Vous êtes des animaux

Damien Grimbert | Vendredi 13 septembre 2013

Photo : Pascale Cholette


Présentée jusqu'au samedi 28 septembre à la Galerie Ex-Nihilo, l'exposition Who Cares ? de Pascale Cholette explore les différentes définitions du verbe « to care » à travers une splendide série de photographies argentiques en noir et blanc, à l'esthétique extrêmement forte. Motif récurrent à chacune d'entre elles, un ou plusieurs animaux (chiens, chats, oiseaux…), presque toujours aux côtés d'un être humain, seul. Un moyen pour la photographe d'illustrer « les déclinaisons de l'affect » en s'appuyant sur une citation tirée de L'insoutenable légèreté de l'être, de Milan Kundera : « aucun être humain ne peut faire à un autre l'offrande de l'idylle. Seul l'animal le peut parce qu'il n'a pas été chassé du Paradis. L'amour entre l'homme et le chien est idyllique. C'est un amour sans conflits, sans scènes déchirantes, sans évolution ». Vernissage le jeudi 19 septembre à 18h, et visite chaudement recommandée !


Who cares ?

Photos de Pascale Cholette sur le thème de l'affect

ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Double trouble

ARTS | Surprise au Studio Spiral : la photographe Pascale Cholette réalise deux prises de vue sur un seul et même négatif, pour donner vie à des images étonnantes.

Benjamin Bardinet | Mardi 18 février 2020

Double trouble

La photographe Pascale Cholette distingue deux grands corpus dans sa production : ce qui est "réel" et ce qui est "imaginé". Si le premier s'attache plutôt à une approche documentaire, le second met en avant des images fabriquées, mises en scène, tirant parti de certains effets proprement photographiques. Intitulée Je ne vois que du silence, la série exposée au Studio Spiral se revendique de la seconde approche. En effet, la photographe grenobloise y explore le procédé de la double exposition sur pellicule argentique et réalise donc, pour chaque image, deux prises de vue sur une même portion de négatif. Bien qu’elle s’évertue, lors de la prise de vue, à anticiper les effets qui apparaîtront à la surface de l’image, ce procédé donne lieu à des compositions dont le hasard (le plus sympathique des complices) contribue à produire des photographies oniriques sur lesquelles notre regard de spectateur glisse comme dans un rêve. L’appareil photo, dont on fait naturellement usage pour conserver la mémoire d’un instant, devient ici au contraire un outil à produire du trouble, de l’ambiguïté : les textures et les référents s’entre-mêlent confusément, comme si la temporalité qui s'

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Pascale Cholette : «Je ne cesse d’interroger mon rapport au réel»

Interview | Après une exposition à la Bobine, et une nouvelle maintenant au Bauhaus, Pascale Cholette commence à creuser son sillon grenoblois dans la photographie. Entre reportages et séries hallucinées, elle cherche l’humain. Rencontre avec une photographe au regard sensible.

Charline Corubolo | Jeudi 19 janvier 2017

Pascale Cholette : «Je ne cesse d’interroger mon rapport au réel»

Vous exposez actuellement au Bauhaus bar une série intitulée Over the sun. Il s’agit d’un reportage photographique réalisé en Jordanie dans un camp de réfugiés syriens pour la fondation de l’enfance de l’UEFA. Quel était l’objectif de ce projet ? Pascale Cholette : À cette période, je n’avais qu’un travail d’auteur à présenter. On m’a proposé cette mission et, du coup, j’y suis allée. Je n’ai eu aucune consigne, à part qu’il ne fallait pas faire de photo de foot. Ils voulaient un regard personnel, européen, sur ce qui se passait dans ce camp de réfugiés et sur la fondation. Au début, je ne savais pas quoi photographier, j’étais complètement perdue. En plus, je travaille toujours en argentique et là, pour des raisons techniques, j’ai travaillé en numérique, ce qui n’était pas facile. Puis un travail documentaire nécessite une immersion au sein d’un sujet, alors que là je n’y suis allée que trois jours ! Pour qualifier ce travail, vous parlez donc de "portrait document

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