Une expo qui en a sous la pédale

ARTS | Événement. Riche de mille trésors, l’exposition "Un amour de vélo" du Musée dauphinois témoigne des cultures propres à l’univers du vélo mais également de l’histoire particulière que le territoire entretient avec la bicyclette. Amusant et passionnant !

Benjamin Bardinet | Mercredi 9 juin 2021

Photo : (c) Denis Vinçon - Musée dauphinois


On a tous idée que l'Isère est une sorte d'immense terrain de jeu pour les cyclosportifs en tous genres – du vététiste amateur de sensations fortes au coureur du dimanche dévalant les routes des cols. Ce dont on a moins conscience, c'est à quel point ce territoire est aussi celui de nombreux artisans ingénieux et de bricoleurs astucieux. De la bicyclette pliante imaginée en 1892 par un industriel de Domène à l'étonnant Chopper de Jacques en passant par l'élégante randonneuse conçue par les Cycles Cattin, l'exposition du Musée dauphinois, sans chauvinisme aucun, rend compte de nombre de réalisations iséroises remarquables, mais également de certains épisodes mémorables de l'histoire du vélo sur ce territoire.

On retiendra tout particulièrement l'inauguration d'une piste cyclable par Hubert Dubedout en 1977, faisant de Grenoble une ville pilote en la matière, ou encore la première coupe du monde officieuse de VTT (à Villard-de-Lans en 1987) dont la tenue fluo de l'un des vainqueurs, Jacques Devi, fait encore un peu mal aux yeux. Ceci d'autant plus qu'elle est présentée à proximité du vélo patiné de Franco Nicotera, cyclo-aventurier grenoblois parti cinq ans sur les routes du monde au début des années 1980.

Étapes par étapes

Pensée comme un parcours en huit étapes (de la « poétique de la mécanique cyclopédique » à « partir un jour sans retour »), l'exposition ne pouvait faire l'économie des grandes courses et de leurs mythiques anecdotes. Pour notre part, on décerne sans hésitation la médaille à Eugène Christophe qui témoigne avoir réparé lui-même sa fourche dans la forge d'un village lors d'une étape pyrénéenne du Tour de France en 1913 ! Dans cette même section, pour les visiteurs que ça démange et les marmots qui ont la bougeotte, l'artiste Itzel Palomo a conçu un dispositif qui permet de se lancer dans une course effrénée grâce à une réjouissante mécanique qu'on active en pédalant. Enfin, après la section « vélo volé » présentant quelques gisants récupérés dans le cours de l'Isère et« vélo love » dans laquelle est exposé le magnifique tandem construit par le Grenoblois Jo Routens, sont abordés les débats liés à la pratique féminine du vélo à la fin du XIXe siècle : faut-il craindre pour la virginité des jeunes filles ? Autorise-t-on les femmes cyclistes à troquer leur robe pour un pantalon ? "Des questions "essentielles" qui nous rappellent que le vélo est aussi un instrument d'émancipation et que l'obscurantisme ne guette jamais loin lorsqu'il s'agit d'entraver la liberté des femmes.

Inspirations artistiques

Ponctuant le parcours, de nombreuses œuvres d'art témoignent de la manière dont les artistes ont pu être inspirés par l'univers du deux-roues. Ça démarre précisément sur les chapeaux de l'une d'entre elles avec la proposition burlesque de Laurent Perbos en forme d'hommage croisé à l'art moderne et au cyclisme. On enchaîne plus loin avec plusieurs œuvres de la nouvelle figuration (Rancillac, Tavernier...), avant d'embrayer avec de nombreuses caricatures de Sempé, Blachon ou Piem qui croquent avec ironie, poésie et justesse l'univers fascinant des grandes courses. Par ailleurs, avec de nombreux points d'écoute, la chanson n'est pas en reste – on recommande tout particulièrement le désopilant Mon Jalabert, dub minimal à base d'accordéon ! Enfin, les photographies de Pierre Duvert rendent compte de la diversité des sociabilités qui existent autour du vélo : que ce soit par le biais des livraisons à domicile, des pratiques familiales, des associations militantes ou des ateliers de réparations participatifs. Bref, il n'y a plus qu'à s'y mettre !

Un amour de vélo, au Musée dauphinois jusqu'au 4 juillet 2022.

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10 km : c'est court mais c'est bon

ESCAPADES | Contraints dans nos sorties par ce rayon de 10 km, il nous faut faire preuve d'imagination pour varier les plaisirs de balade. Explorations urbaines à vélo, randonnées pédestres originales, balades à VTT, flânerie artistique dans les parcs... Avec un peu de créativité, il y a finalement du potentiel pour y trouver son compte sans se lasser.

Jérémy Tronc | Vendredi 30 avril 2021

10 km : c'est court mais c'est bon

La cascade de Saint-Martin-d’Hères Cette chute d’eau belle et spectaculaire s’écoule à quelques pas de Saint-Martin-d’Hères village. Le chemin qui la longe est une voie d’accès originale vers la colline du Murier, qui permet de se passer de voiture. Rejoignez la place de la Liberté à Saint-Martin, en bus (ligne 12 ou C7) ou à vélo. Des arceaux proches de l’église permettent d’accrocher son biclou de manière sécurisée. De la place, traversez la rue en direction de la colline et pénétrez dans la rue en légère montée. Dans le premier virage à droite, le chemin démarre au lieu-dit Chaberte (indiqué sur un poteau en bois) à gauche d’un haut mur en pierre. La cascade est vite visible. Franchissez le pont et continuez de grimper jusqu’à la route goudronnée que vous suivez jusqu’aux Collodes. De là, les options sont nombreuses : poursuivre sur la route jusqu’au Murier et son parc ouvert au public le week-end (table de pique-nique, jeux pour enfants), ou bifurquer vers le sud à la première intersection, direction Le Bigot puis Romage, ou Poisat pour une balade plus courte. Infos pratiques : 6, 3 km / D+ 300 m

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Les vélos devront attendre

Exposition | Elle aurait dû être inaugurée le mois dernier, mais "Un amour de vélo", la nouvelle expo du Musée dauphinois, ne peut encore ouvrir ses portes. Le président du Conseil départemental de l’Isère était toutefois sur place, mardi 9 février, en milieu d'après-midi. Nous aussi.

Martin de Kerimel | Mercredi 10 février 2021

Les vélos devront attendre

Cela semble un drôle d’endroit pour une rencontre par les temps qui courent, mais le choix reste finalement très logique : c’est bien au Musée dauphinois que Jean-Pierre Barbier a donné rendez-vous à la presse mardi 9 février. Objectif, selon son expression : offrir « un teaser » de l’exposition à venir. Ne pouvant que traverser les couloirs rapidement, on n’en a pas vu grand-chose, si ce n’est quelques photos et objets rassemblés dans une première salle. L’élu avait un message à faire passer : comme d’autres, il ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient l’obligation de laisser les musées fermés au public. Lui aussi fait un parallèle entre la situation des transports publics et des supermarchés, restés accessibles, et met au défi quiconque d’expliquer en quoi la différence de traitement est pertinente. Jean-Pierre Barbier n'a toutefois pas souhaité passer en force, au risque de placer ses agents « dans une situation d'illégalité », comme a pu le faire le maire de Perpignan en décidant de rouvrir quatre musées. Ce mardi, il est venu au Musée accompagné d'autres personnalités : deux de ses vice-présidents, Martine Kohly et Patrick C

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Un autre regard sur l’agglo grenobloise

Patrimoine | Les membres de Patrimoine et Développement se sont donné rendez-vous pour une rencontre samedi 11 janvier. L’occasion de (re)découvrir la commanderie d’Échirolles et de faire plus ample connaissance avec l’association.

Martin de Kerimel | Mardi 7 janvier 2020

Un autre regard sur l’agglo grenobloise

Ils n’ont pas attendu Stéphane Bern pour s’intéresser aux vieilles pierres : l’animateur était encore un bébé quand, en 1965, l’association Patrimoine et Développement du Grand Grenoble a vu le jour. Elle était connue sous un autre nom : celui de Comité de sauvegarde du Vieux Grenoble. Son objectif : sauver de la destruction les vieux remparts de la cité, dont une partie subsiste aujourd’hui. Depuis, l’idée qui fédère les membres associés reste la même : mettre en lumière le patrimoine bâti, lorsqu’il est méconnu et/ou menacé. À Grenoble et au-delà Le 11 janvier, avant la traditionnelle galette des Rois, Patrimoine et Développement débute son année 2020 avec une conférence sur la chapelle de l’ordre des Templiers, à la commanderie d’Échirolles. Un programme conçu avec Marc Mingat-Lerme, historien et chercheur indépendant, afin de sensibiliser le plus grand nombre aux conditions de préservation de cet édifice médiéval. « Nos conférences poursuivent toujours un but éducatif de partage de la connaissance, rappelle Philippe Boué, président de l’association. En général, elles concernent des bâtiments de Grenoble intra muros, mais, cette fois, nous i

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"Les 12 Travelos d'Hercule" : « C’est vraiment parti comme une blague entre copains »

Spectacle | Et voici un spectacle qui fait plaisir à voir ! Soit des comédiens qui, le temps d’une soirée, deviennent des drag-queens et font du play-back sur des chansons très variées. Une aventure née à Grenoble il y a un an et demi qui commence à connaître un beau succès, et qui est surtout très drôle et parfaitement exécutée. Alors avant d’aller samedi 1er juin à la Bifurk admirer ces "12 Travelos d’Hercule", on a parlé du projet avec Colin Melquiond (alias, sur scène, Coco Mojito) et Quentin Gibelin (alias Miss Blueberry).

Aurélien Martinez | Mardi 28 mai 2019

« Le spectacle met le public dans un état de laisser-aller assez dingue. Il y a un côté : chacun peut être comme il a envie d’être, alors lâchons tout ! Au début, je ne comprenais pas pourquoi tout le monde gueulait autant, même pendant les chansons. Puis, au fil des représentations, j’ai compris. Et c’est plutôt agréable en fait ! » Depuis un an, un show né à Grenoble fait de plus en plus parler dans la région. Et galvanise littéralement le public comme nous l’avons constaté lors d’une représentation lyonnaise, et comme nous l’a confirmé le comédien grenoblois Colin Melquiond (dit Coco Mojito au plateau). Soit, sur scène en mode cabaret (avec bar ouvert pendant toute la représentation), des comédiens qui se transforment en drag-queens pour proposer une série de numéros en play-back sur différents morceaux tous interprétés par des femmes – Gloria Gaynor, Yma Sumac, Diam’s ou encore un improbable trio (dit "des secrétaires") composé de Dorothée, Jane Birkin et Karen Cheryl. Un choix de ne pas chanter en live à la base questionné par la troupe mais qu

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"Les 12 Travelos d'Hercule" seront à Grenoble le 1er juin !

Annonce | On en parlera beaucoup plus longuement dans un mois, lorsque le spectacle repassera à Grenoble (samedi 1er juin à la Bifurk) mais sachez déjà que Les 12 (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 19 avril 2019

On en parlera beaucoup plus longuement dans un mois, lorsque le spectacle repassera à Grenoble (samedi 1er juin à la Bifurk) mais sachez déjà que Les 12 Travelos d'Hercule est une réussite qui fait plaisir à voir ! Soit des comédiens qui, le temps d’une soirée, deviennent des drag-queens et font du playback sur des chansons très, mais alors très variées. Comme ça, ça semble facile, mais oh que ça ne l’est pas ! Alors prenez vite vos places, car vu le succès que rencontre cette aventure depuis ses premières dates grenobloises l’an passé, ça risque de très vite afficher complet.

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Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

ACTUS | Le Périscope, producteur grenoblois à qui l'on doit notamment le festival Holocène, proposera mi-juin au Musée dauphinois la première édition de son événement baptisé Musée Électronique. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

Un lieu splendide à flanc de Bastille avec une vue imprenable sur Grenoble ; une programmation électro classieuse (Agoria, Breakbot, Busy P, Myd…) : pour le lancement de son événement Musée Électronique, le producteur grenoblois Le Périscope, qui organise notamment le festival Holocène (la prochaine édition sera cet automne), a voulu « faire quelque chose d’élégant mais pas pédant » comme nous l’a expliqué le programmateur Robin Direr. « Pour Holocène, on avait commencé à être en contact avec Olivier Cogne, le directeur du Musée dauphinois, dans l’idée de, pourquoi pas, proposer des concerts dans la chapelle du lieu. Mais on n’a pas réussi à organiser ça… On est tout de même restés en lien, comme Olivier Cogne a envie de redynamiser ce musée qui est magnifique, et d'attirer une certaine tranche d’âge qui ne vient

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PB d'or 2018 : expo

C'était 2018... | Avec une pépite locale et pas mal de musées isérois.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : expo

Le PB d’or du réseau incroyable : les musées départementaux de l’Isère Si l’Année du Japon en Isère (qui dure jusqu’en juin) a été si bien suivie, c’est surtout grâce aux musées départementaux (gérés par le Département de l’Isère donc), dont certains se sont emparés de l’événement avec pertinence, sortant parfois des domaines que leur nom peut laisser penser. Comme le Musée dauphinois, qui a inauguré fin octobre Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident, soit l’une des expositions les plus réussies de 2018 ; le Musée de la Résistance qui, cet été, a accueilli la très forte exposition Hibakusha, dessins des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki ; ou encore le Musée de l’Ancien Év

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Le vélo à l'honneur ce week-end avec le festival Velopolis

Événement | « Le Vélo sous toutes les cultures » : tel est le sous-titre de Velopolis, mini festival de deux jours prévu à l’anneau de vitesse du parc (...)

Aurélien Martinez | Mardi 15 mai 2018

Le vélo à l'honneur ce week-end avec le festival Velopolis

« Le Vélo sous toutes les cultures » : tel est le sous-titre de Velopolis, mini festival de deux jours prévu à l’anneau de vitesse du parc Paul-Mistral samedi 19 mai de 10h à 22h et dimanche 20 mai de 10h à 18h histoire de lancer en grande pompe l’événement métropolitain Faites du vélo – prévu, lui, jusqu’au 10 juin. Avec, au programme, des démonstrations (freestyle, trial…) qui devraient en mettre plein la vue ; des ateliers d’initiation (VTT, vélo urbain, draisienne…) pour, plus tard, en mettre plein la vue ; un espace game grandeur nature (un jeu de piste à faire à vélo) ; des animations, des projections de films en plein air… À noter que le festival sera aussi présent à la Caserne de Bonne le samedi de 14h à 19h avec un programme plus réduit. Plus d’infos sur ce temps fort gratuit sur www.velopolis.fr

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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Avec "Le rêve blanc", le Musée dauphinois raconte l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes

Exposition | Mi-avril, le Musée dauphinois a ouvert les portes d’une nouvelle exposition permanente baptisée "Le rêve blanc, l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes" qui retrace l’histoire de la pratique du ski au XXe siècle. On s’est laissé guider par Franck Philippeaux, conservateur du musée et commissaire de l'exposition.

Alice Colmart | Mardi 24 avril 2018

Avec

Alors que la neige fond et que les stations de ski ferment leurs pistes, le Musée dauphinois ne semble pas prêt à tourner la page de l’hiver. Après Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, toujours en cours au rez-de-chaussée pendant toute l’année 2018, une nouvelle exposition, cette fois-ci de longue durée (sans date de fin donc), s’attaque aux sports d’hiver. Située au dernier niveau du bâtiment, elle a pour but de présenter « les différents engrenages du système économique que sont les sports d’hiver » selon le conservateur du musée Franck Philippeaux, avec des photos, cartes postales, films et autres objets en tous genres. Tout au long du parcours, on découvre ainsi l’évolution des pratiques à travers une vaste collection d’équipements adoptés par les sportifs au fil des ans – skis, monoskis, patinettes… On en apprend par exemple plus sur le passage du ski en bois au ski métallique, jusqu’au plus récent sn

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Olivier Cogne : « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde »

ACTUS | Avant la grande soirée d'anniversaire des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble prévue le mardi 6 février, on a rencontré Olivier Cogne, directeur du Musée dauphinois et commissaire de l’exposition "Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère" qui sera lancée le même jour. Il revient sur l’histoire de la manifestation sportive qui, en plus d'avoir contribué au développement spectaculaire du territoire, a fait de Grenoble un musée à ciel ouvert.

Alice Colmart | Mardi 30 janvier 2018

 Olivier Cogne : « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde »

Mardi 6 février, Grenoble commémorera officiellement (et en grandes pompes) le cinquantenaire du lancement de ses Jeux olympiques d’hiver : une manifestation symbolique pour le Musée dauphinois. « Depuis 4 ans nous travaillons sur notre exposition Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, comme la période correspond au moment où le musée départemental s’est installé au couvent de Sainte-Marie-d’en-haut » explique le directeur des lieux Olivier Cogne. « L'exposition racontera notamment les liens intéressants qui existent entre l’histoire des Jeux olympiques et notre territoire. On va revenir sur l'histoire des Jeux olympiques, de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle, quand certaines personnalités ont souhaité les rénover, comme l’Isérois Henri Didon, proche de Pierre de Coubertin à qui l’on doit la devise olympique. » Mais avançons jusqu'à la période qui nous intéresse. En 1964, le maire de Grenoble Albert Michall

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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Événement | Samedi 20 mai, c’est la fameuse Nuit européenne des musées, événement couplé en Isère à un week-end baptisé Musées en fête. On a bien lu tous les programmes des lieux qui participeront (des musées donc, mais aussi d’autres institutions culturelles) et on en a sélectionné six, en accès libre bien sûr. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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Olivier Cogne, du Musée de la Résistance au Musée dauphinois

Musées | À 41 ans, Olivier Cogne, jusque-là directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, va remplacer Jean Guibal, à la tête du Musée dauphinois depuis 1981. Il se présente dans la continuité de son prédécesseur.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 22 novembre 2016

Olivier Cogne, du Musée de la Résistance au Musée dauphinois

Il a été directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère pendant six ans. Désormais, Olivier Cogne va grimper les marches de la Bastille pour récupérer la direction du Musée dauphinois, en remplacement de Jean Guibal, « l’un de [s]es maîtres ». « Même si je n’avais pas fait le tour du Musée de la Résistance, j’avais envie d’un renouvellement et de travailler dans un lieu pour lequel j’ai une grande admiration » indique le nouveau chef. Bien sûr, le quadra n’arrive pas dans l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-haut en néophyte. « J’étais jusque-là chargé d’exposition au Musée dauphinois », comme À l'arrière comme au front, les Isérois dans la Grande Guerre en 2014 ou encore Tsiganes, la

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Musée dauphinois : bienvenue en Isère

ESCAPADES | Chaque année, le musée grenoblois niché à flanc de Bastille propose plusieurs expositions temporaires souvent passionnantes. Mais, lors de la visite, il ne faut pas pour autant négliger les expositions permanantes, consacrées à l'Isère sous divers aspects. Parce qu'elles aussi valent le détour.

Tiphaine Lachaise | Lundi 18 juillet 2016

Musée dauphinois : bienvenue en Isère

Le Musée dauphinois, niché à flanc de Bastille, dans l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-Haut classé Monument historique, est bien plus grand qu’il n’y paraît. Plusieurs collections permanentes se succèdent dans ce bâtiment devenu musée dès 1968, à la faveur des Jeux Olympiques de Grenoble. Bernard Gilman, à l’époque adjoint à la culture de la Ville de Grenoble, voulait ainsi en faire un endroit « où nous essaierons de situer dans leur contexte historique les problèmes actuels de la région ». Pour cela, on débute par l’histoire tourmentée du lieu grâce à des panneaux installés dans un boyau menant à la découverte d’une chapelle inattendue en sous-sol. Plus loin, sous les toits, se cache la grande histoire d’un sport bien connu des Grenoblois : le ski, de la préhistoire à la fin du XIXe siècle. Dernière collection, et non des moindres, celle de l’histoire du peuple isérois et de la vie dans les Alpes. Un retour dans le temps qui débute au Moyen-Âge et mène jusqu’à aujo

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PB d'or 2015 : expo

ARTS | En 2015, on est tombés amoureux d'un musée et d'un artiste.

Charline Corubolo | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : expo

Le PB d'or de l'artiste grenoblois qui dominera bientôt la peinture contemporaine : Johann Rivat La première incursion de Johann Rivat dans nos colonnes remonte à novembre 2011. Depuis, le peintre grenoblois ne cesse d'envahir les murs de la région avec ses toiles de révoltes urbaines aux couleurs hallucinantes : la galerie Showcase en mai 2014, l'exposition Confidences d'outre-tombe pour le versant contemporain avec son crâne « d'anniversaire » (qui a fait la une du PB), une participation à l'exposition collective Who's afraid of picture(s) en mars 2015 à l’École supérieure d'art et design Grenoble, une autre

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Caetano & Gil : amicalement vôtre

MUSIQUES | « Deux amis, un siècle de musique », c'est ainsi qu'est baptisée la tournée qui réunit Caetano Veloso et Gilberto Gil. Et qui les verra monter sur scène (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 30 juin 2015

Caetano & Gil : amicalement vôtre

« Deux amis, un siècle de musique », c'est ainsi qu'est baptisée la tournée qui réunit Caetano Veloso et Gilberto Gil. Et qui les verra monter sur scène avec chacun une guitare et un répertoire immense. Caetano & Gil se sont un peu les Brett Butler et Danny Wilde de la musique brésilienne, aux trajectoires individuelles marquées mais dont le destin restera irrémédiablement lié pour l'Histoire, l'esprit indissociable malgré les désaccords et les différences. Nés la même année, en 1942, et tous deux grandis à Salvador de Bahia, l'un est blanc issu d'un milieu modeste, l'autre noir et fils de médecin, les deux sont très engagés politiquement mais quand Gil est nommé ministre de Lula (premier président de gauche depuis leurs propres tribulations tropicalistes), Veloso est dubitatif avant de se raviser. Leurs caractères aussi sont rigoureusement opposés – Veloso est un hyperactif et bon vivant, Gil un gros dormeur (et c'est lui qui sera ministre) et quasiment maître zen – mais ils se complètent comme se complétaient Lennon et Macca et se sont trouvés comme on trouve l'amour, chacun vouant à l'autre une admiration sans bornes et jamais envieuse.

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Caetano Veloso et Gilberto Gil : tropicales mélodies

MUSIQUES | Réunis pour une tournée commune très attendue qui passe par Jazz à Vienne, Caetano Veloso et Gilberto Gil ont initié, à la fin des années 1960 et en amont de leurs immenses carrières internationales, l'une des grandes révolutions musicales et culturelles du Brésil : le tropicalisme. Un mouvement contestataire contesté qui a durablement marqué les esprits en libérant, parfois contre leur gré, les consciences brésiliennes. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 30 juin 2015

Caetano Veloso et Gilberto Gil : tropicales mélodies

Trop radicales ou trop avant-gardistes, il est des épiphanies dont on ne mesure pas immédiatement la portée. On connaît par cœur l'histoire de l'électrification de Bob Dylan qui, un soir de 1965 au festival de Newport, en dépit de l'incrédulité qu'elle suscita, changea à jamais la face du rock. C'est à peu près au même phénomène qu'ont assisté les Brésiliens en 1967, lorsque sur la scène de TV Record, Gilberto Gil, Caetano Veloso et Os Mutantes ont fait exploser ce qui était alors le canon de la musique brésilienne, à savoir la bossa nova, laissant l'acoustique et les costumes bien mis au placard au profit d'une pop à tête chercheuse arborant cheveux longs et idées pas plus courtes. Vite conspués pour cette rupture radicale avec l'ordre culturel établi, Veloso et Gil, hippies poussés dans le chaudron culturel bahianais, ne font pourtant rien d'autre qu'actualiser les principes édictés par le concept de «cannibalisme culturel» d'Oswaldo Andrade qui, en 1928, prônait la nécessité pour le Brésil d'absorber la culture internationale.

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Jazz à Vienne 2015 : la programmation

MUSIQUES | La programmation de Jazz à Vienne ? Du classique jamais trop classique, des habitués qui prennent le temps de se changer, des têtes d'affiches de tous ordres. Bref, Vienne tel qu'en lui même : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Jazz à Vienne 2015 : la programmation

Après un premier vrai-faux départ sous forme d'Extra Night avec Pharrell Williams, c'est en mode pas moins happy que va débuter cette année Jazz à Vienne le 26 juin avec un week-end aux accents carnavalesques de la Nouvelle Orléans : de la légendaire figure locale Allen Toussaint au Dirty Dozen Brass Band et à la fascinante et prometteuse Leyla McCalla. En passant, on serait tenté de dire "bien sûr", par Dee Dee Bridgewater qui, après avoir gratifié Vienne de tout le spectre esthétique de la black music, revient en compagnie du New Orleans Jazz Orchestra. Et puisqu'on en est à parler des habitués du festival – ceux dont on a l'impression qu'ils sont là même quand ils ne le sont pas, comme Jean-Jacques Milteau, Éric Bibb, Didier Lockwood ou Éric Truffaz – on ne peut faire l'économie d'un Marcus Miller qui, en compagnie de l'ONL, dirigé pour l'occasion par Damon Gupton, retourne aux sources musicales et géographiques du jazz – un projet au départ discographique baptisé Afrodeezia et première in

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À l’arrière, en Isère

ARTS | Partons sur les traces des vestiges de la Première Guerre mondiale à l’occasion du centenaire du conflit, grâce la nouvelle exposition du Musée dauphinois. "À l’arrière, comme au front" relate ainsi la vie des populations restées sur place, entre effort de guerre et maintien culturel. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 29 avril 2014

À l’arrière, en Isère

Il y a un siècle débutait la Grande Guerre, et afin de commémorer son centenaire, plusieurs institutions proposent tout au long de l’année des expositions hommages, à commencer par le Musée dauphinois. À l’arrière, comme au front est un titre confus car l’exposition se concentre plus sur « les coulisses » de la guerre que sur le front et détaille aux visiteur le quotidien des populations mobilisées sur place. Du secours aux blessés à l’armement en passant par l’éducation, le parcours dévoile toutes les facettes de la mobilisation et offre par la même occasion une nouvelle façon de découvrir Grenoble. Le musée départemental relate, à travers une scénographie ludique et dynamique, l’organisation des Isérois durant cette période trouble en évoquant des lieux toujours existants. Mais avant toute démonstration de traces tangibles de cet événement historique, l’exposition s’ouvre sur une mise en contexte rappelant la guerre franco-prussienne de 1870, comment l’éducation française a renforcé le sentiment germanophobe et toute la communication alors établie. Une introduction nécessaire pour amener le plus clairement possible la situation, qui s’ouvre par la suite direct

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Clichés de montagne

ARTS | À travers des portfolios sonores qui s’écoutent autant qu’ils se contemplent et une série de photographies, le Musée dauphinois témoigne ingénieusement de la particularité de l’environnement montagnard. Où comment, avec l’exposition "Caractères d’altitude", grandeur de la nature rime avec intimisme. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Lundi 21 octobre 2013

Clichés de montagne

L’homme est souvent à l’image de sa montagne. Avec cette exposition, le Parc national des Écrins se dévoile par le prisme de la parole humaine. Intitulée Caractères d’altitude, référence aux différents secteurs autant qu’aux personnalités qui y vivent, elle est conçue en deux temps. Le jardin du cloître devient métaphore du cœur montagneux selon une carte imaginaire, tracée par des photographies panoramiques des sommets. Étrangement, ces dernières offrent une impression de petitesse de la nature, alors que la création polyphonique qui s’y greffe crée une impression de hauteur. Les enregistrements sonores donnent la parole à des professionnels du milieu, paroles entremêlées à des captations de la faune locale qui s’apposent telles des respirations. Le sensitif se met en place pour qui aime profondément la montagne. Dans la forêt En périphérie du jardin, les galeries ouvertes présentent une trentaine de portraits photographiques d’habitants de la "zone d’adhésion", soit la vallée. Les personnes choisies ont des profils variés allant du comédien reconverti en boulanger au vigneron, en passant par le curé, esquissant ainsi une fresque amusante de la popula

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S’amuser au musée

CONNAITRE | Nathan et Chloé s’ennuient à la maison. Le remède, amenez-les dans les musées, la plupart d’entre eux proposent pendant les vacances des activités ludiques et interactives. Une bonne façon de susciter curiosité et intérêt. RLR

Aurélien Martinez | Vendredi 10 février 2012

S’amuser au musée

Avec « Dessine-moi un éléphant » au Musée Dauphinois, les petits princes et princesses se retrouvent à une table à dessin où, sur la base de textes anciens, ils sont invités à exprimer leurs visions du mystérieux pachyderme. Une bête fantastique qui mobilisa chez les artistes les représentations les plus fantasmagoriques, comme l’on peut le voir dans l’exposition Hannibal et les Alpes. Hannibal, le chef légendaire des légions carthaginoises à « La conquête de Rome », c’est le titre du scénario que devront résoudre des pré-ados confrontés à des armés de centurions sur un plateau de jeu de stratégie et de simulation. La paix reviendra dès les vacances de printemps lors d’ateliers pacifiques au jardin. En dépit d’un intitulé qui résonne comme une règle de grammaire « Un vitrail, des vitraux », l’animation du Musée de l’Ancien Evêché vibre de lumière et de couleurs. Après une visite des « portails lumineux » de la Cathédrale et de l’église St Hugues, les jeunes verriers conduits dans la salle de pédagogie sont amenés à reproduire sur une plaque de plexiglas un dessin qui, de touche en touche

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Combat dans l’œil

ARTS | Dans le cloître du musée Dauphinois, quarante-sept photos, - essentiellement des portraits d’ouvriers -, rappellent que l’industrie existe encore en Isère. Entretien avec leur auteur, Bernard Ciancia, photographe passionné. Propos recueillis par Reine Paris

François Cau | Lundi 19 décembre 2011

Combat dans l’œil

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser aux ouvriers ?Bernard Ciancia. Je viens du monde de l’industrie. Tout gamin, je traînais dans les usines. Mon père était conducteur de chantier et ingénieur. On a beaucoup voyagé avec lui. Je suis arrivé dans la région à la fin des années 1970, quand il a été nommé directeur des papeteries de Pont-de-Claix. Mais alors, vous êtes plutôt de l’autre côté de la barrière ?La différence, c’est que moi, à 14 ans, quand j’ai voulu ma première mobylette, mon père m’a signifié qu’il y avait du travail à l’usine. Il m’a toujours dit, si tu veux quelque chose, tu vas le chercher. On ne m’a rien donné, mais j’ai eu de la chance d’être élevé, d’être éduqué. On est trois frères et à l’usine, les plus sales boulots, c’était pour nous. Parce qu’il fallait qu’on montre l’exemple. Mais, attention, je ne m’en plains pas. Loin de vous dégoûter, le monde industriel semble au contraire vous inspirer…J’aime les odeurs des usines, j’aime les hommes qui y travaillent. Quand un mec comme moi pose les yeux sur eux, il y a quelque chose qui se passe. Pendant le c

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Une histoire de résistants

ARTS | Très didactique, l’exposition du musée de la Résistance s’intéresse à l’engagement dans la résistance au fascisme des exilés italiens en Isère depuis les années 1920 (...)

François Cau | Lundi 28 novembre 2011

Une histoire de résistants

Très didactique, l’exposition du musée de la Résistance s’intéresse à l’engagement dans la résistance au fascisme des exilés italiens en Isère depuis les années 1920 jusqu’à la Libération. En apportant cet éclairage politique, elle complète celle du musée Dauphinois qui retrace l’histoire de la présence italienne dans la région. Constituée essentiellement de reproductions de documents issus des archives départementales et du fonds du musée dauphinois (coupures de presse, affiches, photos, cartes et autres objets du quotidien), elle transporte le visiteur dans une époque mouvementée. Grâce aux nombreux éléments présentés de manière aérée et accompagnés de courts textes explicatifs en français et en italien, l’atmosphère des rues de Grenoble et de Voiron est rendue, entre manifestations et arrestations. L’exposition en profite pour rafraîchir efficacement la mémoire sur l’histoire de la montée des totalitarismes en Europe et donne notamment une bonne idée de ce que fut l’occupation italienne en Isère de novembre 1942 à septembre 1943. Un émouvant diaporama de photos retrouvées dans les archives des Anciens Combattants a le mérite de donner un visage à quelques-uns des deux cents R

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Vu d’ici

ARTS | EXPOSITION / En cette période où les évènements autour de l’Italie fleurissent (notamment les Rencontres du cinéma italien qui se poursuivent jusqu’au 29 (...)

François Cau | Lundi 21 novembre 2011

Vu d’ici

EXPOSITION / En cette période où les évènements autour de l’Italie fleurissent (notamment les Rencontres du cinéma italien qui se poursuivent jusqu’au 29 novembre), l’exposition Un air d’Italie apparaît comme le temps fort de ces festivités célébrant les cent cinquante ans de l’unité du pays. Toujours sur le credo de la confrontation des identités locales avec d’autres plus ou moins lointaines, le Musée Dauphinois (ancien couvent au sein duquel vécurent justement de nombreuses familles italiennes avant qu’il ne devienne le musée que l’on connaît) dresse cette fois-ci un état des lieux de la présence italienne en Isère, à travers un parcours comme toujours très didactique et documenté. Il faut dire qu’à côté de la masse d’archives utilisées (à la pertinence variable), le musée a fait appel aux nombreuses familles d’origine italienne installées dans la région. D’où une série de témoignages vidéo enrichissants, où les expériences personnelles mises bout à bout constituent un panorama subjectif néanmoins assez représentatif des enjeux liés à toute forme d’émigration – par exemple les questions de déracinement et d’acculturation. À noter, dans la lignée de cette exposition, que celle

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Le Gamin au vélo

ECRANS | Lumineux, vif et porté par une foi conjointe dans l'homme et dans le cinéma, le nouveau film des frères Dardenne s'impose comme un sommet dans une œuvre déjà riche en œuvres majeures.

Christophe Chabert | Lundi 16 mai 2011

Le Gamin au vélo

Le Gamin au vélo avance à la vitesse fulgurante de son jeune héros de 13 ans. Mais pour une fois, ce n'est pas la caméra sportive des frères Dardenne qui accompagne ce sprint, mais leur récit, dégraissé de tout temps mort, de toute flânerie inutile. Le film le dit dès la première bobine, quand Cyril essaie de s'échapper du centre pour enfants abandonnés avec l'espoir têtu de retrouver son père démissionnaire. Les frères tentent un moment de suivre le gosse parti au galop et tête baissée, puis stoppent brusquement leur beau travelling et le laissent s'évaporer au loin dans le cadre. Ce sont d’impressionnantes ellipses narratives qui ramènent Cyril au centre de l'écran et l'empêchent de prendre la tangente. Le Gamin au vélo parle justement de cela : comment un adolescent va apprendre à calmer sa fougue, cesser de vouloir l'impossible et accepter modestement l'amour simple qu'on lui prodigue. C'est un parcours moral mais c'est aussi un itinéraire cinématographique et romanesque bouleversant. Film noir solaire Cyril est accueilli par Samantha, une coiffeuse bienveillante (Cécile de France, pas du tout déplacée dans l'univers des Dard

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