Obey à Spacejunk

Benjamin Bardinet | Mardi 7 septembre 2021

Photo : Obey



Shepard Fairey - Obey : 30 years of resistance

Pendant deux mois, l’exposition présentera une sélection de ses œuvres depuis 1989.
Spacejunk 19 rue Génissieu Grenoble
Jusqu'au 6 novembre 2021, du mar au sam de 14h à 19h


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Les arts et le mur

ARTS | Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré (...)

Benjamin Bardinet | Vendredi 11 juin 2021

Les arts et le mur

Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré l’acronyme plus digeste de SAFGA. Comme chaque année donc, de nouvelles fresques sont réalisées (35 sont prévues pour 2021), ce qui, selon les organisateurs, pourrait amener à près de 400 le nombre d’interventions sur les murs de la métropole à l’horizon 2027. Mis à part les fresques réalisées par des nouvelles venues (Lula Goce, Boye) ou des habitués du festival (Juin ou Augustine Kofie), on vous invite à être attentif au volet moins institutionnel de la programmation qui, on l’espère, renouera avec la spontanéité et la dimension "poil à gratter" du street art. Du côté des expositions, on sera curieux d’aller découvrir à la Maison des associations du Pont de Claix un accrochage dévoilant les travaux préalables, ébauches et esquisses nécessaires à l’élaboration des fresques, ou encore à Sassenage, la collection constituée par BernArt qui, dans la tradition de l’art postal, a demandé à différents artistes de street art d’investir le support désormais désuet d’une enveloppe postale. Enfin, à Fontaine, au Vog, Seth exp

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Vaguement délirant

ARTS | Armé de son stylo bille et de quelques pinceaux d’aquarelle, l’artiste Tai Taeoalii s’attelle à la défense de la cause animale. Détournant le slogan « I (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 28 janvier 2020

Vaguement délirant

Armé de son stylo bille et de quelques pinceaux d’aquarelle, l’artiste Tai Taeoalii s’attelle à la défense de la cause animale. Détournant le slogan « I Am A Man » utilisé par les Afro-américains pendant la lutte pour les droits civils aux États-Unis, l’exposition, intitulée I am animal, réunit une série de dessins qui représentent tout un tas d’animaux dans un univers vaguement délirant. L’artiste "engagé" se réclame de l’influence de Dalí : il doit préférer ignorer que le peintre était un conservateur ultra-libéral qui se souciait plus de son image que de politique... Si dans certains dessins, armés et affublés de tenus militaires ou de costumes de CRS, les animaux semblent prêt à s’unir et à en découdre pour défendre leurs droits, dans d’autres ils nous apparaissent plutôt comme des victimes : un sanglier a les pattes engluées dans des barils radioactifs, une centrale-nucléaire est greffée sur le dos d’un espadon, une usine d’hydrocarbures parasite celui d’un ours. Histoire de détendre l’atmosphère, Tai Taeoalii parsème le tout de quelques références pop : Bowie, Skeletor, Predator, un Stormtrooper… Les amateurs trouveront ça probablement " trop cool". C'es

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Dix expos à (re)voir pour un été au frais

ARTS | Un été en ville peut se vivre à l’air libre, comme on vous le conseille dans les premières pages de ce numéro. Mais il peut aussi se vivre dans un musée, en parfaite connexion avec des œuvres d’art. Alors zoom sur dix expositions que nous avons déjà chroniquées avec enthousiasme et qui sont toujours à l’affiche pendant ces vacances.

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Dix expos à (re)voir pour un été au frais

La plus événementielle Immense figure du street art, l’États-unien Shepard Fairey présente à l’Ancien Musée de peinture plus de 600 œuvres qui reviennent sur trente ans de carrière militante. Un gros morceau qui en met plein la vue ! Et un art syncrétique nourri de nombreuses influences allant du constructivisme russe au pop art, saupoudré d’un goût prononcé pour les formes autoritaires de propagande – car pour faire passer certains messages politiques, Shepard Fairey n’hésite pas à faire dans l’efficacité simpliste. Malheureusement, ceux qui sont à l’aise avec les valeurs qu’il brocarde (consumérisme, nationalisme, militarisme) sont bien meilleurs en la matière – en atteste les élections récentes de Trump et Bolsonaro. Obey : 30 years of resistance À l’Ancien Musée de peinture jusqu’au dimanche 27 octobre La plus barrée

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"Obey, 30 years of resistance" : Shepard the Giant

Exposition | Superstar internationale du street art, Shepard Fairey (alias Obey) est invité par le Street Art Fest Grenoble Alpes pour une immense exposition à l’Ancien Musée de peinture. "Obey, 30 years of resistance" dresse ainsi un panorama rétrospectif de la production de l’artiste états-unien. Et nous en met plein la vue.

Benjamin Bardinet | Vendredi 7 juin 2019

« Faire une énorme rétrospective sur un artiste avec plus de 600 pièces, dans une vie de commissaire d’expo, c’est un gros morceau » nous expliquait la semaine dernière Jérôme Catz, directeur du Street Art Fest Grenoble Alpes. Et quel gros morceau ! Passé la porte d’entrée de l’Ancien Musée de peinture, l’effet est saisissant : de chaque côté, d’immenses bâches surplombent des cimaises sur lesquelles sont présentées, quasiment à l’infini, des sérigraphies de Shepard Fairey. Pour nous aider à nous y retrouver, le parcours est ponctué de plusieurs grandes sections thématiques consacrées à la musique, la politique ou l’écologie – le travail de l’artiste étant largement en prise avec les réalités sociales et politiques de son époque. Dénonçant l’impérialisme ou encore l’obsession militariste et consumériste de son pays, Fairey crée des fresques invitant à la résistance – il reverse d’ailleurs souvent le bénéfice de ses ventes à des associations militantes. Une première section chron

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Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Festival | Depuis 2015, le Grenoble Street Art Fest, devenu du fait de son expansion le Street Art Fest Grenoble Alpes, modifie l’ADN de l’agglomération en demandant à des artistes de réaliser des fresques ici et là. Et promeut pendant un mois le street art sous toutes ses formes. Quel est le programme de cette cinquième édition organisée jusqu’au 30 juin ? Réponses en compagnie de Jérôme Catz, fondateur dudit festival. Par Aurélien Martinez et Damien Grimbert

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Une tête d’affiche « C’est comme une sorte d’aboutissement car c’est un artiste que je suis depuis très longtemps. » Cette année, Jérôme Catz a vu grand, très grand, en s’offrant les services d’un des artistes de street art les plus demandés aujourd’hui dans le monde : Obey. « Non, il ne faut pas dire Obey mais Shepard Fairey ! L’idée est que les gens comprennent que derrière Obey, qui est une campagne de communication qui vise à éduquer le grand public autour de la mainmise des pouvoirs politiques, commerciaux et financiers sur l’image dans l’espace public, il y a un artiste. Et cet artiste s’appelle Shepard Fairey. Il mérite bien plus que d’être résumé à la marque Obey, même si c’est clairement un slogan qui le caractérise. » Un nom qui claque (on lui doit notamment la célèbre image de Barack Obama en rouge et bleu intitulée Hope) mais pas seulement. « Pour l’idée que j’ai d’un festival de street art et ce que j’essaie de porter sur ce territo

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Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Interview | Le mercredi 7 juin débutera la troisième édition du Grenoble Street Art Fest, manifestation qui s’étend chaque année un peu plus dans la ville (cette fois-ci du côté du cours Berriat notamment) et ailleurs même (Fontaine et le campus). Rencontre avec son boss Jérôme Catz, fondateur de la galerie Spacejunk, et rapide tour d’horizon de ce que l’on découvrira jusqu’au 25 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Depuis 2015, le festival prend un peu plus d’ampleur à chaque édition, dépassant vraiment les frontières de la ville cette année en allant à Fontaine et sur le campus. Vient-on à vous ou c’est le festival qui grandit de lui-même ? Jérome Catz : C'est nous qui allons prospecter, on est très clairement moteur du truc. Mais on sent une envie. Car le travail fait pendant le festival est ensuite exploité culturellement parlant par chaque quartier tout au long de l'année avec des visites scolaires ou des visites tout court. Ça redynamise le territoire : on le voit à la Villeneuve [une partie du festival se déroulait l’an passé dans ce quartier – NDLR], on va le voir à Fontaine… Street art oblige, le festival a lieu dans les rues, mais pas que… Pour faire festival, il faut qu'il se passe quelque chose. Le gros du truc c'est bien sûr la production des œuvres murales qui sont faites pendant les semaines du festival. On essaie ensuite de rythmer le festiv

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"Art engagé" : les activistes de l’art sont à Spacejunk

ARTS | Leur liberté, plastique et discursive, est à l’image de leur engagement : revendicatrice et engagée. Portés par une responsabilité citoyenne brûlante, les artistes qui dévoilent un "Art engagé" à Spacejunk utilisent leur travail pour délivrer des messages acides sur l’état du monde, sans pour autant sacrifier le sens de l’esthétique. En découle une exposition qui tranche dans le vif.

Charline Corubolo | Mardi 20 décembre 2016

Dans un numéro hors-série d’août-septembre 2016, Le Monde diplomatique se demandait si les artistes étaient désormais domestiqués ou révoltés. Ceux qui occupent actuellement l’espace de Spacejunk sont assurément révoltés, dans un geste qui allie l’art et la vie. Avec l’exposition Art engagé, le centre d’art grenoblois met en regard six artistes issus de la culture "street" (une philosophie artistique marquée par la contestation) et trouvant dans la rue une visibilité en adéquation avec leurs valeurs. Le changement de terrain opéré en pénétrant dans un "lieu de monstration" ne trahit pourtant pas leurs œuvres ; au contraire, le discours résonne différemment tout en étant inchangé. En délivrant un message humaniste par le prisme d’images stylisées, ces artistes arrivent à investir toutes les surfaces. Mais si le tour de force fonctionne, c’est également grâce à la pertinence de la proposition qui offre une scénographie intelligente, avec une sélection juste. Uppercut plastique

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Les 10 expos à voir ou revoir cet été

ARTS | On en a parlé lors de leur vernissage ; on en remet une couche cet été comme elles sont toujours à l'affiche. Suivez-nous !

Charline Corubolo | Mardi 5 juillet 2016

Les 10 expos à voir ou revoir cet été

Obey Propaganda – A vision for our planet Jusqu’au 23 juillet Obey, pour certains, c’est une marque, pour d’autres c’est du vandalisme, pour les derniers carrément le néant de référence. Obey, c’est en fait le visage d’André The Giant, catcheur français, et la démarche artistique de Shepard Fairey, street artist américain. Exposé à Spacejunk dans le cadre du Street Art Fest, il dévoile des œuvres engagées envers l’environnement, pour une plongée colorée dans l’art sérigraphique. La critique complète L'Art du Canard Jusqu’au 30 juillet Le groupe d’artistes allemands Interduck investit le couvent Saint-Céci

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Dans l’œil d’Obey à Spacejunk

ARTS | Son viseur, il l’ajuste à coups d’aplats vibrants accompagnés parfois de détails minutieux. Le street artist Shepard Fairey, aussi connu sous le nom d’Obey, envahit actuellement les murs du centre d’art Spacejunk à l’occasion de la seconde édition du Grenoble Street Art Fest. Un déroulé sérigraphique en faveur de l’écologie, entamé depuis 1997.

Charline Corubolo | Mardi 21 juin 2016

Dans l’œil d’Obey à Spacejunk

Certaines personnes n’ont pas attendu que l’écologie devienne un sujet tendance pour dénoncer les ravages faits à la planète par une industrie nécrosée et des entrepreneurs cupides. L’Américain Shepard Fairey fait partie de ses défenseurs acharnés qui n’ont de cesse de militer pour la protection de la Terre. L’arme privilégiée de ce street artist : la sérigraphie. Depuis 1997, il produit des œuvres sur papier où la séduction de l’image permet de mettre en exergue un message vindicatif fort. La prégnance du discours passe par une maîtrise aiguisée de la couleur et de la composition, des méthodes visuelles semblables à la publicité afin de mieux dénoncer les affres du marketing et tenter de sensibiliser le public à la cause environnementale. Un sujet récurrent pour l’Américain qui se déploie, dans le cadre du Grenoble Street Art Fest, dans l’antre de Spacejunk. Si les pièces exposées sont nombreuses, cela ne nuit en rien à la qualité formelle et sémantique de chacune d’elle, comme de l’ensemble, grâce à une scénographie au service d’une mise en situation pertinente.

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Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Festival | Complexe dans sa définition comme dans sa forme, le street art tend aujourd’hui à se démocratiser tout en étant sujet aux polémiques. À l’occasion du Grenoble Street Art Fest organisé dès le 8 juin par le centre d'art Spacejunk, nous avons laissé de côté ces considérations sémantiques pour sillonner le quartier Championnet afin de découvrir les témoignages urbains de cet art passionnant.

Charline Corubolo | Jeudi 2 juin 2016

Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Si Grenoble est avant tout considérée comme un pôle technologique, elle pourrait également revêtir le sigle de ville street art tant son béton s’efface derrière les marques de cet art urbain couvrant avec humour ou poésie la couleur grisâtre des pavés. Un ADN citadin en perpétuel mouvement, apparu il y a plus de 40 ans à New York avec de "simples" signatures posées de manière vandale sur les wagons des trains. Le tag reflète alors un état d’esprit particulier et ouvre la voie au street art dont l’histoire s’agrémente de nombreuses mutations stylistiques mais aussi discursives. Au début des années 1980, cet art illégal, performatif et éphémère traverse l’océan Atlantique et pose ses bombes en Europe. Les villes se transforment alors en véritable terrain de jeux pour les graffeurs. Malgré les contraintes de réalisation, le graffiti se complexifie et derrière cet acte revendicateur apparaît un besoin d’afficher au nez et à la barbe de chacun une histoire, une esthétique et souvent un message dénonciateur. Une démonstration qui passe par le graff, le pochoir, la sculpture ou même le collage. Une technique déjà apprivoisée dès la fin des années 1960 par Ernest Pignon-Ernest

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Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

ARTS | La deuxième édition du festival initié par le centre d'art Spacejunk aura lieu du mercredi 8 au dimanche 26 juin. On en détaille ici les grandes lignes.

Aurélien Martinez | Mardi 31 mai 2016

Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

C’est reparti pour le Grenoble Street Art Fest que Jérôme Catz du centre d’art Spacejunk veut toujours plus grand. Cette deuxième édition a ainsi été rallongée en durée (on est maintenant sur presque trois semaines) et va sortir du quartier Championnet qui l’a vu naître l’an passé – « la fresque de la Villeneuve sera la plus emblématique de cette édition [...] ; on participe au désenclavement des quartiers dit prioritaires ». Un véritable « bon en avant » possible notamment grâce à la Ville de Grenoble qui a considérablement augmenté sa subvention (de 9 000 à 25 000 euros) et joue le jeu de la rue en facilitant le travail des artistes. Une contribution qui n'est pourtant qu’une part du budget total du festival, estimé par Jérôme Catz à quelque 200 000 euros ; budget bouclé grâce au mécénat et aux collaborations mises en place avec divers acteurs privés (échange, prêt…). Sinon, concrètement, pendant ces 18 jours, on pourra voir 45 artistes travailler à l’air libre sur notamment 6 fresques monumentales ou les rencontrer ici et là : lors de conférences, de débats, autour des expos prévues – à SpaceJunk, à l’Ancien musée de peinture… Un lieu éph

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Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

ACTUS | Fresque offerte aux yeux des passants, l’œuvre d'Ernest Pignon-Ernest réalisée sur un des murs de la Bourse du travail à la Villeneuve (Grenoble) se délite année après année. Afin de sauvegarder cette pièce d'importance, le centre d'art lance une opération de financement participatif pour la rénover.

Charline Corubolo | Mardi 10 mai 2016

Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

Si Spacejunk fait appel à vous, ce n'est pas pour vous enrôler dans son équipe, mais pour vous faire participer à un projet plus important. Défenseur acharné de l'art urbain, le centre d'art grenoblois s'attaque aujourd'hui à un chantier de grande ampleur : la réfection de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest située près de Grand'Place, dans le quartier de la Villeneuve. Considéré comme l'un des pères fondateurs du street art, l'artiste a réalisé cette œuvre en 1979 sur l'un des murs de la Bourse du travail. C'est à la suite d'échanges sur place avec des travailleurs et des habitants que le peintre se lance dans cette composition de 5 mètres de haut pour 14 de long traitant des dangers et des bienfaits du travail, en mêlant peinture et affiches syndicalistes. Presque 40 ans plus tard, l'intégrité de la pièce est en péril, l’enduit servant de support s’effritant. Spacejunk a donc ouvert une campagne de financement participatif, qui se clôture le 25 mai prochain, afin de financer la rénovation. Et à ceux qui ne voient pa

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Grenoble mise sur son festival de street art

ACTUS | Après une première édition d’une dizaine de jours en 2015, le Grenoble street art festival va revenir en juin 2016 pour trois semaines. Et avec un soutien encore plus appuyé de la Ville de Grenoble (+64% de subventions). On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 29 mars 2016

Grenoble mise sur son festival de street art

Pour son Grenoble street art festival lancé l’an passé, Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk à l’origine du projet, voit les choses en grand ; en très grand même. « L’idée est vraiment de commencer à l’implanter et d’en faire quelque chose de solide à l’échelle européenne. On veut constituer un patrimoine pérenne pour que les gens se disent : "et si on allait visiter Grenoble non pas parce qu’on est aux pieds des montagnes mais parce qu’il y a des belles œuvres". D’ici la troisième édition, on peut imaginer arriver à un patrimoine d’une quinzaine de murs monumentaux : on pourra venir à Grenoble juste pour voir ça ! » D’où une deuxième édition rallongée (on passe de douze à dix-neuf jours) et qui sortira de l’hypercentre pour aller, par exemple, à la Villeneuve. « On veut faire une version 2 qui soit, par rapport à la version 1, de l’ordre de x5 ou x6. » 25 000 euros de la Ville Une ambition qui cadre parfaitement avec les attentes de la municipalité, qui ne se prive d’ail

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Un street art festival « à vocation pédagogique »

ARTS | Première édition pour le Grenoble street art festival, piloté par Jérôme Catz, boss du centre d’art Spacejunk. On l’a rencontré pour en savoir plus, avant d’aller voir sur place ce que ça donne. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Un street art festival « à vocation pédagogique »

Pourquoi un tel festival ? Jérôme Catz : Parce que c’est important et que ça répond à l’air du temps. Aujourd’hui, on voit du street art de partout, on est bombardés par ça… À Grenoble par exemple, il n’y a pas un rideau de fer qui n’ait pas été tagué. On veut donc essayer de mettre des mots là-dessus, de proposer des temps où les gens vont pouvoir comprendre ce qu’est le street art en matière de mouvement artistique et d’histoire. La vocation du festival est vraiment pédagogique. Avec l’idée de mettre en avant une forme d’art pas encore légitimée comme elle le devrait ? Bien sûr. C’est ce que je défends depuis douze ans avec Spacejunk. Le street art, quand il est né, ne s’appelait pas street art ; il n’y avait pas de nom pour définir ce truc-là. Mais quand Ernest Pignon-Ernest faisait ses premières œuvres en 1966, il faisait déjà du street art ; quand les premiers graffeurs ont retourné la ville de New York, ils en faisaient aussi ! C’est un mouvement qui a donc 50 ans d’histoire et qui s’enrichit toujours, exactement comme l’art contemporain. Il a plein de sous-rubriques, là aussi comme dans l’art

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(Bon) ménage à trois

ARTS | Une trentaine d'années les séparent, les premiers ont posé les bases du body art dans la mouvance de la performance, le second vient de la rue ; les (...)

Charline Corubolo | Mardi 3 février 2015

(Bon) ménage à trois

Une trentaine d'années les séparent, les premiers ont posé les bases du body art dans la mouvance de la performance, le second vient de la rue ; les premiers sont anglais, le second américain, et pourtant les trois artistes actuellement présentés à l'Espace Vallès trouvent des résonances plastiques dans leur création comme dans leur message. Les premiers, Gilbert et George, se sont fait connaître par leurs « sculptures vivantes » qu'ils ont laissées derrière eux pour aujourd'hui se consacrer à de grands photomontages colorés. Le second, Shepard Fairey, plus connu sous le nom de sa marque Obey, est un street artist qui se fait réellement connaître en 2008 lors de la campagne présidentielle de Barack Obama pour laquelle il réalise une sérigraphie en rouge et bleu qui fera le tour du monde. Deux univers différents exposés dans l'Espace Vallès avec des œuvres

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Obey, the giant

ARTS | Depuis son affiche Hope en soutien à Barack Obama lors de la présidentielle de 2008, le street artist Shepard Fairey, adepte de la sérigraphie, a envahi la (...)

Charline Corubolo | Mardi 3 février 2015

Obey, the giant

Depuis son affiche Hope en soutien à Barack Obama lors de la présidentielle de 2008, le street artist Shepard Fairey, adepte de la sérigraphie, a envahi la toile et le monde de ses aplats colorés. Né en 1970 en Caroline du Sud, l'Américain est issu de la culture alternative punk et du monde du skateboard, qui marqueront tous deux son art. Avant d'être mondialement connu dans les années 2000, il débute avec une campagne de stickers intitulée André the Giant Has a Posse, alors qu'il rentre à l'école Rhode Island School of Design (1989). Empruntant le visage du catcheur André le géant, dont les traits ont été simplifiés, l'artiste colle son portrait partout dans la ville. Cette image deviendra l'essence de son travail, reconnaissable aujourd'hui sous la marque Obey. Car Shepard Fairey n'est pas seulement un artiste, c'est aussi un businessman, et après avoir obtenu son diplôme en 1992, il fonde Alternate Graphics, entreprise dévolue à l'impression de t-shirts et stickers. Obey est né. Entre 1997 et 2003, il dirige le studio BLK/MRKT, spécialisé en guérilla marketing, puis lance l'agence Studio Number One avec son épouse Amanda Fairey. Créateur infa

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Ça tache avec Gilbert & George et Obey

ARTS | Bien que la prochaine exposition de l'Espace Vallès ait déjà eu droit à un focus dans notre supplément Panoram'art d'octobre, on se permet d'en remettre une (...)

Charline Corubolo | Mardi 6 janvier 2015

Ça tache avec Gilbert & George et Obey

Bien que la prochaine exposition de l'Espace Vallès ait déjà eu droit à un focus dans notre supplément Panoram'art d'octobre, on se permet d'en remettre une couche en ce début d'année comme c'est un peu l'une des expositions les plus attendues de l'année. D'un côté le duo Gilbert & George, figure marquante de l'art de la fin des années 1960 qui se fit connaître avec ses « sculptures vivantes » ; de l'autre Shepard Fairey (Obey), qui se cache derrière les portraits de célébrités colorisés. Une exposition pour trois artistes qui ont marqué et continuent de marquer la scène artistique contemporaine. Bien que les styles soient foncièrement différents, le message divulgué par le binôme trouve des résonances avec celui d'Obey, tous les trois cherchant à défier les poncifs de notre sociétés. À coup d'aplats de couleur ou de photographies surdimensionnées, une chose est sûre, ça va tacher les bien-pensants.

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Bombes dénonciatrices

ARTS | Dans le cercle restreint des "street artists" connus et reconnus internationalement pour leur production de qualité, il y a Goin, graffeur français aux (...)

Charline Corubolo | Mardi 30 septembre 2014

Bombes dénonciatrices

Dans le cercle restreint des "street artists" connus et reconnus internationalement pour leur production de qualité, il y a Goin, graffeur français aux messages acerbes. Faisant du pochoir sa technique fétiche, Goin décime aux quatre coins du monde ses bombes engagées politiquement et socialement, cherchant à provoquer un électrochoc, à éveiller l'esprit critique du public. Marquées en continu par l'actualité, ses productions tendent à opérer un renversement des schémas préconçus non pour aboutir à une rébellion mais pour établir un monde plus juste. Après avoir fait des murs de la ville de Grenoble sa galerie à ciel ouvert, Goin revient donc à Spacejunk avec une exposition intitulée Bring me the street. Il y aura des pochoirs, et l'on espère certaines des sculptures de l'artiste, dont la portée critique se révèle encore plus forte. Bring me the street, du vendredi 28 novembre au samedi 24 janvier, à Spacejunk

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Polémique bariolée

ARTS | En janvier, l'Espace Vallès va se transformer en miroir critique de la société, dont le reflet sera teinté de milles couleurs. Les artistes Gilbert & (...)

Charline Corubolo | Mardi 30 septembre 2014

Polémique bariolée

En janvier, l'Espace Vallès va se transformer en miroir critique de la société, dont le reflet sera teinté de milles couleurs. Les artistes Gilbert & George et Shepard Fairey (Obey) prendront en fait possession des lieux. Malgré leurs différences (le duo ressemble à un dédoublage de Doc dans Retour vers le futur alors que Shepard Fairey affiche une allure de skateur), les trois artistes portent en eux une volonté quasi viscérale de remettre en cause nos sociétés contemporaines. Les duettistes travaillent ensemble depuis 1967 et se sont fait connaître en tant que "sculpture vivante". Aujourd'hui, ils privilégient la photographie et réalisent de grands photomontages dont ils sont le sujet pour traiter de politique, d'argent ou encore de sexe. Tout comme Shepard Fairey, à la différence que le street artist use de la sérigraphie pour appuyer sa vision critique du système américain et convoque d'autres images que la sienne. Les clichés multicolores vibrants de G&G vont donc rentrer en confrontation avec les plats colorés de Obey, pour un résultat assurément éclatant. Gilbert & George et Obey, Shepard Fairay, du jeudi 22 janvier au

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Un anniversaire en dents de scie

ACTUS | En octobre 2003 ouvrait à Grenoble Spacejunk, centre d’expression pour « les plasticiens des cultures émergentes (lowbrow, board culture, pop surréalisme, street art...) ». Dix ans plus tard, le fondateur Jérôme Catz l’assure : l’avenir du lieu est menacé. On fait le point avec lui. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 30 septembre 2013

Un anniversaire en dents de scie

Des espaces d’exposition, il y en a de nombreux à Grenoble. Mais celui du 15 rue Génissieu est atypique, puisque centré sur une frange des arts plastiques souvent peu prise en considération. Ce qu’explique cash Jérôme Catz, le directeur des lieux, après dix minutes d’interview : « Aujourd’hui, dans le milieu des arts plastiques, si tu ne dis pas que tu fais de l’art contemporain, personne ne va te regarder. La culture en France est faite par des gens qui ont 60 balais et plus, et à qui on a vendu art contemporain depuis 35 ans. » Le ton est calme, les mots sont choisis (Jérôme Catz a relu et validé ses propos), la réflexion menée de longue date. Flash-back : c’était en 2003, et l'ancien snowboarder ouvrait alors à Grenoble Spacejunk, un centre d’art dédié notamment à la board culture et au street art. « Vu la cible à laquelle je m’adressais – les 15-25 ans –, avec le campus, le vivier grenoblois était génial. J’avais l’impression d’enfoncer une porte ouverte : je savais très bien que le public et les artistes étaient là ! » Le succès fut rapidement au rendez-vous, dépassant largement le cadre des 15-25 ans, et permettant au taulier d’ouvrir progressivem

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Gatsby le magnifique

ECRANS | Cinéaste de l’imagerie pop, Baz Luhrmann surprend agréablement en trouvant la puissance romanesque nécessaire pour transposer le Gatsby de Fitzgerald. Et trouve en Di Caprio un acteur à la hauteur du personnage. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 15 mai 2013

Gatsby le magnifique

Gatsby le magnifique version Baz Luhrmann ressemble, dans sa première heure, à ce que l’on pouvait en attendre. Ou presque. Le réalisateur de Moulin Rouge retrouve ce qui a fait sa marque – c’est loin d’être un défaut en période de standardisation : promenade pop à l’intérieur d’une époque à coups de grands mouvements de caméra impossibles, anachronismes musicaux, jeu sur les surfaces et sur la profondeur faisant ressembler sa mise en scène à un livre pop up, et le film dans son entier à un carnaval pop. L’ajout de la 3D intensifie tous ses partis pris – comme si le cinéma de Luhrmann avait toujours désiré cet artifice, mais pouvait enfin en avoir la jouissance – et il serait facile de ne voir là qu’épate visuelle et pyrotechnie gratuite. Mais que raconte Gatsby le magnifique sinon l’histoire d’un homme qui use et abuse de cette pyrotechnie pour attirer l’attention d’une seule personne, et qui déploie un faste sans égal pour mieux disparaître, se fondre dans la masse et faire oublier qui il est vraiment. En cela, Luhrmann a sans doute trouvé un sujet idéal, et ce n’est pas un hasard s’il

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"Obey Propaganda" : Shepard Fairey, art et propagande

Exposition | Figure emblématique de la scène street art mondiale, Shepard Fairey, le créateur d’Obey, symbolise à la perfection les forces, mais également les contradictions de cette mouvance artistique passée de l’ombre à la lumière.

Damien Grimbert | Lundi 17 septembre 2012

Poursuivant sa démarche d’ouverture vers des horizons artistiques sans cesse plus vastes, Spacejunk a ferré un gros poisson en la personne de Shepard Fairey, pionnier américain du street art devenu l’un des artistes les plus en vue du mouvement. En activité depuis 1989, Fairey fait ses débuts en recouvrant les murs de sa ville d’énigmatiques stickers représentant l’imposant catcheur André Roussimoff aux côtés du slogan « Andre The Giant has a Posse ». Dénuée de tout contexte explicatif, la campagne d’affichage sauvage suscite rapidement la perplexité la plus totale, à la grande joie de son créateur, ravi de pousser ainsi les gens à « questionner leur environnement ». En 1998, il crée une nouvelle campagne, Obey Giant, largement inspirée par le film de John Carpenter Invasion Los Angeles. Portée par une esthétique forte et immédiatement identifiable, puisant sa source dans les œuvres de propagande soviétiques et maoïstes, et bardée de slogans chocs résonnant comme autant de commentaires sociaux sibyllins, Obey Giant fait forte impression, et essaime à travers le monde entier. La machine est lancée, et dans les années

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Fantasmagories

ARTS | Art contemporain / Une explosion de couleurs vives voire flashy qui évoquent immédiatement l’univers du tag, voilà ce qui frappe d’abord quand on pénètre dans (...)

François Cau | Lundi 19 décembre 2011

Fantasmagories

Art contemporain / Une explosion de couleurs vives voire flashy qui évoquent immédiatement l’univers du tag, voilà ce qui frappe d’abord quand on pénètre dans le centre d’art Spacejunk où les dernières toiles de Will Barras sont exposées. En les regardant de plus près, on découvre un monde fantasmatique à la fois mélancolique, inquiétant et parfois violent, comme cette scène où un singe combat un lézard volant sur une table gigantesque. Rêve ou cauchemar ? Dans ces paysages oniriques, les animaux côtoient les humains, s’habillent comme eux. On ne sait trop s’ils veillent sur eux ou s’ils viennent les hanter. Entre ciel et mer, les villes prennent de la hauteur, écrasantes, surdimensionnées, et les rues sinueuses sont des labyrinthes sans fin. L’élément aquatique aussi est très présent. Sous les eaux profondes, on distingue souvent de pauvres silhouettes humaines, diluées, qui se débattent ou se laissent engloutir. Chaque paysage est un monde inventé, chaque scène un embryon d’histoire et chaque toile témoigne d’une imagination débordante. Si les tons un peu criards peuvent repousser, en revanche, le caractère mystérieux des tableaux de Will Barras met notre curiosité en éveil. L

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California soul

ARTS | Exposition / Jeune geek passionnée de sciences, grandie dans l’anonymat d’une paisible banlieue résidentielle à proximité de San Francisco, Caia Koopman à (...)

François Cau | Vendredi 28 octobre 2011

California soul

Exposition / Jeune geek passionnée de sciences, grandie dans l’anonymat d’une paisible banlieue résidentielle à proximité de San Francisco, Caia Koopman à découvert à son adolescence, dans les années 80, les joies conjointes de la rébellion, du skate et du mouvement punk rock. Après des études de Beaux-Arts à l’Université de Santa Cruz, et plusieurs années à illustrer des planches et des tee-shirts pour différentes marques de skate et de snowboard, elle s’est progressivement orientée vers une carrière artistique pour mieux laisser libre cours à ses aspirations. SI la forte récurrence entre ses différentes oeuvres et son approche outrageusement « girly » (naïades graciles aux grands yeux, fleurs et petits animaux mignons tout plein…) pourront dérouter les plus critiques, les toiles de Caia Koopman ne sont pour autant pas dénuées d’intérêt. Au-delà de leur exécution technique assez virtuose, qui les rapproche des œuvres des pionniers du mouvement pop surréaliste comme Mark Ryden ou Joe Sorren, elles offrent en effet un recyclage assez intéressant de différentes esthétiques de la culture underground californienne, de la custom culture du début des années 60 à l’iconographie du

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Skate et mets tes baskets

ARTS | « Le skateboard dissocie les formes urbaines de leurs fonctions, posant ainsi les bases d’un naturalisme des rues, terrains vagues et trottoirs. » Un (...)

François Cau | Lundi 19 septembre 2011

Skate et mets tes baskets

« Le skateboard dissocie les formes urbaines de leurs fonctions, posant ainsi les bases d’un naturalisme des rues, terrains vagues et trottoirs. » Un long texte accueille le visiteur dans la nouvelle exposition collective de Spacejunk. Intelligent et simple, il introduit bien à l’univers présenté : celui du skate. Sur les deux étages sont proposées des planches (de skate) allègrement décorées de manière plus ou moins heureuse – mais c’est là une affaire de goût sur laquelle il est légitime de suspendre son jugement – avec force couleurs, pics en acier, poitrines opulentes… Chaque artiste exprimant sa sensibilité sur sa planche plutôt que sur une simple toile. Installé discrètement derrière un poteau, on trouve un triptyque de planches du fameux Damien Hirst (artiste anglais dont la cote des œuvres s’estime en millions de n’importe quelle monnaie) : explosion de couleurs vives rappelant les toiles abstraites d’un Gerhard Richter, elles-mêmes parentes de l’expressionnisme abstrait d’un Jackson Pollock. Ce détour par une boucle de références se glisse là pour prouver une chose : la culture skate se réclame à raison d’une légitimité au sein d’un système plus vaste qu’un simple mouvemen

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Exposition & animation

ECRANS | Skateboarding is not a crime

François Cau | Lundi 5 septembre 2011

Exposition & animation

On ne présente plus Spacejunk. Mais on peut quand-même un peu : galerie tentaculaire installée dans quatre villes (Grenoble, Lyon, Bourg-Saint-Maurice et Bayonne), elle s’attache à promouvoir le street art, le légitimer comme art à part entière. Logiquement, la prochaine expo présentée à Grenoble s’interrogera sur la place de la culture skate dans l’art contemporain, affirmant crânement et un brin naïvement que « Skateboarding is not a crime » (vernissage ce jeudi 8 septembre dès 18h30). A cette occasion est organisée une journée spéciale skate au skatepark de la Bifurk ce samedi 10 septembre : avec représentations de pros, atelier, performance, et même un pot de l’amitié alors… Les détails pratiques se trouvent bien rangés dans l’agenda ci-dessus.

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Humour anglais

ECRANS | Avec ce début d’année 2007 commence au Centre Culturel Cinématographique un nouveau cycle de projection à l’intitulé explicite : So British : l’humour (...)

| Mercredi 17 janvier 2007

Humour anglais

Avec ce début d’année 2007 commence au Centre Culturel Cinématographique un nouveau cycle de projection à l’intitulé explicite : So British : l’humour britannique dans toute sa férocité. Au programme, un démarrage en grande pompe ce mercredi avec le classique nonsensique des Monty Python Sacré Graal (1974), suivi les semaines suivantes de deux de ses glorieux ancêtres, Noblesse oblige, de Robert Hamer (1949), et Whisky à gogo, d’Alexander MacKendrick (1948). Soit l’occasion rêvée de faire le point sur le fossé qui sépare l’humour anglais (drôle) de la comédie à la française (pas drôle)…

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Sans réserve

ARTS | Exposition / Dernière exposition en date présentée à Spacejunk, Convince me réunit pas moins de 4 artistes différents sur un support commun. Entretien avec deux (...)

| Mercredi 11 avril 2007

Sans réserve

Exposition / Dernière exposition en date présentée à Spacejunk, Convince me réunit pas moins de 4 artistes différents sur un support commun. Entretien avec deux d’entre eux, les photographes Stéphanie Solinas et Bertrand Trichet. En quoi consiste Convince me ? Bertrand Trichet : C’est le rassemblement de trois types de travaux différents : une photo, un poème, et la sérigraphie pour lier tout ça. Les photos, c’est Stéphanie et moi-même, les poèmes, c’est Scott Bourne, un skateboarder professionnel américain qui en écrit régulièrement, et la sérigraphie, c’est Jérémy Cortial, de El Shopo. Comment est née l’idée de ce projet commun ? Stéphanie Solinas : En fait, on a fait un portfolio dans un magazine, avec ces images de paysages en polaroid, qu’on a associé aux poèmes de Scott. C’était la première idée. On le connaît depuis longtemps, et on trouvait que ses poèmes correspondaient vraiment à ce qu’on disait dans nos photos, ça nous a donc semblé assez évident de les associer matériellement, et de faire un travail graphique unique. L’idée, c’était d’arriver chacun avec ses trucs et de faire un travail commun : ce n’est pas une expo collective, c’est une expo de travaux collectifs,

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