François-Marie Périer de l'Inde à l'Irlande

ARTS | Véritable hymne à la tolérance, le reportage photographique de François-Marie Périer afin de retracer l'hypothétique voyage du Christ oscille entre beauté esthétisante et vérités anciennes. Les clichés, des vues de paysages et de personnages de chair ou de pierre, sont à découvrir à la galerie La Vina.

Charline Corubolo | Mardi 3 novembre 2015

Photo : François-Marie Périer


Le parcours hypothétique du Christ, tel est le point de départ de l'exposition Q(o)uest, les chemins du Graal présentant les photographies de François-Marie Périer, galeriste de la Vina. À l'heure où les religions sont toujours sujettes aux conflits, cet ancien guide touristique a apparenté les routes, de l'Inde jusqu'à l'Irlande, à la quête des origines et en a rapporté un séduisant témoignage visuel.

De clichés en clichés, les histoires qui se racontent trouvent des similitudes dans l'iconographie comme dans le mythe. L'artiste-galeriste explique d'ailleurs avec beaucoup de verve les influences diverses des pays les uns sur les autres, notamment l'importance de la route de la soie et celle de l'étain dans la propagation du christianisme.

Mais au-delà de cet essai spirituel, ce sont surtout les images qui retiennent l'attention : les statues, de Bouddha au Christ, prennent vie dans leurs apparats de pierre, les paysages indiens se déclinent en somptueux camaïeux bleus-violets tandis que l'Irlande déploie sa palette grise-verte. Les hommes y sont capturés avec simplicité mais intensité. Des photographies à la lisière du reportage, dont la beauté esthétique est mise en exergue grâce au regard de François-Marie Périer.

Q(o)uest, les chemins du Graal, jusqu'au samedi 7 novembre à la galerie La Vina


Q(o)uest, de l'Inde à l'Irlande, sur la route des mythes, des peuples et du Graal

Photographies de François-Marie Périer
Galerie-café La Vina 12, place Notre-Dame Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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"5th Element" : des racines et des arbres

Exposition | La galerie grenobloise la Vina propose une drôle d'exposition collective autour des arbres. On l'a visitée.

Benjamin Bardinet | Mardi 15 janvier 2019

En réunissant de très belles images d’arbres réalisées par neuf photographes du cru, la galerie La Vina nous invite à une exposition-réflexion intitulée 5th Element, avec l'idée que l’arbre opère comme une sorte de catalyseur des quatre éléments fondamentaux (la terre, l’air, le feu et l’eau) contribuant ainsi à l’équilibre de notre écosystème – à l’inverse de l’homocapitalismus qui contribue à le foutre en l’air. Entre, notamment, la simplicité poétique des images de Jean-Luc Joseph, les contre-plongées fascinantes de Serge Riou, le nerveux flou de bougé de Thierry Latoud ou encore la subtile approche documentaire de François-Marie Périer, l’exposition offre, sur le sujet, un large éventail de propositions – il y en a pour tous les goûts ! Pour prolonger la réflexion, la galerie organise plusieurs événements dont une discussion (le 27 janvier) au sujet d’une peuplade indienne, les Bishnoïs, qui voue un respect profond aux arbres, et une lecture poétique et musicale (les 1er et 2 février) consacrée à Yggdrasill, l’arbre-monde des mythologies nordiques.

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De ville en ville grâce à la galerie La Vina

ARTS | Un jour, au détour d'une onde radiophonique, le terme de « ville-monde » arrive jusqu'aux oreilles du galeriste et photographe François-Marie Périer. Il n'en fallait pas plus pour qu'il regroupe autour de lui quatre autres photographes et monte une exposition qui explore la ville, de par le monde. Direction Shanghai, Moscou, New York, Boston, Buenos Aires et San Francisco.

Charline Corubolo | Mercredi 13 janvier 2016

De ville en ville grâce à la galerie La Vina

Trouver de la poésie dans le terme de « ville-monde » n'est pas chose aisée, et pourtant le galeriste François-Marie Périer a su, alors qu'il jetait une oreille dans la mer radiophonique des ondes françaises, déceler en ces deux mots toutes les images séduisantes qui pouvaient émerger. En prenant ainsi pour genèse la notion de « ville-monde », il a convoqué plusieurs photographes afin de faire un tour du monde photographique des capitales, de New York à Moscou en passant par Shanghai. Entre clichés de rue humanistes et visions d'espaces architecturaux, la galerie La Vina présente cinq artistes aux regards très différents. À Shanghai, Xiao Min nous plonge au cœur des enfilades structurées d’une ville qui semble déshumanisée entre béton et lignes de forces dépassant l’homme. Le regard se trouve noyé dans une abstraction géométrique qui isole l’être humain, sur fond argentique noir et blanc. Damien Lorek, lui, use du noir et blanc pour sublimer Moscou entre horizon glacé semblable à une peinture et portrait d'une population en pleine mutation. Ses compositions, dans lesquelles la perspective et la lumière influent sur le cadre,

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