Glamour à mort

Laetitia Giry | Mardi 8 janvier 2013

Cet hiver, le glamour se glisse dans l'antre froid du Centre national d'art contemporain (Magasin) avec l'exposition Ultracore de l'artiste berlinois très hype Anselm Reyle. Preuve vivante que l'on peut mener une carrière d'artiste contemporain en collaborant avec des grands noms de la mode comme Dior (il a créé une collection de sacs et de produits de maquillage pour la maison l'année passée), et que la transversalité peut étonner et non pas seulement lasser… Couleurs flash et paillettes, objets de récupération, matières aux reflets métalliques sont autant d'ingrédients utilisés par Reyle pour revisiter les codes du kitsch. Le pop et le clinquant de ces tableaux et sculptures cachent-ils un univers plus profond, comme une porte scintillante ouvrant sur des tréfonds de sens insoupçonnés ? Ou ne s'apprécie-t-il qu'en surface, pour son décalage et son ironie ? Réponse le 17 février.


Ultracore

De Anselm Reyle, qui assemble pâtes, miroirs, paillettes et vernis acryliques aux couleurs fuorescentes et revisite ainsi les codes du kitsch et du décoratif
Le Magasin des Horizons Site Bouchayer-Viallet, 8 esplanade Andry Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Awards 2013 expo

ARTS | L’award de l’expo la plus pop : Ultracore au Magasin Si le Magasin – Centre national d’art contemporain nous perd parfois avec des expositions trop (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 expo

L’award de l’expo la plus pop : Ultracore au Magasin Si le Magasin – Centre national d’art contemporain nous perd parfois avec des expositions trop conceptuelles, celle consacrée au printemps dernier à l’artiste allemand Anselm Reyle était une réussite éclatante. À la fois puissant, ludique et accessible, le travail coloré de Reyle se trouvait magnifié par l’habile scénographie jouant avec l’obscurité et tranchant ainsi avec le kitsch assumé des œuvres présentées. Un très bon choix d’Yves Aupetitallot, le directeur des lieux, qui a permis aux Grenoblois de découvrir cet artiste dont la cote est proprement hallucinante – en 2007, il a par exemple vendu 192 000 dollars une toile estimée 25 000.

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Abstraction universelle

ARTS | Entre abstraction et culture kitsch, le Magasin peut se targuer d'accueillir entre ses murs l’œuvre protéiforme, à la fois minimale, pop et ultra-colorée d'Anselm Reyle. Véritable figure montante (voire étoile filante) de l'art contemporain, ce jeune quadragénaire bouillonnant de créativité s'est imposé en quelques années sur la scène internationale comme l'un des plus grands artistes contemporains allemands de sa génération. Laetitia Giry et Christine Sanchez

Laetitia Giry | Lundi 18 février 2013

Abstraction universelle

Ultracore, l’exposition d’Anselm Reyle au Magasin, est divisée en deux parties se révélant comme les deux faces d’une même pièce. L’espace de la Rue se voit maculé d’une fresque explosive – pots de peinture noire et rose fluo jetés avec rage et détermination –, et encombré de déchets lui donnant justement un petit air de déchetterie. Cette provocation est le point central du travail de l’artiste qui, utilisant divers rebus ou conglomérats, s’attache à en redéfinir la nature pour obtenir un objet dont l’aspect luxueux ne ferait aucun doute. C’est ce que l’on découvre mieux dans le second volet de l’exposition, où se fait jour toute l’ironie kitsch avec laquelle il redonne leurs lettres de noblesses à ces choses cassées, perdues, déçues. Cachée dans les salles, cette partie s’arpente dans une obscurité favorisant l’immersion, un parcours ombreux perturbé seulement par l’illumination des sculptures et autres tableaux, sublimés grâce à la trajectoire très précise de simples spots. De l’entremêlement de néons à l’entrée, pluie électrique évoquant autant la fête que la pendaison, des sculptures difformes étincelantes d’un vernis irisé, d’une laque précieuse, jusqu’aux meules

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