Un street art festival « à vocation pédagogique »

ARTS | Première édition pour le Grenoble street art festival, piloté par Jérôme Catz, boss du centre d’art Spacejunk. On l’a rencontré pour en savoir plus, avant d’aller voir sur place ce que ça donne. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Pourquoi un tel festival ?

Jérôme Catz : Parce que c'est important et que ça répond à l'air du temps. Aujourd'hui, on voit du street art de partout, on est bombardés par ça… À Grenoble par exemple, il n'y a pas un rideau de fer qui n'ait pas été tagué. On veut donc essayer de mettre des mots là-dessus, de proposer des temps où les gens vont pouvoir comprendre ce qu'est le street art en matière de mouvement artistique et d'histoire. La vocation du festival est vraiment pédagogique.

Avec l'idée de mettre en avant une forme d'art pas encore légitimée comme elle le devrait ?

Bien sûr. C'est ce que je défends depuis douze ans avec Spacejunk. Le street art, quand il est né, ne s'appelait pas street art ; il n'y avait pas de nom pour définir ce truc-là. Mais quand Ernest Pignon-Ernest faisait ses premières œuvres en 1966, il faisait déjà du street art ; quand les premiers graffeurs ont retourné la ville de New York, ils en faisaient aussi ! C'est un mouvement qui a donc 50 ans d'histoire et qui s'enrichit toujours, exactement comme l'art contemporain. Il a plein de sous-rubriques, là aussi comme dans l'art contemporain avec ceux qui font des installations, des performances, de la vidéo, de la photo… Le street art c'est pareil : on a les graffeurs, les tagueurs, les pochoiristes, les colleurs, les artistes qui travaillent la mosaïque, ceux qui font des trucs numériques…

Concrètement, on verra quoi pendant le festival ?

Il y aura douze jours de temps forts dans Grenoble avec trois lieux privilégiés : le quartier Championnet [où se situe Spacejunk – NDLR] pour notamment tout ce qui est à l'extérieur et qui va rester – on essaie de faire un maximum de choses durables ; l'Ancien musée de peinture où l'on va montrer tout ce que l'on ne peut pas montrer à l'extérieur ; et un troisième pôle qu'est le Chorus, lieu éphémère de 300 m2 qui nous est mis à disposition pour faire ce que l'on veut, comme ça sera recouvert après.

Qui sont les artistes invités ?

J'ai proposé à toute la scène grenobloise de participer, et elle a répondu présent à 95% – The Sheepest, Petite Poissone, Nesta, Srek, tous les Contratak… Il y aura aussi quelques têtes d'affiche comme le Parisien C215 ou l'Espagnol Isaac Cordal.

Grenoble street art festival, du mercredi 10 au dimanche 21 juin, à Grenoble.


Critique de l'événement.

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Et après ?

Pour cette première édition, Jérôme Catz a reçu 9 000 euros de subvention de la Ville de Grenoble, même s'il chiffre le coût total d'une telle aventure a quelque 25 000 euros. Le reste sera donc du mécénat et du partenariat. Sachant qu'il a pour projet de faire grandir son festival, aujourd'hui implanté dans le centre-ville, mais demain pourquoi pas étendu à d'autres quartiers grenoblois – notamment ceux qui ont moins d'infrastructures culturelles. « Le street art est une bonne porte d'entrée dans le monde culturel. »

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Benjamin Bardinet | Vendredi 11 juin 2021

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Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré l’acronyme plus digeste de SAFGA. Comme chaque année donc, de nouvelles fresques sont réalisées (35 sont prévues pour 2021), ce qui, selon les organisateurs, pourrait amener à près de 400 le nombre d’interventions sur les murs de la métropole à l’horizon 2027. Mis à part les fresques réalisées par des nouvelles venues (Lula Goce, Boye) ou des habitués du festival (Juin ou Augustine Kofie), on vous invite à être attentif au volet moins institutionnel de la programmation qui, on l’espère, renouera avec la spontanéité et la dimension "poil à gratter" du street art. Du côté des expositions, on sera curieux d’aller découvrir à la Maison des associations du Pont de Claix un accrochage dévoilant les travaux préalables, ébauches et esquisses nécessaires à l’élaboration des fresques, ou encore à Sassenage, la collection constituée par BernArt qui, dans la tradition de l’art postal, a demandé à différents artistes de street art d’investir le support désormais désuet d’une enveloppe postale. Enfin, à Fontaine, au Vog, Seth exp

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Vaguement délirant

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Benjamin Bardinet | Mardi 28 janvier 2020

Vaguement délirant

Armé de son stylo bille et de quelques pinceaux d’aquarelle, l’artiste Tai Taeoalii s’attelle à la défense de la cause animale. Détournant le slogan « I Am A Man » utilisé par les Afro-américains pendant la lutte pour les droits civils aux États-Unis, l’exposition, intitulée I am animal, réunit une série de dessins qui représentent tout un tas d’animaux dans un univers vaguement délirant. L’artiste "engagé" se réclame de l’influence de Dalí : il doit préférer ignorer que le peintre était un conservateur ultra-libéral qui se souciait plus de son image que de politique... Si dans certains dessins, armés et affublés de tenus militaires ou de costumes de CRS, les animaux semblent prêt à s’unir et à en découdre pour défendre leurs droits, dans d’autres ils nous apparaissent plutôt comme des victimes : un sanglier a les pattes engluées dans des barils radioactifs, une centrale-nucléaire est greffée sur le dos d’un espadon, une usine d’hydrocarbures parasite celui d’un ours. Histoire de détendre l’atmosphère, Tai Taeoalii parsème le tout de quelques références pop : Bowie, Skeletor, Predator, un Stormtrooper… Les amateurs trouveront ça probablement " trop cool". C'es

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Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Festival | Depuis 2015, le Grenoble Street Art Fest, devenu du fait de son expansion le Street Art Fest Grenoble Alpes, modifie l’ADN de l’agglomération en demandant à des artistes de réaliser des fresques ici et là. Et promeut pendant un mois le street art sous toutes ses formes. Quel est le programme de cette cinquième édition organisée jusqu’au 30 juin ? Réponses en compagnie de Jérôme Catz, fondateur dudit festival. Par Aurélien Martinez et Damien Grimbert

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

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Une tête d’affiche « C’est comme une sorte d’aboutissement car c’est un artiste que je suis depuis très longtemps. » Cette année, Jérôme Catz a vu grand, très grand, en s’offrant les services d’un des artistes de street art les plus demandés aujourd’hui dans le monde : Obey. « Non, il ne faut pas dire Obey mais Shepard Fairey ! L’idée est que les gens comprennent que derrière Obey, qui est une campagne de communication qui vise à éduquer le grand public autour de la mainmise des pouvoirs politiques, commerciaux et financiers sur l’image dans l’espace public, il y a un artiste. Et cet artiste s’appelle Shepard Fairey. Il mérite bien plus que d’être résumé à la marque Obey, même si c’est clairement un slogan qui le caractérise. » Un nom qui claque (on lui doit notamment la célèbre image de Barack Obama en rouge et bleu intitulée Hope) mais pas seulement. « Pour l’idée que j’ai d’un festival de street art et ce que j’essaie de porter sur ce territo

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"Street Art Movie Fest" : street art sur toile

Festival | Le Street Art Fest Grenoble-Alpes s'ouvrira vendredi 31 mai au Jardin de Ville avec trois jours de films. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Lundi 27 mai 2019

« Montrer ce qu’il se fait de mieux en matière de films sur la discipline », tel est le but du Street Art Movie Fest, événement de trois jours qui ouvrira le Street Art Fest Grenoble-Alpes (dont on parlera plus en détails la semaine prochaine). Le montrer donc, et gratuitement et en plein air (au Jardin de Ville). « Si on veut coller à l’idée du street art, c’est évidemment plus sympa de faire ça en extérieur, surtout à cette époque de l’année » poursuit Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk et dudit festival de street art. Au programme de cette troisième édition (mais deuxième en extérieur, la première ayant eu lieu au cinéma le Club), « quatre longs-métrages, une quinzaine de courts-métrages et films d’animation ; suivis de formats moins académiques tels que les timelapses et les gifs animés » détaille le programme. Avec des films venus de France et de l’étranger – « on a fait un énorme boulot de traduction et de sous-titrage » assure Jérôme Catz. Notons notamment, côté longs, Obey Giant cons

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C'était 2018... | Avec un festival qui s'impose et un centre d'art qui change.

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Le PB d’or du festival qui a su s’imposer : le Grenoble Street Art Fest En quelques années (depuis 2015 pour être précis), Grenoble et son agglo ont été profondément changé grâce au Grenoble Street Art Fest organisé par le centre d’art Spacejunk et son boss Jérome Catz. Ici, il n’est pas question de faire dans la demi-mesure : le street art est là pour être vu, avec notamment des fresques réalisées sur des murs gigantesques par des pointures du monde du street art. On est là sur de l’art grand public et grand spectacle (et ça fonctionne, certaines œuvres étant sublimes) fait pour attirer pas mal de curieux – dont la presse nationale qui, édition après édition, suit l’événement de plus en plus près. Pari réussi donc pour une aventure sur laquelle, à la base, et avec l’esprit bougon qui peut nous caractériser parfois (et vas-y que je t’institutionnalise une forme d’art à la base contestataire), on n’aurait pas

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Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

ESCAPADES | « Au bout de chaque rue, une fresque » aurait pu écrire Stendhal s'il arpentait aujourd'hui l’agglomération grenobloise. La preuve avec cet article illustré.

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Grâce au Grenoble Street Art Fest dont la quatrième édition vient de se terminer (elle a eu lieu tout le mois de juin), quelque 130 fresques habillent les murs de Grenoble, Fontaine, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d’Hères, faisant ainsi la réputation du territoire en matière d’art urbain – la presse nationale s’en donne d’ailleurs à cœur joie chaque année. Difficile donc pour Jérome Catz, directeur de l’événement et du centre d’art Spacejunk, de choisir les plus emblématiques. « Sans émettre de classification », il a fini par sélectionner avec nous quinze œuvres. On a alors suivi un parcours nous menant sur les pas de l’incontournable street artist grenoblois Snek, du Toulousain Veks Van Hillik qui puise son inspiration dans la nature ou encore de références internationales comme l’Américain Augustine Kofie, père fondateur du graffuturisme, et le Londonien Anthony Lister, connu pour ses œuvres faussement négligées.

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Grenoble Street Art Fest : demandez le programme

ARTS | Du mercredi 7 au dimanche 25 juin, on a rendez-vous à Grenoble et dans l'agglo pour la troisième édition du festival qui monte, qui monte...

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

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Douze jours en 2015, dix-neuf en 2017 : le Grenoble Street Art Fest prend de l’ampleur au fil des ans. Et ce n’est visiblement pas prêt de s’arrêter au vu de l’ambition affichée par son fondateur Jérôme Catz : inscrire Grenoble comme une place forte du street art en Europe – voire plus ? Une ambition qui prend donc forme édition après édition, modifiant ainsi l’ADN de la ville avec des fresques parfaitement intégrées dans le paysage urbain – comme dans le quartier Championnet, épicentre de la première édition du festival, qui en regorge littéralement, ou comme cet immense renard peint l’an passé sur la façade arrière de la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (quartier Chavant) par l’artiste Veks van Hillik, sans doute l’une des œuvres les plus emblématiques du festival.

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Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Interview | Le mercredi 7 juin débutera la troisième édition du Grenoble Street Art Fest, manifestation qui s’étend chaque année un peu plus dans la ville (cette fois-ci du côté du cours Berriat notamment) et ailleurs même (Fontaine et le campus). Rencontre avec son boss Jérôme Catz, fondateur de la galerie Spacejunk, et rapide tour d’horizon de ce que l’on découvrira jusqu’au 25 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Depuis 2015, le festival prend un peu plus d’ampleur à chaque édition, dépassant vraiment les frontières de la ville cette année en allant à Fontaine et sur le campus. Vient-on à vous ou c’est le festival qui grandit de lui-même ? Jérome Catz : C'est nous qui allons prospecter, on est très clairement moteur du truc. Mais on sent une envie. Car le travail fait pendant le festival est ensuite exploité culturellement parlant par chaque quartier tout au long de l'année avec des visites scolaires ou des visites tout court. Ça redynamise le territoire : on le voit à la Villeneuve [une partie du festival se déroulait l’an passé dans ce quartier – NDLR], on va le voir à Fontaine… Street art oblige, le festival a lieu dans les rues, mais pas que… Pour faire festival, il faut qu'il se passe quelque chose. Le gros du truc c'est bien sûr la production des œuvres murales qui sont faites pendant les semaines du festival. On essaie ensuite de rythmer le festiv

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Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Festival | Complexe dans sa définition comme dans sa forme, le street art tend aujourd’hui à se démocratiser tout en étant sujet aux polémiques. À l’occasion du Grenoble Street Art Fest organisé dès le 8 juin par le centre d'art Spacejunk, nous avons laissé de côté ces considérations sémantiques pour sillonner le quartier Championnet afin de découvrir les témoignages urbains de cet art passionnant.

Charline Corubolo | Jeudi 2 juin 2016

Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Si Grenoble est avant tout considérée comme un pôle technologique, elle pourrait également revêtir le sigle de ville street art tant son béton s’efface derrière les marques de cet art urbain couvrant avec humour ou poésie la couleur grisâtre des pavés. Un ADN citadin en perpétuel mouvement, apparu il y a plus de 40 ans à New York avec de "simples" signatures posées de manière vandale sur les wagons des trains. Le tag reflète alors un état d’esprit particulier et ouvre la voie au street art dont l’histoire s’agrémente de nombreuses mutations stylistiques mais aussi discursives. Au début des années 1980, cet art illégal, performatif et éphémère traverse l’océan Atlantique et pose ses bombes en Europe. Les villes se transforment alors en véritable terrain de jeux pour les graffeurs. Malgré les contraintes de réalisation, le graffiti se complexifie et derrière cet acte revendicateur apparaît un besoin d’afficher au nez et à la barbe de chacun une histoire, une esthétique et souvent un message dénonciateur. Une démonstration qui passe par le graff, le pochoir, la sculpture ou même le collage. Une technique déjà apprivoisée dès la fin des années 1960 par Ernest Pignon-Ernest

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Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

ARTS | La deuxième édition du festival initié par le centre d'art Spacejunk aura lieu du mercredi 8 au dimanche 26 juin. On en détaille ici les grandes lignes.

Aurélien Martinez | Mardi 31 mai 2016

Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

C’est reparti pour le Grenoble Street Art Fest que Jérôme Catz du centre d’art Spacejunk veut toujours plus grand. Cette deuxième édition a ainsi été rallongée en durée (on est maintenant sur presque trois semaines) et va sortir du quartier Championnet qui l’a vu naître l’an passé – « la fresque de la Villeneuve sera la plus emblématique de cette édition [...] ; on participe au désenclavement des quartiers dit prioritaires ». Un véritable « bon en avant » possible notamment grâce à la Ville de Grenoble qui a considérablement augmenté sa subvention (de 9 000 à 25 000 euros) et joue le jeu de la rue en facilitant le travail des artistes. Une contribution qui n'est pourtant qu’une part du budget total du festival, estimé par Jérôme Catz à quelque 200 000 euros ; budget bouclé grâce au mécénat et aux collaborations mises en place avec divers acteurs privés (échange, prêt…). Sinon, concrètement, pendant ces 18 jours, on pourra voir 45 artistes travailler à l’air libre sur notamment 6 fresques monumentales ou les rencontrer ici et là : lors de conférences, de débats, autour des expos prévues – à SpaceJunk, à l’Ancien musée de peinture… Un lieu éph

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Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

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Charline Corubolo | Mardi 10 mai 2016

Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

Si Spacejunk fait appel à vous, ce n'est pas pour vous enrôler dans son équipe, mais pour vous faire participer à un projet plus important. Défenseur acharné de l'art urbain, le centre d'art grenoblois s'attaque aujourd'hui à un chantier de grande ampleur : la réfection de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest située près de Grand'Place, dans le quartier de la Villeneuve. Considéré comme l'un des pères fondateurs du street art, l'artiste a réalisé cette œuvre en 1979 sur l'un des murs de la Bourse du travail. C'est à la suite d'échanges sur place avec des travailleurs et des habitants que le peintre se lance dans cette composition de 5 mètres de haut pour 14 de long traitant des dangers et des bienfaits du travail, en mêlant peinture et affiches syndicalistes. Presque 40 ans plus tard, l'intégrité de la pièce est en péril, l’enduit servant de support s’effritant. Spacejunk a donc ouvert une campagne de financement participatif, qui se clôture le 25 mai prochain, afin de financer la rénovation. Et à ceux qui ne voient pa

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

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Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Grenoble mise sur son festival de street art

ACTUS | Après une première édition d’une dizaine de jours en 2015, le Grenoble street art festival va revenir en juin 2016 pour trois semaines. Et avec un soutien encore plus appuyé de la Ville de Grenoble (+64% de subventions). On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 29 mars 2016

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Pour son Grenoble street art festival lancé l’an passé, Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk à l’origine du projet, voit les choses en grand ; en très grand même. « L’idée est vraiment de commencer à l’implanter et d’en faire quelque chose de solide à l’échelle européenne. On veut constituer un patrimoine pérenne pour que les gens se disent : "et si on allait visiter Grenoble non pas parce qu’on est aux pieds des montagnes mais parce qu’il y a des belles œuvres". D’ici la troisième édition, on peut imaginer arriver à un patrimoine d’une quinzaine de murs monumentaux : on pourra venir à Grenoble juste pour voir ça ! » D’où une deuxième édition rallongée (on passe de douze à dix-neuf jours) et qui sortira de l’hypercentre pour aller, par exemple, à la Villeneuve. « On veut faire une version 2 qui soit, par rapport à la version 1, de l’ordre de x5 ou x6. » 25 000 euros de la Ville Une ambition qui cadre parfaitement avec les attentes de la municipalité, qui ne se prive d’ail

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Un Grenoble Street Art Festival loin de la rue

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Avant même de débuter, la première édition du Grenoble Street Art Festival, organisée par le centre d'art Spacejunk, faisait polémique. Diverses considérations politiques, notamment concernant l'annulation de plusieurs festivals et l’accord d’une subvention à celui-ci par la Ville de Grenoble, étaient au cœur du débat. De notre côté, on attendait surtout de découvrir l'aspect artistique de la manifestation. On a d’abord assisté à l'envahissement progressif (et toujours en cours) de l’espace urbain, notamment du quartier Championnet et du Chorus, espace éphémère le temps du festival, par des fresques murales, dévoilant aux yeux de tous la complexité de cet art et l'impressionnante technique dont font preuve les artistes. Puis il y eut les vernissages des trois expositions phares de l'événement : celle de l'Ancien musée de peinture, celle de la Nunc ! Gallery et celle du centre d’art Spacejunk. Un rendu fidèle à la

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Charline Corubolo | Mardi 30 septembre 2014

Bombes dénonciatrices

Dans le cercle restreint des "street artists" connus et reconnus internationalement pour leur production de qualité, il y a Goin, graffeur français aux messages acerbes. Faisant du pochoir sa technique fétiche, Goin décime aux quatre coins du monde ses bombes engagées politiquement et socialement, cherchant à provoquer un électrochoc, à éveiller l'esprit critique du public. Marquées en continu par l'actualité, ses productions tendent à opérer un renversement des schémas préconçus non pour aboutir à une rébellion mais pour établir un monde plus juste. Après avoir fait des murs de la ville de Grenoble sa galerie à ciel ouvert, Goin revient donc à Spacejunk avec une exposition intitulée Bring me the street. Il y aura des pochoirs, et l'on espère certaines des sculptures de l'artiste, dont la portée critique se révèle encore plus forte. Bring me the street, du vendredi 28 novembre au samedi 24 janvier, à Spacejunk

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Un anniversaire en dents de scie

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Un anniversaire en dents de scie

Des espaces d’exposition, il y en a de nombreux à Grenoble. Mais celui du 15 rue Génissieu est atypique, puisque centré sur une frange des arts plastiques souvent peu prise en considération. Ce qu’explique cash Jérôme Catz, le directeur des lieux, après dix minutes d’interview : « Aujourd’hui, dans le milieu des arts plastiques, si tu ne dis pas que tu fais de l’art contemporain, personne ne va te regarder. La culture en France est faite par des gens qui ont 60 balais et plus, et à qui on a vendu art contemporain depuis 35 ans. » Le ton est calme, les mots sont choisis (Jérôme Catz a relu et validé ses propos), la réflexion menée de longue date. Flash-back : c’était en 2003, et l'ancien snowboarder ouvrait alors à Grenoble Spacejunk, un centre d’art dédié notamment à la board culture et au street art. « Vu la cible à laquelle je m’adressais – les 15-25 ans –, avec le campus, le vivier grenoblois était génial. J’avais l’impression d’enfoncer une porte ouverte : je savais très bien que le public et les artistes étaient là ! » Le succès fut rapidement au rendez-vous, dépassant largement le cadre des 15-25 ans, et permettant au taulier d’ouvrir progressivem

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Fantasmagories

ARTS | Art contemporain / Une explosion de couleurs vives voire flashy qui évoquent immédiatement l’univers du tag, voilà ce qui frappe d’abord quand on pénètre dans (...)

François Cau | Lundi 19 décembre 2011

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Art contemporain / Une explosion de couleurs vives voire flashy qui évoquent immédiatement l’univers du tag, voilà ce qui frappe d’abord quand on pénètre dans le centre d’art Spacejunk où les dernières toiles de Will Barras sont exposées. En les regardant de plus près, on découvre un monde fantasmatique à la fois mélancolique, inquiétant et parfois violent, comme cette scène où un singe combat un lézard volant sur une table gigantesque. Rêve ou cauchemar ? Dans ces paysages oniriques, les animaux côtoient les humains, s’habillent comme eux. On ne sait trop s’ils veillent sur eux ou s’ils viennent les hanter. Entre ciel et mer, les villes prennent de la hauteur, écrasantes, surdimensionnées, et les rues sinueuses sont des labyrinthes sans fin. L’élément aquatique aussi est très présent. Sous les eaux profondes, on distingue souvent de pauvres silhouettes humaines, diluées, qui se débattent ou se laissent engloutir. Chaque paysage est un monde inventé, chaque scène un embryon d’histoire et chaque toile témoigne d’une imagination débordante. Si les tons un peu criards peuvent repousser, en revanche, le caractère mystérieux des tableaux de Will Barras met notre curiosité en éveil. L

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Exposition / Jeune geek passionnée de sciences, grandie dans l’anonymat d’une paisible banlieue résidentielle à proximité de San Francisco, Caia Koopman à découvert à son adolescence, dans les années 80, les joies conjointes de la rébellion, du skate et du mouvement punk rock. Après des études de Beaux-Arts à l’Université de Santa Cruz, et plusieurs années à illustrer des planches et des tee-shirts pour différentes marques de skate et de snowboard, elle s’est progressivement orientée vers une carrière artistique pour mieux laisser libre cours à ses aspirations. SI la forte récurrence entre ses différentes oeuvres et son approche outrageusement « girly » (naïades graciles aux grands yeux, fleurs et petits animaux mignons tout plein…) pourront dérouter les plus critiques, les toiles de Caia Koopman ne sont pour autant pas dénuées d’intérêt. Au-delà de leur exécution technique assez virtuose, qui les rapproche des œuvres des pionniers du mouvement pop surréaliste comme Mark Ryden ou Joe Sorren, elles offrent en effet un recyclage assez intéressant de différentes esthétiques de la culture underground californienne, de la custom culture du début des années 60 à l’iconographie du

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« Le skateboard dissocie les formes urbaines de leurs fonctions, posant ainsi les bases d’un naturalisme des rues, terrains vagues et trottoirs. » Un long texte accueille le visiteur dans la nouvelle exposition collective de Spacejunk. Intelligent et simple, il introduit bien à l’univers présenté : celui du skate. Sur les deux étages sont proposées des planches (de skate) allègrement décorées de manière plus ou moins heureuse – mais c’est là une affaire de goût sur laquelle il est légitime de suspendre son jugement – avec force couleurs, pics en acier, poitrines opulentes… Chaque artiste exprimant sa sensibilité sur sa planche plutôt que sur une simple toile. Installé discrètement derrière un poteau, on trouve un triptyque de planches du fameux Damien Hirst (artiste anglais dont la cote des œuvres s’estime en millions de n’importe quelle monnaie) : explosion de couleurs vives rappelant les toiles abstraites d’un Gerhard Richter, elles-mêmes parentes de l’expressionnisme abstrait d’un Jackson Pollock. Ce détour par une boucle de références se glisse là pour prouver une chose : la culture skate se réclame à raison d’une légitimité au sein d’un système plus vaste qu’un simple mouvemen

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On ne présente plus Spacejunk. Mais on peut quand-même un peu : galerie tentaculaire installée dans quatre villes (Grenoble, Lyon, Bourg-Saint-Maurice et Bayonne), elle s’attache à promouvoir le street art, le légitimer comme art à part entière. Logiquement, la prochaine expo présentée à Grenoble s’interrogera sur la place de la culture skate dans l’art contemporain, affirmant crânement et un brin naïvement que « Skateboarding is not a crime » (vernissage ce jeudi 8 septembre dès 18h30). A cette occasion est organisée une journée spéciale skate au skatepark de la Bifurk ce samedi 10 septembre : avec représentations de pros, atelier, performance, et même un pot de l’amitié alors… Les détails pratiques se trouvent bien rangés dans l’agenda ci-dessus.

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Avec ce début d’année 2007 commence au Centre Culturel Cinématographique un nouveau cycle de projection à l’intitulé explicite : So British : l’humour britannique dans toute sa férocité. Au programme, un démarrage en grande pompe ce mercredi avec le classique nonsensique des Monty Python Sacré Graal (1974), suivi les semaines suivantes de deux de ses glorieux ancêtres, Noblesse oblige, de Robert Hamer (1949), et Whisky à gogo, d’Alexander MacKendrick (1948). Soit l’occasion rêvée de faire le point sur le fossé qui sépare l’humour anglais (drôle) de la comédie à la française (pas drôle)…

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Sans réserve

ARTS | Exposition / Dernière exposition en date présentée à Spacejunk, Convince me réunit pas moins de 4 artistes différents sur un support commun. Entretien avec deux (...)

| Mercredi 11 avril 2007

Sans réserve

Exposition / Dernière exposition en date présentée à Spacejunk, Convince me réunit pas moins de 4 artistes différents sur un support commun. Entretien avec deux d’entre eux, les photographes Stéphanie Solinas et Bertrand Trichet. En quoi consiste Convince me ? Bertrand Trichet : C’est le rassemblement de trois types de travaux différents : une photo, un poème, et la sérigraphie pour lier tout ça. Les photos, c’est Stéphanie et moi-même, les poèmes, c’est Scott Bourne, un skateboarder professionnel américain qui en écrit régulièrement, et la sérigraphie, c’est Jérémy Cortial, de El Shopo. Comment est née l’idée de ce projet commun ? Stéphanie Solinas : En fait, on a fait un portfolio dans un magazine, avec ces images de paysages en polaroid, qu’on a associé aux poèmes de Scott. C’était la première idée. On le connaît depuis longtemps, et on trouvait que ses poèmes correspondaient vraiment à ce qu’on disait dans nos photos, ça nous a donc semblé assez évident de les associer matériellement, et de faire un travail graphique unique. L’idée, c’était d’arriver chacun avec ses trucs et de faire un travail commun : ce n’est pas une expo collective, c’est une expo de travaux collectifs,

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