Vog-uons vers Vallès

Charline Corubolo | Vendredi 10 janvier 2014

Alors que l'exposition Collection Gilles Balmet au Vog, qui débute ce jeudi 16 janvier, s'annonce sous de bons augures, celle de David Lefebvre en mai laisse à penser également que la découverte sera de qualité. Artiste jouant de la couleur et du vide, de la coulure et de la géométrie, du précis et du déconstruit, le peintre use des images du quotidien glanées au hasard et cherche à préserver leur qualité moyenne afin de créer un encodage. Ombre noire ou « vitrail » coloré, Lefebvre donne à voir des images brouillées comme pour apercevoir ce qui se cache derrière.

Changement de décor à l'espace Vallès avec l'exposition Robot mon amour qui présentera, à la fin du mois de janvier, le travail de France Cadet. Faisant fi des barrières entre le naturel et l'artificiel, l'artiste emploie les nouveaux médias et la robotique afin de faire basculer le scientifique dans l'art pour créer des relations parodiques entre l'humain, l'animal et l'androïde. Une exposition à la pointe de l'innovation, qui s'interroge sur les nouveaux rapports aux machines et qui déclenchera surement une « connexion ».


Collection Gilles Balmet

Visite commentée par une médiatrice culturelle autour de l'exposition "Collection de Gilles Balmet"
Le VOG 10 avenue Aristide Briand Fontaine
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Collection Gilles Balmet

Une centaine d'œuvres sélectionnées dans la collection personnelle de l'artiste Gilles Balmet née d'échanges avec d'autres artistes
École Supérieure d'Art et Design Grenoble-Valence 25 rue Lesdiguières Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Robot mon amour

Sculpture, installation, photographie de France Cadet
Espace Vallès 14 place de la République Saint-Martin-d’Hères
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Fabrice Croux : la primauté du geste

ARTS | Accumulant les gestes, Fabrice Croux fait naître des œuvres dans lesquelles le processus créatif prime sur le sujet. De montagnes scintillantes en gifs bariolés, il esquisse au Centre d'art Bastille un monde baroque narratif.

Charline Corubolo | Mardi 15 novembre 2016

Fabrice Croux : la primauté du geste

Si Fabrice Croux ambitionne de Faire des tas, du nom de l'actuelle exposition présentée au Centre d’art Bastille, c’est que son œuvre prend sens dans le geste, élémentaire mais porté par des effets clinquants qui déroutent la nature même du sujet. Alors que se dresse devant nous une montagne dont le creux est habillé de paillettes, l’artiste déploie, tel un inventaire, des figurines comme sorties de la préhistoire en opposition avec les gifs animés de notre ère numérique. Les sujets sont multiples, autant que les références de la pièce Le Pays de Cocagnes ou que celle baptisée Sylvain, homme sauvage de la mythologie. Le dessein n’est donc pas une finalité en soi, c’est la réalisation qui conditionne les œuvres de Fabrice Croux. Dans l’acte rudimentaire, presque quotidien, émergent alors les univers décoratifs de cet artisan de la matière. Au-delà des images Une exposition qui s'ouvre aussi à d'autres univers. Invité par Fabrice Croux, David Lefebvre dévoile ses premières peintures au couteau. Ponctuant le parcours de Faire des tas, les toiles représentent des montagnes dans lesquelles une poche

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Qui es-tu David Lefebvre ?

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Charline Corubolo | Mardi 27 mai 2014

Qui es-tu David Lefebvre ?

Fraîchement débarqué aux Beaux-Arts de Grenoble en 2000, David Lefebvre commence son apprentissage des arts plastiques avec, comme envie, la peinture, et un attrait certain pour l’univers graphique des années 1980. Mais à l’aube du XXIe siècle, l’art ambiant aime à claironner que « la peinture est morte ». Cependant, le Grenoblois de 20 ans se moque des modes et commence son exploration des images à travers une picturalité qui dépeint des présentateurs de JT. Au sortir de sa formation en 2005, diplôme en poche, il intègre un atelier destiné aux jeunes artistes, toujours à Grenoble, et poursuit sa quête visuelle à travers Internet. Rapidement, il participe à des expositions collectives, notamment grâce à Stéphane Sauzedde, directeur de l'école d'art d'Annecy. Une rencontre importante pour l’artiste, qui va lui permettre de s’affranchir de la barrière du figuratif. Son œuvre évolue, sa réputation aussi et seulement deux années après avoir quitté l’école, David Lefebvre participe à la biennale de Venise en off. 2008 marque le début de sa collaboration avec la galerie Zürcher à Paris. Ne se limitant pas aux expositions, il embarque un temps pour l’aventure du centre

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(Dé)voiler le réel

ARTS | Il y a une certaine facilité avec le figuratif que l’artiste grenoblois David Lefebvre désamorce en laissant la figuration flirter avec l’invisible. "For rest", exposition présentée au Vog, puise dans les mécanismes de l’inconscient, pour une peinture aussi séduisante que complexe. Rencontre avec l’artiste pour tenter de déchiffrer ses toiles et visite de l’exposition. Propos recueillis par Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 27 mai 2014

(Dé)voiler le réel

Des coups de pinceau lâches, une forêt se dessine telle une réminiscence, interrompue par une forme indéfinie, aux contours précis. Dans la peinture de David Lefebvre, tout un monde de dualité se joue entre figuration et abstraction, entre touche barbouillée et touche géométrique, entre visible et invisible. La genèse de son travail trouve son inspiration dans des photographies, glanées au hasard sur Internet et plus récemment dans son histoire personnelle, sur lesquelles l’artiste grenoblois vient apposer une forme géométrique, qui délimite une zone de codage. Cette retouche photographique se mue en peinture ou en dessin, desquels émergent des personnages dans des lieux naturels qui contrastent avec un vitrail alvéolé, tendant vers une épuration visuelle purement esthétique. Alors que le regard identifie clairement le décor et la scène, David Lefebvre nous perd avec ces saturations colorées. Ne se satisfaisant pas de l’imagerie du réel, l’artiste tente de peindre l’inconscient par le prisme de polynômes aux camaïeux rouges ou de quadrillages bichromiques. Si l’encodage

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Électricité sensible

ARTS | L’art de la robotique prend tout son sens avec l’œuvre de France Cadet. Actuellement exposée à l’espace Vallès, l’artiste jongle entre des cyborgs, interrogeant le devenir d’une société techno-corps, et des chiens mécaniques, dénonçant les relations hommes-animaux. Plus encore, elle offre une radioscopie des matières, à la recherche de l’émotif. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 4 février 2014

Électricité sensible

De sa formation scientifique, France Cadet conserve une curiosité pour la biologie et un goût pour les connexions. Ce glissement d’univers permet à l’artiste d’étendre avec créativité sa réflexion sur un monde enclin à se robotiser sans cesse. L’exposition Robot mon amour à l’Espace Vallès met ainsi en lumière l’étude de deux entités : l’organique et l’artificiel. Issus du commerce, des chiens-jouets sont reconfigurés afin de leur donner des propriétés étranges : miaulement ou hennissement. La bête est perturbée et, par le prisme de cette analyse mécanique, commence à poindre la dénonciation de l’emprise humaine sur l’animal. Parmi cette série, des trophées de chasse canins, qui s’animent de plus en plus lorsque l’on s’approche, accentuent cette critique : leur hostilité est en réponse à l’acte barbare commis par l’homme. Un homme qui est lui-même décortiqué, ou plus exactement la femme, dans les Anataleçons, détournement parodique des publicités Aubade. L’autopsie de l’anatomie retourne le caractère sexuel des affiches, et la position lascive du corps, entre sensualité et domination, interroge les rapports de force. Alors qu’à travers des tirag

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Gilles Balmet : « M’effacer un peu ! »

ARTS | Gilles Balmet est artiste, mais aussi collectionneur. Et c’est en revêtant ce deuxième statut qu’il revient à Grenoble pour une double exposition placée sous le signe de la transmission. Soit une sélection principalement faite d’œuvres papier réunissant 115 artistes et abordant des thèmes qui lui sont chers – le corps, le paysage et l’art japonais. Rencontre. Propos recueillis par Charline Corubolo

Charline Corubolo | Lundi 20 janvier 2014

Gilles Balmet : « M’effacer un peu ! »

Une œuvre d’art, qu’elle soit présentée par un artiste ou un collectionneur, raconte beaucoup de la personnalité de celui qui la montre. Étant les deux, dans quel rapport vous sentez-vous le plus dévoilé ? Gilles Balmet : Ce n’est pas du tout le même travail, mais montrer mes œuvres révèle beaucoup plus qui je suis. Toutefois, c’est un exercice complémentaire... C’est la première fois que je fais du commissariat d’exposition. Ce que je mets dans ma collection peut refléter en partie ce que je fais dans ma propre pratique, ou carrément être à l’opposé. Ça m’intéresse d’avoir une ouverture et un spectre assez large sur l’art contemporain, un désir que je peux assouvir en collectionnant. Le fait de collectionner nourrit-il votre art ? Oui, dans une certaine mesure, mais ce n’est pas pour ça que je le fais. Après, plus que de nourrir, collectionner me permet d’avoir une ouverture du regard, de m’intéresser à des voies différentes des miennes et que j’aurais pu suivre à un certain moment, mais dans lesquelles je ne suis pas allé. Par exemple, il y a des artistes qui ont une certaine proximité avec mon tr

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Artistes en Vog

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Aurélien Martinez | Lundi 30 septembre 2013

Artistes en Vog

On aime, et le Vog nous y invite chaque année, découvrir un artiste en quelques œuvres, presque en un clin d'oeil qui peut ensuite, et selon l'envie, se prolonger en plus longues et profondes contemplations. Le centre d'art de Fontaine ouvre sa saison avec le Dijonais Didier Marcel (jusqu'au 26 octobre) découvert notamment pendant la Biennale de Lyon 2003 avec son installation faite d'une voiture et de maquettes architecturales... Au Vog, il présentera d'étonnants « paysages », soit deux moulages monumentaux d'un champ de maïs repeints en rouge ! L'artiste aime à brouiller les frontières entre l'artificiel et le naturel, l'œuvre et le prélèvement brut d'éléments du réel... Le plus humoristique des vidéastes, le Grenoblois Samuel Rousseau, lui succèdera avec ses petites installations d'images mouvantes, entre drôlerie et poésie, matériaux « cheap » et trouvailles techniques (du 21 novembre au 21 décembre au Vog et aussi à l'Espace Vallès à Saint-Martin d'Hères). Plus tard dans la saison, nous vous conseillons particulièrement l'exposition de David Lefebvre (du 15 mai au 28 juin). L'artiste travaille à partir d'ima

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François Cau | Vendredi 23 septembre 2011

Oublier en peinture

La peinture à l’huile traîne un lourd fardeau : celui de sa prétendue désuétude. Une réputation que certains artistes parviennent à faire mentir avec force désinvolture et persistance dans son utilisation. Tel est le cas du Grenoblois David Lefebvre, qui invariablement la dépose ou la jette sur ses toiles. S’il travaille à partir d’un matériau photographique (produit par lui-même ou trouvé sur internet), s’il reproduit ces images dénuées de tout intérêt artistique en les dessinant très minutieusement, les retraçant dans un geste précis et maniaque, c’est pour mieux élire ensuite les détails que la peinture viendra déterminer comme centraux. Pare-chocs de vieilles voitures dans l’allée d’un quartier résidentiel, visages, animaux… le bestiaire se déploie dans une gamme de couleurs pastel irréelles. Quand les œuvres qui le composent ne sont pas « sans titre », elles en assument un à l’objectivité massacrante et sans compromis : « Le chien », « Charlotte »… Car l’artiste, plus qu’il ne garde trace, efface de la substance de son sujet en agissant sur lui. Les dégoulinures de peinture abandonnées dans la précipitation viennent heurter la virginité de la toile, celle-

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