Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Festival | Depuis 2015, le Grenoble Street Art Fest, devenu du fait de son expansion le Street Art Fest Grenoble Alpes, modifie l’ADN de l’agglomération en demandant à des artistes de réaliser des fresques ici et là. Et promeut pendant un mois le street art sous toutes ses formes. Quel est le programme de cette cinquième édition organisée jusqu’au 30 juin ? Réponses en compagnie de Jérôme Catz, fondateur dudit festival. Par Aurélien Martinez et Damien Grimbert

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Photo : Andrea Berlese / Obey


Une tête d'affiche

« C'est comme une sorte d'aboutissement car c'est un artiste que je suis depuis très longtemps. » Cette année, Jérôme Catz a vu grand, très grand, en s'offrant les services d'un des artistes de street art les plus demandés aujourd'hui dans le monde : Obey. « Non, il ne faut pas dire Obey mais Shepard Fairey ! L'idée est que les gens comprennent que derrière Obey, qui est une campagne de communication qui vise à éduquer le grand public autour de la mainmise des pouvoirs politiques, commerciaux et financiers sur l'image dans l'espace public, il y a un artiste. Et cet artiste s'appelle Shepard Fairey. Il mérite bien plus que d'être résumé à la marque Obey, même si c'est clairement un slogan qui le caractérise. »

Un nom qui claque (on lui doit notamment la célèbre image de Barack Obama en rouge et bleu intitulée Hope) mais pas seulement. « Pour l'idée que j'ai d'un festival de street art et ce que j'essaie de porter sur ce territoire depuis le début, je ne peux pas avoir de meilleur représentant. C'est un artiste engagé avec un message fort sur quasiment chacune de ses œuvres. »

Concrètement, l'Américain sera à Grenoble pour réaliser une fresque sur le mur du restaurant universitaire du Crous situé boulevard Maréchal-Foch, à quelques pas de Chavant. « Il a tellement de sollicitations qu'il passe son temps à arbitrer. Aujourd'hui en France, il a fait trois murs et ils sont tous les trois à Paris. Qu'il vienne en faire un à Grenoble est un gage de reconnaissance très fort pour le festival. » Pour le voir travailler sur sa fresque au sujet tenu encore secret, il faudra faire vite, puisque tout se jouera entre mardi 11 et vendredi 14 juin. « Pour faire un mur, il n'a pas besoin de venir longtemps comme il fait du pochoir. Par contre, le temps de travail en amont est considérable, mais ça personne ne le voit ! »

Autre temps fort, l'exposition gratuite que le festival offrira en parallèle à l'Ancien Musée de peinture et qui ira donc dans le sens du dévoilement de l'univers de l'artiste en montrant des œuvres issues de ses 30 années de carrière. « Faire une énorme rétrospective sur un artiste avec plus de 600 pièces, dans une vie de commissaire d'expo, c'est un gros morceau ! D'ailleurs, Shepard Fairey était ravi de recevoir une proposition qui ne soit pas une expo-vente mais une exposition qui cherche juste à montrer son travail et à le faire comprendre. » Et que pourra-t-on voir ? « Ce ne sera que de la sérigraphie sur papier – son travail originel. Les œuvres exposées balaieront sa carrière de 1989 à 2019, avec notamment des sections sur l'engagement et l'art politique, l'écologie, la musique, la solidarité… » À noter que si l'exposition sera ouverte dès le 6 juin, elle sera inaugurée officiellement jeudi 13 à 17h30 pour profiter de la présence de l'artiste.

D'autres artistes

« Il ne faut pas que Shepard Fairey soit l'arbre qui cache la forêt. » Jérôme Catz tient à le faire savoir, son festival accueille du beau monde. « Comme c'est la cinquième édition, on a gagné en renommée, et des artistes qu'on n'arrivait pas à avoir au début acceptent maintenant de venir. On a vraiment une très belle programmation. » La liste de celles et ceux (bon, surtout ceux, le monde du street art restant encore très masculin) qui seront là cette année le prouve une fois de plus, mixant grands noms (comme l'Italien Beast, qui se payera Trump sur son œuvre), fidèles du festival (comme le génial Veks van Hillik dont les animaux habillent l'agglo (regarder la "une" du numéro 1136) et scène locale.

Fin juin, grâce à tout ce beau monde, on aura droit à 10 murs monumentaux supplémentaires, ainsi que 10 grands murs, 27 moyens et 42 plus petits pour un total annoncé de 2000 m2 de surface peinte à Grenoble et dans l'agglo – Fontaine, Saint-Martin-d'Hères et Le Pont-de-Claix. « Ce qui fait festival, c'est le temps de réalisation des fresques. Les gens peuvent voir l'artiste à l'œuvre, le rencontrer sur cinq, dix voire quinze jours. Et après, ça devient instantanément du patrimoine collectif qui appartient à tous les Grenoblois. »

Une nouveauté

Cette année, en plus des traditionnelles expositions ici et là (comme à Spacejunk avec Petite Poissone ou au Vog avec Augustine Kofie et Robert Proch), le festival organise à partir du 6 juin le Digital street art, sorte de salon-exposition qui porte bien son nom puisqu'il s'agit de croiser street art et innovations technologiques. « C'est quelque chose que je voulais mettre en place depuis deux ans » explique Jérôme Catz. « Ça convoque le numérique, l'intelligence artificielle, la vidéoprojection, mais de manière hyper ludique, hyper accessible, avec des artistes qui s'emparent de ces sujets, font de la veille technologique, se transforment un peu en chercheurs… Et même en ingénieurs-bricoleurs lorsqu'ils concrétisent leurs idées. »

Proposée du 7 au 30 juin à la résidence Galilée, en face du mural réalisé par Shepard Fairey, l'exposition sera ainsi l'occasion de découvrir tout un tas de projets, comme le génial Flippaper de Jérémie Cortial et Roman Miletitch qui permet de jouer au flipper dans un décor que l'on dessine soi-même sur une feuille de papier avec des feutres de couleur correspondant chacun à une fonction – bumper, mur, speed-up… Une fois scanné, le résultat se transforme instantanément en décor jouable !

Une idée astucieuse au même titre que le Water Light Graffiti d'Antonin Fourneau grâce auquel on peut peindre avec de l'eau sur un mur composé de diodes électroluminescentes reliées à des fils de cuivre (les gouttes d'eau projetées servant de conducteur temporaire), ou encore l'installation Picturae de Patrick Suchet, qui offre la possibilité de graffer virtuellement sur un mur-écran par le biais d'une bombe de peinture équipée d'un pointeur laser… Quelques exemples (parmi d'autres) d'une expo interactive qui s'annonce pour le moins alléchante.

Une course

Autre nouveauté, l'instauration en clôture du festival dimanche 30 juin d'un street art run. « Il y aura des mini street art runs d'échauffement tous les samedis du festival, puis ce gros en fin. Mais il n'y aura pas de chrono, ce sera à la cool. L'idée est de faire une immense balade chacun à son rythme – tu peux même faire ça en marchant – avec des points de ravitaillement, pour admirer le plus de fresques possible. » Avec deux parcours (4 et 9 km), histoire de s'ouvrir aux non sportifs ! Inscription dès maintenant sur le site du festival.

Street Art Fest Grenoble Alpes
À Grenoble et dans l'agglo jusqu'au dimanche 30 juin


Obey, 30 years of resistance

600 œuvres autour des 30 années de carrière de l’artiste seront présentées
Ancien Musée de Peinture Place de Verdun Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Digital Street Art

Exposition pour découvrir et tester l’innovation technologique et numérique inventée par des artistes ingénieurs-chercheurs
Salle Galilée de la Résidence CROUS 10 bd. Maréchal Joffre Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Obey à Spacejunk

Street art | Les mauvais élèves qui ont loupé l’exposition Shepard Fairey (alias Obey) à l’Ancien musée de peinture lors de l’édition 2019 du SAFGA (le festoch’ de Street (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 7 septembre 2021

Obey à Spacejunk

Les mauvais élèves qui ont loupé l’exposition Shepard Fairey (alias Obey) à l’Ancien musée de peinture lors de l’édition 2019 du SAFGA (le festoch’ de Street Art) ont droit à une cession de rattrapage grâce à la galerie Spacejunk, qui recycle les fonds de tiroir et l’expose à partir du 11 septembre. Au programme, tout un tas de sérigraphies dénonçant les travers de l’impérialisme américain et de la société de consommation ou, au contraire, glorifiant des figures féminines souvent porteuses de paix. Un poil simplistes dans leurs propos, ces images n’en sont pas moins séduisantes et on pourra s’amuser à repérer les célébrités qui se glissent dans certains portraits - que ce soit des stars du milieu de l’art ou certains guignols du milieu de la politique.

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Les arts et le mur

ARTS | Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré (...)

Benjamin Bardinet | Vendredi 11 juin 2021

Les arts et le mur

Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré l’acronyme plus digeste de SAFGA. Comme chaque année donc, de nouvelles fresques sont réalisées (35 sont prévues pour 2021), ce qui, selon les organisateurs, pourrait amener à près de 400 le nombre d’interventions sur les murs de la métropole à l’horizon 2027. Mis à part les fresques réalisées par des nouvelles venues (Lula Goce, Boye) ou des habitués du festival (Juin ou Augustine Kofie), on vous invite à être attentif au volet moins institutionnel de la programmation qui, on l’espère, renouera avec la spontanéité et la dimension "poil à gratter" du street art. Du côté des expositions, on sera curieux d’aller découvrir à la Maison des associations du Pont de Claix un accrochage dévoilant les travaux préalables, ébauches et esquisses nécessaires à l’élaboration des fresques, ou encore à Sassenage, la collection constituée par BernArt qui, dans la tradition de l’art postal, a demandé à différents artistes de street art d’investir le support désormais désuet d’une enveloppe postale. Enfin, à Fontaine, au Vog, Seth exp

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Dix expos à (re)voir pour un été au frais

ARTS | Un été en ville peut se vivre à l’air libre, comme on vous le conseille dans les premières pages de ce numéro. Mais il peut aussi se vivre dans un musée, en parfaite connexion avec des œuvres d’art. Alors zoom sur dix expositions que nous avons déjà chroniquées avec enthousiasme et qui sont toujours à l’affiche pendant ces vacances.

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Dix expos à (re)voir pour un été au frais

La plus événementielle Immense figure du street art, l’États-unien Shepard Fairey présente à l’Ancien Musée de peinture plus de 600 œuvres qui reviennent sur trente ans de carrière militante. Un gros morceau qui en met plein la vue ! Et un art syncrétique nourri de nombreuses influences allant du constructivisme russe au pop art, saupoudré d’un goût prononcé pour les formes autoritaires de propagande – car pour faire passer certains messages politiques, Shepard Fairey n’hésite pas à faire dans l’efficacité simpliste. Malheureusement, ceux qui sont à l’aise avec les valeurs qu’il brocarde (consumérisme, nationalisme, militarisme) sont bien meilleurs en la matière – en atteste les élections récentes de Trump et Bolsonaro. Obey : 30 years of resistance À l’Ancien Musée de peinture jusqu’au dimanche 27 octobre La plus barrée

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"Obey, 30 years of resistance" : Shepard the Giant

Exposition | Superstar internationale du street art, Shepard Fairey (alias Obey) est invité par le Street Art Fest Grenoble Alpes pour une immense exposition à l’Ancien Musée de peinture. "Obey, 30 years of resistance" dresse ainsi un panorama rétrospectif de la production de l’artiste états-unien. Et nous en met plein la vue.

Benjamin Bardinet | Vendredi 7 juin 2019

« Faire une énorme rétrospective sur un artiste avec plus de 600 pièces, dans une vie de commissaire d’expo, c’est un gros morceau » nous expliquait la semaine dernière Jérôme Catz, directeur du Street Art Fest Grenoble Alpes. Et quel gros morceau ! Passé la porte d’entrée de l’Ancien Musée de peinture, l’effet est saisissant : de chaque côté, d’immenses bâches surplombent des cimaises sur lesquelles sont présentées, quasiment à l’infini, des sérigraphies de Shepard Fairey. Pour nous aider à nous y retrouver, le parcours est ponctué de plusieurs grandes sections thématiques consacrées à la musique, la politique ou l’écologie – le travail de l’artiste étant largement en prise avec les réalités sociales et politiques de son époque. Dénonçant l’impérialisme ou encore l’obsession militariste et consumériste de son pays, Fairey crée des fresques invitant à la résistance – il reverse d’ailleurs souvent le bénéfice de ses ventes à des associations militantes. Une première section chron

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"Street Art Movie Fest" : street art sur toile

Festival | Le Street Art Fest Grenoble-Alpes s'ouvrira vendredi 31 mai au Jardin de Ville avec trois jours de films. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Lundi 27 mai 2019

« Montrer ce qu’il se fait de mieux en matière de films sur la discipline », tel est le but du Street Art Movie Fest, événement de trois jours qui ouvrira le Street Art Fest Grenoble-Alpes (dont on parlera plus en détails la semaine prochaine). Le montrer donc, et gratuitement et en plein air (au Jardin de Ville). « Si on veut coller à l’idée du street art, c’est évidemment plus sympa de faire ça en extérieur, surtout à cette époque de l’année » poursuit Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk et dudit festival de street art. Au programme de cette troisième édition (mais deuxième en extérieur, la première ayant eu lieu au cinéma le Club), « quatre longs-métrages, une quinzaine de courts-métrages et films d’animation ; suivis de formats moins académiques tels que les timelapses et les gifs animés » détaille le programme. Avec des films venus de France et de l’étranger – « on a fait un énorme boulot de traduction et de sous-titrage » assure Jérôme Catz. Notons notamment, côté longs, Obey Giant cons

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PB d'or 2018 : bonus

C'était 2018... | Avec un festival qui s'impose et un centre d'art qui change.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : bonus

Le PB d’or du festival qui a su s’imposer : le Grenoble Street Art Fest En quelques années (depuis 2015 pour être précis), Grenoble et son agglo ont été profondément changé grâce au Grenoble Street Art Fest organisé par le centre d’art Spacejunk et son boss Jérome Catz. Ici, il n’est pas question de faire dans la demi-mesure : le street art est là pour être vu, avec notamment des fresques réalisées sur des murs gigantesques par des pointures du monde du street art. On est là sur de l’art grand public et grand spectacle (et ça fonctionne, certaines œuvres étant sublimes) fait pour attirer pas mal de curieux – dont la presse nationale qui, édition après édition, suit l’événement de plus en plus près. Pari réussi donc pour une aventure sur laquelle, à la base, et avec l’esprit bougon qui peut nous caractériser parfois (et vas-y que je t’institutionnalise une forme d’art à la base contestataire), on n’aurait pas

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Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

ESCAPADES | « Au bout de chaque rue, une fresque » aurait pu écrire Stendhal s'il arpentait aujourd'hui l’agglomération grenobloise. La preuve avec cet article illustré.

Alice Colmart | Jeudi 5 juillet 2018

Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

Grâce au Grenoble Street Art Fest dont la quatrième édition vient de se terminer (elle a eu lieu tout le mois de juin), quelque 130 fresques habillent les murs de Grenoble, Fontaine, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d’Hères, faisant ainsi la réputation du territoire en matière d’art urbain – la presse nationale s’en donne d’ailleurs à cœur joie chaque année. Difficile donc pour Jérome Catz, directeur de l’événement et du centre d’art Spacejunk, de choisir les plus emblématiques. « Sans émettre de classification », il a fini par sélectionner avec nous quinze œuvres. On a alors suivi un parcours nous menant sur les pas de l’incontournable street artist grenoblois Snek, du Toulousain Veks Van Hillik qui puise son inspiration dans la nature ou encore de références internationales comme l’Américain Augustine Kofie, père fondateur du graffuturisme, et le Londonien Anthony Lister, connu pour ses œuvres faussement négligées.

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La rue est vers l’art avec le Grenoble Street Art Fest

Festival | Quatrième édition déjà pour le Grenoble Street Art Fest, que son boss Jérôme Catz (le fondateur du centre d’art Spacejunk) présente comme le plus grand d’Europe sur le sujet – rien que ça, oui. Avec toujours l’idée de faire de la ville un musée à ciel ouvert – une carte des œuvres réalisées (plus de 80) lors des trois premières éditions vient d’ailleurs d’être éditée en partenariat avec l’Office du tourisme. Et sinon, que verra-t-on à Grenoble et dans l’agglo entre le 1er juin et le 1er juillet ? Réponses.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

La rue est vers l’art avec le Grenoble Street Art Fest

Des fresques Forcément, pendant un festival dédié au street art, des œuvres sont dévoilées, augmentant ainsi le patrimoine légué par les précédentes éditions (84 murs pérennes ont été investis depuis 2015 assure le festival). De nouvelles fresques seront réalisées tout le mois de juin par différents artistes, et notamment des grosses stars comme le Polonais Sainer et son muralisme XXL, le Portugais Pantónio ou encore le Français Veks Van Hillik – à qui l’on doit des œuvres déjà remarquées à Grenoble, dont le fameux renard à Chavant. Niveau chiffres, les artistes s’attaqueront cette année à 18 murs monumentaux, 13 de taille moyenne et 7 petits, dans plusieurs quartiers grenoblois (Championnet, centre-ville, Berriat, Île Verte, Villeneuve…) et 3 autres villes de l’agglo (Fontaine, Saint-Martin-d’Hères et Pont-de-Claix – l’ambition métropolitaine est clairement

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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Grenoble Street Art Fest : demandez le programme

ARTS | Du mercredi 7 au dimanche 25 juin, on a rendez-vous à Grenoble et dans l'agglo pour la troisième édition du festival qui monte, qui monte...

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Grenoble Street Art Fest : demandez le programme

Douze jours en 2015, dix-neuf en 2017 : le Grenoble Street Art Fest prend de l’ampleur au fil des ans. Et ce n’est visiblement pas prêt de s’arrêter au vu de l’ambition affichée par son fondateur Jérôme Catz : inscrire Grenoble comme une place forte du street art en Europe – voire plus ? Une ambition qui prend donc forme édition après édition, modifiant ainsi l’ADN de la ville avec des fresques parfaitement intégrées dans le paysage urbain – comme dans le quartier Championnet, épicentre de la première édition du festival, qui en regorge littéralement, ou comme cet immense renard peint l’an passé sur la façade arrière de la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (quartier Chavant) par l’artiste Veks van Hillik, sans doute l’une des œuvres les plus emblématiques du festival.

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Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Interview | Le mercredi 7 juin débutera la troisième édition du Grenoble Street Art Fest, manifestation qui s’étend chaque année un peu plus dans la ville (cette fois-ci du côté du cours Berriat notamment) et ailleurs même (Fontaine et le campus). Rencontre avec son boss Jérôme Catz, fondateur de la galerie Spacejunk, et rapide tour d’horizon de ce que l’on découvrira jusqu’au 25 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Depuis 2015, le festival prend un peu plus d’ampleur à chaque édition, dépassant vraiment les frontières de la ville cette année en allant à Fontaine et sur le campus. Vient-on à vous ou c’est le festival qui grandit de lui-même ? Jérome Catz : C'est nous qui allons prospecter, on est très clairement moteur du truc. Mais on sent une envie. Car le travail fait pendant le festival est ensuite exploité culturellement parlant par chaque quartier tout au long de l'année avec des visites scolaires ou des visites tout court. Ça redynamise le territoire : on le voit à la Villeneuve [une partie du festival se déroulait l’an passé dans ce quartier – NDLR], on va le voir à Fontaine… Street art oblige, le festival a lieu dans les rues, mais pas que… Pour faire festival, il faut qu'il se passe quelque chose. Le gros du truc c'est bien sûr la production des œuvres murales qui sont faites pendant les semaines du festival. On essaie ensuite de rythmer le festiv

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"Art engagé" : les activistes de l’art sont à Spacejunk

ARTS | Leur liberté, plastique et discursive, est à l’image de leur engagement : revendicatrice et engagée. Portés par une responsabilité citoyenne brûlante, les artistes qui dévoilent un "Art engagé" à Spacejunk utilisent leur travail pour délivrer des messages acides sur l’état du monde, sans pour autant sacrifier le sens de l’esthétique. En découle une exposition qui tranche dans le vif.

Charline Corubolo | Mardi 20 décembre 2016

Dans un numéro hors-série d’août-septembre 2016, Le Monde diplomatique se demandait si les artistes étaient désormais domestiqués ou révoltés. Ceux qui occupent actuellement l’espace de Spacejunk sont assurément révoltés, dans un geste qui allie l’art et la vie. Avec l’exposition Art engagé, le centre d’art grenoblois met en regard six artistes issus de la culture "street" (une philosophie artistique marquée par la contestation) et trouvant dans la rue une visibilité en adéquation avec leurs valeurs. Le changement de terrain opéré en pénétrant dans un "lieu de monstration" ne trahit pourtant pas leurs œuvres ; au contraire, le discours résonne différemment tout en étant inchangé. En délivrant un message humaniste par le prisme d’images stylisées, ces artistes arrivent à investir toutes les surfaces. Mais si le tour de force fonctionne, c’est également grâce à la pertinence de la proposition qui offre une scénographie intelligente, avec une sélection juste. Uppercut plastique

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Les 10 expos à voir ou revoir cet été

ARTS | On en a parlé lors de leur vernissage ; on en remet une couche cet été comme elles sont toujours à l'affiche. Suivez-nous !

Charline Corubolo | Mardi 5 juillet 2016

Les 10 expos à voir ou revoir cet été

Obey Propaganda – A vision for our planet Jusqu’au 23 juillet Obey, pour certains, c’est une marque, pour d’autres c’est du vandalisme, pour les derniers carrément le néant de référence. Obey, c’est en fait le visage d’André The Giant, catcheur français, et la démarche artistique de Shepard Fairey, street artist américain. Exposé à Spacejunk dans le cadre du Street Art Fest, il dévoile des œuvres engagées envers l’environnement, pour une plongée colorée dans l’art sérigraphique. La critique complète L'Art du Canard Jusqu’au 30 juillet Le groupe d’artistes allemands Interduck investit le couvent Saint-Céci

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Dans l’œil d’Obey à Spacejunk

ARTS | Son viseur, il l’ajuste à coups d’aplats vibrants accompagnés parfois de détails minutieux. Le street artist Shepard Fairey, aussi connu sous le nom d’Obey, envahit actuellement les murs du centre d’art Spacejunk à l’occasion de la seconde édition du Grenoble Street Art Fest. Un déroulé sérigraphique en faveur de l’écologie, entamé depuis 1997.

Charline Corubolo | Mardi 21 juin 2016

Dans l’œil d’Obey à Spacejunk

Certaines personnes n’ont pas attendu que l’écologie devienne un sujet tendance pour dénoncer les ravages faits à la planète par une industrie nécrosée et des entrepreneurs cupides. L’Américain Shepard Fairey fait partie de ses défenseurs acharnés qui n’ont de cesse de militer pour la protection de la Terre. L’arme privilégiée de ce street artist : la sérigraphie. Depuis 1997, il produit des œuvres sur papier où la séduction de l’image permet de mettre en exergue un message vindicatif fort. La prégnance du discours passe par une maîtrise aiguisée de la couleur et de la composition, des méthodes visuelles semblables à la publicité afin de mieux dénoncer les affres du marketing et tenter de sensibiliser le public à la cause environnementale. Un sujet récurrent pour l’Américain qui se déploie, dans le cadre du Grenoble Street Art Fest, dans l’antre de Spacejunk. Si les pièces exposées sont nombreuses, cela ne nuit en rien à la qualité formelle et sémantique de chacune d’elle, comme de l’ensemble, grâce à une scénographie au service d’une mise en situation pertinente.

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"Faites le mur" : le festival de street art envahit le Club

ECRANS | Le film du street artist Banksy sorti en 2010 est reprogrammé ce jeudi pour une séance spéciale présentée par Jérôme Catz, boss du Grenoble Street Art Fest.

Vincent Raymond | Lundi 20 juin 2016

Faites le mur ! n’a rien d’un documentaire convenu – mais venant de Banksy, éminent spécialiste du détournement des signes, codes, symboles et images à travers l’art urbain, on n’en espérait pas moins. Maniant la critique acerbe et le sarcasme caustique à travers ses pochoirs ou interventions (voir sa récente parodie macabre de parc d’attraction, le glaçant Dismaland), l’activiste masqué s’intéresse ici à la trajectoire d’un fan du street art, Thierry Guetta, vidéaste compulsif accroché aux basques des bombeurs, qu’il convainc de se lancer à son tour dans la création artistique. Devenu Mr. Brainwash, le pataud Guetta rencontre un succès insensé : le milieu branchouille étasunien s’emballe pour ses réalisations quelconques, à la naïveté touchante. Chance du débutant, ou absence totale de sens critique, de goût de ce public qui doit sa légitimité à l’épaisseur de son portefeuille ? Banksy tourne cette ascension comme une farce, ridiculisant les emportements d’un “marché” sans aucune prise avec le réel, et les Tri

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Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Festival | Complexe dans sa définition comme dans sa forme, le street art tend aujourd’hui à se démocratiser tout en étant sujet aux polémiques. À l’occasion du Grenoble Street Art Fest organisé dès le 8 juin par le centre d'art Spacejunk, nous avons laissé de côté ces considérations sémantiques pour sillonner le quartier Championnet afin de découvrir les témoignages urbains de cet art passionnant.

Charline Corubolo | Jeudi 2 juin 2016

Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Si Grenoble est avant tout considérée comme un pôle technologique, elle pourrait également revêtir le sigle de ville street art tant son béton s’efface derrière les marques de cet art urbain couvrant avec humour ou poésie la couleur grisâtre des pavés. Un ADN citadin en perpétuel mouvement, apparu il y a plus de 40 ans à New York avec de "simples" signatures posées de manière vandale sur les wagons des trains. Le tag reflète alors un état d’esprit particulier et ouvre la voie au street art dont l’histoire s’agrémente de nombreuses mutations stylistiques mais aussi discursives. Au début des années 1980, cet art illégal, performatif et éphémère traverse l’océan Atlantique et pose ses bombes en Europe. Les villes se transforment alors en véritable terrain de jeux pour les graffeurs. Malgré les contraintes de réalisation, le graffiti se complexifie et derrière cet acte revendicateur apparaît un besoin d’afficher au nez et à la barbe de chacun une histoire, une esthétique et souvent un message dénonciateur. Une démonstration qui passe par le graff, le pochoir, la sculpture ou même le collage. Une technique déjà apprivoisée dès la fin des années 1960 par Ernest Pignon-Ernest

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Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

ARTS | La deuxième édition du festival initié par le centre d'art Spacejunk aura lieu du mercredi 8 au dimanche 26 juin. On en détaille ici les grandes lignes.

Aurélien Martinez | Mardi 31 mai 2016

Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

C’est reparti pour le Grenoble Street Art Fest que Jérôme Catz du centre d’art Spacejunk veut toujours plus grand. Cette deuxième édition a ainsi été rallongée en durée (on est maintenant sur presque trois semaines) et va sortir du quartier Championnet qui l’a vu naître l’an passé – « la fresque de la Villeneuve sera la plus emblématique de cette édition [...] ; on participe au désenclavement des quartiers dit prioritaires ». Un véritable « bon en avant » possible notamment grâce à la Ville de Grenoble qui a considérablement augmenté sa subvention (de 9 000 à 25 000 euros) et joue le jeu de la rue en facilitant le travail des artistes. Une contribution qui n'est pourtant qu’une part du budget total du festival, estimé par Jérôme Catz à quelque 200 000 euros ; budget bouclé grâce au mécénat et aux collaborations mises en place avec divers acteurs privés (échange, prêt…). Sinon, concrètement, pendant ces 18 jours, on pourra voir 45 artistes travailler à l’air libre sur notamment 6 fresques monumentales ou les rencontrer ici et là : lors de conférences, de débats, autour des expos prévues – à SpaceJunk, à l’Ancien musée de peinture… Un lieu éph

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Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

ACTUS | Fresque offerte aux yeux des passants, l’œuvre d'Ernest Pignon-Ernest réalisée sur un des murs de la Bourse du travail à la Villeneuve (Grenoble) se délite année après année. Afin de sauvegarder cette pièce d'importance, le centre d'art lance une opération de financement participatif pour la rénover.

Charline Corubolo | Mardi 10 mai 2016

Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

Si Spacejunk fait appel à vous, ce n'est pas pour vous enrôler dans son équipe, mais pour vous faire participer à un projet plus important. Défenseur acharné de l'art urbain, le centre d'art grenoblois s'attaque aujourd'hui à un chantier de grande ampleur : la réfection de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest située près de Grand'Place, dans le quartier de la Villeneuve. Considéré comme l'un des pères fondateurs du street art, l'artiste a réalisé cette œuvre en 1979 sur l'un des murs de la Bourse du travail. C'est à la suite d'échanges sur place avec des travailleurs et des habitants que le peintre se lance dans cette composition de 5 mètres de haut pour 14 de long traitant des dangers et des bienfaits du travail, en mêlant peinture et affiches syndicalistes. Presque 40 ans plus tard, l'intégrité de la pièce est en péril, l’enduit servant de support s’effritant. Spacejunk a donc ouvert une campagne de financement participatif, qui se clôture le 25 mai prochain, afin de financer la rénovation. Et à ceux qui ne voient pa

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Grenoble mise sur son festival de street art

ACTUS | Après une première édition d’une dizaine de jours en 2015, le Grenoble street art festival va revenir en juin 2016 pour trois semaines. Et avec un soutien encore plus appuyé de la Ville de Grenoble (+64% de subventions). On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 29 mars 2016

Grenoble mise sur son festival de street art

Pour son Grenoble street art festival lancé l’an passé, Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk à l’origine du projet, voit les choses en grand ; en très grand même. « L’idée est vraiment de commencer à l’implanter et d’en faire quelque chose de solide à l’échelle européenne. On veut constituer un patrimoine pérenne pour que les gens se disent : "et si on allait visiter Grenoble non pas parce qu’on est aux pieds des montagnes mais parce qu’il y a des belles œuvres". D’ici la troisième édition, on peut imaginer arriver à un patrimoine d’une quinzaine de murs monumentaux : on pourra venir à Grenoble juste pour voir ça ! » D’où une deuxième édition rallongée (on passe de douze à dix-neuf jours) et qui sortira de l’hypercentre pour aller, par exemple, à la Villeneuve. « On veut faire une version 2 qui soit, par rapport à la version 1, de l’ordre de x5 ou x6. » 25 000 euros de la Ville Une ambition qui cadre parfaitement avec les attentes de la municipalité, qui ne se prive d’ail

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Un Grenoble Street Art Festival loin de la rue

ARTS | Depuis mercredi 10 juin, le Grenoble Street Art Festival a envahi la ville entre fresques murales, expositions et animations diverses. Une manifestation qui se veut avant tout « pédagogique », avec une portée artistique dont la réussite se trouve surtout dans les murs de Spacejunk. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Vendredi 12 juin 2015

Un Grenoble Street Art Festival loin de la rue

Avant même de débuter, la première édition du Grenoble Street Art Festival, organisée par le centre d'art Spacejunk, faisait polémique. Diverses considérations politiques, notamment concernant l'annulation de plusieurs festivals et l’accord d’une subvention à celui-ci par la Ville de Grenoble, étaient au cœur du débat. De notre côté, on attendait surtout de découvrir l'aspect artistique de la manifestation. On a d’abord assisté à l'envahissement progressif (et toujours en cours) de l’espace urbain, notamment du quartier Championnet et du Chorus, espace éphémère le temps du festival, par des fresques murales, dévoilant aux yeux de tous la complexité de cet art et l'impressionnante technique dont font preuve les artistes. Puis il y eut les vernissages des trois expositions phares de l'événement : celle de l'Ancien musée de peinture, celle de la Nunc ! Gallery et celle du centre d’art Spacejunk. Un rendu fidèle à la

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Un street art festival « à vocation pédagogique »

ARTS | Première édition pour le Grenoble street art festival, piloté par Jérôme Catz, boss du centre d’art Spacejunk. On l’a rencontré pour en savoir plus, avant d’aller voir sur place ce que ça donne. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Un street art festival « à vocation pédagogique »

Pourquoi un tel festival ? Jérôme Catz : Parce que c’est important et que ça répond à l’air du temps. Aujourd’hui, on voit du street art de partout, on est bombardés par ça… À Grenoble par exemple, il n’y a pas un rideau de fer qui n’ait pas été tagué. On veut donc essayer de mettre des mots là-dessus, de proposer des temps où les gens vont pouvoir comprendre ce qu’est le street art en matière de mouvement artistique et d’histoire. La vocation du festival est vraiment pédagogique. Avec l’idée de mettre en avant une forme d’art pas encore légitimée comme elle le devrait ? Bien sûr. C’est ce que je défends depuis douze ans avec Spacejunk. Le street art, quand il est né, ne s’appelait pas street art ; il n’y avait pas de nom pour définir ce truc-là. Mais quand Ernest Pignon-Ernest faisait ses premières œuvres en 1966, il faisait déjà du street art ; quand les premiers graffeurs ont retourné la ville de New York, ils en faisaient aussi ! C’est un mouvement qui a donc 50 ans d’histoire et qui s’enrichit toujours, exactement comme l’art contemporain. Il a plein de sous-rubriques, là aussi comme dans l’art

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(Bon) ménage à trois

ARTS | Une trentaine d'années les séparent, les premiers ont posé les bases du body art dans la mouvance de la performance, le second vient de la rue ; les (...)

Charline Corubolo | Mardi 3 février 2015

(Bon) ménage à trois

Une trentaine d'années les séparent, les premiers ont posé les bases du body art dans la mouvance de la performance, le second vient de la rue ; les premiers sont anglais, le second américain, et pourtant les trois artistes actuellement présentés à l'Espace Vallès trouvent des résonances plastiques dans leur création comme dans leur message. Les premiers, Gilbert et George, se sont fait connaître par leurs « sculptures vivantes » qu'ils ont laissées derrière eux pour aujourd'hui se consacrer à de grands photomontages colorés. Le second, Shepard Fairey, plus connu sous le nom de sa marque Obey, est un street artist qui se fait réellement connaître en 2008 lors de la campagne présidentielle de Barack Obama pour laquelle il réalise une sérigraphie en rouge et bleu qui fera le tour du monde. Deux univers différents exposés dans l'Espace Vallès avec des œuvres

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Obey, the giant

ARTS | Depuis son affiche Hope en soutien à Barack Obama lors de la présidentielle de 2008, le street artist Shepard Fairey, adepte de la sérigraphie, a envahi la (...)

Charline Corubolo | Mardi 3 février 2015

Obey, the giant

Depuis son affiche Hope en soutien à Barack Obama lors de la présidentielle de 2008, le street artist Shepard Fairey, adepte de la sérigraphie, a envahi la toile et le monde de ses aplats colorés. Né en 1970 en Caroline du Sud, l'Américain est issu de la culture alternative punk et du monde du skateboard, qui marqueront tous deux son art. Avant d'être mondialement connu dans les années 2000, il débute avec une campagne de stickers intitulée André the Giant Has a Posse, alors qu'il rentre à l'école Rhode Island School of Design (1989). Empruntant le visage du catcheur André le géant, dont les traits ont été simplifiés, l'artiste colle son portrait partout dans la ville. Cette image deviendra l'essence de son travail, reconnaissable aujourd'hui sous la marque Obey. Car Shepard Fairey n'est pas seulement un artiste, c'est aussi un businessman, et après avoir obtenu son diplôme en 1992, il fonde Alternate Graphics, entreprise dévolue à l'impression de t-shirts et stickers. Obey est né. Entre 1997 et 2003, il dirige le studio BLK/MRKT, spécialisé en guérilla marketing, puis lance l'agence Studio Number One avec son épouse Amanda Fairey. Créateur infa

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Ça tache avec Gilbert & George et Obey

ARTS | Bien que la prochaine exposition de l'Espace Vallès ait déjà eu droit à un focus dans notre supplément Panoram'art d'octobre, on se permet d'en remettre une (...)

Charline Corubolo | Mardi 6 janvier 2015

Ça tache avec Gilbert & George et Obey

Bien que la prochaine exposition de l'Espace Vallès ait déjà eu droit à un focus dans notre supplément Panoram'art d'octobre, on se permet d'en remettre une couche en ce début d'année comme c'est un peu l'une des expositions les plus attendues de l'année. D'un côté le duo Gilbert & George, figure marquante de l'art de la fin des années 1960 qui se fit connaître avec ses « sculptures vivantes » ; de l'autre Shepard Fairey (Obey), qui se cache derrière les portraits de célébrités colorisés. Une exposition pour trois artistes qui ont marqué et continuent de marquer la scène artistique contemporaine. Bien que les styles soient foncièrement différents, le message divulgué par le binôme trouve des résonances avec celui d'Obey, tous les trois cherchant à défier les poncifs de notre sociétés. À coup d'aplats de couleur ou de photographies surdimensionnées, une chose est sûre, ça va tacher les bien-pensants.

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Polémique bariolée

ARTS | En janvier, l'Espace Vallès va se transformer en miroir critique de la société, dont le reflet sera teinté de milles couleurs. Les artistes Gilbert & (...)

Charline Corubolo | Mardi 30 septembre 2014

Polémique bariolée

En janvier, l'Espace Vallès va se transformer en miroir critique de la société, dont le reflet sera teinté de milles couleurs. Les artistes Gilbert & George et Shepard Fairey (Obey) prendront en fait possession des lieux. Malgré leurs différences (le duo ressemble à un dédoublage de Doc dans Retour vers le futur alors que Shepard Fairey affiche une allure de skateur), les trois artistes portent en eux une volonté quasi viscérale de remettre en cause nos sociétés contemporaines. Les duettistes travaillent ensemble depuis 1967 et se sont fait connaître en tant que "sculpture vivante". Aujourd'hui, ils privilégient la photographie et réalisent de grands photomontages dont ils sont le sujet pour traiter de politique, d'argent ou encore de sexe. Tout comme Shepard Fairey, à la différence que le street artist use de la sérigraphie pour appuyer sa vision critique du système américain et convoque d'autres images que la sienne. Les clichés multicolores vibrants de G&G vont donc rentrer en confrontation avec les plats colorés de Obey, pour un résultat assurément éclatant. Gilbert & George et Obey, Shepard Fairay, du jeudi 22 janvier au

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Un anniversaire en dents de scie

ACTUS | En octobre 2003 ouvrait à Grenoble Spacejunk, centre d’expression pour « les plasticiens des cultures émergentes (lowbrow, board culture, pop surréalisme, street art...) ». Dix ans plus tard, le fondateur Jérôme Catz l’assure : l’avenir du lieu est menacé. On fait le point avec lui. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 30 septembre 2013

Un anniversaire en dents de scie

Des espaces d’exposition, il y en a de nombreux à Grenoble. Mais celui du 15 rue Génissieu est atypique, puisque centré sur une frange des arts plastiques souvent peu prise en considération. Ce qu’explique cash Jérôme Catz, le directeur des lieux, après dix minutes d’interview : « Aujourd’hui, dans le milieu des arts plastiques, si tu ne dis pas que tu fais de l’art contemporain, personne ne va te regarder. La culture en France est faite par des gens qui ont 60 balais et plus, et à qui on a vendu art contemporain depuis 35 ans. » Le ton est calme, les mots sont choisis (Jérôme Catz a relu et validé ses propos), la réflexion menée de longue date. Flash-back : c’était en 2003, et l'ancien snowboarder ouvrait alors à Grenoble Spacejunk, un centre d’art dédié notamment à la board culture et au street art. « Vu la cible à laquelle je m’adressais – les 15-25 ans –, avec le campus, le vivier grenoblois était génial. J’avais l’impression d’enfoncer une porte ouverte : je savais très bien que le public et les artistes étaient là ! » Le succès fut rapidement au rendez-vous, dépassant largement le cadre des 15-25 ans, et permettant au taulier d’ouvrir progressivem

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Gatsby le magnifique

ECRANS | Cinéaste de l’imagerie pop, Baz Luhrmann surprend agréablement en trouvant la puissance romanesque nécessaire pour transposer le Gatsby de Fitzgerald. Et trouve en Di Caprio un acteur à la hauteur du personnage. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 15 mai 2013

Gatsby le magnifique

Gatsby le magnifique version Baz Luhrmann ressemble, dans sa première heure, à ce que l’on pouvait en attendre. Ou presque. Le réalisateur de Moulin Rouge retrouve ce qui a fait sa marque – c’est loin d’être un défaut en période de standardisation : promenade pop à l’intérieur d’une époque à coups de grands mouvements de caméra impossibles, anachronismes musicaux, jeu sur les surfaces et sur la profondeur faisant ressembler sa mise en scène à un livre pop up, et le film dans son entier à un carnaval pop. L’ajout de la 3D intensifie tous ses partis pris – comme si le cinéma de Luhrmann avait toujours désiré cet artifice, mais pouvait enfin en avoir la jouissance – et il serait facile de ne voir là qu’épate visuelle et pyrotechnie gratuite. Mais que raconte Gatsby le magnifique sinon l’histoire d’un homme qui use et abuse de cette pyrotechnie pour attirer l’attention d’une seule personne, et qui déploie un faste sans égal pour mieux disparaître, se fondre dans la masse et faire oublier qui il est vraiment. En cela, Luhrmann a sans doute trouvé un sujet idéal, et ce n’est pas un hasard s’il

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"Obey Propaganda" : Shepard Fairey, art et propagande

Exposition | Figure emblématique de la scène street art mondiale, Shepard Fairey, le créateur d’Obey, symbolise à la perfection les forces, mais également les contradictions de cette mouvance artistique passée de l’ombre à la lumière.

Damien Grimbert | Lundi 17 septembre 2012

Poursuivant sa démarche d’ouverture vers des horizons artistiques sans cesse plus vastes, Spacejunk a ferré un gros poisson en la personne de Shepard Fairey, pionnier américain du street art devenu l’un des artistes les plus en vue du mouvement. En activité depuis 1989, Fairey fait ses débuts en recouvrant les murs de sa ville d’énigmatiques stickers représentant l’imposant catcheur André Roussimoff aux côtés du slogan « Andre The Giant has a Posse ». Dénuée de tout contexte explicatif, la campagne d’affichage sauvage suscite rapidement la perplexité la plus totale, à la grande joie de son créateur, ravi de pousser ainsi les gens à « questionner leur environnement ». En 1998, il crée une nouvelle campagne, Obey Giant, largement inspirée par le film de John Carpenter Invasion Los Angeles. Portée par une esthétique forte et immédiatement identifiable, puisant sa source dans les œuvres de propagande soviétiques et maoïstes, et bardée de slogans chocs résonnant comme autant de commentaires sociaux sibyllins, Obey Giant fait forte impression, et essaime à travers le monde entier. La machine est lancée, et dans les années

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