"Flaques, fantômes et le voisin" : couleurs pop et imaginaire spirite

Exposition | L'École supérieure d'art et de design de Grenoble a deux invités jusqu'au 18 décembre : Nicolas Momein et Hoël Duret. Deux imaginaires qui se rapprochent idéalement.

Benjamin Bardinet | Mardi 3 décembre 2019

Photo : Benjamin Bardinet


Une fois par an la Résidence Saint-Ange, à Seyssins, s'invite à l'École supérieure d'art et de design de Grenoble pour y exposer le travail produit par les deux artistes ayant bénéficié de son accompagnement. N'hésitez donc pas à franchir la porte de l'école, car cela donne lieu à des accrochages qui, de ce qu'on a vu jusqu'à présent, valent le détour. Réunis à l'occasion de cette exposition qui conclut leur temps de résidence, Nicolas Momein et Hoël Duret donnent l'impression d'un dialogue spontané entre leurs univers. L'accrochage entremêle joyeusement leurs productions au point qu'on ne sait plus trop qui fait quoi dans cette exposition intitulée Flaques, fantômes et le voisin.

Si les flaques du titre renvoient à la technique de Nicolas Momein qui consiste à jouer de la fluidité expansive de la résine colorée pour produire des formes abstraites aux couleurs pop, la présence de "fantômes" est du fait d'Hoël Duret qui joue des représentations archétypales des esprits et des expérimentations à base de matériaux phosphorescents. De l'ensemble se dégage une force plastique indéniable, attestant d'un goût de l'expérimentation oscillant entre formes zoomorphes, couleurs enfantines et imaginaire spirite. Il ne reste donc plus au visiteur qu'à imaginer qui est le mystérieux "voisin" du titre.

Flaques, fantômes et le voisin
Á l'École supérieure d'art et de design de Grenoble jusqu'au 18 décembre


Nicolas Momein, Hoël Duret

"Flaques, fantômes et le voisin". Art contemporain
ESAD-GRENOBLE 25 rue Lesdiguières Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Symbiose matérielle

ARTS | Le geste des matériaux, nouvelle exposition du Centre d’art Bastille, est un champ de matériaux hétéroclites dans lequel des parpaings deviennent légèreté et le (...)

Charline Corubolo | Mardi 15 juillet 2014

Symbiose matérielle

Le geste des matériaux, nouvelle exposition du Centre d’art Bastille, est un champ de matériaux hétéroclites dans lequel des parpaings deviennent légèreté et le Placo se transforme en toile. Regroupant douze artistes français et étrangers, cette exposition collective interroge les fondements de la plasticité avec une question simple : comment des matières brutes peuvent-elles faire œuvre contemporaine ? Ancrées dans un contexte de recherche et de renouvellement par la banalité de l’environnement quotidien – le carton, le plastique –, les œuvres présentées vont plus loin que cette réflexion et explorent la façon, intime, avec laquelle les artistes travaillent des matériaux dits pauvres selon une gestuelle productive. Ici, le geste est induit aussi bien par une matière que par la main de l’auteur, les deux étant guidées par une intention commune. Le geste des matériaux dévoile ainsi une communion entre la création et son créateur, lui-même devenu matériau. Le carton de Vanessa Billy dessine une planète nouvelle, quand les briques alvéolaires de Vincent Mauger redéfinissent petit à petit notre perception des lieux. Les différentes pièces démontrent alors q

Continuer à lire