Les collections de l'agglo

ARTS | Le musée de Grenoble exerce une sorte d’hégémonie en termes de collections d’art, mais, on vous l’assure, il en existe d’autres à découvrir dans Grenoble et son agglomération…

Laetitia Giry | Lundi 14 mai 2012

Va y'avoir du sport

Le musée Géo-Charles, musée municipal de la ville d'Echirolles, abrite une collection comportant près de 300 œuvres, garantes de la mémoire de Géo-Charles. Elisabeth Chambon, directrice du musée, nous explique qu'elle a été « reçue en donation en 1982 grâce à son épouse », que celle-ci est le « reflet d'un amateur d'art, d'un collectionneur éclairé, d'un homme de son temps qui suivait des artistes avec qui il était ami et qui s'est fait le champion et le témoin d'avant-gardes aussi bien littéraires qu'artistiques », ce qui explique la présence dans les collections « d'artistes emblématiques du vingtième siècle comme Fernand Léger et Derain (cf visuel). » Féru d'art mais aussi de sport, Géo-Charles oriente encore les choix effectués au musée : « On entretient cette identité singulière originale : le sport dans sa relation à l'œuvre d'art, aux pratiques artistiques, à l'économie, à la philosophie, aux évolutions du monde. Pas le sport dans sa représentation spectaculaire ou télévisuelle, mais comme une discipline, un médium qui permet de dire le rapport de l'homme au monde. » Les œuvres montrées changent souvent, car « c'est important pour [la directrice] de ne pas figer l'accrochage : de rendre les collections vivantes et de ménager des surprises au visiteur », et que celles présentes dans les salles dialoguent parfois avec les expositions temporaires en cours…

Musée Géo-Charles, Echirolles

Il aime à l'italienne

Peintre appliqué, résident de la villa Médicis, grand amoureux de l'Italie, propriétaire d'une bien jolie maison à La Tronche, Ernest Hébert laisse derrière lui un musée à l'élégance peu commune. Portraits de femmes italiennes (aux carnations lumineuses et veloutées admirables, cf visuel), paysages : ses peintures côtoient celles de ses amis dans des pièces restaurées avec goût. Les expositions temporaires se construisent en lien – direct ou indirect – avec son identité ; le but du musée dès son ouverture en 1979 étant de « favoriser une meilleure connaissance de l'art du XIXe siècle à travers les collections du peintre Ernest Hébert (1817-1908) et promouvoir la présentation d'artistes contemporains, jeunes ou confirmés ».

Musée Hébert, La Tronche

Isère historique

En plus d'être logé sur le baptistère – monument patrimonial à visiter au sous-sol –, le Musée de l'Ancien Évêché expose les objets, sculptures et peintures témoignant de l'histoire du département dont Grenoble est la capitale. De la préhistoire, période la plus éloignée dans le temps durant laquelle on est sûrs que présence humaine il y avait sur ce territoire, en passant par la période gallo-romaine (dont il reste de fort belles statues) et le Moyen-âge, le parcours se termine sur l'époque moderne, du XVIe au XIXe siècle. Autant d'illustrations des métamorphoses du Dauphiné, se déroulant comme un cours d'histoire régionale en images et en objets en somme… Mais dont le public est privé jusque cet été pour cause de lifting ! La présentation des collections est en train d'être adaptée à l'ère numérique, agrémentée d'ipad et d'éléments qui rendront la visite interactive. On verra ça, et on vous en reparlera…

Musée de l'Ancien Évêché, Grenoble

Aux armes citoyens

Lové dans le château du domaine de Vizille, le musée de la Révolution française est devenu un incontournable pour les amoureux de cette époque fatidique. Car il a pour mission de rendre compte de cette partie de notre histoire à travers les œuvres d'art qui lui sont attachées. Peintures et sculptures révolutionnaires – dont des bustes de personnages fameux comme Barnave, Mirabeau, et Robespierre –  viennent donner corps aux transformations, confirmer le bouillonnement artistique et intellectuel lié à la Révolution et rappeler le rôle primordial qu'a joué cette dernière dans l'établissement de notre République.

Musée de la Révolution, Vizille

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La fabrique d’un hymne national

ARTS | Le Musée de la Révolution française propose une exposition sur la genèse de la Marseillaise et son adoption comme hymne national. Un parcours passionnant qui invite à une réflexion sur la circulation des mots et des images.

Benjamin Bardinet | Mardi 29 juin 2021

La fabrique d’un hymne national

On ne donnait pas cher d’une exposition sur le thème de notre hymne national. Pas tant par manque de patriotisme ou par horreur de ses paroles bellicistes, mais surtout parce qu’on se demandait bien ce que le visiteur allait pouvoir se mettre sous la dent (enfin, sous les yeux…). C’était là ignorer les talents de commissaires des conservateurs des musées de Strasbourg, Marseille et Vizille qui l’ont coproduite. Alain Chevalier, le directeur du musée de Vizille, a fait le choix de s’intéresser à la manière dont la Marseillaise s’incarne dans les arts plastiques. Le parcours, chronologique, démarre en 1792 avec la naissance de ce chant dans les milieux de la bourgeoisie strasbourgeoise à une époque où de nombreux volontaires sont mobilisés en vue d’un affrontement contre la coalition anti-révolutionnaire. Parmi eux, un fameux bataillon de Marseillais contribue à populariser cet hymne lors de son arrivée à Paris en juillet 1792. Plusieurs tableaux montrent la ferveur patriotique propre à la mobilisation de ces volontaires prêts à mourir pour la défense de la Patrie et de la République. Révolutionnaire Remisée au placard sous Napoléon et pendant la Restauration

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Derrière les portes du musée de l’Ancien Évêché

Reportage | Confrontées à la fermeture de leur musée depuis fin octobre, les équipes du musée de l’Ancien Évêché, situé place Notre-Dame, à Grenoble, continuent de faire vivre leurs projets, en attendant la réouverture.

Sandy Plas | Mardi 20 avril 2021

Derrière les portes du musée de l’Ancien Évêché

Dans la galerie des Évêques, au rez-de-chaussée du musée de l’Ancien Évêché, les bruits de pas des visiteurs ont laissé place depuis plusieurs mois au silence. Un étage plus haut, l’exposition Histoire de savoir(s), sur l’Université Grenoble Alpes, attend patiemment la réouverture du musée. Prête à accueillir le public depuis le 28 janvier, elle reste plongée dans le noir avant, enfin, le moment de son inauguration. « Un musée sans visiteur, c’est impensable », souffle Sylvie Vincent, conservateur en chef du patrimoine au musée depuis septembre 2020. Fermé depuis le 29 octobre, l'établissement a vu son nombre de visiteurs chuter au rythme des différents confinements. De 90 000 visiteurs en temps normal, la fréquentation atteignait timidement les 42 000 entrées l’an dernier. Alors, face à la situation inédite d’un musée dont les portes demeurent fermées, les six membres de l’équipe tentent de rester mobilisés : « C’est essentiel de maintenir la cohésion de l’équipe et de continuer à aller vers le public, sous d’autres formes », explique Sylvie Vincent, qui se r

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Des prolos aux aristos

ARTS | Sculpture. Le Musée Hébert devrait rouvrir prochainement avec son exposition consacré à Jean-Baptiste Carpeaux. L'occasion de redécouvrir cet artiste important de la seconde moitié du XIXe siècle.

Benjamin Bardinet | Mardi 8 décembre 2020

Des prolos aux aristos

Si Jean-Baptiste Carpeaux est surtout connu pour avoir réalisé le fameux Génie de la danse qui orne la façade de l’Opéra Garnier à Paris, ce n’est pas un hasard : il a toujours excellé à retranscrire en sculpture l’énergie propre au mouvement qui traverse les corps. Consacrée à ses années de pensionnaire de l’Académie de France à Rome (la fameuse Villa Médicis), la première partie de l’exposition conçue par le musée Hébert (en partenariat avec le musée d’Orsay) permet d’en prendre la pleine mesure. On y découvre l’esprit frondeur de l'artiste qui, refusant les sujets historiques ou bibliques imposés par l’Académie, s’autorise à remettre des œuvres d’inspiration libre, dont le Pêcheur à la coquille présenté dans la première salle est un bel exemple. Plus intéressé par les sujets contemporains que par l’Antiquité, Carpeaux se nourrit de l’observation de la vie dans les quartiers populaires et les campagnes romaines. Il y croise de pittoresques paysans, des danseurs de tarentelle et surtout Barbara Pasquarelli dont la beauté du visage le hantera toute sa vie – une série de bustes en témoigne. Enfin, consacrée aux relations qu’entretenait l’artist

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PB d'or 2018 : expo

C'était 2018... | Avec une pépite locale et pas mal de musées isérois.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : expo

Le PB d’or du réseau incroyable : les musées départementaux de l’Isère Si l’Année du Japon en Isère (qui dure jusqu’en juin) a été si bien suivie, c’est surtout grâce aux musées départementaux (gérés par le Département de l’Isère donc), dont certains se sont emparés de l’événement avec pertinence, sortant parfois des domaines que leur nom peut laisser penser. Comme le Musée dauphinois, qui a inauguré fin octobre Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident, soit l’une des expositions les plus réussies de 2018 ; le Musée de la Résistance qui, cet été, a accueilli la très forte exposition Hibakusha, dessins des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki ; ou encore le Musée de l’Ancien Év

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Une visite au Musée de l'Ancien Évêché de Grenoble

Musée | (...)

La rédaction | Jeudi 13 septembre 2018

Une visite au Musée de l'Ancien Évêché de Grenoble

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"Working Class Hero" au Musée Géo-Charles : et voilà le travail !

Exposition | Au Musée Géo-Charles d’Échirolles a été inaugurée début février "Working Class Hero", exposition sous-titrée "La représentation du travail dans l'art" dans laquelle on découvre, à côté d'objets évoquant la mémoire ouvrière, les œuvres de plusieurs artistes contemporains. Nous l’avons visitée avec Élisabeth Chambon, la conservatrice du musée.

Alice Colmart | Mardi 27 février 2018

« Son titre fait écho à la chanson de John Lennon, écrite en 1970 pour exprimer sa lutte en faveur de la classe ouvrière » : voilà comment Élisabeth Chambon, conservatrice du Musée Géo-Charles d'Échirolles, présente l'exposition Working Class Hero – La représentation du travail dans l'art. « Depuis la Préhistoire avec, dans les grottes, les peintures des chasseurs-cueilleurs, jusqu'au Moyen Âge, la Révolution industrielle et nos jours, l’homme a toujours cherché à représenter son activité. Les artistes ont puisé dans cette matière pour en faire des créations. » L’objectif des pièces présentées (photographies, vidéos, tableaux, dessins, objets...), issues en grande partie des collections du Musée Géo-Charles, de celui de la Viscose et du Centre du graphisme, n’est pourtant pas de raconter chronologiquement l’histoire du travail. « On voulait surtout montrer quelle était la position des artistes vis-à-vis du travail au XXIe siècle : la crise économique, le chômage, les fermetures d’usines… »

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Les musées Géo-Charles et de la Viscose (Échirolles) vont se lier

ACTUS | Il y a comme une volonté de renforcer la visibilité des institutions muséales du côté d’Échirolles. Un projet est ainsi en train de se dessiner entre le Musée Géo-Charles, consacré aux collections et aux archives du poète et écrivain français, et celui de la Viscose, témoignant du passé industriel de la région dans la soie artificielle. Une mutualisation des collections menée par Elisabeth Chambon, conservatrice en chef du patrimoine à Géo-Charles, que l'on a rencontrée.

Charline Corubolo | Mardi 25 avril 2017

Les musées Géo-Charles et de la Viscose (Échirolles) vont se lier

Du changement est à prévoir à Échirolles dans les années à venir, et c’est Elisabeth Chambon, conservatrice en chef du patrimoine au Musée Géo-Charles (photo), qui est aux commandes : « 2017 est une année de réflexion. Nous n’avons pas d’exposition temporaire au musée mais un recentrage sur les collections permanentes avec un nouvel accrochage de L’œil du collectionneur. » Une réflexion baptisée "Pôle muséal" qui vise à mutualiser les collections de son établissement avec celles du Musée de la Viscose. Deux axes différents, avec à Géo-Charles un angle Beaux Arts avec les avant-gardes artistiques, et à la Viscose l’histoire, liée à la mémoire ouvrière et à l’identité de la ville d’Échirolles, de la fabrication de la soie artificielle. Mais un lien se dessine entre les deux institutions. « Le XXe siècle a été traversé par de grandes mutations industrielles, technologiques, intellectuelles et artistiques. Le "Pôle muséal", c’est comment faire se rencontrer les récits de Géo-Charles

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Une affaire patrimoniale #4 : la République au Musée de la Révolution française de Vizille

ESCAPADES | Mystérieusement réapparu en 2015 à Rome lors d'une biennale d'antiquaires, l’écusson peint par Jean-Baptiste Wicar en 1793 est la première représentation de la première République française, imaginée pour remplacer les fleurs de lys de la monarchie. Le Musée de la Révolution française de Vizille vient de l’acquérir, comme nous l’expliquons dans ce quatrième épisode de notre web-série "Une affaire patrimoniale".

Charline Corubolo | Mercredi 7 décembre 2016

Une affaire patrimoniale #4 : la République au Musée de la Révolution française de Vizille

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Hébert et ses amis en villégiature à La Tronche

ESCAPADES | Un musée consacré donc au peintre Ernest Hébert (1817-1908) mais pas que. Et, surtout, un lieu magnifique dans lequel il vécut qui se visite à l'année. Suivez-nous.

Charline Corubolo | Lundi 18 juillet 2016

Hébert et ses amis en villégiature à La Tronche

On aimerait vous dire qu’Hébert et ses amis ont fait les 400 coups, ça donnerait une touche rock’n’roll à notre patrimoine muséal isérois. Hélas ce n’est pas le cas. Ernest Hébert (1817-1908) était de la trempe de ces peintres académistes du XIXe siècle, excellant dans l’art du portrait. Alors à quoi bon gravir la colline tronchoise pour se rendre dans l’ancienne demeure familiale, transformée en musée depuis 1979 ? Car, amoureux ou pas de cette touche oscillant entre romantisme et symbolisme, vous n’aurez pas sué pour rien en arrivant sur ce lieu où souffle une douce brise de sérénité. L’ensemble, composé d’un splendide jardin, d’un bâtiment réservé à des expositions temporaires et de la maison elle-même, recèle bien des trésors. C’est dans l’antre de la grande bâtisse que sont présentées les collections permanentes avec la particularité de dévoiler des œuvres du peintre né à Grenoble mais aussi des toiles de ses camarades de pinceaux. Le parcours se découpe selon les thèmes qui jonchent la carrière d’Hébert avec des œuvres de jeunesse, des fonds d’atelier et des tableaux primés dont n

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Vizille : Révolution française mon amour

ESCAPADES | Le seul musée au monde consacré à la Révolution française se situe en Isère, à Vizille. Logique : c’est ici qu’en 1788 se déroula la réunion des états généraux du Dauphiné. 200 ans (et des poussières) plus tard, on fait le tour du propriétaire.

Tiphaine Lachaise | Mardi 5 juillet 2016

Vizille : Révolution française mon amour

Parmi les dix musées gérés par le département de l’Isère, le plus visité est celui de la Révolution française situé à Vizille. Si le magnifique domaine (dont un immense parc) accueille chaque année quelque 800 000 visiteurs, plus de 60 000 viennent pour le musée et le centre de recherche. Créée en 1983 dans la perspective du bicentenaire de 1989, la collection du musée s’est étoffée d’année en année. Dans un premier temps via un fonds propre au château, mais aussi en puisant dans les différentes collections nationales et départementales, ainsi que grâce aux dépôts et autres dons de particuliers. Aujourd’hui, il est ainsi difficile de dénombrer le nombre exact de pièces présentées. Qu’importe : pour le directeur du musée Alain Chevalier, annoncer un chiffre serait contre-productif puisqu’« un objet de petite taille vaut autant qu’un tableau de huit mètres sur dix… Alors que la proportion n’est pas égale ». Il suffit d’entrer dans le musée pour se rendre compte de cette profusion d’œuvres de styles, de tailles et de genres différents. Évidemment, la première, « c’est le château lui-même

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Le Musée de Vizille veut s'offrir la République

Financement participatif | Et met en place un financement participatif pour acquérir la première peinture conservée représentant la République française, qui a été peinte par Jean-Baptiste Wicar en 1793. On vous explique tout.

Charline Corubolo | Mardi 24 mai 2016

Le Musée de Vizille veut s'offrir la République

Après Spacejunk et son ambitieux projet de restauration de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest du côté de la Bourse du travail à Grenoble, c'est au tour du Musée de la Révolution française à Vizille de s'offrir un financement participatif pour, cette fois-ci, acquérir un écusson. Mystérieusement réapparue en 2015 à Rome lors d'une biennale d'antiquaires, l’œuvre peinte par Jean-Baptiste Wicar en 1793 est la première représentation de la première République française, imaginée pour remplacer les fleurs de lys de la monarchie. Une première donc ! Pièce majeure pour l'histoire de France, le médaillon est une esquisse préparatoire d'une peinture murale réalisée sur la façade de la légation française à Florence mais depuis détruite. Afin de participer à cette acquisition, à ce patrimoine collectif, le musée a lancé le 28 avril une campagne de financement participatif. La récolte se termine le 28 juin. Les 15 000 euros espérés viendront s'ajouter aux fonds alloués par le Département de l'Isère. Pour voir rentrer

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Tatouages avant-garde

ARTS | Construit en 1982 à l’initiative de la ville d’Échirolles, le Musée Géo-Charles présente une partie de la collection du poète Charles Guyot (dit Géo-Charles), reçue (...)

Charline Corubolo | Vendredi 24 janvier 2014

Tatouages avant-garde

Construit en 1982 à l’initiative de la ville d’Échirolles, le Musée Géo-Charles présente une partie de la collection du poète Charles Guyot (dit Géo-Charles), reçue par donation de sa femme Lucienne. Partisan de l’avant-garde artistique et littéraire et passionné de sport, l’homme s’est rapidement distingué comme un collectionneur à l’œil avisé, avec un intérêt prononcé pour ses contemporains. Parmi des peintures, sculptures et estampes de la première moitié du XXe siècle, on retrouve ainsi des œuvres de Derain, Delaunay ou encore Léger. En parallèle à cet accrochage permanent, le musée développe un espace entièrement dédié à l’art contemporain – des créations d’après 1960 – actuellement mis en valeur à travers l’exposition White. Mais la structure ne s’arrête pas là et lance en 2013 un cycle intitulé Chambre d’écoute, en vue de créer des connexions entre des créations du XXe et du XXIe siècle. Au premier étage sont donc exposées trois grandes photographies du Hollandais Hans Neleman, issues de la série Moko-Maori Tatoo, aux côtés de pièces de la collect

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« Revenir aux missions premières »

ARTS | L’ancienne grange devenue lieu d’expositions dans les années 80 en face du musée Hébert a fait peau neuve cette année : deux salles belles et immaculées prévues pour accueillir de l’art contemporain. Rencontre avec Laurence Huault-Nesme, directrice et conservatrice du musée. Propos recueillis par Laetitia Giry

Laetitia Giry | Mardi 25 septembre 2012

« Revenir aux missions premières »

Quelle est l’histoire de ce lieu ?Laurence Huault-Nesme: Au départ, c’était un bâtiment annexe, qui a été racheté par le donateur au domaine d’en face pour faire des expositions d’art contemporain. Les salles ont été améliorées petit à petit après la nomination du premier conservateur. Puis, au moment du grand projet de rénovation du musée, celle des salles d’exposition temporaire ne faisait pas partie des priorités, ce qui explique que ça ait pris du temps. Finalement, on y est arrivés. Quelles étaient vos idées de transformation ?Je voulais deux salles simples, faciles à accrocher, de façon à ce que l’on puisse sans souci repeindre les murs, accrocher et décrocher avec le minimum de personnel. On a choisi la sobriété, et c’est de toutes manières tout ce qu’il faut pour mettre en valeur les œuvres. Le lieu est donc à la fois élégant et sans fioritures. On est en période de crise, et pour le moment, nous n’avons pas de budget spécifique pour ces salles, je jongle donc avec celui propre au musée [le musée Hébert est un musée départemental, financé par le conseil général de l’Isère, très touché par les bais

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S’amuser au musée

CONNAITRE | Nathan et Chloé s’ennuient à la maison. Le remède, amenez-les dans les musées, la plupart d’entre eux proposent pendant les vacances des activités ludiques et interactives. Une bonne façon de susciter curiosité et intérêt. RLR

Aurélien Martinez | Vendredi 10 février 2012

S’amuser au musée

Avec « Dessine-moi un éléphant » au Musée Dauphinois, les petits princes et princesses se retrouvent à une table à dessin où, sur la base de textes anciens, ils sont invités à exprimer leurs visions du mystérieux pachyderme. Une bête fantastique qui mobilisa chez les artistes les représentations les plus fantasmagoriques, comme l’on peut le voir dans l’exposition Hannibal et les Alpes. Hannibal, le chef légendaire des légions carthaginoises à « La conquête de Rome », c’est le titre du scénario que devront résoudre des pré-ados confrontés à des armés de centurions sur un plateau de jeu de stratégie et de simulation. La paix reviendra dès les vacances de printemps lors d’ateliers pacifiques au jardin. En dépit d’un intitulé qui résonne comme une règle de grammaire « Un vitrail, des vitraux », l’animation du Musée de l’Ancien Evêché vibre de lumière et de couleurs. Après une visite des « portails lumineux » de la Cathédrale et de l’église St Hugues, les jeunes verriers conduits dans la salle de pédagogie sont amenés à reproduire sur une plaque de plexiglas un dessin qui, de touche en touche

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A contre-courant

ARTS | Aramram. Ce n’est pas une formule magique, mais bien le nom d’une œuvre de Jean-Christophe Norman et par extension de l’exposition consacrée à cet artiste (...)

François Cau | Mardi 10 janvier 2012

A contre-courant

Aramram. Ce n’est pas une formule magique, mais bien le nom d’une œuvre de Jean-Christophe Norman et par extension de l’exposition consacrée à cet artiste au musée Géo-Charles. Alors qu’il regardait la mer de Marmara, l’idée lui est venue de la filmer à l’envers et par la suite d’inverser les lettres de son nom pour baptiser son vidéogramme. Outre ses vidéos, des photos, dessins et peintures du plasticien seront exposés. Jean-Christophe Norman fait une utilisation indifférenciée de ces approches dans sa pratique artistique qui explore beaucoup, de ses dires propres, les notions de déplacements, de répétitions, d’endurance et de voyage. La performance et l’écriture ont aussi leur part dans son travail. Il recouvre des œuvres de graphite et en recopie d’autres sur de très grands formats, Au cœur des ténèbres de Conrad par exemple, rappelant les activités des moines du Moyen-Âge à l’heure où le livre électronique est en plein essor. On est curieux de voir ce que toutes ces idées et usages rassemblés donnent dans un musée.

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