Les "road movies" à toute vitesse

Damien Grimbert | Mardi 21 septembre 2021

Photo : © 1971 Twentieth Century Fox


Retour aux activités pour le Ciné-Club de Grenoble, qui ouvre sa saison avec un cycle dédié au road movie, inauguré par deux projections au cinéma Juliet Berto. Si le temps n'a pas été tendre avec Easy Rider (1969), projeté mercredi 29 septembre, le film de Dennis Hopper a néanmoins ouvert la voie à toute une flopée de road movies contestataires nettement plus intéressants, comme Point Limite Zéro (1971), projeté mercredi 6 octobre. Film de poursuite d'un minimalisme épuré, le long-métrage de Richard C. Sarafian suit un anti-héros rude et désenchanté, fuyant les illusions perdues de son passé dans une longue course sans retour sous amphétamine à travers les Etats-Unis. Métaphore à peine voilée d'une contre-culture ayant déjà délaissé l'utopie en faveur du nihilisme, Point Limite Zéro fait partie des films qu'on n'oublie pas.

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Retour à Sarajevo avec le NSK Rendez-vous

Festival | Troisième édition déjà pour ce festival dédié au passionnant collectif d’art politique slovène Neue Slowenische Kunst. L’occasion d’explorer cette fois son intervention en 1995 à Sarajevo, en plein cœur d’une ville exsangue car assiégée depuis trois ans.

Damien Grimbert | Lundi 13 mai 2019

Retour à Sarajevo avec le NSK Rendez-vous

Un peu de contexte pour commencer. En 1984, quatre ans après la mort de Tito, dans la partie slovène de ce qui est encore la Yougoslavie, naît le NSK, collectif pluridisciplinaire d’avant-garde dédié à l’exploration des liens explosifs entre art, politique et propagande. En son sein, on retrouve le fameux groupe de musique industrielle Laibach et les artistes plasticiens d’IRWIN, auxquels se joindront par la suite différents "départements" explorant des domaines contingents – théâtre, graphisme, art vidéo, philosophie, architecture… Sept années plus tard, en 1991, la Slovénie devient indépendante, au seuil d’une guerre de dix jours qui va amorcer le démantèlement progressif de l’État yougoslave. Le NSK se métamorphose alors en NSK State In Time, micronation utopique et transnationale définie par des frontières non pas géographiques mais temporelles. C’est à cette période clé que s’attache en grande partie cette troisième édition grenobloise du NSK Rendez-vous. Culture et obus Outre une exposition de l’artiste Bojan Stojčić à la galerie Showcas

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Une semaine de fête pour les 50 ans du Ciné-Club de Grenoble

Événement | L'institution grenobloise va célébrer cet anniversaire particulier avec une semaine de fête dans le cinéma Juliet-Berto qu'elle occupe chaque semaine. On détaille le (savoureux) programme.

Vincent Raymond | Lundi 13 mars 2017

Une semaine de fête pour les 50 ans du Ciné-Club de Grenoble

Pour célébrer son demi-siècle d’existence, le fameux Ciné-Club de Grenoble aurait eu grand peine à se limiter à une seule projection événementielle ; aussi a-t-il opté pour une semaine de festivités sur grand écran. Tout commence ce mardi 14 mars sur un ton pop avec le fameux Blow Up de Michelangelo Antonioni, pour se poursuivre le lendemain avec Un crime dans la tête (1962), thriller politique méconnu du trop mésestimé John Frankenheimer dans lequel Sinatra tente de démasquer un communiste infiltré aux portes de la Présidence des États-Unis – Jonathan Demme en tournera un remake homonyme en 2004. Suivra le jeudi un morceau de choix avec Les Producteurs (1968). Première réalisation de Mel Brooks, ce monument d’absurde et de burlesque décalé met en scène Gene Wilder et Zero Mostel dans la peau de margoulins s’arrangeant pour monter la pire comédie musicale possible à Broadway afin de tirer profit du fiasco. Hélas pour eux, leur scandaleux Springtime for Hitler (!) sera un immense succès. Le

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Ciné-Club de Grenoble : putain, 50 ans !

ACTUS | En plein centre-ville de Grenoble, place Saint-André, se cache le cinéma Juliet Berto. Une très belle salle occupée par la Cinémathèque, mais aussi par le Ciné-Club de Grenoble, association qui fêtera ses cinquante ans en 2017. On est allés rencontrer deux de ses membres alors que sa nouvelle saison s’ouvrira mercredi 28 septembre avec la projection du légendaire "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola.

Aurélien Martinez | Mardi 20 septembre 2016

Ciné-Club de Grenoble : putain, 50 ans !

« On est sur une idée peut-être ancienne mais à laquelle on croit beaucoup : celle du partage du cinéma, celle de l’échange autour des films. » Voilà ce que nous dit Daniel Buisson, président du Ciné-Club de Grenoble, lorsqu’on lui demande à quoi sert un ciné-club aujourd’hui – on vous passe le couplet historique sur les mutations du monde du cinéma, mais c’est l’idée. Comprendre avec sa réponse qu’on est face à des cinéphiles militants, pour qui la séance de cinéma est un moment sacré propice au débat. Des débats que mènent chaque mercredi, à raison de 35 et 40 séances par an, les membres de l’association. « Quand on présente un film, c’est une illusion de croire que tout le monde dans la salle a vu le même. D’où la pertinence de ces débats. » Surtout que les films choisis, qu’ils soient du patrimoine ancien ou produits plus récemment (les prochaines semaines, on ira d’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola au plus récent

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Un trimestre au Ciné-Club de Grenoble...

ECRANS | Zoom sur la programmation automnale de l'association grenobloise. Rendez-vous les mercredis à 20h au cinéma Juliet Berto.

Vincent Raymond | Mardi 20 septembre 2016

Un trimestre au Ciné-Club de Grenoble...

Certains espèrent fuir un contexte géopolitique anxiogène en se rendant au cinéma. D’autres, au contraire, y dirigent leur pas dans le but d’y trouver des perspectives nouvelles, empruntées aux regards éclairés des cinéastes. Tels les spectateurs du Ciné-Club de Grenoble, qui auront d’ici la fin de l’année du grain à moudre avec deux thématiques très proches : "Histoires de guerres" et "Résistance(s)". De grands classiques au menu, avec en ouverture Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (28 septembre) et Johnny Got His Gun de Dalton Trumbo (5 octobre), dépeignant sur un mode allégorique les conséquences de tous les conflits. Mais aussi Land and Freedom (7 décembre) où Ken Loach évoque les Brigades internationales ; Good Night and Good Luck de George Clooney (9 novembre) racontant la lutte contre le maccarthysme menée par des journalistes de télévision ou Hors Jeu (23 novembre) de Jaf

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