"Pina Bausch – Delahaye, 40 ans de complicité" : sa meilleure amie chorégraphe

Aurélien Martinez | Lundi 30 avril 2018

Photo : Guy Delahaye


En 2014, à l'occasion d'une exposition que la Bibliothèque du centre-ville de Grenoble lui consacrait, nous avions longuement rencontré le photographe grenoblois Guy Delahaye, un homme qui compte dans le monde du spectacle vivant vu la longueur de sa carrière – « il ne paraît quasiment aucun livre de théâtre ou de danse sans que j'ai des photos dedans ! » nous racontait-il. Il a ainsi photographié les plus grands – Léo Ferré, Philippe Léotard, Patrice Chéreau, Jean Ferrat, Claude Nougaro… Et, surtout, l'immense chorégraphe allemande Pina Bausch, avec qui il a collaboré jusqu'à sa mort en 2009. « Évidemment, quand on rencontre quelqu'un comme Pina, on ne la lâche pas. Je ne peux pas compter le nombre d'expos que j'ai faites sur elle. Pour moi, elle est vraiment la plus grande. »

Logique donc que l'exposition qu'il présentera à la librairie Arthaud du vendredi 4 mai (vernissage en sa présence de 17h à 19h) au samedi 2 juin, à l'occasion de la sortie d'un livre de 240 de ses photos couleur et noir et blanc de la chorégraphe et de sa compagnie aux éditions Actes sud, s'intitule Pina Bausch – Delahaye, 40 ans de complicité. Une cinquantaine de ses photos en noir et blanc seront proposées : franchement, c'est magnifique, et on ne dit pas ça parce qu'on en a deux exemplaires au bureau !


Pina Bausch - Delahaye 40 ans de complicité


Librairie Arthaud 23 Grande Rue Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Visages figés entre souffrances et exaltation, corps que l’on croirait en mouvement, danseurs touchés par la grâce, une palette d’émotions s’étalant en nuances de gris. L’exposition de Guy Delahaye consacrée à Pina Bausch se lit comme une succession d’images puissantes, dégageant une vague de sentiments contradictoires. On peine à détacher son regard d’un cliché pour passer au suivant. Cette exposition a été réalisée pour le quarantième anniversaire de la compagnie Pina Bausch. Disparue il y a cinq ans, la danseuse et chorégraphe allemande était l’une des principales figures de la danse contemporaine. Elle s’est notamment démarquée par son travail sur le corps, l’exploration sans fin de ses possibilités, la fluidité des mouvements. Elle jouait aussi à brouiller les frontières entre danse et théâtre, ses spectacles comportant dialogues et jeu d’acteur. Parmi les thèmes récurrents abordés par l’artiste : les rapports hommes-femmes, la solitude dans le couple, l’impossibilité de communiquer. La quinzaine de photographies dévoilée

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Barbe et chevelure blanche comme neige, sourire malicieux et œil aiguisé par des années passées à figer la réalité : à plus de 70 ans, Guy Delahaye demeure animé par la curiosité vivace, presque candide, de l’artiste. Coup d’œil sur son appareil photo. « Ce n’est pas mon appareil principal, je préfère travailler en argentique. Car il y a un côté artisanal, un savoir-faire que l’on n'a plus avec le numérique. La photo n’est plus un art plastique, elle demeure une forme d’expression artistique, bien sûr, mais il suffit d’avoir l’idée et d’appuyer sur un bouton, plus besoin d’habileté technique. C’est dommage. » L’argentique a aussi pour atout d’être à l’épreuve du temps, peut-être d’avantage que les données stockées sur logiciel. Des photos, Guy Delahaye en a en pagaille, de quoi remplir une maison entière. Il les développe lui-même, dans son propre labo. Certaines ont plus de 40 ans. « Bien rangées et classées dans des pochettes spéciales, c’est quasiment éternel. » 40 ans, c’est aussi l’âge auquel il met définitivement fin à sa carrière au sein de l’éducation nationale (où il avait comme

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