Séances de rattrapage nocturnes

Reprises | Parmi l’impressionnante (et bienvenue) offre cinématographique illuminant les nuits d’été iséroises, focus sur quelques films à ne pas manquer…

Vincent Raymond | Jeudi 8 juillet 2021

Photo : (c) Gebeka Films


Marche avec les loups

Signé par un ardent défenseur du peuple loup (déjà auteur de La Vallée des loups), ce road movie en forme de journal de bord suit pendant deux ans un jeune canidé à la conquête d'un nouveau territoire. Passionnant et pédagogique, démontant les a priori autant qu'il montre comment cuisiner une omelette aux truffes minute, ce documentaire est pareil à un conte. En vrai.
Au parc Charly-Guibbaud (Gières) le 6 juillet, à 22h.

Funan

Inspiré de l'histoire familiale du réalisateur, ce film d'animation (lauréat du plus prestigieux prix en la matière, le Cristal à Annecy en 2018) évoque le conflit cambodgien à l'époque des Khmers Rouges qui n'étaient pas des tendres. De ce fait, la projection est assortie d'un avertissement des scènes, des propos ou des images pouvant heurter la sensibilité des spectateurs. Mais il y a la voix de Louis Garrel et de Bérénice Bejo…
Au parc du Grand Séchoir (Vinay) le 13 juillet, à 21h30.

La Fameuse invasion des ours en Sicile

Plus qu'un film d'animation : un conte de Dino Buzzati, prolongé par le trio de choc Jean-Luc Fromental, Thomas Bidegain, Lorenzo Mattotti et illustré par ce dernier, avec son luxe de couleurs chatoyantes. Une histoire narrée par le regretté Jean-Claude Carrière, et une méditation sur l'usage raisonné du pouvoir — car, bien sûr, il faut une morale à un conte…
Au parc de Fiancey (Saint-Égrève) le 16 juillet, à 20h.

Hors normes

Le sens de l'affect par Toledano & Nakache, ou la chronique du quotidien de deux représentants du milieu associatif consacrant leur vie à des mineurs et jeunes adultes autistes, suppléant ainsi aux carences de l'État. C'est drôle, bien écrit, excellemment interprété par Vincent Cassel et Reda Kateb et surtout jamais complaisant. Plutôt édifiant et bienvenu.
Au stade Benoît-Frachon (Saint-Martin-d'Hères) le 21 juillet, à 21h30.

Shaun le Mouton Le Film : La Ferme Contre-Attaque

Sous toutes ses formes, Shaun le mouton est à croquer ! Depuis son apparition dans un Wallace et Gromit, cette créature des studios Aardman a conquis son autonomie dans ses spin off et le voici ici face à une créature venue de l'outre-espace. Un film d'animation parfait pour le jeune public dès 5 ans.
Au parc Jean-Claude Paturel (Crolles) le 29 juillet, à 21h30.

Le Prince oublié

Injustement boudé lors de sa sortie, ce film sur l'imaginaire, la magie du récit, la difficulté pour les parents de voir ses enfants grandir et renoncer à une part de merveilleux, était digne d'un Pixar et/ou d'un Michel Gondry, avec ce supplément d'âme que peuvent apporter des comédiens en chair et en os. Encore un conte, dont tout le monde peut se figurer être le héros.
Halle Chardon, Le Haut-Bréda (La Ferrière/Pinsot) le 6 août, à 21h30.

Toy Story 4

Toutes les bonnes choses ayant une fin (sauf la banane qui en a deux, bien sûr), la saga à l'origine du succès faramineux de Pixar trouve son issue dans un vrai-faux road movie avec des nouveaux amis (dont une fourchette et un motard canadien), de nouveaux ennemis (dont une poupée et des marionnettes flippantes). Un p'tit effet parc grand huit de parc d'attraction et beaucoup de nostalgie.
Au stade Charles-Piot (Eybens) le 17 août, à la tombée de la nuit.

Monstres Academy

Pas vraiment la suite de Monstres et Cie, ce Pixar en est la préquelle racontant comment Bob et Sully se sont rencontrés et se sont formés pour devenir des terreurs. Avec ses couleurs flashy, ses gags de cour d'école (au sens premier du terme) et sa diffusion à une heure tout sauf tardive, Monstres Academy est assurément recommandé aux tout-petits.
Au Musée de l'ancien évêché (Grenoble) le 20 août, à 21h.


Crédits photos :
Funan (c) Bac Films
Hors-normes (c) PROKINO Filmverleih GmbH
Toy Story 4 - The Walt Disney Company

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"Le Prince Oublié" : en fin de conte…

Cinema | Le combat de personnages pour pouvoir survivre après la défection de leur public épouse celui d’un père pour rester dans le cœur de sa fille. Beau comme la rencontre fortuite entre "Princess Bride" et une production Pixar dans un film d’auteur français signé Hazanavicius.

Vincent Raymond | Mardi 11 février 2020

Tous les soirs, Djibi raconte à sa fille Sofia des histoires qu’il crée pour elle, où un prince triomphe du diabolique Pritprout. Mais à son entrée au collège, Sofia se met à s’inventer ses propres histoires, causant la mise au chômage des personnages de l’univers imaginé par son père… De la même manière que l’histoire du Prince oublié navigue continûment entre deux mondes, la sphère du réel et celle de l’imaginaire, le cinéma de Michel Hazanavicius offre au public un double plaisir : suivre le spectacle déployé par la narration (à savoir les aventures/mésaventures des personnages) tout en l’incitant à demeurer vigilant à la mécanique du récit, à sa méta-écriture et aux fils référentiels dont il est tissé. L’approche hypertextuelle constitue d’ailleurs une composante essentielle de l'œuvre d'Hazanavicius depuis le matriciel La Classe américaine ; au point que le réalisateur semble avoir voulu illustrer par l’exemple les différentes pratiques recensées par Gérard Genette dans Palimpsestes : pastiche et travestissement pour les OSS 117, parodie et charge dans

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"Marche avec les loups" : à la trace

ECRANS | Après La Vallée des loups, Jean-Michel Bertrand poursuit son approche fascinée du canis lupus. Il entreprend ici de suivre le parcours d’un individu (...)

Vincent Raymond | Mardi 14 janvier 2020

Après La Vallée des loups, Jean-Michel Bertrand poursuit son approche fascinée du canis lupus. Il entreprend ici de suivre le parcours d’un individu subadulte, forcé de quitter sa meute d’origine pour fonder la sienne. Son voyage de plusieurs mois le mènera du sud des Alpes jusqu’au Jura… Carnet de notes d’un naturaliste opiniâtre à la voix râpeuse, cette longue et patiente marche est construite comme une aventure en solitaire, un éloge de la nature autant que des loups. Jean-Michel Bertrand les suivant à distance, ceux-ci en sont un sujet "éloigné" ; un prétexte pour les évoquer avec le renfort de belles images au drone et d’une B.O. signée par l’incontournable Armand Amar. À mille lieues toutefois du regard romantico-anthropomorphique que Nicolas Vannier porte sur le monde animal : le didactique cinéaste-randonneur préfère expliquer les interdépendances animales garantissant l’équilibre d’un écosystème ou déplorer la mauvaise réputation dont le loup a hérité depuis le Moyen Âge. Dommage qu’il ne donne pas assez d’éléments tangibles permettant de répondre aux éleveurs se plaignant des attaques (et qui constituent le

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Marche avec les loups

ECRANS | Les plus âgés s’en souviennent : il y a 30 ans, Kevin Costner dansait avec les loups. Jean-Michel Bertrand, lui, adopte un autre tempo. Déjà auteur de La (...)

Vincent Raymond | Mardi 3 décembre 2019

Marche avec les loups

Les plus âgés s’en souviennent : il y a 30 ans, Kevin Costner dansait avec les loups. Jean-Michel Bertrand, lui, adopte un autre tempo. Déjà auteur de La Vallée des loups (2016), le documentariste signe une manière de suite avec Marche avec les loups, dans lequel il suit (au sens propre) les jeunes canidés dans leur conquête territoriale. Cette séance en avant-première et en sa présence, mais sans loups, a priori, se déroulera dans le cadre du Festival Film Nature & Environnement, à la Vence Scène (Saint-Égrève) dimanche 8 décembre, à 17h.

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"Hors Normes" : leurs jours heureux

ECRANS | D'Éric Toledano & Olivier Nakache (Fr., 1h54) avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent…

Vincent Raymond | Lundi 21 octobre 2019

Au sein de leurs associations respectives, Bruno (Vincent Cassel) et Malik (Reda Kateb) accueillent ou accompagnent des adolescents et jeunes adultes autistes mettant en échec les circuits institutionnels classiques. Quelques jours dans leur vie, alors qu’une enquête administrative frappe la structure de Bruno… Ceux qui connaissent un peu Nakache et Toledano savent bien que la réussite (et le succès) de leurs meilleurs films ne doit rien au hasard, plutôt à une connaissance intime de leurs sujets ainsi qu’à une envie sincère de partage : Nos jours heureux puis Intouchables puisaient ainsi, à des degrés divers, dans leur vécu commun et complice. Ainsi, Hors Normes n’exploite pas un filon en abordant à nouveau la question du handicap, mais souligne l’importance que les deux auteurs accordent aux principes d’accueil et d’entraide sous-tendant (en théorie) notre société ; cet idéal républicain décliné au fronton des bâtiments publics qu’ils célèbrent film après film

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"Shaun le Mouton : la ferme contre-attaque" en avant-première dimanche à Mon Ciné

ECRANS | Dernière née des créatures des Studios Aardman, Shaun le Mouton a conquis le petit écran avant de triompher sur le grand. Le voici de retour avec toute sa (...)

Vincent Raymond | Mardi 8 octobre 2019

Dernière née des créatures des Studios Aardman, Shaun le Mouton a conquis le petit écran avant de triompher sur le grand. Le voici de retour avec toute sa ménagerie dans La Ferme contre-attaque à l’occasion d’une séance très particulière à Mon Ciné, dimanche 13 octobre à 15h. Non seulement il s’agit d’une avant-première (le film sort le 19 octobre), mais elle se déroule dans le cadre de Ciné-ma différence favorisant l’accueil des spectateurs en situation de handicap et donc le mélange des publics. Deux bonnes raisons supplémentaires d’y aller.

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La rentrée ciné 2019, au(x) fil(ms) des semaines…

ECRANS | Sortie triomphalement au printemps, "Parasite" de Bong Joon-ho, la Palme d’or du dernier Festival de Cannes, laisse un boulevard aux films de l’automne, qui se bousculent au portillon. À vous de les départager ; ex aequo autorisés.

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

La rentrée ciné 2019, au(x) fil(ms) des semaines…

18 septembre Avec Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma (Bande de filles, Tomboy, Naissance des pieuvres...) filme, sur fond de dissimulation artistique, le rapprochement intime et intellectuel de deux femmes à l’époque des Lumières. Une œuvre marquée par la présence invisible des hommes, le poids indélébile des amours perdues et le duo Noémie Merlant / Adèle Haenel. Prix du scénario à Cannes. À la même date, venu de Venise et des étoiles, Ad Astra, dans lequel James Gray embarque Brad Pitt pour un voyage galactique – après le Tarantino, Brad place ses billes pour l’Oscar. 25 septembre Dans un futur proche, un petit village aid

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"Toy Story 4" : il faut savoir finir un rêve

ECRANS | De Josh Cooley (ÉU, 1h40) animation

Vincent Raymond | Mercredi 26 juin 2019

Quand Fourchette, la nouvelle arrivée dans la tribu des jouets de Bonnie, se fait la malle, Woody part aussitôt à sa recherche. Sa quête lui fera découvrir de bien étranges antiquités, mais aussi retrouver un amie depuis longtemps perdue de vue… Réussir un départ n’est jamais chose aisée. Pourtant, on se prend à espérer : et si la série Toy Story s’achevait en apothéose, saisissant au vol la splendide occasion offerte par la conclusion de ce quatrième opus – c’est-à-dire en se refermant sur un sentiment de frustration en renonçant par avance (et par principe) à toute idée de spin off ou de préquelle ? Parlant autant de l’abandon, de la transmission que du deuil de l’enfance, ce quatrième épisode invite à une rupture raisonnable : lorsque les enfants sont trop grands pour continuer à s’inventer des histoires avec leurs jouets (et que ceux-ci sont encore aptes, donc peuvent éviter l’Enfer de Toy Story 3), ils les confient à de plus jeunes dans une boucle infinie. L’adulte reste avec ses souvenirs, qu’il peut réactiver à loisir, ou rematérialiser en se procurant une réplique de son doudou auprès d’un antiquaire – qui n’est rien d’autre q

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À vous de voir et Voir ensemble : deux semaines de vacances, donc de festival

ECRANS | La preuve : rendez-vous du vendredi 15 au mercredi 20 février à la Vence scène pour le premier, et du mercredi 20 février au dimanche 3 mars au Méliès pour le second.

Vincent Raymond | Mardi 12 février 2019

À vous de voir et Voir ensemble : deux semaines de vacances, donc de festival

Eh oui, déjà les congés d’hiver… La neige est au rendez-vous mais comme on en a vite fait le tour, mieux vaut aller au cinéma. D’autant qu’il y a une manifestation jeune public/famille pour chacune des deux semaines de vacances. Commençons à la Vence scène de Saint-Égrève qui, dès le 15 février, mettra l’éclectisme et l’interaction au menu de la quatrième édition de À vous de voir. La quasi-totalité des séances sera agrémentée d’animations (lever de rideau musical ou théâtral, thé, goûter, activité ludique...) en lien avec les films projetés. Lesquels sont nombreux, de qualité et couvrent tous les âges : de Minuscule 2 à Nicky Larson, d’

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"Lesdiguières, le prince oublié" : le grand dauphinois s'expose

Exposition | Au jeu des devinettes sur les illustres personnages oubliés du coin, le duc de Lesdiguières (1543-1626) est prince. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir, à Grenoble, une rue, un lycée et un stade à son nom. Pour percer ce mystère citadin, et dans le cadre de l’événement "2017, année Lesdiguières", le Musée dauphinois nous fournit quelques éléments de réponse.

Charline Corubolo | Mardi 14 novembre 2017

Si Lesdiguières était un personnage du jeu "Qui est-ce ?", il y a fort à parier qu’il gagnerait souvent. Afin de réhabiliter cet acteur majeur de l’histoire du Dauphiné et de France, le département de l’Isère a proclamé 2017 "année Lesdiguières", pour marquer le 400e anniversaire du mariage du duc avec sa seconde épouse Marie Vignon. Une union importante puisque cette dernière a converti son mari au catholicisme, faisant de lui le dernier connétable de France (le plus haut grade au sein de l’armée française). Inauguré en mars avec l’exposition La splendeur des Lesdiguières, le domaine de Vizille au XVIIe au Musée de la Révolution française de Vizille (exposition visible jusqu’au 12 mars 2018), ce cycle se poursuit au Musée dauphinois pour une découverte ludique et magistrale intitulée Lesdiguières, le prince oublié. Tout d’un prince Ce prince oublié est François de Bonne de Lesdiguières. Né en 1543

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Cinéma en plein air : notre sélection estivale

ECRANS | L’été, les écrans géants fleurissent dans les villes pour divertir les citadins en mal d’évasion. Et les films choisis sont parfois de bonne – voire de très bonne – facture. La preuve avec cette sélection de projections gratuites à déguster à Grenoble et aux alentours.

La rédaction | Mardi 5 juillet 2016

Cinéma en plein air : notre sélection estivale

Microbe et Gasoil Mercredi 13 juillet à 21h30 à la Bifurk (Grenoble) Dans le cadre du festival Merci, Bonsoir !, on pourra (re)découvrir ce petit bijou signé Michel Gondry, qui carbure ici à l’humour et à la nostalgie. Soit un road movie dans une voiture bricolée avec deux ados en marge de la jeunesse versaillaise. Touchant et irrésistible. Un homme idéal Vendredi 15 juillet à 21h45 au parc d’Uriage À cause d’une imposture littéraire devenue succès de librairie, un jeune auteur est entraîné dans une spirale criminelle. Une réussite inattendue du thriller hexagonal signée Yann Gozlan, avec un Pierre Niney excellent en héros négatif. Minuscules : la vallée des fourmis perdues Mardi 19 juillet à 21h30 au Musée de l’Ancien Évêché (Grenoble) Fascinante odyssée d’une coccinelle qui prête main-forte à des fourmis noires pourchassées par des fourmis rouges. Un film qui, par l’effet conjoint de la 3D, du photoréalisme et d’une mise en scène extrêmement méticuleuse da

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Un Moi(s) de cinéma #5

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose en vidéo ses coups de cœur cinéma des semaines à venir

Christophe Chabert | Mardi 31 mars 2015

Un Moi(s) de cinéma #5

Au sommaire de ce cinquième numéro : • Shaun le mouton de Nick Park • Lost River de Ryan Gosling • Taxi Téhéran de Jafar Panahi • Every Thing Will Be Fine de Wim Wenders

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Shaun le mouton

ECRANS | Les studios Aardman se sont transcendés avec cette adaptation des aventures de Shaun, dont Mark Burton et Richard Starzac respectent les partis pris initiaux (gags burlesques, rythme trépidant et pas une ligne de dialogue) en y ajoutant un esprit anar réjouissant. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 31 mars 2015

Shaun le mouton

La jeunesse, c’est l’âge de l’enthousiasme, des grands projets, de la vie libre et insouciante. Et puis le train-train quotidien s’installe, la routine du travail, des jours qui se ressemblent et des amis que l’on ne regarde plus. En cinq minutes déjà formidables, Shaun le mouton raconte ainsi comment un fermier passe de la joie d’élever son cheptel de moutons à l’application machinale d’un planning abrutissant pour lui, mais aussi pour ses animaux, proches de la dépression. À la faveur d’une publicité entrevue sur le flanc d’un bus, les moutons se prennent à rêver d’évasion, échafaudant un plan pour échapper à la surveillance de leur berger et de son chien Bitzer, lui aussi en plein relâchement. Commence alors une aventure débridée et impossible à décrire tant elle fourmille de trouvailles visuelles. On n’est pas des moutons ! Car Shaun le mouton, adaptation d’une série animée autour d’un personnage apparu dans Rasé de près, une des aventures de Wallace et Gromit, est avant tout un défi de mise en scène : raconter une histoire sans avoir recours aux dialogues, remplacés par des borborygmes et une gamme presque symphoniq

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Voir et revoir le cinéma jeune public

ECRANS | Le festival Voir ensemble du Méliès propose cette année encore quinze jours de films jeune public judicieusement sélectionnés parmi l’actualité du genre, mais (...)

Christophe Chabert | Mardi 3 février 2015

Voir et revoir le cinéma jeune public

Le festival Voir ensemble du Méliès propose cette année encore quinze jours de films jeune public judicieusement sélectionnés parmi l’actualité du genre, mais aussi dans son histoire, récente ou lointaine. Le parrain de cette édition n’est autre que le grand Jean-François Laguionie, un des maîtres de l’animation française, qui présentera son superbe Le Tableau ainsi que des images inédites de son prochain film, Louise en hiver, lors de l’ouverture du festival le 7 février. Ouverture qui se poursuivra avec l’avant-première du très attendu Shaun le mouton, nouvelle production des studios Aardman, reprenant le personnage de la fameuse série télé et sidekick comique d’un des plus fameux épisodes de Wallace et Gromit, Rasé de près. Des avant-premières, il y en aura d’autres au cours du festival, réunies dans une compétition où figure notamment l’excellent Spartacus et Cassandra, dont on vous parle page 4, mais aussi un inédit de Karel Zeman, le Méliès tchèque, Le Baron de Crac, tourné en 1961. Zeman sera aussi à l’honneur à travers un beau pr

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