Une histoire de résistants

François Cau | Lundi 28 novembre 2011

Très didactique, l'exposition du musée de la Résistance s'intéresse à l'engagement dans la résistance au fascisme des exilés italiens en Isère depuis les années 1920 jusqu'à la Libération. En apportant cet éclairage politique, elle complète celle du musée Dauphinois qui retrace l'histoire de la présence italienne dans la région. Constituée essentiellement de reproductions de documents issus des archives départementales et du fonds du musée dauphinois (coupures de presse, affiches, photos, cartes et autres objets du quotidien), elle transporte le visiteur dans une époque mouvementée. Grâce aux nombreux éléments présentés de manière aérée et accompagnés de courts textes explicatifs en français et en italien, l'atmosphère des rues de Grenoble et de Voiron est rendue, entre manifestations et arrestations. L'exposition en profite pour rafraîchir efficacement la mémoire sur l'histoire de la montée des totalitarismes en Europe et donne notamment une bonne idée de ce que fut l'occupation italienne en Isère de novembre 1942 à septembre 1943. Un émouvant diaporama de photos retrouvées dans les archives des Anciens Combattants a le mérite de donner un visage à quelques-uns des deux cents Résistants italiens identifiés après la guerre. Ces destins individuels mis en exergue illustrent avantageusement la grande fresque historique ici expliquée.
Reine Paris

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Le souvenir des danseurs d'hier

Mémoire | Le Musée de la Résistance et de la Déportation, à Grenoble, se tient prêt à ouvrir sa nouvelle exposition, consacrée aux bals clandestins pendant la Seconde guerre mondiale. En attendant le feu vert, il poursuit sa collecte participative lancée fin janvier.

Martin de Kerimel | Vendredi 9 avril 2021

Le souvenir des danseurs d'hier

Alice Buffet, directrice de l’établissement de la rue Hébert, l’assure : c’est une coïncidence, si, à l’heure où les lieux de culture et de spectacle sont fermés partout en France, son équipe et elle espèrent bientôt montrer qu’entre mai 1940 et avril 1945, les Françaises et Français se sont vus interdire de danser. On se souviendra que, frustrés, certains décidèrent d’organiser ou de participer à des bals clandestins. Une expo sur ce thème devait débuter vendredi 9 avril : il faudra attendre que le Musée rouvre pour la voir – elle est programmée jusqu’au 3 janvier prochain. « Inédite, elle est le fruit d’un travail partagé avec des partenaires comme le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains de l’Université Paris 1 Sorbonne, l’INA et le Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne ». Alice Buffet explique que danser était très populaire avant-guerre, avec l’arrivée de nouveaux styles et un développement des danses de couple. « Ce sera ensuite jugé comme contraire à la morale et allant à l’encontre du redressement national ». Et puni comme tel. « Paperasserie » Alice Buffet annonce une exposition visuelle et sonore.

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Les vélos devront attendre

Exposition | Elle aurait dû être inaugurée le mois dernier, mais "Un amour de vélo", la nouvelle expo du Musée dauphinois, ne peut encore ouvrir ses portes. Le président du Conseil départemental de l’Isère était toutefois sur place, mardi 9 février, en milieu d'après-midi. Nous aussi.

Martin de Kerimel | Mercredi 10 février 2021

Les vélos devront attendre

Cela semble un drôle d’endroit pour une rencontre par les temps qui courent, mais le choix reste finalement très logique : c’est bien au Musée dauphinois que Jean-Pierre Barbier a donné rendez-vous à la presse mardi 9 février. Objectif, selon son expression : offrir « un teaser » de l’exposition à venir. Ne pouvant que traverser les couloirs rapidement, on n’en a pas vu grand-chose, si ce n’est quelques photos et objets rassemblés dans une première salle. L’élu avait un message à faire passer : comme d’autres, il ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient l’obligation de laisser les musées fermés au public. Lui aussi fait un parallèle entre la situation des transports publics et des supermarchés, restés accessibles, et met au défi quiconque d’expliquer en quoi la différence de traitement est pertinente. Jean-Pierre Barbier n'a toutefois pas souhaité passer en force, au risque de placer ses agents « dans une situation d'illégalité », comme a pu le faire le maire de Perpignan en décidant de rouvrir quatre musées. Ce mardi, il est venu au Musée accompagné d'autres personnalités : deux de ses vice-présidents, Martine Kohly et Patrick C

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Le Musée de la Résistance espère des dons

Mémoire | L’établissement grenoblois lance, auprès du grand public, une grande collecte d’objets et documents. Son objectif : enrichir et développer ses collections. Chacun peut aussi proposer ses services pour participer à cette démarche historique en tant qu’ambassadeur. On vous explique.

Martin de Kerimel | Samedi 30 janvier 2021

Le Musée de la Résistance espère des dons

Le saviez-vous ? Le Musée de la Résistance et de la Déportation, rue Hébert, à Grenoble, n’expose généralement qu’une petite partie des quelque 8 000 objets et documents en sa possession. On pourrait dès lors s’étonner qu’il espère en obtenir d’autres aujourd’hui dans le cadre d’une collecte participative, ouverte à toutes et tous. Ce serait oublier que l’établissement n’a pas pour seule vocation de présenter ses trésors au plus grand nombre : en coulisse, il mène aussi des missions de conservation et de recherche historique. La plus grosse partie de la collection grenobloise actuelle concerne l’histoire de la Résistance combattante et celle des déportations. L’équipe du Musée espère pouvoir élargir le spectre et recherche donc des objets et documents illustratifs de la vie quotidienne, de l’histoire des prisonniers de guerre, des premières années du conflit (1939-1942) et de ce qui se passait en Nord-Isère. Sans exclusive : toute proposition de don sera étudiée. La campagne de communication autour de la collecte donne une (petite) idée d’objets déjà présents dans les collections : un ours en peluche offert à une petite fille au matin de Noël 1943, une paire de chaussu

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Femmes dans la tourmente

Exposition | Plus que de simplement s'intéresser au sort des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale, l’exposition "Femmes des années 40" au musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère nous donne leur point de vue. Un parcours historique, aussi passionnant que nécessaire !

Benjamin Bardinet | Mardi 3 décembre 2019

Femmes dans la tourmente

Cet automne, les femmes sont à l'honneur dans les musées départementaux. Après Rose Valland au musée dauphinois et Vivian Maier au musée de l’Ancien Évêché, voici que le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère nous invite à nous pencher sur leur vie et leur rôle pendant la seconde Guerre mondiale. Souvent perçue comme une affaire d’hommes, cette guerre a en effet largement concerné les femmes, ce que le parcours chronologico-thématique de l’exposition a le mérite de mettre en avant à travers quatre sections : "Vivre et survivre", "Résister et combattre", "Les femmes déportées", "Les femmes et la Libération". L’exiguïté de l’espace d’exposition temporaire ne permettant pas de tergiverser, le visiteur est immergé, dès le début du parcours, dans une cuisine vintage foisonnante de documents propices à révéler l’esprit d’une époque. On décernera la palme à l’affiche de l’Union française pour le suffrage des femmes qui nous rappelle qu'en 1940, à l’instar des voleurs et des assassins, elles n’avaient alors pas le droit de vote. Cela donne une idée de la considération qui leur était portée et de la place qui était la leur dans la société française !

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Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

ACTUS | Le Périscope, producteur grenoblois à qui l'on doit notamment le festival Holocène, proposera mi-juin au Musée dauphinois la première édition de son événement baptisé Musée Électronique. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

Un lieu splendide à flanc de Bastille avec une vue imprenable sur Grenoble ; une programmation électro classieuse (Agoria, Breakbot, Busy P, Myd…) : pour le lancement de son événement Musée Électronique, le producteur grenoblois Le Périscope, qui organise notamment le festival Holocène (la prochaine édition sera cet automne), a voulu « faire quelque chose d’élégant mais pas pédant » comme nous l’a expliqué le programmateur Robin Direr. « Pour Holocène, on avait commencé à être en contact avec Olivier Cogne, le directeur du Musée dauphinois, dans l’idée de, pourquoi pas, proposer des concerts dans la chapelle du lieu. Mais on n’a pas réussi à organiser ça… On est tout de même restés en lien, comme Olivier Cogne a envie de redynamiser ce musée qui est magnifique, et d'attirer une certaine tranche d’âge qui ne vient

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PB d'or 2018 : expo

C'était 2018... | Avec une pépite locale et pas mal de musées isérois.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : expo

Le PB d’or du réseau incroyable : les musées départementaux de l’Isère Si l’Année du Japon en Isère (qui dure jusqu’en juin) a été si bien suivie, c’est surtout grâce aux musées départementaux (gérés par le Département de l’Isère donc), dont certains se sont emparés de l’événement avec pertinence, sortant parfois des domaines que leur nom peut laisser penser. Comme le Musée dauphinois, qui a inauguré fin octobre Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident, soit l’une des expositions les plus réussies de 2018 ; le Musée de la Résistance qui, cet été, a accueilli la très forte exposition Hibakusha, dessins des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki ; ou encore le Musée de l’Ancien Év

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Avec "Le rêve blanc", le Musée dauphinois raconte l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes

Exposition | Mi-avril, le Musée dauphinois a ouvert les portes d’une nouvelle exposition permanente baptisée "Le rêve blanc, l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes" qui retrace l’histoire de la pratique du ski au XXe siècle. On s’est laissé guider par Franck Philippeaux, conservateur du musée et commissaire de l'exposition.

Alice Colmart | Mardi 24 avril 2018

Avec

Alors que la neige fond et que les stations de ski ferment leurs pistes, le Musée dauphinois ne semble pas prêt à tourner la page de l’hiver. Après Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, toujours en cours au rez-de-chaussée pendant toute l’année 2018, une nouvelle exposition, cette fois-ci de longue durée (sans date de fin donc), s’attaque aux sports d’hiver. Située au dernier niveau du bâtiment, elle a pour but de présenter « les différents engrenages du système économique que sont les sports d’hiver » selon le conservateur du musée Franck Philippeaux, avec des photos, cartes postales, films et autres objets en tous genres. Tout au long du parcours, on découvre ainsi l’évolution des pratiques à travers une vaste collection d’équipements adoptés par les sportifs au fil des ans – skis, monoskis, patinettes… On en apprend par exemple plus sur le passage du ski en bois au ski métallique, jusqu’au plus récent sn

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Olivier Cogne : « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde »

ACTUS | Avant la grande soirée d'anniversaire des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble prévue le mardi 6 février, on a rencontré Olivier Cogne, directeur du Musée dauphinois et commissaire de l’exposition "Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère" qui sera lancée le même jour. Il revient sur l’histoire de la manifestation sportive qui, en plus d'avoir contribué au développement spectaculaire du territoire, a fait de Grenoble un musée à ciel ouvert.

Alice Colmart | Mardi 30 janvier 2018

 Olivier Cogne : « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde »

Mardi 6 février, Grenoble commémorera officiellement (et en grandes pompes) le cinquantenaire du lancement de ses Jeux olympiques d’hiver : une manifestation symbolique pour le Musée dauphinois. « Depuis 4 ans nous travaillons sur notre exposition Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, comme la période correspond au moment où le musée départemental s’est installé au couvent de Sainte-Marie-d’en-haut » explique le directeur des lieux Olivier Cogne. « L'exposition racontera notamment les liens intéressants qui existent entre l’histoire des Jeux olympiques et notre territoire. On va revenir sur l'histoire des Jeux olympiques, de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle, quand certaines personnalités ont souhaité les rénover, comme l’Isérois Henri Didon, proche de Pierre de Coubertin à qui l’on doit la devise olympique. » Mais avançons jusqu'à la période qui nous intéresse. En 1964, le maire de Grenoble Albert Michall

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Le Musée de la Résistance se réinvente

ACTUS | L'équipe du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, situé rue Hébert à Grenoble, a repensé une partie du parcours de l'exposition permanente du lieu. On vous en dit plus.

Nicolas Joly | Mardi 23 mai 2017

Le Musée de la Résistance se réinvente

Pour la quatrième fois depuis sa mise en place en 1994, l’exposition permanente du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère se réactualise. Cette fois, c’est la partie consacrée à l’automne 1943 qui fait peau neuve, suite aux recherches réalisées en 2013 à l’occasion de l’exposition temporaire Automne 43, Résistance et répressions. Pour Alice Buffet, directrice du musée depuis janvier, ce renouvellement est logique : « L’exposition de longue durée du musée est un parcours vivant, qui doit évoluer en fonction de l’Histoire et des recherches. » Dans cette nouvelle version de l’exposition, le texte laisse volontiers la place aux contenus audiovisuels. Mises en valeur par le faible éclairage du parcours, des projections murales reconstituent le défilé des soldats allemands dans les rues de Grenoble ou encore l’explosion spectaculaire du polygone d’artillerie. Des témoignages sonores projetés du plafond aux interfaces tactiles placées dans une armoire à tiroirs, tout dans cette nouvelle aile a été pensé pour favoriser l’im

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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Événement | Samedi 20 mai, c’est la fameuse Nuit européenne des musées, événement couplé en Isère à un week-end baptisé Musées en fête. On a bien lu tous les programmes des lieux qui participeront (des musées donc, mais aussi d’autres institutions culturelles) et on en a sélectionné six, en accès libre bien sûr. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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Olivier Cogne, du Musée de la Résistance au Musée dauphinois

Musées | À 41 ans, Olivier Cogne, jusque-là directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, va remplacer Jean Guibal, à la tête du Musée dauphinois depuis 1981. Il se présente dans la continuité de son prédécesseur.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 22 novembre 2016

Olivier Cogne, du Musée de la Résistance au Musée dauphinois

Il a été directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère pendant six ans. Désormais, Olivier Cogne va grimper les marches de la Bastille pour récupérer la direction du Musée dauphinois, en remplacement de Jean Guibal, « l’un de [s]es maîtres ». « Même si je n’avais pas fait le tour du Musée de la Résistance, j’avais envie d’un renouvellement et de travailler dans un lieu pour lequel j’ai une grande admiration » indique le nouveau chef. Bien sûr, le quadra n’arrive pas dans l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-haut en néophyte. « J’étais jusque-là chargé d’exposition au Musée dauphinois », comme À l'arrière comme au front, les Isérois dans la Grande Guerre en 2014 ou encore Tsiganes, la

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10e Rencontres du cinéma italien de Grenoble : ecco il cinéma !

ECRANS | Du samedi 19 au dimanche 27 novembre, on a rendez-vous au cinéma le Club et ailleurs en ville pour un programme chargé concocté par l'association Dolce Cinema.

Vincent Raymond | Mardi 15 novembre 2016

10e Rencontres du cinéma italien de Grenoble : ecco il cinéma !

C’est un revenant méritant, poursuivant avec vaillance sa résurrection. Pas le festival "Rencontres du cinéma italien" animé par l’enthousiaste association Dolce Cinema, mais le cinéma transalpin tout court, qui avait senti de très près le vent de boulet sous le règne de Berlusconi. Encore exsangue il y a peu, sa production a repris du poil de la bête, et l’on a assisté à l’éclosion de nouveaux talents comme au réveil de quelques grands anciens. Le miracle, qui n’a pas lieu qu’à Milan, s’exporte du coup chaque automne en Isère. Les spectateurs de la 10e édition de Rencontres en feront le constat, avec une sélection de quatorze longs-métrages récents et/ou inédits, parmi lesquels le (discutable) Ours d’or Fuocoammare de Gianfranco Rosi, l’un des six documentaires programmés. Un genre en essor, preuve que les cinéastes ont des choses à dire sur l’état du monde : économie et politique avec Europa Impari/Magna Grecia ou Io sto

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"Manuel de libération" : baisers amers de Russie

ECRANS | d'Alexander Kuznetsov (Rus., 1h20) documentaire

Vincent Raymond | Mardi 18 octobre 2016

Le combat de deux orphelines qui, placées d’office à leur majorité dans une institution psychiatrique, luttent contre l’administration russe afin d’être réintégrées pleinement dans leurs droits de citoyennes : scènes de la vie quotidienne, expertises, audiences, jugements… Qui aime les films de procédure ou qui s’intéresse au sort peu enviable des laissé(e)s pour compte en Russie trouvera pleine satisfaction dans ce documentaire abrupt semblant considérer la moindre tentative esthétique comme un odieux travestissement de la vérité : le réel ici est rendu dans son essence la plus crue… parfois la plus anamorphosée grâce à des gros plans peu flatteurs pris sous le nez des protagonistes – inutile, pourtant, d’en rajouter dans le sinistre. Malgré cet effet inutilement misérabiliste, le film joue son rôle purement informatif : il montre ce que la Russie d’aujourd’hui a choisi de conserver de l’antique administration soviétique pour mettre en marge tous ceux qui ne correspondent pas à son idéal. De quoi savourer avec davantage de gratitude les valeurs et mérites d’un État doté d’une authentique politique de protection sociale…

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Musée de la Résistance : «un outil d’éducation à la citoyenneté»

ACTUS | 2016 marque les 50 ans du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère. À cette occasion, rencontre avec son directeur Olivier Cogne pour en savoir plus sur cet anniversaire et le rôle de cette institution consacrée à la Seconde Guerre mondiale.

Charline Corubolo | Mardi 19 juillet 2016

Musée de la Résistance : «un outil d’éducation à la citoyenneté»

Cette année, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère fête ses 50 ans. Pourquoi est-il important de mettre l’accent sur cet anniversaire ? Olivier Cogne : 50 ans d’existence, ce n’est pas rien ! C’est l’occasion d’avoir un regard rétrospectif sur ce qui a été réalisé. Le musée a connu plusieurs étapes dans son développement : de musée associatif dans les années 1960 au moment de sa création, il est devenu musée départemental il y a une vingtaine d’années, avec une équipe de professionnels à sa tête composée essentiellement d’historiens. Les collections se sont considérablement enrichies, tout comme les travaux scientifiques. À quoi çasert en 2016, soit 70 ans après la Seconde Guerre mondiale, un musée comme celui-ci ? Sans doute à perpétuer, à transmettre un patrimoine de valeurs : celle de la résistance et de la République. À être un outil d’éducation à la citoyenneté, avec le concours de nombreux acteurs. C’est ça son rôle essentiel. Il y a pour cela le travail d’histoire, en s’appuyant sur des cherch

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L’âme de la résistance

ARTS | Jeunes, moins jeunes et jeunes d’esprit, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère vous attend en plein Grenoble. Certes, il est vrai que les mots « résistance » et « déportation » font probablement moins rêver qu’un Abricotini siroté dans un transat au soleil ; pourtant vous auriez tort de n’y prêter aucune attention.

Charline Corubolo | Mardi 19 juillet 2016

L’âme de la résistance

C’est dans les années 1960 que le musée voit le jour sous l’impulsion de résistants, de déportés et d’enseignants, pour devenir départemental en 1994. Aujourd’hui, l’institution continue de défendre les valeurs de la République à travers l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale – l’Isère fût un fief de la Résistance. Selon un parcours chronologique sur trois niveaux, la muséographie des collections permanentes offrent une plongée dans le quotidien, résistant ou pas, des Isérois. Textes d’archives, vidéos, photographies, affiches et témoignages alimentent la visite avec justesse et émotion. Mais l’intérêt de la déambulation réside surtout dans la mise en scène des deux niveaux supérieurs où sont reproduits des morceaux de rues, des cafés et des intérieurs pour une immersion totale dans ce qu’était la Résistance.

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Musée dauphinois : bienvenue en Isère

ESCAPADES | Chaque année, le musée grenoblois niché à flanc de Bastille propose plusieurs expositions temporaires souvent passionnantes. Mais, lors de la visite, il ne faut pas pour autant négliger les expositions permanantes, consacrées à l'Isère sous divers aspects. Parce qu'elles aussi valent le détour.

Tiphaine Lachaise | Lundi 18 juillet 2016

Musée dauphinois : bienvenue en Isère

Le Musée dauphinois, niché à flanc de Bastille, dans l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-Haut classé Monument historique, est bien plus grand qu’il n’y paraît. Plusieurs collections permanentes se succèdent dans ce bâtiment devenu musée dès 1968, à la faveur des Jeux Olympiques de Grenoble. Bernard Gilman, à l’époque adjoint à la culture de la Ville de Grenoble, voulait ainsi en faire un endroit « où nous essaierons de situer dans leur contexte historique les problèmes actuels de la région ». Pour cela, on débute par l’histoire tourmentée du lieu grâce à des panneaux installés dans un boyau menant à la découverte d’une chapelle inattendue en sous-sol. Plus loin, sous les toits, se cache la grande histoire d’un sport bien connu des Grenoblois : le ski, de la préhistoire à la fin du XIXe siècle. Dernière collection, et non des moindres, celle de l’histoire du peuple isérois et de la vie dans les Alpes. Un retour dans le temps qui débute au Moyen-Âge et mène jusqu’à aujo

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PB d'or 2015 : expo

ARTS | En 2015, on est tombés amoureux d'un musée et d'un artiste.

Charline Corubolo | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : expo

Le PB d'or de l'artiste grenoblois qui dominera bientôt la peinture contemporaine : Johann Rivat La première incursion de Johann Rivat dans nos colonnes remonte à novembre 2011. Depuis, le peintre grenoblois ne cesse d'envahir les murs de la région avec ses toiles de révoltes urbaines aux couleurs hallucinantes : la galerie Showcase en mai 2014, l'exposition Confidences d'outre-tombe pour le versant contemporain avec son crâne « d'anniversaire » (qui a fait la une du PB), une participation à l'exposition collective Who's afraid of picture(s) en mars 2015 à l’École supérieure d'art et design Grenoble, une autre

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Deux musées grenoblois s'associent numériquement

CONNAITRE | Certaines œuvres paraissent parfois très éloignées de notre époque ou un brin compliquées à analyser. Le Musée de Grenoble et celui de la Résistance et de la (...)

Charline Corubolo | Mardi 19 mai 2015

Deux musées grenoblois s'associent numériquement

Certaines œuvres paraissent parfois très éloignées de notre époque ou un brin compliquées à analyser. Le Musée de Grenoble et celui de la Résistance et de la Déportation de l'Isère ont trouvé, à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, une solution à la fois ludique et innovante : explorer un tableau numériquement par le biais d'un écran tactile dans chacun des établissements. Pour ce coup d'essai (transformé), c'est la peinture La Guerre (1915) d'Othon Friesz que l'on découvre selon deux angles : l'histoire et l'art. Il faut commencer à la Résistance, ce qui donne un accès gratuit au Musée de Grenoble où se trouve physiquement la toile, pour rentrer historiquement dans l’œuvre en choisissant un des seize détails proposés soit sur le tableau, soit selon une thématique. Une question est alors posée avec un code dont la réponse est donnée dans l'autre musée. Chaque morceau dévoile deux contenus différents selon l'institution, créant un ping-pong culturel. Un dispositif qui permet non seulement d'apprendre mais aussi de pénétrer dans l’œuvre en la « touchant » et en zoomant à souhait, afin de découvrir une multitude d'informations sur ce

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À l’arrière, en Isère

ARTS | Partons sur les traces des vestiges de la Première Guerre mondiale à l’occasion du centenaire du conflit, grâce la nouvelle exposition du Musée dauphinois. "À l’arrière, comme au front" relate ainsi la vie des populations restées sur place, entre effort de guerre et maintien culturel. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 29 avril 2014

À l’arrière, en Isère

Il y a un siècle débutait la Grande Guerre, et afin de commémorer son centenaire, plusieurs institutions proposent tout au long de l’année des expositions hommages, à commencer par le Musée dauphinois. À l’arrière, comme au front est un titre confus car l’exposition se concentre plus sur « les coulisses » de la guerre que sur le front et détaille aux visiteur le quotidien des populations mobilisées sur place. Du secours aux blessés à l’armement en passant par l’éducation, le parcours dévoile toutes les facettes de la mobilisation et offre par la même occasion une nouvelle façon de découvrir Grenoble. Le musée départemental relate, à travers une scénographie ludique et dynamique, l’organisation des Isérois durant cette période trouble en évoquant des lieux toujours existants. Mais avant toute démonstration de traces tangibles de cet événement historique, l’exposition s’ouvre sur une mise en contexte rappelant la guerre franco-prussienne de 1870, comment l’éducation française a renforcé le sentiment germanophobe et toute la communication alors établie. Une introduction nécessaire pour amener le plus clairement possible la situation, qui s’ouvre par la suite direct

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L’Histoire au présent

ACTUS | Alors que l’on commémore le centenaire du début de la Première Guerre mondiale et les 70 ans de la Libération de Grenoble lors de la Seconde, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère fête ses 20 ans d’existence sous sa forme actuelle - le musée en lui-même a été créé en 1966. Rencontre avec Olivier Cogne, directeur du musée. Propos recueillis par Dimitri Crozet

Aurélien Martinez | Mercredi 8 janvier 2014

L’Histoire au présent

Automne 1943. Une vague de répression touche la Résistance à Grenoble. L’exposition temporaire Automne 43 qui se tient jusqu’au 19 mai 2014 ramène dans l’ambiance de l’époque, archives et témoignages à l’appui. Avec un mot d’ordre, rappelé par Olivier Cogne, directeur du musée : « Nous sommes là pour donner du sens à ce qu'il s’est passé il y a 70 ans et le mettre au prisme du présent. » Dans cette optique un mur, à la fin de l’exposition, permet aux visiteurs de laisser leur sentiment sur ce que représente pour eux cette période. « On a voulu mettre à contribution les visiteurs sur cette question : pourquoi et comment commémorer 70 ans après ? Comment chacun peut contribuer à sa façon à entretenir la mémoire et les valeurs de la Résistance ? » C’est bien de valeurs, autant que d’Histoire, dont il est question pour le musée, Maison des Droits de l’Homme depuis 2001. Olivier Cogne défend une volonté de laisser s’exprimer à travers des sujets actuels des points de vue issus d’associations : « Nous revendiquons une filiation avec la société civile. Il n’y a pas un projet qui a été bâti dans ce musée sans travailler avec des associations du mon

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Clichés de montagne

ARTS | À travers des portfolios sonores qui s’écoutent autant qu’ils se contemplent et une série de photographies, le Musée dauphinois témoigne ingénieusement de la particularité de l’environnement montagnard. Où comment, avec l’exposition "Caractères d’altitude", grandeur de la nature rime avec intimisme. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Lundi 21 octobre 2013

Clichés de montagne

L’homme est souvent à l’image de sa montagne. Avec cette exposition, le Parc national des Écrins se dévoile par le prisme de la parole humaine. Intitulée Caractères d’altitude, référence aux différents secteurs autant qu’aux personnalités qui y vivent, elle est conçue en deux temps. Le jardin du cloître devient métaphore du cœur montagneux selon une carte imaginaire, tracée par des photographies panoramiques des sommets. Étrangement, ces dernières offrent une impression de petitesse de la nature, alors que la création polyphonique qui s’y greffe crée une impression de hauteur. Les enregistrements sonores donnent la parole à des professionnels du milieu, paroles entremêlées à des captations de la faune locale qui s’apposent telles des respirations. Le sensitif se met en place pour qui aime profondément la montagne. Dans la forêt En périphérie du jardin, les galeries ouvertes présentent une trentaine de portraits photographiques d’habitants de la "zone d’adhésion", soit la vallée. Les personnes choisies ont des profils variés allant du comédien reconverti en boulanger au vigneron, en passant par le curé, esquissant ainsi une fresque amusante de la popula

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S’amuser au musée

CONNAITRE | Nathan et Chloé s’ennuient à la maison. Le remède, amenez-les dans les musées, la plupart d’entre eux proposent pendant les vacances des activités ludiques et interactives. Une bonne façon de susciter curiosité et intérêt. RLR

Aurélien Martinez | Vendredi 10 février 2012

S’amuser au musée

Avec « Dessine-moi un éléphant » au Musée Dauphinois, les petits princes et princesses se retrouvent à une table à dessin où, sur la base de textes anciens, ils sont invités à exprimer leurs visions du mystérieux pachyderme. Une bête fantastique qui mobilisa chez les artistes les représentations les plus fantasmagoriques, comme l’on peut le voir dans l’exposition Hannibal et les Alpes. Hannibal, le chef légendaire des légions carthaginoises à « La conquête de Rome », c’est le titre du scénario que devront résoudre des pré-ados confrontés à des armés de centurions sur un plateau de jeu de stratégie et de simulation. La paix reviendra dès les vacances de printemps lors d’ateliers pacifiques au jardin. En dépit d’un intitulé qui résonne comme une règle de grammaire « Un vitrail, des vitraux », l’animation du Musée de l’Ancien Evêché vibre de lumière et de couleurs. Après une visite des « portails lumineux » de la Cathédrale et de l’église St Hugues, les jeunes verriers conduits dans la salle de pédagogie sont amenés à reproduire sur une plaque de plexiglas un dessin qui, de touche en touche

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Amour, gloire et débats d’idées

CONNAITRE | De vendredi à dimanche se tiendront à la MC2 les nouveaux Etats Généraux du Renouveau (sous le slogan Vivre la République), à l’instigation des journaux (...)

François Cau | Lundi 23 janvier 2012

Amour, gloire et débats d’idées

De vendredi à dimanche se tiendront à la MC2 les nouveaux Etats Généraux du Renouveau (sous le slogan Vivre la République), à l’instigation des journaux Libération et Marianne (les présidentiables invités sont donc tous “de gauche“). Soit trois jours de rencontres entre divers politiciens et représentants de la société civile, autour de questions parfois purement rhétoriques (Assiste-t-on à une révolution des modes de vie ? Prisons modernes, un faux progrès ? L’individualisme a-t-il tué la solidarité ? Les médias sont-ils encore crédibles ?), avec quelques erreurs de casting (on aurait ainsi plutôt vu Eric Woerth au débat Une justice fiscale est-elle possible ?), et même une entrée sur notre domaine de prédilection (L’Etat soit-il encore se mêler de la culture ?, avec Michel Orier, actuel daron de la MC2, et Aurélie Filippetti, potentielle ministrable de François Hollande à la culture – a priori, le débat ne sera que très moyennement houleux). Soit, si la sélection n’est pas trop drastique à l’entrée et que le public puisse poser les questions qu’il souhaite, une initiative républicaine honorable et même salutaire en ces temps de campagne. FC

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"La Loi du marcheur" : éloge de la durée

Théâtre | Nicolas Bouchaud incarne avec un plaisir non dissimulé le critique de cinéma Serge Daney, mort en 1992. Dans un solo souvent émouvant, il interroge le pouvoir de l'image et le rapport au temps.

Nadja Pobel | Mardi 10 janvier 2012

La Loi du marcheur est un spectacle construit à partir de longs extraits de l'entretien qu'a accordé Serge Daney à l'écrivain et médiologue Régis Debray et qui a été édité en DVD sous le titre Itinéraire d'un ciné-fils. Quelques mois avant sa mort des suites du sida, Daney parle de la naïveté réjouissante avec laquelle il est allé à Hollywood à vingt ans avec le critique et cinéaste Louis Skorecki, et comment il a rencontré, au culot, les plus grands réalisateurs (Hawks, Hitchcock...) en prétextant travailler pour une revue française qui commençait à intriguer et dont il a intégré ensuite la rédaction : Les Cahiers du Cinéma. Le comédien Nicolas Bouchaud, mis en scène par Éric Didry, donne beaucoup de délicatesse à son personnage. Lui que l’on a souvent vu dans les distributions de Jean-François Sivadier (dernièrement La Dame de chez Maxim et Noli me tangere, pièces toutes les deux présentées à la MC2), sait transmettre ici l'émotion presqu'enfantine dont fait part Daney au cours de ces entretiens. « Le cinéma c'est l'enfance » Un Serge Daney qui analys

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Combat dans l’œil

ARTS | Dans le cloître du musée Dauphinois, quarante-sept photos, - essentiellement des portraits d’ouvriers -, rappellent que l’industrie existe encore en Isère. Entretien avec leur auteur, Bernard Ciancia, photographe passionné. Propos recueillis par Reine Paris

François Cau | Lundi 19 décembre 2011

Combat dans l’œil

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser aux ouvriers ?Bernard Ciancia. Je viens du monde de l’industrie. Tout gamin, je traînais dans les usines. Mon père était conducteur de chantier et ingénieur. On a beaucoup voyagé avec lui. Je suis arrivé dans la région à la fin des années 1970, quand il a été nommé directeur des papeteries de Pont-de-Claix. Mais alors, vous êtes plutôt de l’autre côté de la barrière ?La différence, c’est que moi, à 14 ans, quand j’ai voulu ma première mobylette, mon père m’a signifié qu’il y avait du travail à l’usine. Il m’a toujours dit, si tu veux quelque chose, tu vas le chercher. On ne m’a rien donné, mais j’ai eu de la chance d’être élevé, d’être éduqué. On est trois frères et à l’usine, les plus sales boulots, c’était pour nous. Parce qu’il fallait qu’on montre l’exemple. Mais, attention, je ne m’en plains pas. Loin de vous dégoûter, le monde industriel semble au contraire vous inspirer…J’aime les odeurs des usines, j’aime les hommes qui y travaillent. Quand un mec comme moi pose les yeux sur eux, il y a quelque chose qui se passe. Pendant le c

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Vu d’ici

ARTS | EXPOSITION / En cette période où les évènements autour de l’Italie fleurissent (notamment les Rencontres du cinéma italien qui se poursuivent jusqu’au 29 (...)

François Cau | Lundi 21 novembre 2011

Vu d’ici

EXPOSITION / En cette période où les évènements autour de l’Italie fleurissent (notamment les Rencontres du cinéma italien qui se poursuivent jusqu’au 29 novembre), l’exposition Un air d’Italie apparaît comme le temps fort de ces festivités célébrant les cent cinquante ans de l’unité du pays. Toujours sur le credo de la confrontation des identités locales avec d’autres plus ou moins lointaines, le Musée Dauphinois (ancien couvent au sein duquel vécurent justement de nombreuses familles italiennes avant qu’il ne devienne le musée que l’on connaît) dresse cette fois-ci un état des lieux de la présence italienne en Isère, à travers un parcours comme toujours très didactique et documenté. Il faut dire qu’à côté de la masse d’archives utilisées (à la pertinence variable), le musée a fait appel aux nombreuses familles d’origine italienne installées dans la région. D’où une série de témoignages vidéo enrichissants, où les expériences personnelles mises bout à bout constituent un panorama subjectif néanmoins assez représentatif des enjeux liés à toute forme d’émigration – par exemple les questions de déracinement et d’acculturation. À noter, dans la lignée de cette exposition, que celle

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Exposition

ARTS | Sélection

François Cau | Lundi 5 septembre 2011

Exposition

En cette semaine de rentrée des classes, saisissons l’occasion pour emmener les plus jeunes dans les musées départementaux, véritables trésors d’histoire en accès libre. Des livres ouverts en somme, par le biais d’expositions didactiques quelquefois austères, mais souvent très enrichissantes. Comme celle du Musée de la Résistance, qui permet de comprendre tout ce que les soldats et les travailleurs coloniaux ont apporté à la France lors de certains évènements critiques (comme les deux Guerres mondiales). Le tout regardé sous le prisme isérois. Autre exposition encore en cours : Ce que nous devons à l’Afrique, au Musée Dauphinois (photo). Et le Musée d’archéologie est toujours passionnant ! Plus d’infos sur notre site internet.

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Libérons-nous

CONNAITRE | Trois jours de conférences, débats et ateliers, organisés par les journaux Libération et Marianne, en présence de femmes et hommes politiques, journalistes, économistes et autres acteurs de la vie politique et sociale française. Et le tout à la MC2 de Grenoble. LG & FC

François Cau | Lundi 24 janvier 2011

Libérons-nous

Parce qu’il est encore permis de croire en un avenir social et politique meilleur, et que mener des réflexions en groupe reste la meilleure façon de faire évoluer les choses, ce forum nous semble une entreprise fort salutaire. On dit forum, mais on se trompe, car désormais l’événement s’intitule « Les États généraux du renouveau », et Libération trouve en Marianne un nouveau compagnon de choix pour son organisation. L’on nous promet « trois jours de débats, d’expression et d’échanges », on se permet de notre côté d’espérer que les interventions du public fassent plus systématiquement mouche que lors des précédentes éditions. Les invités se poseront donc des questions pertinentes comme : « Avec la crise, la gauche peut-elle éviter le populisme ? », ou assèneront avec assurance et détermination : « Capitalisme financier : halte à l’impunité ». Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Cécile Duflot, Eva Joly… Les représentants politiques de l’opposition, dont certains se voient déjà tout en haut de l’affiche, ont là l’occasion d’apaiser les critiques, ou au contraire de les renforcer. On ne sait plus trop q

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