La prochaine exposition du Musée de Grenoble sera consacrée à Daniel Dezeuze

Charline Corubolo | Vendredi 21 juillet 2017

De châssis dénudés en crayonnages poétiques, le Français Daniel Dezeuze, né en 1942, a esquissé une œuvre à la cohérence plastique prégnante où se loge au creux des interstices abstraits une réflexion sur la peinture, entre évidence et complexité du médium. Une question poussée à son paroxysme au sein du groupe Supports/Surfaces en 1970, dont il fût l'un des membres fondateurs. Questionnant le devenir de cette matérialité et sa place dans l'art, l'artiste met à nu ses tableaux, fait rentrer des objets dans l'œuvre et explore la toile à travers le dessin.

C'est cet ensemble riche et déterminant pour l'art français que le Musée de Grenoble entend mettre en lumière avec une rétrospective dévoilant les premiers travaux de l'artiste datant du milieu des années 1960 jusqu'aux pièces les plus récentes pour un panorama d'une cinquante d'années de création. Une rentrée artistique qui s'annonce plus des séduisantes, et indispensable.

Daniel Dezeuze, une rétrospective
Au Musée de Grenoble du 28 octobre 2017 au 28 janvier 2018

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Les 8 expositions à (re)voir pendant les vacances de Noël

ARTS | Comme il ne se passe pas grand-chose de culturel à Grenoble et dans l’agglo pendant les fêtes, voici une sélection d’expositions phares des derniers mois encore à l’affiche pendant ces vacances. Suivez-nous, et surtout prenez le temps de flâner.

Charline Corubolo | Mardi 19 décembre 2017

Les 8 expositions à (re)voir pendant les vacances de Noël

Daniel Dezeuze, une rétrospective Au Musée de Grenoble L’art de la rétrospective est délicat, mais lorsque Daniel Dezeuze et le Musée de Grenoble s’en emparent, il est magnifié. Dévoilant 50 ans de création, des premières sculptures aux œuvres les plus récentes avec le mystère des Tableaux-Valises, le parcours met en exergue la poésie dans l’œuvre de l’artiste français. Cherchant à saisir l’insaisissable, Daniel Dezeuze offre une visite sur le fil de la légèreté, de ses expérimentations au sein du mouvement Supports/Surfaces à la finesse graphique de la Vie amoureuse des plantes. Un ensemble éclectique et pourtant cohérent, permettant à la chronologie de se réinventer à chaque fois, entre figuration et abstraction. Une exposition de premier plan pour un artiste qui a fait (et fait toujours) la scène artistique contemporaine. Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h30 Fermeture les 25 décembre et 1er janvier

Continuer à lire

Daniel Dezeuze : « Il faut garder du mystère dans toute œuvre »

Exposition | La nouvelle exposition du Musée de Grenoble, qui ouvre ses portes samedi 28 octobre, met à l’honneur le Français Daniel Dezeuze en balayant 50 ans de création, de ses premières œuvres aux plus récentes en passant par les explorations au sein du groupe Supports/Surfaces et son abondante production graphique. Artiste majeur de la scène contemporaine, il nous donne rendez-vous au cœur d’une poétique insaisissable où l’art est synonyme de légèreté. Rencontre avec un peintre de l’espace et visite guidée en amont de cette rétrospective.

Charline Corubolo | Mardi 24 octobre 2017

Daniel Dezeuze : « Il faut garder du mystère dans toute œuvre »

La rétrospective que vous consacre le Musée de Grenoble couvre 50 ans d’une création polymorphe. Comment avez-vous travaillé pour rendre compte, avec cohérence, de la pluralité de votre dessein artistique ? Daniel Dezeuze : On suit un mouvement chronologique à partir de 1967 jusqu’à 2017. 50 ans de travail, c’est une trajectoire d’endurance, surtout quand on n’est pas enfermé dans un seul style, dans la répétition, comme le sont souvent les peintres de ma génération. Ça suppose qu’on passe par des moments qui sont d’une autre essence. Cependant, il y a des constantes comme "l’ajoure", ce qui donne de la cohérence. Il y en a beaucoup dans les surfaces traitées, ce qui suppose un jeu vertical avec le mur. L’accrochage doit donc se faire sur des murs blancs pour que "l’ajoure" puisse prendre toute sa force. Le parcours s’ouvre avec des œuvres qui s’appliquent à déconstruire les éléments constitutifs d’un tableau : le châssis, la toile, la couleur

Continuer à lire

La poésie bricolée de Daniel Dezeuze s'affiche au Musée de Grenoble

Exposition | On a visité l'exposition avant son vernissage le vendredi 27 octobre au soir.

Charline Corubolo | Mardi 24 octobre 2017

La poésie bricolée de Daniel Dezeuze s'affiche au Musée de Grenoble

Souffler des émotions, des impressions et invoquer un imaginaire sur le fil de la sensibilité est un caractère propre à la poésie. Cette inspiration créative innerve la démarche artistique de Daniel Dezeuze, de ses premières œuvres Châssis en 1967 qui proclamaient la fin de la peinture classique aux dessins de La vie amoureuse des plantes dans les années 1990 où la liberté et la spontanéité du geste primaient, pour un ensemble qui efface les images au profit d’une mise à nu évanescente. Tantôt lyrique, tantôt théorique, cette poésie s’applique à épurer le réel dans la pratique de l’artiste, offrant de multiples portes d’entrée. De fait, le parcours chronologique de l’exposition du Musée de Grenoble ne souffre d’aucun didactisme répétitif, Daniel Dezeuze fonctionnant par cycle de recherches pour une œuvre mouvante qui opère de manière intrinsèque des correspondances entre les différentes pièces. Ainsi les châssis et les treillis des débuts, qui font disparaître la peinture, r

Continuer à lire

Les dix expositions à ne pas manquer cette saison à Grenoble et aux alentours

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base de légendes de l'art (Delacroix, Gauguin, et même les Beatles – pourquoi pas !) mais aussi de jeunes artistes ou encore d'expositions plus patrimoniales – il paraît que l'on va bientôt célébrer l'anniversaire des Jeux olympiques grenoblois.

La rédaction | Mardi 26 septembre 2017

Les dix expositions à ne pas manquer cette saison à Grenoble et aux alentours

Matt Coco En résonance avec la Biennale d'art contemporain de Lyon, qui imagine des Mondes flottants, l'artiste installé à Lyon Matt Coco investira la Halle de Pont-en-Royans début octobre pour une déambulation à la lisière du brouillard. Intitulée In caso di nebbia (traduire : en cas de brouillard), la proposition entend créer un imaginaire flirtant avec l’onirique où le naturel se mêle à l’industriel. Un paysage de volumes aboutis induisant une transformation par l’activation du spectateur, par la danse, le regard, la parole… L’artiste déploiera ainsi une déambulation immersive, en devenir. À la Halle (Pont-en-Royans) du 10 octobre au 30 décembre Alice Assouline

Continuer à lire