Noël ne se passe pas comme prévu

ARTS | Pour sa neuvième édition, l'exposition de Noël du Magasin s'avère inégale même si certains artistes méritent le détour. Direction l'Ancien musée de peinture.

Charline Corubolo | Mardi 22 décembre 2015

Photo : Charline Corubolo


Le Magasin, centre national d'art contemporain de Grenoble, dévoile en cette fin d'année sa désormais traditionnelle Exposition de Noël à l'Ancien musée de peinture. Ayant pour ambition de présenter dans un même lieu une sélection hétéroclite d'artistes contemporains de la région Rhône-Alpes, cette nouvelle édition tient malheureusement plus du déballage de cadeaux de Noël que de la manifestation défricheuse de nouveaux talents artistiques.

Comme au petit matin du 25 décembre, il y a certaines pièces présentées place Verdun que l'on souhaiterait échanger sur eBay. Mais fort heureusement ça reste Noël, avec dans le lot toujours de bonnes surprises. On (re)trouve les photographies de nature mortifère d'Alexis Berar découvertes en octobre à la galerie Ex Nihilo.

Jérôme Cavaliere et Stéphane Déplan, eux, présentent une vidéo intitulée Désaccords faite de séquences de baston récupérées sur Internet sur lesquelles ont été apposés des sous-titres ironiques sur le discours de l'art. Dès lors, un dialogue plein d'humour et de dérision se met en place. Quant aux photographies-boîtes de Mathilde Gintz, elles rendent compte d'une nature montagneuse avec plein de poésie.

Devant ces œuvres porteuses d'un vrai regard, on finit alors par se demander si le problème de cette exposition ne serait non pas la sélection des artistes mais la scénographie absente, desservant les travaux présentés.

Il faut qu'il se passe quelque chose, jusqu'au dimanche 3 janvier 2016, à l'Ancien musée de peinture


Il faut qu'il se passe quelque chose

Exposition de Noël 2015 du Magasin - Centre National d'Art Contemporain
Ancien Musée de Peinture Place de Verdun Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Une occupation au Magasin ?

Mobilisation | Fermé de longue date, le Magasin des Horizons suscite l’intérêt d’un collectif, qui défend l’idée de le rouvrir pour « un CDD choisi » d’un mois. Les conditions d’une telle présence durable faisaient toujours l’objet de discussions dimanche 18 avril, à la mi-journée.

Martin de Kerimel | Dimanche 18 avril 2021

Une occupation au Magasin ?

Ils ont relevé une partie du communiqué cosigné par l’État, la Région Auvergne Rhône-Alpes, le Département de l’Isère et la Ville de Grenoble, le 10 mars dernier. Ce jour-là, les quatre institutions admettaient que le Magasin des Horizons traversait « une période délicate », liée d’après elles à la crise sanitaire et au départ de sa directrice, Béatrice Josse. Samedi 17 avril, en milieu d’après-midi, c’est devant un Magasin toujours fermé qu’un collectif s’est réuni, au terme du parcours d’une Vélorution ayant rassemblé plusieurs centaines de personnes mobilisées contre « l’urbanisation agressive ». Sans lien autre que de circonstance, l’autre groupe qui s’est détaché a permis la réouverture ponctuelle du centre d’art et témoigné de sa volonté de l’occuper pendant un mois. Pour cela, il s’est donc appuyé sur la conclusion du texte institutionnel publié plusieurs semaines auparavant : « Un temps de réflexion et de concertation doit être accordé à la préparation de cette nouvelle étape afin que celle-ci puisse s’ouvrir dans les meilleures conditions, dans l’intérêt de la mission de service public, des artistes, de leurs publics et du personnel qui c

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Quel horizon pour le Magasin ?

Enquête | Toujours fermé à ce jour, le Magasin des Horizons fait l’objet de rumeurs alarmantes. Si ses tutelles publiques disent vouloir continuer à le soutenir, il est difficile de savoir de quoi son avenir sera fait. Une situation inquiétante que nous avons tenté de décrypter.

Martin de Kerimel | Lundi 22 mars 2021

Quel horizon pour le Magasin ?

La fermeture des musées du fait de la crise sanitaire a pu un temps nous laisser penser que le Magasin des Horizons, présenté comme un centre d’art, subissait le même triste sort. Des sources concordantes nous ont assuré que sa situation était plus complexe. De fait, après avoir demandé des informations à la Ville de Grenoble, nous avons appris que la directrice, Béatrice Josse, était désormais partie, au terme d’une fin de parcours chaotique : nommée en mars 2016, elle était absente depuis plus d'un an. Plusieurs membres de l’équipe ont également connu des périodes d’arrêt et/ou quitté leur poste après avoir été déclarés inaptes. Vendredi 19 mars, Anne-Marie Charbonneaux, présidente du conseil d’administration de l’association liée au Magasin, nous a assuré qu’il en restait quatre, au chômage partiel. Le tout contre neuf équivalents temps plein au départ, selon nos informations. Une première salariée avait pourtant alerté le conseil d’administration sur des difficultés dès novembre 2019, avant d’être relayée, notamment par un syndicat qui a adressé des courriers aux administrateurs en février et juin l’année dernière. Des délégués du personnel et un médecin du travail

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Anti-exotisme

Installation | Originaire de Guadeloupe, l’artiste Minia Biabiany investit l’espace d’exposition du Magasin des horizons avec une installation portée par ses réflexions sur l’identité guadeloupéenne et son histoire. Étonnant, sobre et poétique.

Benjamin Bardinet | Mardi 4 février 2020

Anti-exotisme

Lorsqu’elle arrive à Lyon pour ses études supérieures, Minia Biabiany réalise la méconnaissance qu’elle a de sa propre histoire, celle de la Guadeloupe. Méconnaissance qui se confronte à l’ignorance que les Métropolitains ont des territoires d’outre-mer. Il lui apparaît alors que l’incompréhension des questions qui la taraudent et à la hauteur de la volonté d’oubli imposé par la culture métropolitaine. « Je prends alors conscience que la question coloniale me traverse depuis des années et je décide de m’armer intellectuellement », explique-t-elle. Elle se plonge alors dans les écrits des penseurs antillais comme Aimé Césaire ou Édouard Glissant et s’interroge : « Comment amener ces questions dans mon travail par la matière ? » L’installation au Magasin des horizons, intitulée J’ai tué le papillon dans mon oreille, est une possibilité de réponse. Parcours sensible Le titre, aussi énigmatique que poétique, donne le ton de l’exposition. Il ne s’agit pas ici d’une œuvre documentaire sur l’histoire ou les questions identitaires propres aux Antilles, ni d’évoluer dans un univers gentiment exotique qui répondrait aux attentes du Métropol

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La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

ACTUS | Nous étions à la conférence de presse organisée jeudi 14 mars au Magasin des horizons.

Aurélien Martinez | Mardi 19 mars 2019

La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

« On a voulu concrétiser quelque chose qui se passe déjà » : voilà comment Camille Planeix, coordinatrice du Magasin des horizons, explique le pourquoi du comment de la petite conférence de presse organisée la semaine dernière dans une des salles du centre d’art pour lancer officiellement la « coalition pluri·elles et opérationn·elles » baptisée La Trilogie. Un regroupement composé du Magasin des horizons, du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) et du Centre de développement chorégraphique national de Grenoble le Pacifique. Soit trois structures qui ont vu leur direction changer en 2016, et qui se sont alors rapidement rapprochées. « Jusque-là, c’était très intuitif » a expliqué Erell Melscoët, directrice du pôle territoire du CCN2. On peut par exemple parler des Grands Rassemblements du CCN2, auxquels le Magasin et le Pacifique ont été associés. « Maintenant, on assume publiquement et plus clairement ce trio. »

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Acquisitions en cours d’exposition grâce à l'Artothèque municipale de Grenoble

Exposition | L'Artothèque de Grenoble investit la Bibliothèque centre-ville jusqu’au samedi 9 mars pour une savoureuse exposition de ses nouvelles acquisitions.

Benjamin Bardinet | Mardi 26 février 2019

Acquisitions en cours d’exposition grâce à l'Artothèque municipale de Grenoble

La traditionnelle exposition annuelle consacrée aux récentes acquisitions de l’Artothèque de Grenoble (située, on le rappelle, à Chavant, dans la Bibliothèque d'étude et du patrimoine) est l’occasion amusante d’évaluer votre assiduité aux expositions grenobloises (et à nos chroniques) puisqu’une bonne partie des pièces acquises sont celles d’artistes ayant récemment exposés à Grenoble. Précisément, l’accrochage à la Bibliothèque centre-ville ouvre avec les photographies de Stéphanie Nelson et Alexis Bérar dont le travail est encore visible à la Bibliothèque d’étude et du patrimoine dans l’exposition Nos mémoires vivent. On retrouve chez la première le goût de l’histoire intime et familiale et chez le second un intérêt pour les accidents photographiques et l’artificiel. S’ensuit deux amusants « Rétr

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PB d'or 2018 : bonus

C'était 2018... | Avec un festival qui s'impose et un centre d'art qui change.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : bonus

Le PB d’or du festival qui a su s’imposer : le Grenoble Street Art Fest En quelques années (depuis 2015 pour être précis), Grenoble et son agglo ont été profondément changé grâce au Grenoble Street Art Fest organisé par le centre d’art Spacejunk et son boss Jérome Catz. Ici, il n’est pas question de faire dans la demi-mesure : le street art est là pour être vu, avec notamment des fresques réalisées sur des murs gigantesques par des pointures du monde du street art. On est là sur de l’art grand public et grand spectacle (et ça fonctionne, certaines œuvres étant sublimes) fait pour attirer pas mal de curieux – dont la presse nationale qui, édition après édition, suit l’événement de plus en plus près. Pari réussi donc pour une aventure sur laquelle, à la base, et avec l’esprit bougon qui peut nous caractériser parfois (et vas-y que je t’institutionnalise une forme d’art à la base contestataire), on n’aurait pas

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"Nos mémoires vivent" : la mémoire dans la photo

Exposition | Pour "Nos mémoires vivent", la Bibliothèque d'étude et du patrimoine de Grenoble a invité deux photographes contemporains (Stéphanie Nelson et Alexis Bérar) à imaginer un dialogue entre leur travail et le fonds d'archives photographiques municipal. Vivifiant !

Benjamin Bardinet | Lundi 26 novembre 2018

À l'ère de la dématérialisation numérique, il se développe chez les artistes contemporains un goût certain pour les archives physiques dans lesquelles ils aiment plonger pour mieux interroger le présent. Bien que les photographes Stéphanie Nelson et Alexis Bérar ne soient pas familiers de cette pratique, l'invitation qui leur a été faite de travailler à partir des archives photographiques de la Bibliothèque d'étude et du patrimoine (le gros paquebot en face du cinéma Chavant) a tout de suite suscité leur enthousiasme. Pas étonnant, car leur approche et leur sensibilité résonnent judicieusement avec ces images d'un autre temps. Stéphanie Nelson, dont l'objectif ausculte l'intimité familiale, a ainsi fouiné dans ces archives comme un enfant dans un vieux grenier à la recherche de souvenirs d'un temps révolu. À la manière d'une frise chronologique, elle superpose ses propres images à des photographies de famille extraites du fonds. Engageant une réflexion sur la mémoire et le rôle que la photographie joue dans la transmission de celle-ci, elle témoigne de la permanence des rituels sociaux et familiaux à travers les âges. Archives 2.0 ? De son côté, A

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"Je marche donc nous sommes" : marche et rêve

Exposition | Malicieusement intitulée "Je marche donc nous sommes", l'exposition collective du centre d’art le Magasin des horizons s’attaque, avec principalement des vidéos, au versant contestataire de la marche. Une proposition tout en sobriété et originalité qui fait écho à l'actualité sociale et commémorative.

Benjamin Bardinet | Mardi 22 mai 2018

Lumières éteintes, murs laissés bruts, espaces dégagés et ponctués d'immenses structures cubiques d'où se dégage le halo lumineux des vidéos projetées : la scénographie de la nouvelle exposition du Magasin des horizons a de quoi déconcerter les fidèles du centre d'art. Rappelons toutefois que la situation délicate que traverse l'institution n'y est pas pour rien : le bâtiment donne de sérieux signes de faiblesse tandis que le chauffage et le système d'éclairage ont carrément déclaré forfait. Face à ces déconvenues, Béatrice Josse, directrice des lieux depuis 2016, a adopté la stratégie du judoka : tirer partie de la force de l’adversaire et faire ainsi de ces contraintes des atouts. D'où le choix de ne présenter quasiment que des vidéos (« des œuvres qui ne craignent absolument rien »). Et d’intégrer l’ensemble dans un programme plus vaste en partie hors les murs : la stimulante Académie de la marche, organisée depuis fin 2017 pour « questionner le déplacement contrai

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Avec "Je marche donc nous sommes", le Magasin des horizons annonce (enfin) une exposition

ACTUS | Jeudi 26 avril, le centre d’art grenoblois le Magasin des horizons inaugurera sa première exposition sous l’air Béatrice Josse, sa nouvelle directrice arrivée en 2016 qui déplore toujours l’état de délabrement avancé du bâtiment. On l’a rapidement questionnée afin d'en savoir plus.

Aurélien Martinez | Mardi 20 mars 2018

Avec

Ça y est, le centre d’art grenoblois le Magasin, dirigé depuis 2016 par Béatrice Josse et rebaptisé Magasin des horizons, va enfin rouvrir ses portes au public sur une longue période – depuis deux ans, nous étions plutôt sur des événements sporadiques faits de performances, conférences, spectacles… Et ce avec l’exposition Je marche donc nous sommes prévue du 26 avril au 14 octobre et consacrée donc à la marche sous toutes ses formes – politiques, religieuses, festives… Cela veut-il dire que l’état du Magasin s’est amélioré, la nouvelle directrice ayant conditionné le retour d’expositions à la remise sur pied d’un bâtiment qu’elle assure avoir trouvé à son arrivée dans un état déplorable ? « Non ! On essaie juste de proposer des activités adaptées aux conditions extrêmes du Magasin actuel – il n’y a plus de chauffage l’hiver, il pleut à l’intérieur, il fait très chaud l’été… Donc pour l’exposition, on aura des vidéos, des photos dont les

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Académie de la marche : le Magasin des horizons se met en marche

ACTUS | Samedi 16 décembre, le Magasin des horizons lance son Académie de la marche : un projet de rencontres transdisciplinaires (et sportives) auxquelles le public pourra participer tout au long de l’année 2018. Intriguant...

Alice Colmart | Mardi 12 décembre 2017

Académie de la marche : le Magasin des horizons se met en marche

Qui a dit que le sport n’était pas un sujet artistique ? À travers des rencontres, des assemblées, des expositions, l’Académie de la marche initiée par le centre d’art le Magasin des horizons compte bien lier les deux sujets. « La marche est un sujet traversé par les artistes depuis très longtemps. D’ailleurs, dès les années 1970, les artistes de land art pratiquaient la marche pour réaliser leurs œuvres » nous explique Camille Planeix, coordinatrice de l’événement au sein du centre d'art. Un projet original qui sera lancé samedi 16 décembre au centre de développement chorégraphique le Pacifique, lieu tout sauf anodin. « Pour l’inauguration, nous projetterons notamment des vidéos de la chorégraphe Trisha Brown qui a réalisé plusieurs pièces chorégraphiques autour de la marche. » Une inauguration au chaud avant le commencement des choses sérieuses en 2018… « Faire se rencontrer artistes et marcheurs » Ainsi, de janvier à mars, une dizaine de rencontres, ouvertes à tous, sont prévues en bivouacs. « On veut faire se rencontrer artistes et marcheurs pour qu’ils puissent discute

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Béatrice Josse : « L’art contemporain, c’est autre chose que des expositions »

ACTUS | Depuis un an, il n’y a plus d’expositions au centre d’art le Magasin (devenu le Magasin des horizons) : un choix assumé par sa nouvelle directrice Béatrice Josse (au centre et en gris sur la photo avec son équipe), qui préfère organiser des temps forts pluridisciplinaires – « je ne m’inscris pas dans le champ de l’art contemporain des années 1980 ». Et qui, surtout, déplore l’état du bâtiment qu’elle a trouvé en arrivant à Grenoble. On fait le point avec elle.

Aurélien Martinez | Mardi 26 septembre 2017

Béatrice Josse : « L’art contemporain, c’est autre chose que des expositions »

Il y a un an, vous avez pris la tête du Magasin, le centre national d’art contemporain de Grenoble. Sauf que depuis ce temps, il n’y a plus d’expositions dans les lieux, mais de nombreux événements courts croisant les genres – la Nuit des idées, le Grand rassemblement, Slow is beautiful, les Sororales… Pourquoi ce choix ? Béatrice Josse : Parce que le centre d’art est sorti d’une période difficile [

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Les accidents du réel d'Alexis Bérar

Galerie | Le Grenoblois d'adoption propose à galerie Ex Nihilo une exposition baptisée "L’empreinte digitale". Avec une photographie née d’accidents techniques qui devient alors poésie.

Charline Corubolo | Mercredi 12 avril 2017

Les accidents du réel d'Alexis Bérar

De l’anomalie de la photographie semble surgir le réel. À l’origine de cet interstice visuel telle une rémanence rétinienne, un accident, une panne numérique qui soudain esquisse un monde parallèle par des images saturées, habitées par la prise de vue précédente. Avec L’empreinte digitale, Alexis Bérar crée une série d’après d’autres, notamment Des circonférences sensibles ou Montagneland, pour un nouveau corpus dont, paradoxalement, la finalité est le hasard. Présenté à la galerie Ex Nihilo, l’ensemble se joue des variations sur un mode qui échappe à la maîtrise du photographe. Nés d’accidents techniques, les clichés se meuvent en une nouvelle réalité où aplats pigmentés gomment le ciel, tandis qu’une rature pixélisée trace une autre perspective, et la surimpression navigue entre vision post-apocalyptique et métaphore d’un présent. Allégorie du bug, les images oscillent entre flou et le net, entre l’abstraction et la figuration à l’épreuve du procédé, comme le souvenir d’un paysage tente de résister à l’épreuve du temps. L’imprévu crée ainsi une narration entre le réel et la fiction de laquelle l’e

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Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

Sélection | Grenoble est une très vieille ville, pleine d’impressionnants vestiges des siècles passés. Mais Grenoble est également une ville en mouvement que les architectes ont continué de façonner au siècle dernier. La preuve en douze monuments phares du XXe siècle, de la fameuse tour Perret au grandiose Musée de Grenoble, en passant par l’imposant Palais des sports ou le moderne (pour l’époque) Hôtel de Ville. Suivez-nous, la visite commence.

Charline Corubolo | Mardi 18 avril 2017

Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

La tour Perret, phare grenoblois en quête d'avenir Illuminée de bleu en son sommet et révélée une fois par an par les feux d’artifices du 14 juillet, la tour Perret, située en plein parc Paul-Mistral, demeure un emblème grenoblois, à plus d’un titre. Car malgré sa façade grisâtre, l’édifice de presque un siècle, inauguré en 1925 pour l’Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme, porte les ambitions modernistes du début du XXe, entre esthétique épurée et béton armé. Mais malgré les prouesses techniques, la tour se dégrade. Un chantier de rénovation va donc être lancé pour redorer le phare Perret. On remonte le fil de l'histoire dans cet article. Des halles au Magasin

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D'intrigantes Sororales au Magasin des horizons

Festival | Événement « transgenre, transculturel et transgénérationnel » organisé à l’initiative du Magasin des horizons, "Les Sororales" accueille cinq jours durant rencontres, concerts, films, ateliers et spectacles autour des figures emblématiques de « la sorcière, la chamane, la démone, la cyborg... ». Décryptage.

Damien Grimbert | Mardi 4 avril 2017

D'intrigantes Sororales au Magasin des horizons

Cela n’aura pas échappé aux plus attentifs d’entre vous : la ligne directrice du centre national d’art contemporain Le Magasin (désormais rebaptisé « Magasin des horizons, centre d’arts et de cultures ») a profondément évolué depuis l’an passé et l’arrivée à sa tête de sa nouvelle directrice Béatrice Josse. Fini (semble-t-il – Béatrice Josse ne veut toujours pas s’exprimer sur cette question dans nos colonnes) les grandes expositions-évènements, place désormais à une approche plus transdisciplinaire construite autour de manifestations ponctuelles comme la récente Nuit des idées ou aujourd’hui Les Sororales. S’il est encore bien trop tôt pour évaluer la valeur et le bien-fondé de ce parti pris (tout juste regrettera t-on que le lieu ne soit désormais plus que très ponctuellement accessibl

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Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Saison 2016 / 2017 | Des infos en vrac, comme ça, juste pour le plaisir des amateurs d'art et des autres. De rien.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Une nouvelle tête Une nouvelle directrice, une nouvelle exposition qui n’en est pas une ; c’est une nouvelle ère qui commence au Magasin. Après une année mouvementée, la direction du Centre national d’art contemporain de Grenoble a été confiée à Béatrice Josse (photo), qui nous déclarait en mars dernier vouloir ouvrir le bâtiment aux artistes femmes mais aussi « queer, transgenres, de couleur… Tous ces invisibles dans un monde de l’art qui est quand même encore un lieu du machisme dominant ». Et pour cette première rentrée, la directrice et son équipe vont Hausser le ton du 15 octobre au 18 novembre. Un projet établi avec deux artistes, Joséphine Kaeppelin et Daria Lippi, qui proposera des performances et des visites décalées avant Titre 2016, exposition qui, elle, débutera en novembre dans la continuité des précédentes éditions de l’Exposition de Noël. ___________ Une ouverture

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"Briser la glace" : des apprentis commissaires au Magasin

ARTS | Zoom sur l'école du Magasin, dont les six élèves de cette année ont imaginé l'exposition "Briser la glace" actuellement présentée au centre d'art.

Charline Corubolo | Mardi 14 juin 2016

Ouvert depuis avril 1986 dans le quartier grenoblois Bouchayer-Viallet, le Magasin demeure une structure encore bien mystérieuse pour de nombreux Isérois. Son école, conçue comme un pôle de recherches axé sur les pratiques curatoriales contemporaines, l'est encore plus. Fondée en 1987, la plateforme est alors l'un des premiers programmes en Europe à proposer un enseignement autour du métier de commissaire. Chaque session, composée d'un nombre réduit d'étudiants venus de tous horizons, offre ainsi une approche directe de la fonction de curateur en inscrivant l'apprentissage dans l'enceinte même du centre national d'art contemporain, oscillant entre recherche et pratique. Durant neuf mois, des travaux dirigés, des ateliers et des séminaires sont prodigués par des professionnels afin de développer une critique réflexive sur la mise en place des expositions et leur réception par le public. Des outils pragmatiques et pertinents accessibles aux jeunes du monde entier, avec cette volonté donc de former des professionnels tout en remettant perpétuellement en cause l'évolution des pratiques curatoriales. Cette année, la session 25 est composée de Chen Ben Chetrit, Lau

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Grenoble : attention, patrimoine en danger

ESCAPADES | Grenoble n’est pas que béton : il reste en ville un patrimoine historique riche, qui pourtant s’effrite. Place de Verdun, l’Ancien musée de peinture fait partie de ces joyaux en déshérence. On a fait un tour de table pour comprendre comment on en était arrivés là, avec notamment la mairie d’aujourd’hui et celle d’hier.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 7 juin 2016

Grenoble : attention, patrimoine en danger

Grenoble a un petit parc patrimonial. Pas moins de 800 000 m2, soit juste 20 fois la taille d’Alpexpo. La mairie a pour mission de conserver ce patrimoine. Mais voilà, son entretien revient à 6, 5 millions d’euros par an. Alors lorsqu’il s’agit de réfléchir à l’avenir de tel ou tel joyau, les élus doivent se gratter la tête. La tour Perret, symbole s’il en est de la Grenoble innovante ? 8 millions d’euros de réparations sont prévus. L’Orangerie, sis boulevard Jean Pain, aujourd’hui consacrée aux espaces verts (matériels divers et palmiers frileux) ? Ce serait 1 million. Au vu de ces montants à sept chiffres, Maud Tavel, adjointe en charge du patrimoine à la Ville de Grenoble, l’assure : il va falloir choisir. « On ne peut pas être partout alors la mairie va faire une liste d’équipements à rénover. » Une réflexion qui va durer jusqu’à l’automne. Elle évoque des lieux à la Villeneuve, sans plus de précisions. Surtout, Maud Tavel pense, comme nous, à l’Ancien musée de peinture. Un gros mor

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Béatrice Josse, le Magasin et « les invisibles de l’art »

ACTUS | Ça y est, le Magasin – centre national d’art contemporain de Grenoble a une nouvelle directrice en la personne de Béatrice Josse. On lui a passé un coup de fil pour en savoir plus sur ses projets et ses ambitions.

Aurélien Martinez | Vendredi 11 mars 2016

Béatrice Josse, le Magasin et « les invisibles de l’art »

Tout le monde a été « unanime » ; c’est même marqué dans le communiqué du Ministère de la culture envoyé à la presse mercredi 9 mars : « Audrey Azoulay, ministre de la culture et de la communication, en plein accord avec le maire de Grenoble, le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes et le président du Conseil départemental de l’Isère, a donné son agrément à la nomination de Béatrice Josse à la direction du Magasin. » Voilà une sortie de crise par le haut après des mois de tensions dans le fameux centre national d’art contemporain de Grenoble – l’ancien directeur Yves Aupetitallot a été licencié après la grève lancée par une partie des salariés. On a du coup passé un coup de fil à la grande gagnante, qui est toujours en poste au Fonds régional d'art contemporain de Metz (elle le dirige depuis 1993), pour savoir comment elle avait accueilli sa nomination. « Bien (rire) ! Sinon je ne serais pas venue ! J’ai fait 20 ans sur le front de l’Est : je crois être aguerrie ! J’ai très envie de ven

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Noël tardif au Magasin

ARTS | En parallèle de l'exposition de Didier Faustino prolongée jusqu'au 27 mars, le Magasin présente les lauréats de ses expositions de Noël 2013 et 2014. L'occasion de retrouver des artistes intéressants, avec comme grand gagnant le médium vidéo.

Charline Corubolo | Mercredi 24 février 2016

Noël tardif au Magasin

Quand, chaque année au mois de décembre, la célébration de la naissance du divin enfant approche, le Magasin, centre national d'art contemporain de Grenoble, n'est pas avare en cadeaux et propose sa traditionnelle exposition de Noël. Organisée depuis 2007 à l'Ancien musée de peinture place de Verdun, elle rassemble entre 20 et 30 artistes ayant un lien avec la région Rhône-Alpes. Une proposition qui permet une ouverture sur la création artistique locale, et qui se trouve accompagnée de la remise de deux distinctions : le prix de la Ville de Grenoble, décerné par le jury qui a sélectionné les jeunes créateurs, et le prix Édouard Barbe, donné par un groupe de collectionneurs. Pour chaque cru, deux artistes sont donc mis en avant et fort d'une excellente cuvée en 2013, dont un prix ex aequo, et en 2014, le Magasin présente aujourd'hui les lauréats de ces deux éditions, dans ses murs cette fois-ci. Le temps d'une exposition sont ainsi réunis les couronnés Laura Haby, Mükerrem Tuncay, Stéphanie Solinas, Laura Kuusk et Christophe Tournay. Un concentré de talents contemporains qui s'expriment en photographie, en installation, en peinture et en vidéo. Gloire à la vi

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Art contemporain : le Magasin se cherche un nouveau directeur

ACTUS | Yves Aupetitallot, qui dirigeait le centre depuis 1996, n'est plus directeur depuis octobre 2015 nous apprend le mail du Magasin officialisant le recrutement. Une fin à la crise rendue publique cet automne ?

Aurélien Martinez | Vendredi 8 janvier 2016

Art contemporain : le Magasin se cherche un nouveau directeur

La situation au Magasin semblait bloquée depuis quelques mois suite à la grève lancée par les salariés en septembre 2015 pour réclamer le départ du directeur Yves Aupetitallot – on a tout résumé ici il y a moins d'un mois avec notre bilan de 2015. Mais voilà qu'un mail vient de nous arriver ce vendredi 8 janvier informant que le centre d'art contemporain recherche un nouveau directeur / une nouvelle directrice, Yves Aupetitallot ne l'étant plus depuis octobre selon ce même mail. Si ça vous dit de postuler, l'annonce est à découvrir ici. En espérant que tout cela redonne une nouvelle impulsion à ce lieu important sur le plan local comme national pour l'art contemporain. Sinon, on le rappelle, l'expo en cours de Didier Faustino est prolongée jusqu'à la fin mars.

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PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

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Vivian Maier, miroir des autres

Exposition | Rarement l'art contemporain aura connu si grand mystère : Vivian Maier (1926-2009), nourrice et photographe durant une vie entière, est récemment sortie de l'anonymat grâce à un certain John Maloof. Une découverte rocambolesque qui a mis à jour un talent photographique incroyable, à découvrir à l'Ancien musée de peinture. Mais avant les clichés, tentons d’élucider l’énigme Maier.

Charline Corubolo | Mardi 3 novembre 2015

Vivian Maier, miroir des autres

Avec quelque 200 000 négatifs accompagnés de films vidéo, l’œuvre de Vivian Maier est considérable, mais aussi totalement mystérieuse. Un secret artistique, malgré de nombreuses investigations, parsemé de zones d'ombre qui soulèvent bien des questions. Car en presque 50 années de pratique photographique, Vivian Maier, nourrice toute sa vie, n'a jamais montré ses clichés. Jusqu'au jour où, fin 2007, John Maloof, agent immobilier à la recherche d'images pour réaliser un livre sur son quartier de Chicago, acquiert en salle des ventes un carton rempli de négatifs de la nurse anonyme. La partie de Cluedo est alors amorcée. Il faudra à John Maloof, reconverti pour l'occasion en détective amateur, plusieurs années pour découvrir l'identité de la photographe qui se cache derrière ces images. En 2009, Vivian Maier décède dans l'anonymat et la pauvreté. C'est à ce moment qu'Internet donne à Sherlock Maloof la première pièce du puzzle : le nom de l'auteure. Armé de sa meilleur preuve, il découvre que Vivian Maier n'a pas seulement laissé derrière elle un nombre impressionnant de photographies, mais aussi un garde-meuble rempli d'une vie à collecter des journaux, des tickets et de

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Vivian Maier : campagne, mon amour

ARTS | Zoom sur l'exposition consacrée à la photographe récemment découverte.

Charline Corubolo | Mardi 3 novembre 2015

Vivian Maier : campagne, mon amour

Certes, l'histoire du Champsaur n'a, fort heureusement, rien à voir avec celle du film Hiroshima, mon amour. Mais la référence permet cependant d'évoquer l'histoire passionnelle entre Vivian Maier et cette campagne française située dans les Alpes. Une relation discrète, à l'image de sa vie, mais intense comme en témoignent les photographies réalisées dans ces montagnes aux environs des années 1950. Et si aujourd'hui l'Américaine au Rolleiflex est connue pour ses clichés de rue à Chicago et à New York, la Maison de l'image, en partenariat avec l'association "Vivian Maier et le Champsaur", met en lumière pour la troisième édition de sa manifestation photographique annuelle dans l'Ancien musée de peinture un patrimoine visuel riche de la paysannerie de l'époque, tout aussi important que le pendant "street photography" américain. D'origine française par sa mère, Vivian Maier a vécu dans la région du Champsaur, haute vall

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Alexis Bérar aux frontières du réel

ARTS | De sa photographie documentaire émane une réelle poésie empreinte d'une vision artistique qui lui est propre : le Grenoblois Alexis Bérar dévoile jusqu'à la fin du mois plusieurs séries, entre friches désaffectées et natures mortes, à la galerie Pygmaphore et à la galerie Ex Nihilo. Rendez-vous avec un objectif naturaliste.

Charline Corubolo | Mardi 13 octobre 2015

Alexis Bérar aux frontières du réel

D'une galerie à l'autre, de série en série, un thème évident s'impose dans les photographies d'Alexis Bérar : la trace, l'empreinte, manifestation d'un passage, dernier marqueur qui souligne désormais le vide habité. Et si le sujet traité à la galerie Pygmaphore est sensiblement différent de celui exposé à la galerie Ex Nihilo, une composante commune s'esquisse : une esthétique réaliste, à la lisière de la mise en scène, avec un seul objet traité par image. Dans ses clichés, l'artiste joue avec la réalité si bien que le trucage devient réel et le vrai semble artificiel. En cherchant des compositions particulières, Alexis Bérar s'emploie à documenter la nature avec un regard réinventé et interroge la fonction même du médium photographique, représentation parcellaire d'un vrai rendu subjectif par l'affect de qui l'immortalise. C'est avec ce questionnement et cette volonté d'archiver le territoire que le photographe a réalisé la série Un Havre et un ensemble dédié aux animaux. Réalité douce-amère À la galerie Pygmaphore, le Havre se dessine à travers ses lieux industriels désertés, vidés de toute présence hu

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Des nouvelles de la situation au Magasin, le centre national d'art contemporain de Grenoble

ACTUS | Les salariés s’étaient mis en grève le 17 septembre pour demander le départ du directeur. Puis l’avaient suspendue jusqu’au conseil d’administration du mercredi 30 septembre. On fait un point rapide à base de communiqué de presse.

Aurélien Martinez | Jeudi 1 octobre 2015

Des nouvelles de la situation au Magasin, le centre national d'art contemporain de Grenoble

La situation, résumée ici, bouge petit à petit au Magasin, le centre national d’art contemporain de Grenoble. Le conseil d’administration organisé mercredi 30 septembre a fait un peu évoluer les choses, si l’on en croit le communiqué de presse reçu ce jeudi 1er octobre de la part du CA. « Constatant un climat social profondément et durablement dégradé et l’aggravation récente de la situation de souffrance au travail de la majorité des salariés, le CA a, à l’unanimité, donné mandat à la Présidente pour mettre en œuvre tous moyens utiles pour remédier à cette situation, sans exclure l’engagement d’une procédure à l’encontre du Directeur. Les partenaires publics ont réaffirmé leur attachement à la pérennité du centre d’art et se sont engagés à maintenir les subventions en 2016. » À suivre donc.

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Suspension de la grève au Magasin, le Centre national d’art contemporain de Grenoble

ACTUS | Onze des quinze salariés demandaient le départ du directeur Yves Aupetitallot. Ils suspendent leur mouvement de grève jusqu’au conseil d’administration prévu mercredi.

Aurélien Martinez | Jeudi 24 septembre 2015

Suspension de la grève au Magasin, le Centre national d’art contemporain de Grenoble

Le communiqué laconique reçu ce jeudi après-midi explique qu’ « après concertation, les 11 salariés grévistes du Magasin, en grève depuis le jeudi 17 septembre, ont décidé à l’unanimité de suspendre leur mouvement de grève à compter du vendredi 25 septembre au matin, et ce jusqu’à la tenue du conseil d’administration programmé le mercredi 30 septembre prochain ». Les grévistes dénonçaient la gestion du directeur ainsi qu’un manque de moyens pour travailler (tout est expliqué ici). Plus d’infos la semaine prochaine donc. D'ici là, vous pouvez en profiter pour découvrir l'exposition de Didier Faustino (photo).

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Grève au Magasin, centre national d'art contemporain de Grenoble

ACTUS | Le lieu est fermé jusqu'à nouvel ordre. Le personnel demande « le départ imminent du directeur Monsieur Yves Aupetitallot, dont la gestion humaine et financière continue de constituer un grave danger pour la santé des salariés et pour la pérennité de la structure ».

Aurélien Martinez | Vendredi 18 septembre 2015

Grève au Magasin, centre national d'art contemporain de Grenoble

On savait depuis longtemps que la situation était difficile au Magasin, son directeur Yves Aupetitallot ayant été en arrêt maladie l'an passé (voir en bas de cet article). Il n'assurait plus le commissariat des nouvelles expositions, rôle du coup donné à des intervenants extérieurs. Mais ce n'étaient que des bruits rapportés : malgré nos relances, personne en interne ne voulait nous les confirmer officiellement. Et impossible de parler directement au directeur. La situation a pris un tournant plus franc ce jeudi 17 septembre avec la grève lancée par « la majorité » des salariés du Magasin. « Les difficultés humaines et budgétaires existent au Magasin depuis plusieurs années et la situation n'a eu de cesse de se détériorer ces derniers mois pour aboutir aujourd'hui à une impasse » explique le communiqué de presse envoyé ce vendredi. « Pas forcément envie d'en arriver là » Nous avons rencontré les grévistes (onze des quinze sal

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Un voyage radiophonique avec l'École du Magasin

ARTS | Fruit d’un travail de longue haleine, Take You There Radio est un projet de radio éphémère initié par la Session 24 de l’École du Magasin. Conçu comme (...)

Damien Grimbert | Mardi 2 juin 2015

Un voyage radiophonique avec l'École du Magasin

Fruit d’un travail de longue haleine, Take You There Radio est un projet de radio éphémère initié par la Session 24 de l’École du Magasin. Conçu comme « une série de voyages dans l’espace et le temps », il réunit narrations de science-fiction, états de conscience altérés, retransmissions d’utopies et appropriations de sujets politiques, mais également appels téléphoniques, lettres d’amour, DJ-sets, interviews, tutoriaux… Pour remplir sa grille de programme, qui sera diffusée en streaming sur internet 24h sur 24 pendant cinq jours, la Session 24 a fait appel à quatre artistes invités en résidence, ainsi qu’à une véritable pléiade d’intervenants locaux comme internationaux, qui proposeront des œuvres spécifiquement conçues pour l’occasion. Et si la liste de ces derniers est bien trop longue pour être énumérée ici, elle promet de toute évidence de jolies surprises ! Et le public dans tout ça ? C’est prévu : également conçue comme une exposition, Take You There Radio accueillera les visiteurs dans son studio temporaire lors de séances d’écoute en fin d’après-midi jusqu’au 18 juin, avant d’enfin commencer à émettre le 19 juin à 19h (avec

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Déballage de Noël

ARTS | Pour sa huitième édition, l'exposition de Noël du Magasin s'est allégée pour notre plus grand bien. Certes, il y a comme toujours à boire et à manger lorsqu'il (...)

Charline Corubolo | Mardi 9 décembre 2014

Déballage de Noël

Pour sa huitième édition, l'exposition de Noël du Magasin s'est allégée pour notre plus grand bien. Certes, il y a comme toujours à boire et à manger lorsqu'il s'agit d'une sélection, mais par rapport à l'an passé, la scénographie est mieux gérée – plus aérée et lisible afin de rentrer aisément dans les œuvres intéressantes. Parmi les 19 artistes sélectionnés en région Rhône-Alpes (contre 28 en 2013), six ont retenu notre attention. Avec les sculptures Tablée I et Tablée II, Jérôme Dussuchalle propose un ensemble de formes en continu rythmées par des ruptures. Telle une analyse fragmentaire de la Terre, les deux pièces évoquent l'architecture et la topographie qui animent nos imaginaires collectifs. L'installation Une partie indivisible de sa scénographie aquatique, La Piscine d'Amélie Giacomini et Laura Sellies est la résultante d'une recherche menée sur la natation synchronisée et d'une performance. Les éléments mis en place suffissent à évoquer cet univers dans lequel la surface de l'eau devient la limite entre le spectacle et l'effort d'un corps. Il en est de même pour l’œuvre Freedonia de Vincent Guillermin et Laur

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Awards 2013 expo

ARTS | L’award de l’expo la plus pop : Ultracore au Magasin Si le Magasin – Centre national d’art contemporain nous perd parfois avec des expositions trop (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 expo

L’award de l’expo la plus pop : Ultracore au Magasin Si le Magasin – Centre national d’art contemporain nous perd parfois avec des expositions trop conceptuelles, celle consacrée au printemps dernier à l’artiste allemand Anselm Reyle était une réussite éclatante. À la fois puissant, ludique et accessible, le travail coloré de Reyle se trouvait magnifié par l’habile scénographie jouant avec l’obscurité et tranchant ainsi avec le kitsch assumé des œuvres présentées. Un très bon choix d’Yves Aupetitallot, le directeur des lieux, qui a permis aux Grenoblois de découvrir cet artiste dont la cote est proprement hallucinante – en 2007, il a par exemple vendu 192 000 dollars une toile estimée 25 000.

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Collectes en tous genres

ARTS | Proposer une exposition sur le principe d’un appel à candidatures comporte des risques : recevoir des choses de qualité diverse. Une supposition qui se vérifie avec l’exposition de Noël organisée par le Cnac jusqu’à la fin décembre à l’Ancien Musée de Peinture. Zoom sur les pièces présentées qui ont retenu notre attention. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Lundi 9 décembre 2013

Collectes en tous genres

Pour la nouvelle édition de l’exposition de Noël du Magasin, 28 artistes ont été sélectionnés parmi 237 dossiers. Et parmi ces 28 artistes, une dizaine propose des œuvres fines et percutantes, à l’image de Mükerrem Tuncay et sa vidéo When you were a kid, were you afraid of your shit ? (2012) qui lui a valu le prix la Ville de Grenoble. Se faisant face à face autour d’une table, deux femmes portant les mêmes nom et prénom s’adonnent à une forme particulière d’interview. Sorte d’introspection, la jeune femme de dos interroge la vieille dame, projection supposée d’elle-même. Les interstices entre le présent et le passé se dessinent à travers le dialogue, avec humour. La narration permet de mettre en lumière le travail du temps, et c’est avec amusement que le public peut s’identifier dans certaines questions. Le montage ingénieux dévoile les transformations physiques et psychiques qu’un être humain encourt durant sa vie. Stéphanie Solinas s’intéresse, elle, plus particulièrement à l’individu passé. Lauréate du prix des Collectionneurs, l’artiste offre une pièce complexe et sensible. Le déserteur (2010-2013), véritable travail de la mémoire, redonne vie à de

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Un centre d'art, késaco?

ACTUS | Mac, Frac ou encore Cnac sont autant d'acronymes qui définissent des lieux d’exposition pour la création contemporaine. Mais en quoi sont-ils différents ? (...)

Charline Corubolo | Lundi 9 décembre 2013

Un centre d'art, késaco?

Mac, Frac ou encore Cnac sont autant d'acronymes qui définissent des lieux d’exposition pour la création contemporaine. Mais en quoi sont-ils différents ? Alors qu’un Musée d’art contemporain (comme celui de Lyon, très réputé) et un Fonds régional d’art contemporain (celui de la région Rhône-Alpes est à Villeurbanne ) ont pour vocation d’établir une collection, un Centre national d’art contemporain (comme le Magasin à Grenoble), ou tout simplement un centre d’art, a pour objectif premier d’être un lieu d’expérimentation et de production, et non un espace de conservation (il n'y a donc pas de collections). Sous l’impulsion d’initiatives personnelles et de la loi de décentralisation de l’art de Jack Lang au début des années 1980, ces vitrines artistiques se sont multipliées. Aujourd’hui, la majorité des centres d’art sont de type associatif et peuvent être en régie directe avec la région, le département ou même la municipalité (comme c'est le cas au Vog et à l'Espace Vallès), ce qui leur permet d’être en partie subventionnés par la ville ou même l’État. Des lieux d’exposition qui ne se contentent pas de promouvoir seulement des artistes locaux, mais

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Le Magasin et ses artistes bien mont(r)és

ARTS | On lit avec le sourire ce début de présentation du CNAC : « Deimantas Narkevizius est un des artistes lituaniens les plus reconnus sur la scène artistique (...)

Aurélien Martinez | Lundi 30 septembre 2013

Le Magasin et ses artistes bien mont(r)és

On lit avec le sourire ce début de présentation du CNAC : « Deimantas Narkevizius est un des artistes lituaniens les plus reconnus sur la scène artistique internationale... » En l'occurrence un ancien sculpteur qui travaille aujourd'hui sur la narration et le thème de la Guerre Froide à travers des vidéos. Si nous nous amusons que le Magasin joue encore à qui a la plus grande, nous nous réjouissons de pouvoir y découvrir des artistes singuliers, lointains et parfois émergents. D'autant que notre célébrité exposera en compagnie d'un autre Lituanien, Vytautas Virzbickas, mettant en scène de manière quasi théâtrale des sculptures réalistes et d'autres éléments d'installations. Après cette immersion balte (du 13 octobre au 5 janvier), le Magasin proposera une alléchante exposition monographique consacrée à l'ancienne performeuse américaine Ericka Beckman (du 8 février au 27 avril). L'artiste réalise maintenant essentiellement des films expérimentaux qui mettent sens dessus dessous les codes filmiques et les structures narratives habituels. Concrètement, cela peut prendre la forme aussi bien de « comédies musicales » loufoques et sur

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L’enfance de l’art

CONNAITRE | Artiste singulier à l’œuvre non moins singulière, Stéphane Deplan présentera ce samedi son livre Life As Art As Attitude, qui condense ses 30 ans d’existence… (...)

Damien Grimbert | Lundi 10 juin 2013

L’enfance de l’art

Artiste singulier à l’œuvre non moins singulière, Stéphane Deplan présentera ce samedi son livre Life As Art As Attitude, qui condense ses 30 ans d’existence… et d’activité artistique. Originaire de Grenoble, passionné de skate et de graffiti, diplômé des Beaux-Arts, il est en effet l’auteur d’une œuvre diffuse et protéiforme influencée par ce double background (cultures urbaines - art contemporain), où l’art et la vie s’entremêlent pour créer un flux créatif aux frontières volontairement floues. En 2008, il crée par exemple l’avatar Ouai Mec sur Facebook, « consommateur de substances addictives, militant politique de droite et chrétien radical », et parfaite antithèse de sa personnalité réelle, qui deviendra un véritable phénomène viral relayé jusque dans le Grand Journal de Canal+. À l’automne 2010, il effectue pendant 62 jours le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle… à l’envers, et vêtu d’un déguisement de squelette. Deux exemples ludiques de convergence entre art et vie quotidienne prêtant évidemment à sourire (l’humour faisant partie intégrante de son travail), mais qui, cumulés à plus

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Fatras arty

ARTS | Véritable vitrine d’artistes ayant un rapport avec la région Rhône-Alpes, la traditionnelle exposition de Noël du Magasin a une fois de plus investi l’antre (...)

Aurélien Martinez | Lundi 10 décembre 2012

Fatras arty

Véritable vitrine d’artistes ayant un rapport avec la région Rhône-Alpes, la traditionnelle exposition de Noël du Magasin a une fois de plus investi l’antre grandiose de l’Ancien musée de peinture (place Verdun) : choc des esthétiques assuré. Une manifestation rassemblant divers univers qui n’avaient pas été pensés pour partager l’espace, certains se faisant donc plus imposants que d’autres – on pense notamment aux sculptures de tapis d’Arielle Dufour ou aux immenses installations en bois de Fiona Valentine Thomann, qui interpellent d’emblée l’œil. Si, pendant le parcours, on découvre plusieurs œuvres typiques du jeune artiste contemporain (des œuvres questionnant le regard notamment, avec toute une réflexion développée dans le carnet proposé à l’entrée), plusieurs surprennent et amusent. Comme les très courtes vidéos ludiques de François Roux (un œuf projeté sur un pilier jaune et blanc, un écureuil mort lancé dans le ciel au passage d’un avion...), ou les dessins de Lucy Watts (des graphiques illustrant avec originalité une donnée statistique).

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Le Magasin des suicides

ECRANS | De Patrice Leconte (Fr-Belg-Canada, 1h25) animation

Jerôme Dittmar | Vendredi 21 septembre 2012

Le Magasin des suicides

Quand Disney était à son âge d'or, les dessinateurs endossaient par défaut le rôle du réalisateur. Depuis la victoire de l’esprit Pixar sur Disney (le dernier a racheté le premier en 2006), les réalisateurs du cinéma d'animation sont aussi des dessinateurs. En terme de mise en scène, ça change tout. Faut-il donc penser que désormais un mauvais film animé est le fruit d'un mauvais cinéaste ? Le Magasin des suicides pourrait bien faire jurisprudence. Pour sa première incursion dans le genre, Patrice Leconte adapte Jean Teulé et livre un conte macabre neuneu qui lui va comme un gant. Sur la base d'un pitch à l'humour ironique et lourdingue (c'est la crise, une échoppe familiale fait fortune en vendant mille moyens de se suicider, jusqu'au jour où arrive le petit dernier qui voit la vie en rose), l'auteur se fait Tim Burton du dimanche. Gags aussi poussifs que répétitifs, parties musicales chantées par des casseroles, univers et personnages fonctionnels, tout ça vire au cabinet des supplices jusqu'à une auto-citation des Bronzés. Jérôme Dittmar

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Voire à revoir

ARTS | Depuis 1987, l’école du Magasin accueille chaque année des étudiants venant du monde entier pour suivre pendant un an un programme de formation aux (...)

Laetitia Giry | Mardi 17 juillet 2012

Voire à revoir

Depuis 1987, l’école du Magasin accueille chaque année des étudiants venant du monde entier pour suivre pendant un an un programme de formation aux pratiques curatoriales, au terme duquel une exposition organisée par leurs soins voit le jour. Le crû de cette année présente Le monde entier observe, un retour sur l’expérience de la Vidéogazette, première chaîne locale qui a pris place à la Villeneuve de 1973 à 1976. Avec force documents d’époque – articles de presse, affiches et extraits vidéo –, le parcours souligne la liberté de la chaîne comme sa propension salutaire à créer du débat public. Pour accompagner cette enquête, des œuvres d’artistes contemporains viennent pointer le factice et la vacuité de la télévision traditionnelle : ici un prompteur faisant défiler un texte hautement critique à l’égard du langage télévisuel, là une installation de plateau télé avec fond bleu mettant le visiteur en situation d’enregistrement, l’amenant à ressentir le décalage entre le discours et les modes de production audiovisuelle. Ou, notre préférée : un patchwork de vidéos glanées sur Youtube, représentant des danseurs improvisés devant leur webcam et formant un puzzle au ridicule qui fait

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Melting pot

ARTS | Art contemporain / L’exposition de Noël organisée par le Magasin présente les travaux de 30 artistes distingués par un jury parmi plus de 400 candidatures. (...)

François Cau | Vendredi 9 décembre 2011

Melting pot

Art contemporain / L’exposition de Noël organisée par le Magasin présente les travaux de 30 artistes distingués par un jury parmi plus de 400 candidatures. Pour participer, un seul critère : avoir un lien avec la région Rhône-Alpes. Résultat : il y en a pour tous les goûts. Il est à noter que cette cinquième édition, plutôt chargée, fait la part belle aux installations et à l’interactivité. Dans ce vaste catalogue d’œuvres, certaines ont plus particulièrement attiré notre attention. C’est le cas des Candidatures spontanées de Pierre Buttin, qui a détourné le règlement du concours en se servant du formulaire d’inscription comme support artistique afin de confectionner un calendrier de l’Avent. On ne ratera pas non plus Migrant de Cyrille André pour sa folie des grandeurs et sa poésie : la gigantesque sculpture d’un homme à l’abandon s’envole, emportée par des ballons en polystyrène. Li Li, quant à elle, tente les gourmands, mais attention, pas de grignotage sans effort : il faudra grimper à l’échelle pour manger des bretzels. Et enfin, même si on n’a pas tout compris, on a quand même remarqué la persévérance de Maria Landgraf qui tous les jeudis après-midis obéi

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Jeunes et fous

ARTS | Oui, il faut être un peu fou pour se lancer dans une carrière artistique. Alors on se demande quelles options s’offrent aux aspirants artistes plasticiens dans notre chère ville… Et on en trouve plusieurs, vertigineuses et simples. Laetitia Giry

François Cau | Lundi 10 janvier 2011

Jeunes et fous

La vingtaine un peu entamée, l’étudiant sortant de cinq ans à l’école des Beaux-Arts de Grenoble se retrouve dans une jungle impossible à prévenir. Bien sûr, comme tous les autres étudiants, il la redoute et la voit venir cette jungle sans pitié, mais l’affronter est la prochaine étape de son parcours. Comme nous le fait remarquer Pascale Riou (du centre d’art OUI) : « le côté professionnalisant des écoles d’art est un peu fictif », d’où la nécessité pour ces jeunes de créer eux-mêmes les occasions susceptibles de faire (sur)vivre leur travail. D’après Anaëlle, chargée de production au Magasin – CNAC, « l’important n’est pas de se montrer dans les vernissages mais bien de fournir un réel travail, construire son identité artistique, tenter de s’intégrer à un réseau tout en assumant bien souvent des difficultés financières forçant à faire un travail alimentaire ». Nombreux sont ceux à quitter le pays pour des eldorados plus bouillonnants : si Paris fut un temps une destination appropriée, il semble que la prolifération incontrôlable de propositions et la vie de plus en plus chère aient eu raison de sa bienveillance à l’égard des jeunes artistes. Berlin a pris le

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Explosion de Noël

ARTS | L’exposition de Noël organisée par le Magasin – CNAC est en passe de devenir une tradition. Cette quatrième édition, comme les précédentes, présente les œuvres de (...)

François Cau | Lundi 13 décembre 2010

Explosion de Noël

L’exposition de Noël organisée par le Magasin – CNAC est en passe de devenir une tradition. Cette quatrième édition, comme les précédentes, présente les œuvres de jeunes artistes liés à la région grenobloise, et s’attache ainsi à projeter des talents inconnus sur le devant de la scène. Si certains se distinguent par leur banalité, force est de reconnaître que d’autres le méritent amplement. Concrètement, l’exposition est constituée de vingt-huit œuvres accompagnées d’un petit livret contenant les notes d’intention de chaque artiste. Parmi ce large panel, trois nous semblent se détacher du reste. Trois œuvres explosives, visuellement saisissantes et conceptuellement intrigantes. Maxime Bondu travaille sur la réappropriation d’objet : partant d’une image d’archive de la plage de Cocoa Beach en Floride, dix ans après l’explosion d’une navette spatiale à cet endroit, il reconstruit le paysage en l’irradiant d’une lumière surnaturelle pour un rendu « flirtant avec le sublime », d’après ses propres mots, peu humbles mais lucides. Jean-Marc Boucheret traque quant à lui les fêlures des panneaux publicitaires, découvrant leurs cœurs battants mis à nus dans la série « L’envers des choses » :

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La bonne distance

ARTS | exposition / Deux nouvelles expos au Magasin : l’une stimulante réalisée quasi in situ par le jeune plasticien français Franck Scurti, et l’autre, une première rétrospective de Lothar Hempel, un trajet plus onirique, narratif, un brin empesé. SD

| Mercredi 28 février 2007

La bonne distance

L’espace de la “rue” du Magasin, n’aura jamais été autant appréhendé comme tel. Mais, en réalité, on sait qu’elle n’en est pas une, de rue. Elle est un espace au milieu d’un Centre d’Art, haut lieu dévolu à l’art contemporain. Franck Scurti, plasticien à l’humour subtil, joue, travaille sur cette ambiguïté. Dans cet espace, il aligne régulièrement sur toute la longueur, cinq grandes sculptures reproduites sur le modèle de styles reconnaissables dans l’histoire de l’Art : constructivisme, minimalise, biomorphisme, on pense à Arp, Lichtenstein ou Vasarely. Chacune d’entre elle, pourtant, est réalisée avec des irrégularités, des décalages, des inexactitudes. Réelles, mais parodiques donc. Sur la première, par exemple, un nu féminin, que l’on trouverait dans n’importe quel square, Scurti a remplacé la tête par un cube. Une télé, cette tête ? Mais l’idée, aussi brute que forte, et qui permet de prendre de la distance pour se poser toutes sortes de questions, c’est que ces sculptures sont pré-taguées ou pré-graffitées ; ces écritures, signatures taguées reproduites sont gravées, sculptées dans la sculpture en quelque sorte. Donc, ineffaçables. Elles sont traces, empruntes (de tribus mod

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