New York d'antan

Benjamin Bardinet | Mardi 18 février 2020

Photo : (c) Phil Collier


Si, après avoir visité l'expo Vivian Maier, vous n'avez pas eu votre compte de street photography, vous pouvez faire un tour du côté de la galerie-café La Vina, à deux pas du Musée de l'Ancien Évêché. Vous y découvrirez un accrochage un peu foutraque réunissant quatre photographes ayant pour point commun de s'attaquer à la Grosse Pomme. On retiendra plus particulièrement les images de Phil Collier qui témoignent d'une époque où il était encore possible de descendre dans la rue avec son réflex sous le bras et de photographier les passants de manière spontanée. Réalisée dans les années 1980, cette chronique photographique new-yorkaise rend souvent hommage aux classes les plus modestes et à la vie sociale d'avant les smartphones. En bonus, deux catalogues mis à disposition par La Vina permettent de découvrir plus en profondeur le travail de Phil Collier et de mieux se plonger dans ces clichés d'une Amérique d'un autre monde. On vous invite à les découvrir en dégustant un thé.

New and Old Eyes on the City of Dreams
Á la galerie La Vina jusqu'au 29 février


New York, new and old eyes on the city of dreams

Brintha Koneshachandra, Phil Collier, Robert Partouche, François-Marie Périer. Photographie
Galerie-café La Vina 12, place Notre-Dame Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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De ville en ville grâce à la galerie La Vina

ARTS | Un jour, au détour d'une onde radiophonique, le terme de « ville-monde » arrive jusqu'aux oreilles du galeriste et photographe François-Marie Périer. Il n'en fallait pas plus pour qu'il regroupe autour de lui quatre autres photographes et monte une exposition qui explore la ville, de par le monde. Direction Shanghai, Moscou, New York, Boston, Buenos Aires et San Francisco.

Charline Corubolo | Mercredi 13 janvier 2016

De ville en ville grâce à la galerie La Vina

Trouver de la poésie dans le terme de « ville-monde » n'est pas chose aisée, et pourtant le galeriste François-Marie Périer a su, alors qu'il jetait une oreille dans la mer radiophonique des ondes françaises, déceler en ces deux mots toutes les images séduisantes qui pouvaient émerger. En prenant ainsi pour genèse la notion de « ville-monde », il a convoqué plusieurs photographes afin de faire un tour du monde photographique des capitales, de New York à Moscou en passant par Shanghai. Entre clichés de rue humanistes et visions d'espaces architecturaux, la galerie La Vina présente cinq artistes aux regards très différents. À Shanghai, Xiao Min nous plonge au cœur des enfilades structurées d’une ville qui semble déshumanisée entre béton et lignes de forces dépassant l’homme. Le regard se trouve noyé dans une abstraction géométrique qui isole l’être humain, sur fond argentique noir et blanc. Damien Lorek, lui, use du noir et blanc pour sublimer Moscou entre horizon glacé semblable à une peinture et portrait d'une population en pleine mutation. Ses compositions, dans lesquelles la perspective et la lumière influent sur le cadre,

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