Félins d'ici et d'ailleurs

Museum | Le Museum de Grenoble propose une grande exposition sur ces animaux captivants. On y découvre leur histoire, mais aussi les risques qui pèsent sur leur survie aujourd'hui. Didactique et très intéressant.

Nathalie Gresset | Mardi 18 février 2020

Photo : (c) Alain Fischer / Ville de Grenoble


Tigre du Bengale, panthère des neiges, léopard de Perse, chat sylvestre… L'exposition Fascinants Félins du Museum de Grenoble rassemble de captivants félidés, de toutes tailles et d'origines éclectiques, sous leur forme taxidermique. En pénétrant dans l'orangerie, le visiteur se retrouve tout d'abord nez à nez avec des félins… de nos contrées. De riches panneaux d'information lui apprennent ainsi que le lynx, qui a fait l'objet d'une chasse importante, avait complètement disparu du territoire français à la fin du XIXe siècle, avant de réapparaître au cours des années 1980 dans le Jura, via la Suisse. Plus cocasse, il découvre également qu'il y a plusieurs centaines de milliers d'années, il aurait pu croiser un lion des cavernes ou un jaguar européen lors d'une rando dans le Vercors.

La suite du parcours permet aux curieux de rencontrer des félins vivant sur tous les continents (excepté l'Antarctique), à des altitudes et sous des climats variés. Cette seconde partie délivre, à l'image de la première, bon nombre de données intéressantes sur l'histoire et les caractéristiques individuelles et communes de ces félidés : le sommeil occupe la principale partie de leur journée, ils possèdent une vision à 287° (180° pour l'Homme)... Intérêt pour la cause animale oblige, c'est sur un volet "sensibilisation" que s'achève l'exposition. Les dernières affiches soulignent en effet l'impact des comportements humains (chasse, déforestation, urbanisation…) sur la disparition de certaines de ces espèces. Avec une note d'espoir qui laisse pensif : l'étude de ces animaux et les actions de protection sont un premier pas pour leur préservation, mais seront-elles suffisantes pour éviter leur extinction ?

Fascinants félins
À l'Orangerie du Museum, jusqu'au 20 septembre


Fascinants Félins

A la découverte des félins d'ici et d'ailleurs
Museum 1 rue Dolomieu Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Événement | Samedi 20 mai, c’est la fameuse Nuit européenne des musées, événement couplé en Isère à un week-end baptisé Musées en fête. On a bien lu tous les programmes des lieux qui participeront (des musées donc, mais aussi d’autres institutions culturelles) et on en a sélectionné six, en accès libre bien sûr. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

ACTUS | Jeudi 9 juin, Éric Piolle et plusieurs de ses élus ont annoncé publiquement les contours de leur plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Son but ? Faire des économies, dans tous les domaines.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 10 juin 2016

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

L’heure est grave. Une bonne partie des élus de la Ville de Grenoble est réunie au douzième étage de la mairie. Corinne Bernard, adjointe aux cultures, a les traits tirés lorsqu’elle annonce les conséquences sur sa délégation du « plan de sauvegarde des services publics locaux ». Certes, les baisses de subventions aux associations culturelles, c’est fini assure l’élue. Mais pas les baisses de financements, tous secteurs confondus – action sociale, petite enfance, accueil des usagers, culture… Objectif : économiser 14 millions d’euros sur les deux prochaines années. Un « plan de refondation » dévoilé à la presse ce jeudi 9 juin qui n’épargne donc pas la culture, domaine qui va faire les frais de cette « frugalité » volontaire. Une des décisions les plus marquantes : le réseau de bibliothèques va être affecté. Trois d’entre elles (sur les quatorze), « les plus petites », vont fermer –

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Les musées à l’assaut des réseaux sociaux

ACTUS | Troisième édition pour la Museum Week, semaine mondiale des musées sur Twitter. Sept jours de partages et de découvertes culturels en ligne qui débutent ce lundi 28 mars. À Grenoble, quatre institutions joueront le jeu. On a rencontré la responsable du projet pour le Musée de Grenoble. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 22 mars 2016

Les musées à l’assaut des réseaux sociaux

Le chiffre clé de cette troisième édition de la Museum Week demeure le même que les années précédentes : 7. Rien de divin dans tout cela, seulement un programme savamment étudié : 7 jours offrant 7 thèmes différents, reconnaissables avec 7 mots-dièse – "hashtags" en anglais et, surtout, dans le langage de Twitter. Mais avant de rentrer dans le vif du virtuel, revenons sur la genèse de ce projet : en 2014, douze musées français se réunissent pour lancer le premier événement culturel mondial sur Twitter. Intitulée Museum Week, pour semaine des musées sur Twitter, l'opération vise à dévoiler au grand public le quotidien et les coulisses des établissements culturels. Un partage qui se fait alors en ligne grâce à des anecdotes, des photographies ou encore des vidéos avec un thème différent chaque jour. Les quatre Grenoblois À Grenoble, pour cette troisième semaine en réseau, on retrouve les mêmes que l’an passé : le Musée de Grenoble, la Casemate, le

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Muséum de Grenoble : « On conserve du témoignage »

ARTS | L’exposition "Troisième Vie" lève le voile sur le fonctionnement du Muséum de Grenoble en revenant sur vingt ans d’acquisitions de minéraux, d’animaux naturalisés et de plantes. Rencontre avec Joëlle Chiche et Pascal Decorps, les deux commissaires de l’exposition. Propos recueillis par Nathan Chaudet

Nathan Chaudet | Mardi 7 juillet 2015

Muséum de Grenoble : « On conserve du témoignage »

Pourquoi une exposition sur « vingt-cinq ans d’enrichissement des collections du Muséum » ? Pascal Decorps : L’idée était de montrer aux Grenoblois la qualité de leur patrimoine. On a quelques merveilles dans les réserves, des trésors du patrimoine naturel. Nous souhaitions rendre au public ce qui avait été acquis sous forme d’achats ou de dons par le Muséum depuis 25 ans, que ce soit des animaux, des roches ou des plantes. Voir du beau mais aussi du scientifique, le tout rassemblé en un seul lieu. Joëlle Chiche : Le but était aussi de pouvoir expliquer l’intérêt des missions des musées et des muséums en particulier : pourquoi on acquiert ? À quoi ça sert ? On ne se contente pas de récupérer des pièces pour les récupérer, on conserve du témoignage. Nous sommes tenus, entre autres, d’assurer la conservation du patrimoine en conservant des pièces d’importance historique, scientifique. On a un rôle pédagogique. D’où viennent tous ces trésors ?

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He’s alive !!!

ARTS | The Unborn Museum évoque l’idée d’un non-lieu, de quelque chose de non-né, d’un interstice entre ce qui est et ce qui pourrait être. Nombre de créations de (...)

Laetitia Giry | Lundi 24 juin 2013

He’s alive !!!

The Unborn Museum évoque l’idée d’un non-lieu, de quelque chose de non-né, d’un interstice entre ce qui est et ce qui pourrait être. Nombre de créations de Pietro Roccasalva portent ainsi la marque de l’absence, du spectre de la destruction mais aussi de la possibilité d’une renaissance. S’éteindre ou ressusciter : deux choix que l’artiste exploite essentiellement en manipulant les potentiels de la peinture et en relisant des œuvres classiques. D’après La Tempesta montre un monochrome gris-noir obtenu à partir du mélange des pigments du tableau d’origine (La Tempesta). La relecture annihile toute forme de figuration, l’entrechoc des matières provoque le néant. À l’inverse, dans sa pratique de ce que l’on appelle les « tableaux vivants », l’artiste fait se déplier l’image en trois dimensions. La pratique du tableau vivant – très en vogue dans la bourgeoisie du XVIIIe siècle, largement décrite par Goethe – consiste à reproduire un tableau peint avec des objets réels et de véritables personnes. Se réapproprier cela aujourd’hui revient à entremêler les époques et ranimer une flamme éteinte. Chez Roccasalva, la relecture prend plusieurs formes : là

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Sacre et chouette

ARTS | Jeune artiste italien, Pietro Roccasalva offre au Magasin une exposition-déambulation constituée d’œuvres dépendantes les unes des autres. Des installations où fantaisie et inquiétude font la matière d’une assimilation très contemporaine des codes classiques de l’art. Laetitia Giry

Laetitia Giry | Lundi 24 juin 2013

Sacre et chouette

The Unborn Museum présente les recherches artistiques nées de l’esprit de l'Italien Pietro Roccasalva pendant la dizaine d’années passée. Première rétrospective de cette envergure pour cet artiste étonnant, elle est organisée selon un principe de correspondances qui sied parfaitement à son travail. Nul ordre chronologique ou thématique ne préside ainsi à la disposition des œuvres, mais des liens internes à ces dernières, qui se suggèrent et se fondent, naissent l’une de l’autre, s’appréhendent autant seules que dans le dialogue qu’elles entretiennent. Un dialogue désarmant de simplicité, qui ouvre pourtant la voie à des strates de sens complexes… « Rien dans mon travail ne part d’un concept ou d’un raisonnement logique mais seulement d’une vision à laquelle je me suis abandonné et que j’ai traduite en quelque chose de visible. » L’ombre du génie touché par la grâce plane sur ces mots de Roccasalva, qui ressembleraient à une provocation à la Dali s’ils n’étaient la simple déclaration d’un fait tout aussi simple : c’est l’imaginaire en perpétuelle activité de l’artiste qui semble s’exprimer sous forme de vision et motiver l’acte de créer. Lequel artiste a

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Entre science et détente

ACTUS | Animaux empaillés et insectes épinglés : bienvenue au Muséum d'histoire naturelle de Grenoble. À la tête des lieux depuis maintenant deux ans, Catherine Gauthier revient sur sa prise de fonction et dévoile les futurs projets de cette institution de la culture grenobloise à laquelle elle veut apporter un souffle nouveau. Propos recueillis par Martin Bartoletti

Aurélien Martinez | Mercredi 6 mars 2013

Entre science et détente

Comment prend-t-on ses marques à la tête d'un tel lieu ?Catherine Gauthier : Il faut du temps pour connaître les collections, mais aussi ses visiteurs, et son territoire. J'ai souhaité casser la salle d'exposition temporaire, qui a donc été fermée jusqu'en octobre, ce qui a rendu difficile la mise en place d'expositions. On proposait donc des expos dossiers, comme Ahglagla?!, sur le climat. Jusqu'à la semaine dernière, vous pouviez admirer C'est ma nature. Je trouvais intéressant, avec l'année Rousseau, de remettre un peu de philosophie et de réflexion autour de la place de l'homme dans l'environnement. Il est important que le Muséum soit un lieu de débats et d'échanges, mais toujours sur la base du scientifique. Il faut bien deux ans pour sentir un peu l'ambiance, rencontrer le public, l'équipe. Je commence à me sentir un petit peu en place. Pl

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Nuit de rave

MUSIQUES | Neuvième édition déjà pour la soirée d’anniversaire du Mark XIII, qui nous réserve cette année encore de belles surprises avec la venue de l’excellent duo parisien Scratch Massive et du prometteur nouveau venu Museum. Damien Grimbert

Aurélien Martinez | Mercredi 26 septembre 2012

Nuit de rave

C’est devenu avec le temps l’événement de référence de la rentrée pour les amateurs de musique électronique, LA soirée à ne pas manquer pour ceux qui privilégient les esthétiques sonores sombres sophistiquées et racées nées dans les recoins les plus obscurs des années 80 au simple défouloir dancefloor tapageur. Que ce soit au cours de leur premier acte au bar de la rue Lakanal, ou lors du second dans l’enceinte du Drak-Art, les Mark XIII Birthday Party affichent en effet une véritable empreinte musicale et un état d’esprit underground, qui pouvaient sembler évidents au début des années 2000, mais dont on commence tout juste à mesurer la singularité à l’heure où plus grand-monde ne se soucie vraiment de ce sur quoi il est en train de danser le samedi soir. Mais trêve de beaux discours aux relents nostalgico-passéistes, et rentrons directement dans le vif du sujet. Mélancolie synthétique La tête d’affiche incontestée de cette nouvelle édition, c’est bien entendu le duo Scratch Massive, fort de ses treize ans d’activité et de ses quatre albums au compteur. Après des débuts placés sous le signe de l’électro-rock, une résidence remarquée au Pulp (Paris) au commencem

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M comme mystère

ARTS | Au rayon des originalités, saluons un drôle de projet que l’on ne comprend pas entièrement pour le moment : le Museum of Museum proposé bientôt au Laa. D’après les (...)

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

M comme mystère

Au rayon des originalités, saluons un drôle de projet que l’on ne comprend pas entièrement pour le moment : le Museum of Museum proposé bientôt au Laa. D’après les explications à notre disposition : MoM ressemble à une sorte de collectif de réflexion sur le « dispositif muséal ». En d’autres termes, une approche de l’art par la forme et la scénographie des expositions plutôt que par leur simple contenu. Le tout se nomme « musée », en clamant être un « espace parallèle », non pas « fictif » mais « parallèle », existant mais, risquons le terme : immatériel. Bref, on est dans le flou et ce n’est pas désagréable, notre curiosité trouvera bientôt réponse… Esprit des petits aiglesDu 7 octobre au 12 novembre au Laboratoire Art Aujourd’hui

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Si loin, si proche

ARTS | EXPOSITION / Dernière exposition en date présentée au Muséum d’Histoire Naturelle, Le Propre du singe est construite autour d’une problématique qui tient en une (...)

| Mercredi 18 avril 2007

Si loin, si proche

EXPOSITION / Dernière exposition en date présentée au Muséum d’Histoire Naturelle, Le Propre du singe est construite autour d’une problématique qui tient en une phrase : Qu’est ce qui différencie véritablement l’homme du singe ? Pour tenter de répondre à cette question, l’exposition se structure autour de 4 parties distinctes et complémentaires, qui font la part belle à la pluridisciplinarité. Paléontologie, anthropologie, physiologie, mais également linguistique, psychologie et éthologie (étude du comportement animal) sont ainsi entre autres convoquées pour apporter des éléments d’explication à cette interrogation aux implications on ne peut plus contemporaines. La première partie de l’exposition est ainsi consacrée à l’histoire des primates, qui commence avec le premier ancêtre des vertébrés (le Haïkouella) il y a 600 millions d’années pour se terminer sur l’ultime distinction entre les grands singes (orang-outang, gorille et chimpanzé) et l’homme, apparue il y a approximativement 7 millions d’années. Vient ensuite une classique mais non moins passionnante présentation de la vie des grands singes, au travers des études entamées dans les années 60-70, par des scientifiques comme D

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