Les 5 expositions qui vont marquer le début d'année 2018

Panorama de rentrée culturelle | Avec des chefs-d’œuvre dessinés au Musée de Grenoble, des archives olympiques au Musée dauphinois ou encore de drôles de sculptures à SpaceJunk.

Charline Corubolo | Mardi 9 janvier 2018

Photo : Musée dauphinois, Photographie Lucien Sage, n° d’inv. K2005.1.6


Graphies du déplacement

À travers la marche, l'artiste Mathias Poisson éprouve le territoire pour une expérience artistique polymorphe dans laquelle la représentation a posteriori de la promenade est intrinsèquement liée à la mémoire sensitive du corps dans l'espace parcouru. Une démarche du ressenti où se mêlent crayonnés, photographies et performances retraçant la déambulation réalisée par l'artiste, seul ou en groupe. Plus d'informations sur ces Graphies du déplacement en deux temps dans cet article.

Au Vog Fontaine jusqu'au samedi 31 mars


Group Show

En guise de bonnes résolutions artistiques, la galerie Marielle Bouchard nous invite à une plongée plastique dans six univers différents avec la proposition collective baptisée Group Show. On y retrouvera des artistes présents lors de l'inauguration de la galerie comme Folly Afahounko et sa photographie autofictionnelle ou encore l'iconographie plurielle se distillant dans des techniques mixtes d'Enrico Pambianchi. La peinture sur Plexiglas renversé de Muriel Rodolosse sera montrée à nouveau, tandis que le pinceau aux teintes chromatiques de Raphaël Bouyer (photo) se dévoilera pour la première fois. On aura également droit à une peinture à la figuration narrative prégnante à l'image des toiles de Johann Rivat, artiste invité par la galerie, avec à ses côtés Gilles Balmet et ses paysages irréels aux vues argentées. Une invitation prometteuse.

À la galerie Marielle Bouchard du 18 janvier au 17 février


Caillou – Papier – Ciseaux

Après un passage à Lyon, le Caillou – Papier – Ciseaux du Japonais Hirotoshi Ito et des deux Français Bullitt Ballabeni et Mademoiselle Maurice débarque à Grenoble. À partir de février, l'espace de Spacejunk va se parer d'un manteau lyrique pour un voyage surréaliste. En transformant des pierres récoltées sur les berges de rivières, Hirotoshi Ito propose des sculptures du quotidien aux accents irréels, tandis que Mlle Maurice use du papier pour faire naître des origamis colorés et revendicatifs questionnant la nature de l'homme et son environnement. Plus sombres, les structures métalliques de Bullitt Ballabeni recyclent des matériaux délaissés interrogeant ainsi le temps à travers la figure animale et végétale, pour un Caillou – Papier – Ciseaux qui s'annonce poétiquement décalé.

À Spacejunk du 2 février au 31 mars


Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont transformé l'Isère

Les Jeux olympiques d'hiver de 1968 ont marqué un tournant pour Grenoble et sa région. Afin d'en prendre toute la mesure, le Musée dauphinois célèbrera le 50e anniversaire de cette manifestation avec une exposition aux multiples axes de réflexion. Revenant sur l'aspect sportif, dont l'histoire parle encore, la proposition décryptera aussi les changements enclenchés par cet événement au niveau de la ville et de son territoire environnant. Car c'est à cette occasion que le musée fût installé à Sainte-Marie-d'en-Haut et que de nombreuses structures furent bâties. S'inscrivant dans le cadre du projet départemental Paysage > Paysages, la déambulation au cœur du Grenoble 1968 promet d'être sportive et instructive.

Au Musée dauphinois du 6 février au 7 janvier 2018


De Delacroix à Gauguin

À partir du 17 mars, le Musée de Grenoble sortira ses plus belles feuilles dessinées du XIXe siècle. Clôturant un projet de recherche enclenché en 2006, l'exposition De Delacroix à Gauguin, chefs-d'œuvre dessinés du XIXe siècle dévoilera 120 œuvres issues du fonds du musée et explorera les différents courants du siècle en question à travers le paysage, l'histoire nationale, la guerre, l'art officiel… Une sélection faite de noms (re)connus comme Corot, Fantin-Latour ou encore Jongkind, mais qui entend également réhabiliter des artistes talentueux mais peu visibles comme, par exemple, Charles de Châtillon et Nicolas Berthom. Pour une immersion dessinée éclectique et pointue.

Au Musée de Grenoble du 17 mars au 17 juin


Graphies du déplacement

De Mathias Poisson. Dans le cadre de la saison 2 de Paysage > Paysages
Le VOG 10 avenue Aristide Briand Fontaine
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Group show

Avec Muriel Rodolosse, Enrico Pambianchi, Folly Afahounko, Raphaël Bouyer, Gilles Balmet, Johann Rivat...
Galerie Marielle Bouchard 7 rue Pierre Termier Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Caillou - Papier - Ciseaux

Exposition collective par Hirotoshi Ito, Bullitt Ballabeni et Mademoiselle Maurice
Spacejunk 19 rue Génissieu Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l'Isère

Musée dauphinois 30 rue Maurice Gignoux Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


De Delacroix à Gauguin

Chefs-d’œuvre dessinés du XIXe siècle du Musée de Grenoble
Musée de Grenoble Place Lavalette Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Dix expos à (re)voir pour un été au frais

ARTS | Un été en ville peut se vivre à l’air libre, comme on vous le conseille dans les premières pages de ce numéro. Mais il peut aussi se vivre dans un musée, en parfaite connexion avec des œuvres d’art. Alors zoom sur dix expositions que nous avons déjà chroniquées avec enthousiasme et qui sont toujours à l’affiche pendant ces vacances.

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Dix expos à (re)voir pour un été au frais

La plus événementielle Immense figure du street art, l’États-unien Shepard Fairey présente à l’Ancien Musée de peinture plus de 600 œuvres qui reviennent sur trente ans de carrière militante. Un gros morceau qui en met plein la vue ! Et un art syncrétique nourri de nombreuses influences allant du constructivisme russe au pop art, saupoudré d’un goût prononcé pour les formes autoritaires de propagande – car pour faire passer certains messages politiques, Shepard Fairey n’hésite pas à faire dans l’efficacité simpliste. Malheureusement, ceux qui sont à l’aise avec les valeurs qu’il brocarde (consumérisme, nationalisme, militarisme) sont bien meilleurs en la matière – en atteste les élections récentes de Trump et Bolsonaro. Obey : 30 years of resistance À l’Ancien Musée de peinture jusqu’au dimanche 27 octobre La plus barrée

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Les 5 expositions à voir ou à revoir cet été

Sélection | Nous en avons parlé (en bien) cette année, elles sont encore à l’affiche à Grenoble et dans l'agglo : voici les expositions à voir ou à revoir cet été, histoire de se mettre intelligemment au frais.

La rédaction | Mardi 3 juillet 2018

Les 5 expositions à voir ou à revoir cet été

Hibakusha, dessins des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki Certes, on pourrait penser qu'une belle journée d'été se prête plus au farniente au soleil qu’à la visite d’une expo sur un sujet pareil. Pourtant, il serait dommage de passer à côté de cet ensemble remarquable de dessins car l'horreur de la situation décrite par les survivants des attaques nucléaires de 1945 est à la hauteur de la beauté des représentations qu'ils en font. Construite comme une chronique de cet enfer, l'exposition, en s'appuyant sobrement sur ces témoignages, fait œuvre de mémoire, loin de tout sensationnalisme malsain. Au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, jusqu'au 1er octobre 1918, l'affiche sur les chemins de l'Histoire La

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"De Delacroix à Gauguin" : dessins animés au Musée de Grenoble

Exposition | Zoom sur la nouvelle exposition du Musée de Grenoble consacrée aux « chefs-d’œuvre dessinés du XIXe siècle » issus de ses collections.

Aurélien Martinez | Vendredi 16 mars 2018

Malgré ce que son titre peut laisser croire, De Delacroix à Gauguin, chefs-d’œuvre dessinés du XIXe siècle du Musée de Grenoble n’a rien d’une exposition blockbuster comme l’institution grenobloise a pu produire par le passé. Déjà parce qu’un dessin est par nature plus humble qu’une peinture ; et surtout parce que les deux stars que sont Delacroix et Gauguin ne sont finalement pas si présentes que ça dans la centaine de pièces montrées. Il n’y a pas exemple qu’un Gauguin (mais double face), dévoilé en fin de parcours au centre d’une salle, comme un véritable trophée – et il y a de quoi, tant ce Te nave nave fenua, représentant une sorte d’Ève tahitienne, est sublime. Regroupées par thème (le renouveau de la peinture religieuse, les séductions de l’Orient, le sentiment de la nature, onirisme et symbolisme…), les œuvres, pour la plupart françaises, sont soit des travaux préparatoires en vue de futurs tableaux, soit des dessins qui se suffisent à eux-mêmes – ce qui explique la faible renommée de certains de ces artistes qui n’allaient pas vers la grande peinture potentiellement source de gloire. Avec cette exposition terminant

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JO de Grenoble : en février, ça farte avec la Cinémathèque

ECRANS | En 1968, Grenoble accueillait des sportifs du monde entier pour les Jeux Olympiques d’hiver. Afin de célébrer l'anniversaire de cet événement, la (...)

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

JO de Grenoble : en février, ça farte avec la Cinémathèque

En 1968, Grenoble accueillait des sportifs du monde entier pour les Jeux Olympiques d’hiver. Afin de célébrer l'anniversaire de cet événement, la Cinémathèque propose un combiné géant de six projections. Sans même chausser les spatules, le public pourra s’aligner devant une sélection de courts-métrages en présence de leur réalisateur Jack Lesage, partager La Descente infernale de Michael Ritchie avec Robert Redford ou replonger dans le passé avec le documentaire de Laurence Jourdan, Les Jeux de la France - Grenoble 1968, en présence du producteur Dominique Gibrail. Tout est bon pour avoir la poudreuse aux yeux. Un programme sportif à découvrir du 8 février au 2 mars au cinéma Juliet Berto et au Palais des sports. Programme complet sur le site de la Cinémathèque.

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"Group Show" : l’art du collectif selon la galerie Marielle Bouchard

Exposition | La nouvelle exposition de la galerie grenobloise présente six artistes : deux invités, trois déjà exposés entre ses murs et un nouveau talent. Un "Group Show" plein de promesses, qui annonce une année plastiquement riche rue Pierre Termier.

Charline Corubolo | Mardi 30 janvier 2018

Depuis son ouverture en mars dernier, la Galerie Marielle Bouchard n’a de cesse de nous surprendre avec une ligne artistique qualitative (que l’on avait d’ailleurs saluée en décembre par un PB d’or), mettant en avant de (jeunes) talents aux univers et aux moyens d’expression variés. Une pertinence plastique qui se confirme en ce début d’année avec l’exposition collective Group Show, sorte de "rétrospective" pleine de promesses pour 2018. Une proposition dévoilant six artistes qui fouillent des esthétiques plurielles, refusant ici toute théorisation thématique au profit du pur plaisir visuel, mais non sans sagacité. Car il y a dans cette présentation une véritable intelligence du regard mariant avec finesse les différentes œuvres entre figuration et abstraction, peinture et photographie. On y (re)découvre ainsi des noms connus (et souvent défendus dans ces pages) comme

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"Graphies du déplacement" : paysages de traverse par Mathias Poisson

Exposition | C’est parti pour la saison 2 de la manifestation iséroise Paysage > Paysages, consacrée cette année à l’hiver. Avec des rencontres, des conférences, des balades, des spectacles ou encore des expositions, comme celle de Mathias Poisson en ce moment au Vog. L’artiste investit ainsi le centre d’art de Fontaine trois mois durant (le temps d’une saison) avec des "Graphies du déplacement" offrant une promenade aux multiples sentiers et, surtout, un autre regard sur le paysage.

Charline Corubolo | Mardi 9 janvier 2018

À travers la marche, l’artiste Mathias Poisson éprouve le territoire pour une expérience artistique polymorphe dans laquelle la représentation a posteriori de la promenade est intrinsèquement liée à la mémoire sensitive du corps dans l’espace parcouru. Une démarche du ressenti où se mêlent crayonnés, photographies et performances retraçant la déambulation réalisée par l’artiste, seul ou en groupe. Le plasticien, performeur et dessinateur élabore ainsi des cartographies urbaines faites de rencontres, d’objets glanés et d’impressions corporelles retranscrits dans des cartes subjectives se dévoilant actuellement dans l’architecture déambulatoire du centre d’art le Vog. Des Graphies du déplacement présentées en deux temps afin d’offrir une réalité in situ de l’environnement : actuellement et jusqu’au 2 mars, l’exposition propose une sélection d’œuvres antérieures parcourant diverses villes du globe pour une mise en marche au cœur de la cartographie subjective de l’artiste. Le reste du mois de mars s’intéressera ensuite aux terres environnantes avec des

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Les 8 expositions à (re)voir pendant les vacances de Noël

ARTS | Comme il ne se passe pas grand-chose de culturel à Grenoble et dans l’agglo pendant les fêtes, voici une sélection d’expositions phares des derniers mois encore à l’affiche pendant ces vacances. Suivez-nous, et surtout prenez le temps de flâner.

Charline Corubolo | Mardi 19 décembre 2017

Les 8 expositions à (re)voir pendant les vacances de Noël

Daniel Dezeuze, une rétrospective Au Musée de Grenoble L’art de la rétrospective est délicat, mais lorsque Daniel Dezeuze et le Musée de Grenoble s’en emparent, il est magnifié. Dévoilant 50 ans de création, des premières sculptures aux œuvres les plus récentes avec le mystère des Tableaux-Valises, le parcours met en exergue la poésie dans l’œuvre de l’artiste français. Cherchant à saisir l’insaisissable, Daniel Dezeuze offre une visite sur le fil de la légèreté, de ses expérimentations au sein du mouvement Supports/Surfaces à la finesse graphique de la Vie amoureuse des plantes. Un ensemble éclectique et pourtant cohérent, permettant à la chronologie de se réinventer à chaque fois, entre figuration et abstraction. Une exposition de premier plan pour un artiste qui a fait (et fait toujours) la scène artistique contemporaine. Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h30 Fermeture les 25 décembre et 1er janvier

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Les dix expositions à ne pas manquer cette saison à Grenoble et aux alentours

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base de légendes de l'art (Delacroix, Gauguin, et même les Beatles – pourquoi pas !) mais aussi de jeunes artistes ou encore d'expositions plus patrimoniales – il paraît que l'on va bientôt célébrer l'anniversaire des Jeux olympiques grenoblois.

La rédaction | Mardi 26 septembre 2017

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Matt Coco En résonance avec la Biennale d'art contemporain de Lyon, qui imagine des Mondes flottants, l'artiste installé à Lyon Matt Coco investira la Halle de Pont-en-Royans début octobre pour une déambulation à la lisière du brouillard. Intitulée In caso di nebbia (traduire : en cas de brouillard), la proposition entend créer un imaginaire flirtant avec l’onirique où le naturel se mêle à l’industriel. Un paysage de volumes aboutis induisant une transformation par l’activation du spectateur, par la danse, le regard, la parole… L’artiste déploiera ainsi une déambulation immersive, en devenir. À la Halle (Pont-en-Royans) du 10 octobre au 30 décembre Alice Assouline

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