Roland Garros à l'affiche : fenêtres sur court

Affiches | Une expo indispensable dans un lieu où l'on ne vous emmène pas souvent, le centre culturel Montrigaud à Seyssins ; elle regroupe les affiches du tournoi de tennis Roland Garros de 1980 à 2021, dont certaines réalisées par d'immenses artistes.

Hugo Verit | Mardi 4 janvier 2022

Photo : Combo DR (Joan Miro / Ernest Pignon-Ernest / Pierre Alechinsky / José Mara Sicilia)


Le geste, le court, la foule, les objets ou les joueurs eux-mêmes… Il y a mille façons d'aborder le tennis en images. Une diversité que l'on pourra retrouver lors de l'exposition Roland Garros à l'affiche qui, comme son nom l'indique, regroupe la totalité des affiches du tournoi international français (soit 41 propositions) réalisées entre 1980 et 2021 par des artistes comme Ernest Pignon-Ernest, Fabienne Verdier ou Pierre Alechinsky.

Parmi les pièces les plus intéressantes, citons celle de Joan Miró (reprise posthume de son tableau Street Singer qui, finalement, n'a rien à voir avec le tennis malgré la présence opportune de cette grosse boule jaune en plein milieu) mais aussi l'affiche déconcertante de Jaume Plensa en 2005 : « En noir et blanc, austère, fortement saturée, elle a été très critiquée et très incomprise à l'époque. L'artiste avait en fait décidé de traiter l'alternance de bruit et de silence caractéristique de Roland Garros », relate Emmanuelle Le Coq, chargée de développement culturel à la mairie de Seyssins. Plus pop et minimaliste, Eduardo Arroyo choisit en 1981 de représenter Björn Borg de dos, reconnaissable entre tous à sa coiffure cernée d'un bandeau. La dernière affiche en date, signée du jeune artiste Jean Claracq, évoque sans surprise la crise sanitaire qui a vidé les tribunes sportives. Quant à celle de 2022, on ne la connaît pas encore…

Roland Garros à l'affiche du 13 au 28 janvier au centre culturel Montrigaud (Seyssins), en partenariat avec le TRACé d'Échirolles, du mar au ven de 14h à 18h, sam de 10h à 17h, entrée libre

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Piqûres de rappel

Vaccin | On a plus l’habitude de vous parler du Prisme dans nos pages théâtre, il est vrai. Mais une bonne fois n’est jamais coutume (et c’est bien dommage) (...)

Hugo Verit | Mardi 18 janvier 2022

Piqûres de rappel

On a plus l’habitude de vous parler du Prisme dans nos pages théâtre, il est vrai. Mais une bonne fois n’est jamais coutume (et c’est bien dommage) : dans ce petit article, il sera question de santé publique. Puisque la salle de Seyssins se transforme en centre de vaccination éphémère les 28, 29 et 30 janvier prochains (de 9h à 17h). Attention, ce centre n’est ouvert qu'aux personnes éligibles à la troisième injection, car la demande est forte depuis quelques semaines pour les doses de rappel (bien moins pour les primo-injections – ce qui, rappelons-le, est navrant). Le communiqué nous dit : « Ce vaccinodrome permettra de vacciner près de 1200 personnes grâce aux personnels de santé de la commune (…). » Qu’ils en soient ici remerciés – et même applaudis, tiens !

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Seyssins et Seyssinet-Pariset main dans la main

Politique culturelle | Les deux villes à l'ouest de Grenoble ont décidé de travailler ensemble dès la saison prochaine en matière de culture. C'est-à-dire ?

Aurélien Martinez | Mardi 27 juin 2017

Seyssins et Seyssinet-Pariset main dans la main

« C’est un projet innovant car c’est la première fois sur le département que deux villes proposent une programmation culturelle commune. » Voilà comment Délia Moroté, première adjointe au maire de Seyssins, a présenté la semaine dernière en conférence de presse le projet de rapprochement culturel entre Seyssins et Seyssinet-Pariset. Concrètement, dès la saison prochaine, les habitants des deux villes se verront soumettre une offre commune englobant tous les équipements culturels comme le Prisme à Seyssins et l’Ilyade à Seyssinet-Pariset. Une décision qui, bien sûr, permet de réaliser des économies, mais qui fait surtout sens – chaque petite ville peut-elle encore bosser toute seule dans son coin ? « C’est vraiment la volonté de nos deux maires de travailler ensemble en matière culturelle. On n’est qu’au début de l’aventure » renchérit Frédéric Battin, adjoint à la culture de Seyssinet-Pariset. Et la programmation dans tout ça ? « Finalement le contenu artistique, ça a été la chose la plus facile à faire » assure

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