Melancholia mon amour

Laetitia Giry | Mardi 8 janvier 2013

Pensée à partir du titre du livre de Denis Roche Le Boîtier de mélancolie, l'exposition collective Et si ce n'était pas de la mélancolie débutant au musée Géo-Charles en février se présentera comme un assemblage d'univers photographiques. De celui de Pierre de Fenoyl (voir photo) à celui de Pierre Canaguier, en passant par celui de William Klein et en en oubliant… C'est le thème de la mélancolie inhérente au clic ! de l'appareil photo qui se dévoilera au travers de cette sélection. Pas de point d'interrogation pour terminer ce qui en est une, mais une suspension dans le vide, car comme le dit Denis Roche, « le bonheur photographique implique ou suggère quantité de sous-entendus ne serait-ce que le penchant qui nous porte à enregistrer les moments heureux plus que les autres »… Et le musée d'évoquer avec poésie « le murmure de conversation des photographies entre elles, où la grâce, l'inattendu se tiennent sur un point de volupté minuscule mais intense ». Tout un programme, qui nous tente bien. LG


Et si ce n'était pas la mélancolie

Exposition collective réalisée en collaboration avec la Galerie Le Réverbère, Lyon et autres partenaires. La photographie dans son rapport au passé, au temps qui passe et ne passe pas à travers des histoires, des présences, atmosphères où se jouent douceur et trouble qu'on a de se regarder ou de regarder le papier photographique
Musée Géo-Charles 1 rue Géo-Charles Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Accrochage dialogique

ARTS | Tout simplement intitulée "Dialogues", l’exposition qui marque la réouverture du musée Géo-Charles propose de faire converser le travail de quatre artistes ainsi que celui des étudiants de l’ESAD avec les œuvres de la collection du musée. Sympathique.

Benjamin Bardinet | Mercredi 9 juin 2021

Accrochage dialogique

Les entraîneurs d’équipe de football et les commissaires d’exposition partagent en commun de devoir tirer le meilleur d’un collectif en favorisant le dialogue entre ses membres – les joueurs pour les premiers, les artistes pour les seconds. La nouvelle exposition du musée Géo-Charles (farfelu poète féru de sport) invite précisément des artistes contemporains à choisir parmi la collection du musée des œuvres avec lesquelles ils souhaiteraient jouer le temps d’un accrochage – un peu comme si on offrait l’occasion à Mbappé de faire équipe avec Platini. Au rez-de-chaussée, l’exercice est proposé aux étudiants de l’ESAD qui, par le biais de dispositifs ou d’installations tour à tour poétiques, politiques ou ironiques, font des propositions amusantes. Autant d’occasions de redécouvrir certaines pièces de la collection : les galets-poèmes de Géo-Charles, les dessins et jeux pour enfants de Monteiro ou les gravures de Masereel. Rapprochements et face-à-face À l’étage, ce sont quatre artistes invités qui jouent le jeu de l’accrochage dialogique. Le peintre et bédéiste Jean-Marc Rochette expose ses imposantes parois picturales à proximité de deux photographies que to

Continuer à lire

Le couple témoin

ECRANS | Terriblement daté mais toujours déroutant dans son fond et sa forme, ce film de William Klein croise avec beaucoup d’ironie realpolitik et télé-réalité – en 1976 ! La curiosité cinématographique de la semaine. FC

François Cau | Jeudi 29 septembre 2011

Le couple témoin

Après avoir proposé, la saison dernière, la redécouverte du foutraque Monde sur le fil (1973) de Rainer Werner Fassbinder, œuvre d’anticipation kitsch mais visionnaire sur le thème de la manipulation des esprits, la Cinémathèque programme cette semaine un film dans la même veine, dans le cadre de son cycle Traversées urbaines, un gentil pamphlet sociologique mis en scène par l’auteur de Qui êtes-vous Polly Maggoo ?. Claudine et Jean-Michel (Anémone et André Dussolier), conjoints « statistiquement très moyens », répondent à la sollicitation du Ministère de l’Avenir et deviennent les objets d’étude de curieux scientifiques, dont la mission est de déterminer l’habitat le mieux adapté aux besoins des couples de l’an 2000. Dans un appartement expérimental équipé de multiples caméras, qui retransmettent une sélection de leur quotidien à la télévision nationale, ils vont se plier aux demandes de plus en plus intrusives de leurs observateurs : inaugurer les derniers gadgets technologiques, répondre à une batterie de tests ambigus, coucher ensemble, simuler une scène de ménage… En France, on n’avait déjà pas de pétrole, mais on avait des idées. Loft scoriesEvacuons directement

Continuer à lire