Play it again, réunion de classiques

Festival | Prenez un fauteuil pour faire un saut dans le passé : vous allez voir ce que vous allez voir, voire revoir autrement ce que vous avez déjà vu…

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

« Du passé, faisons salles combles ! » : telle pourrait être la devise de Play it again ! Se déroulant dans les cinémas français membres de l'ADRC (Agence nationale pour le développement du cinéma en régions), ce festival met chaque année à l'honneur des œuvres du patrimoine fraîchement restaurées afin de leur redonner pleine et entière existence sur grand écran. En cette période post-confinement qui a vu la consommation de films classiques augmenter sur les plateformes, une telle manifestation peut contribuer à ranimer l'appétit et la curiosité de découvrir des “nouveautés anciennes” là où elles s'épanouissent le mieux : dans les salles.

Brillant par son éclectisme, le millésime 2021 compte une vingtaines de titres, dont des programmes de courts et même l'avant-première du nouveau Thoret, Michael Cimino, un mirage américain. Impossible toutefois de déguster l'ensemble du programme — les cinémas piochent dans les sélections mises à disposition — ; il y a toutefois de quoi se régaler malgré tout avec les assortiments concoctés par les écrans grenoblois. Le Club et le Méliès, comme à l'accoutumée, se partagent harmonieusement le gâteau.

Au menu…

Commençons par Le Club qui s'offre rien moins que L'Avventura (1960), avec certes Monica Vitti, Lea Massari et les compositions euclidiennes d'Antonioni en noir et blanc, mais aussi l'immense Gabriele Ferzetti. Chef-d'œuvre de Lynch, Elephant Man (1980) marque un autre emploi virtuose d'une esthétique du noir et blanc, oscillant entre naturalisme et fantastique onirique.

D'une subversion différente s'avère Bigamie (1953) de et avec Ida Lupino — jamais en reste lorsqu'il s'agit de secouer les mentalités de la société étatsunienne — ; elle mène doucement vers les ravages plus souterrains : ceux, psychiatriques, évoqués par Manhunter (1986) de Michael Mann (première apparition au cinéma de Hannibal Lecter, joué par Brian Cox) et ceux, politiques, du Mississippi Burning, de Alan Parker (1989) dépeignant le sud ségrégationniste. L'ensemble de cette sélection sera visible durant les deux semaines.

Du côté du Méliès, le choix s'est porté sur un focus "À l'aventure" (histoire, sans doute, de nous désacoutumer en douceur des grands horizons), avec pour commencer la semaine du 15 une curiosité, Les Balises d'Argos — en l'occurence un assemblage de trois courts écrits par Chris Marker et réalisé par Joris Ivens ou Mario Ruspoli —, et Le Ciel est à vous de Grémillon (1943) pour s'envoyer en l'air avec Charles Vanel. Puis la semaine du 22, l'intemporel Homme de Rio du génie Philippe de Broca (1964), occasion d'un hommage à Jean-Paul Belmondo, et le Thoret fermeront cette parenthèse temporelle. Jusqu'à la prochaine…

Festival Play it again !, du 15 au 28 septembre www.festival-playitagain.com

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Retour vers le 7e art patrimonial avec le festival Play it again

ECRANS | Rendez-vous au Club et au Méliès du lundi 16 au mardi 24 avril.

Pierre Deroudilhe | Mardi 10 avril 2018

Retour vers le 7e art patrimonial avec le festival Play it again

Ce sont « les films d’hier dans les salles d’aujourd’hui » que nous propose cette année l’Association des distributeurs de films de patrimoine avec son festival Play it again, sorte de voyage dans le temps à la rencontre de certaines des plus grandes gloires du cinéma. Tout commencera le lundi 16 avril avec la projection au cinéma le Club, en amont du festival (et ensuite au Méliès dans la foulée) et en lien avec l’association Dolce Cinema, du film Le Bel Antonio (1960, photo) du réalisateur italien Mauro Bolognini, dans lequel les parents d’une jeune femme demandent le divorce du mariage heureux de leur fille car ce dernier n’est pas consommé. En effet, l’amour rend impuissant le bel Antonio, le mari en question à la réputation de Don Juan. Une comédie d’abord, une tragédie ensuite, nos sourires se fondent en gravité face à la dénonciation violente des mœurs que porte le film. En tout, sur les quinze classiques en version restaurée sélectionnés par le festival, une dizaine seront projetés au Club et au Méliès. Comme Les Moissons du ciel

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Play it again, une réunion de classiques

ECRANS | Première édition pour Play it again, festival national consacré au cinéma de patrimoine, relayé à Grenoble par le cinéma le Club.

Christophe Chabert | Mardi 21 avril 2015

Play it again, une réunion de classiques

Est-ce l’influence grandissante du festival Lumière à Lyon ? Toujours est-il que pour la première fois, une opération nationale aura lieu cette semaine autour du cinéma de patrimoine, à l’initiative de l’ADFP (Association des distributeurs de films de patrimoine), permettant de redécouvrir dans une centaine de salles françaises des classiques restaurés, certains fort populaires, d’autres beaucoup plus méconnus. À Grenoble, c’est Le Club qui se fera le relais local de l’opération, baptisée "Play it again" en référence à une réplique (fictive) de Casablanca, en proposant une sélection éclectique et réjouissante de huit films. Pas d’immenses raretés, cependant ; plutôt des classiques qu’il est bon d’avoir vu (si ce n’est pas encore le cas) ou de revoir (car ça ne fait pas de mal non plus). Comment résister en effet à la copie restaurée du mythique Le Bon, la brute et le truand, dernier western de la trilogie signée Sergio Leone autour de l’homme sans nom incarné par Clint Eastwood ? Ou à l’errance sublime d’Harry Dean Stanton dans le désert de Paris, Texas – à comparer avec celle de James Franco dans les neiges sentimentales d’Ever

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