la rétrospective joue sur la polysémie de l'expression mauvais genre. Il s'agit de mettre en avant des films qui tentaient de s'échapper de la chape du discours dominant imposé par le gouvernement nationaliste chinois en place. Les films officiels mettaient en scène une société idéale sous l'autorité du gouvernement. Les films

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Active Cinémathèque

ECRANS | La Cinémathèque de Grenoble ne fait pas relâche pendant les vacances. Des cours de critiques de films y seront proposés les 21 février et 6 mars, à 13h30, par un (...)

Martin de Kerimel | Mardi 18 février 2020

Active Cinémathèque

La Cinémathèque de Grenoble ne fait pas relâche pendant les vacances. Des cours de critiques de films y seront proposés les 21 février et 6 mars, à 13h30, par un enseignant de l’UGA. Le 7 mars, une visite guidée sur l’histoire des cinémas grenoblois est programmée à 10h45 (après inscription auprès de l’Office de tourisme). Le 9, à 20h, ce sera la reprise des cinés philo avec Vincere (photo), un film sur l’enfant caché de Benito Mussolini.

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Tout le cinéma par petites touches

ACTUS | Contribuer à la diffusion d’informations précises et fiables : c’est l’un des objectifs de la Cinémathèque de Grenoble lorsqu’elle organise des ateliers Wikipédia. Peggy Zejgman-Lecarme, sa directrice, en explique le fonctionnement.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 novembre 2019

Tout le cinéma par petites touches

L’encyclopédie en ligne a parfois mauvaise presse : elle est accusée de ne proposer que des contenus parcellaires, voire orientés. Entre de bonnes mains, elle offre néanmoins un formidable outil pour la diffusion du savoir. On ne peut donc que se réjouir de l’initiative de la Cinémathèque de Grenoble, fondée sur cet esprit de partage cher à de très nombreux utilisateurs d’Internet. « Nous nous sommes inspirés d’une initiative prise par nos amis de la Cinémathèque de Québec, indique Peggy Zejgman-Lecarme, directrice à Grenoble. Eux accueillent des cinéastes pour parler de leur travail. De notre côté, à plus petite échelle, il nous a paru intéressant de mettre en valeur nos collections et de les partager avec le plus grand nombre. » Ludiques et amicaux, les ateliers sont dirigés par les experts bénévoles de l’association Wikimédia Grenoble. Ils posent le cadre général, rappellent le code éthique qui régit l’utilisation de la Toile et expliquent aux participants comment enrichir le contenu disponible en ligne, en créant des articles de toutes pièces ou en complétant ceux qui existent déjà. « Nous nous efforçons de notre côté de définir un thème un peu en amont

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PB d'or 2018 : cinéma

C'était 2018 | Où l'on sauve deux films de cette année 2018 et où l'on sacre une institution grenobloise.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : cinéma

Le PB d’or de ceux qui resteront : les héros hexagonaux du premier semestre La fin de l’année euphorique (et aquatique) dans les salles ne doit pas faire oublier que son début fut semé de misère. C’est un fait : 2018 ne restera pas dans les annales comme une cuvée prodigieuse pour le cinéma français. Sa fréquentation médiocre, à l’avenant d’une offre calamiteuse, la menait tout droit au "PB de plomb". De ce semestre maudit que beaucoup voudront effacer de leurs mémoires, on sauvera deux films qui ont ensoleillé la morne plaine. En premier chef Jusqu’à la garde, baffe monumentale de la Mostra 2017, premier long-métrage de Xavier Legrand sorti en février. Porté par une interprétation au couteau, ce drame familial oppressant poursuit le film court du réalisateur sur le même thème sans redondance (très bon point) et confirme le talent d'un jeune auteur aussi brillant dans la direction d’acteurs que la mise en scène. Ensuite

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cinegrenoble.fr : « L’histoire des cinémas grenoblois mérite d’être racontée »

ACTUS | cinegrenoble.fr, c'est une plateforme web qui propose une « chrono-géographie des cinémas à Grenoble et son agglomération ». Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque de Grenoble qui porte le projet, nous expose les objectifs de cette chouette initiative.

Alice Colmart | Mardi 15 mai 2018

cinegrenoble.fr : « L’histoire des cinémas grenoblois mérite d’être racontée »

Le Méliès, le Pathé Chavant, le Club... Ces cinémas de l'agglomération grenobloise ont tous une histoire qui, pour Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque de Grenoble, « mérite d’être racontée ». D'où le site internet www.cinegrenoble.fr lancé il y a trois ans afin de « proposer une carte interactive permettant de voyager dans le temps et découvrir les spécificités des cinémas actuels et passés ». Pour faire simple : sur la page d’accueil, l’utilisateur tombe face à une tache urbaine jaune qui contient des points désignant les cinémas en activité en 2018. Il suffit de cliquer dessus pour accéder à des fiches informatives sur les lieux : adresse, date d’ouverture, nombre d’écrans, de places… Et, en remontant la ligne du temps, on découvre les salles qui ont fermé ainsi que leur emplacement. « C’est l’occasion pour les gens intéressés par l’histoire de leur ville de constater que l’histoire cinématographique grenobloise a connu des variations phénoménales. Les chiffres des années 1980 montrent en effet qu’il y avait 19 cinémas, 51 écran

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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Événement | Samedi 20 mai, c’est la fameuse Nuit européenne des musées, événement couplé en Isère à un week-end baptisé Musées en fête. On a bien lu tous les programmes des lieux qui participeront (des musées donc, mais aussi d’autres institutions culturelles) et on en a sélectionné six, en accès libre bien sûr. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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Peggy Zejgman-Lecarme arrive à la Cinémathèque de Grenoble

Interview | Ça bouge cette rentrée du côté de la Cinémathèque de Grenoble, officiellement pilotée depuis deux mois par sa nouvelle directrice Peggy Zejgman-Lecarme. Interview express.

Aurélien Martinez | Mardi 30 août 2016

Peggy Zejgman-Lecarme arrive à la Cinémathèque de Grenoble

Une femme donc à la tête de l’institution grenobloise cinquantenaire – une première –, et une directrice qui, première là aussi, n’a jamais connu l’emblématique fondateur des lieux Michel Warren, mort en 2015 : ça en fait du changement du côté de la Cinémathèque de Grenoble. On est donc partis à la rencontre de Peggy Zejgman-Lecarme dans son bureau rue Hector Berlioz, pour en savoir un peu plus sur les intentions de cette nouvelle figure de la scène grenobloise âgée de 36 ans, née à La Tronche et au parcours très cinéma – après des études de lettres modernes et de cinéma à Paris, elle a travaillé dix ans dans des cinémas art et essai de la région avant de rejoindre le conseil général de Haute-Savoie en tant que chargée de mission cinéma et éducation à l’image. « Je suis heureuse de revenir dans une structure qui a un vrai lien avec le public. » Vers la Cinémathèque de demain et au-delà Concrètement, si elle restera bien « dans la continuité du travail » des deux précédents directeurs, av

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39e marche pour le Festival du film court en plein air

ECRANS | Organisée par une Cinémathèque en plein changement, la nouvelle édition du Festival du film court en plein air de Grenoble est prévue du mardi 5 au dimanche 10 juillet. Zoom sur la prog.

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

39e marche pour le Festival du film court en plein air

Qui aurait imaginé l’an dernier à la même époque la somme de bouleversements que connaîtrait la Cinémathèque de Grenoble en moins d’une saison ? Que l’édition 2015 du festival serait l’ultime de Michel Warren en tant que spectateur, son tempétueux créateur, disparu peu après sa clôture le 28 juillet dernier ; et que celle s’apprêtant à s’ouvrir coïnciderait avec les adieux de Guillaume Poulet, qui avait pris la suite de Michel Warren en 2009 ? Avant de céder son fauteuil à Peggy Zejgman-Lecarme, le (toujours) directeur accompagne l’événement phare de l’institution grenobloise, presque quadragénaire. Toujours gratuit, toujours aussi alléchant, le rendez-vous continue de jouer la carte de l’ouverture – n’est-il pas en ple

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Cinémathèque de Grenoble : clap de fin pour Guillaume Poulet

ACTUS | Celui qui avait succédé au fondateur des lieux Michel Warren en 2009 part de façon sereine vers de nouvelles aventures. On fait un rapide bilan avec lui de ses six années passées dans le fauteuil du patron, avant de connaître celui ou celle qui prendra le relai. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 5 février 2016

Cinémathèque de Grenoble : clap de fin pour Guillaume Poulet

« Les choses sont encore un peu floues en ce qui me concerne. Je n’ai pas de point de chute défini pour l’instant. Après six ans à la tête de la Cinémathèque, j’ai eu le sentiment que c’était le bon moment pour faire d’autres choses, pour laisser la place. » Voilà ce que nous a déclaré Guillaume Poulet, directeur de la Cinémathèque de Grenoble depuis 2009 (il avait succédé au fondateur des lieux Michel Warren), alors que l’on vient d’apprendre qu’il quittera la maison à la fin de l’été – une annonce de recrutement vient tout juste d’être publiée. « Je pars par choix personnel, avec de bonnes relations avec la Cinémathèque à laquelle je suis très attaché. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles mon départ est annoncé si tôt et le recrutement lancé maintenant – je ne pars que cet été. Pour assurer à cette maison une forme de continuité en toute sérénité. »

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Cinémathèque : décès de son fondateur Michel Warren

ACTUS | C’était une figure culturelle locale importante. Michel Warren, connu pour sa cinéphilie (il était proche de la Nouvelle Vague) et son caractère volcanique, (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 28 août 2015

Cinémathèque : décès de son fondateur Michel Warren

C’était une figure culturelle locale importante. Michel Warren, connu pour sa cinéphilie (il était proche de la Nouvelle Vague) et son caractère volcanique, est mort mardi 28 juillet à l’âge de 73 ans. Il avait pris sa retraite en 2009, après presque cinquante ans passés à la tête de la Cinémathèque de Grenoble, fondée par ses soins en 1962 et présentée comme une émanation de la Cinémathèque française basée à Paris. « À partir de cette date, la Cinémathèque de Grenoble n'a eu de cesse de mettre en œuvre les deux préceptes de Henri Langlois [fondateur de la Cinémathèque française – NDLR] : montrer – conserver, mais aussi enrichir » dixit Guillaume Poulet, actuel directeur de la Cinémathèque de Grenoble. Et ce n’est pas tout : Michel Warren avait aussi lancé en 1978 le Festival du film court en plein air de Grenoble, qui a révélé de nombreux cinéastes (Léos Carax, François Ozon, Michel Ocelot, Mathieu Kassovitz…) et qui, aujourd’hui, existe toujours – on en parle chaque été dans nos colonnes. Une cérémonie en son honneur, ouverte à tous, sera célébrée vendredi 4 septembre à 17h au funérarium de Grenoble. Et un hommage aura lieu duran

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Un demi-siècle de patrimoine

ECRANS | Cette semaine, la Cinémathèque de Grenoble fête ses 50 ans, avec un programme passionnant cherchant à éclairer ce demi-siècle consacré à la diffusion du (...)

Christophe Chabert | Lundi 22 octobre 2012

Un demi-siècle de patrimoine

Cette semaine, la Cinémathèque de Grenoble fête ses 50 ans, avec un programme passionnant cherchant à éclairer ce demi-siècle consacré à la diffusion du patrimoine cinématographique. Honneur d’abord le jeudi 25 à celui qui en fut l’infatigable directeur et animateur, Michel Warren, qui illustrera son histoire avec une série de courts emblématiques (dont celui de Juliet Berto, qui donna ensuite son nom à la salle de la Cinémathèque) et un long-métrage entièrement tourné à Grenoble, Mauvaises fréquentations de Jean-Pierre Améris – film fort médiocre, cependant ! Le lendemain, théorie et pratique de la conservation des films avec La Vida útil, docu-fiction autour de la défense de la Cinémathèque uruguayenne par un de ses employés passionnés, et la toute fraîche restauration du Quai des brumes de Marcel Carné, fleuron du réalisme poétique des années 30. Point d’orgue de cet anniversaire, la journée du samedi est tout bonnement inratable : elle résumera l’année cinéma 1962 en trois films (et une poignée de courts-métrages). D’abord avec la projection de la sublime copie numérique 4K de Lawrence d’Arabie, chef-d’œuvre du cinéma roma

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Apocalypse now !

ECRANS | Sidérante programmation consacrée à la fin du monde au cinéma proposée par la Cinémathèque de Grenoble et orchestrée par le passionnant Jean-Pierre Andrevon, qui a sorti quelques trésors de ses malles et de sa colossale cinéphilie. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 5 octobre 2012

Apocalypse now !

A priori, la quantité astronomique de films post-apocalyptiques tournés ces dernières années aurait pu suffire à alimenter le cycle entier consacré à la fin du monde par la Cinémathèque de Grenoble. S’il se conclut en effet par deux fleurons récents de ce sous-genre (l’affreux 2012 de Roland Emmerich et le discuté Melancholia de Lars Von Trier), le cycle est constitué de raretés piochées dans tous les âges du cinéma. Ce qui n’étonnera personne quand on aura dit que Jean-Pierre Andrevon, véritable bible du cinéma fantastique, est derrière cette sélection de haute volée, qui prouve si besoin était que la crainte d’un cataclysme ne date pas du moment où une bande de geeks en réseau ont soudain déchiffré les prophéties du calendrier maya. Dès 1916 au Danemark, un cinéaste inconnu tourne une Fin du monde muette (le film a fait l’ouverture du cycle la semaine dernière). Dans les années 50, Hollywood se saisit de la question et produit

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« On est une tribune »

ECRANS | Trente-quatrième édition pour le Festival du film court de Grenoble, événement incontournable du début de l'été. Rencontre avec Guillaume Poulet, le directeur de la Cinémathèque, qui organise cette manifestation. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 1 juillet 2011

« On est une tribune »

Le Petit Bulletin:Quelle est la ligne éditoriale du festival?Guillaume Poulet : C’est véritablement la volonté de se faire le reflet de tout ce que peut être le court-métrage. A la fois avec des courts très contemporains – les films en compétition ont quasiment tous moins d’un an, dont beaucoup de premiers films. Et c’est aussi essayer d’être représentatif de l’histoire du court-métrage, y compris à travers des origines géographiques et temporelles différentes. Ce volet plus patrimonial s’appuie à la fois sur notre réseau de cinémathèques, et à la fois sur nos propres collections [l'inventaire du fonds vient d'être achevé cette année]. D'accord. Mais, au vu de la place qui lui est accordée, on peut se demander si le court-métrage n'est pas qu'une forme de cinéma bonne simplement pour les festivals?On est un peu une tribune, car on a, en dehors des festivals, peu la possibilité de voir des courts-métrages. Bon, Canal + le fait un petit peu, certaines autres chaînes aussi, mais à des heures tardives. Donc oui, malheureusement, sur la diffusion, ça reste majoritairement les festivals qui permettent de montrer de

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