Quand Grenoble s'anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Photo : Nans Kong Win Chang / Tiphaine Lachaise / Maeva Schamberger


Du vélo en veux-tu en voilà

Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l'honneur dans l'agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l'événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l'Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d'en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com.


De la musique sur un parking

Vendredi 18 et samedi 19 mai, c'est à l'Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !


Des musées à la fête

Samedi 19 mai aura lieu une nouvelle édition de la Nuit des musées, événement national destiné à « découvrir ou redécouvrir nos musées et les créations qu'ils abritent ; explorer ces lieux qui sont des objets d'histoire et de création ; partir à la rencontre des chefs-d'œuvre qui font notre ouverture, notre éblouissement, notre culture » comme l'écrit la ministre de la culture Françoise Nyssen. On détaillera le programme dans notre prochain numéro, sachant que cette Nuit sera comme chaque année couplée au week-end isérois Musée en fête : double dose de musées !


De la micro-édition dans la rue

Le samedi 26 mai, la librairie Les Modernes et l'Atelier Octobre remetteront le couvert de leur Microsaloon, dédié à l'univers de la micro-édition, pour la 4e année. Les rues Lakanal et Aubert-Dubayet, dans le quartier Championnet, se peupleront le temps d'une journée d'éditeurs, de sérigraphes, d'illustrateurs, d'écrivains et d'artistes œuvrant dans le monde de l'imprimé. Ateliers et lectures seront également au menu de ce rassemblement des amateurs d'édition indépendante.


De l'art à ciel ouvert

En juin, le street art sera de nouveau à l'honneur à Grenoble (et dans l'agglo) avec la quatrième édition du Grenoble Street Art Fest pilotée par la galerie Spacejunk qui présente son bébé comme « le premier festival en Europe à montrer le street art dans toute sa globalité et sa pluralité de disciplines ». On en parlera plus longuement au moment voulu, sachant que les trois premières éditions ont déjà bien habillé notre tissu urbain – et laissé quelques belles fresques.


Une grosse fête sur le bitume

Samedi 9 juin, on aura droit à une nouvelle édition de la Fête des Tuiles chère au maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe – normal, c'est eux qui l'ont créée en 2015. Pendant une journée, « les cours Jaurès et Libération s'animeront au rythme des associations et commerçants grenoblois ». Avec, en fin d'après-midi, un Défilé des Tuiles.


Un anniversaire dans l'herbe

Du 14 au 23 juin, l'association Projet Bob qui gère la Bobine fêtera ses 20 ans – le lieu actuel de la Bobine n'étant pas si vieux. Avec dix jours d'événements gratuits dans et devant la Bobine, dont une grosse soirée festive de clôture. On en reparle vite.


Des spectacles à l'air libre

Bloquez tout de suite votre week-end des 16 et 17 juin : car le Centre chorégraphique national de Grenoble organise un nouveau Grand Rassemblement à Grenoble, cette fois-ci à la Bifurk. Avec de nombreuses propositions artistiques et, parfois, participatives, entre danse, cirque, performance & co. Au vu de la réussite des derniers GR, et au vu de certains des artistes programmés cette fois-ci (dont la géniale circassienne Chloé Moglia), on s'attend à un grand moment.

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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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Magic Bus : l’espoir demeure

ACTUS | L’association grenobloise Retour de Scène n’a pas encore de certitude absolue, mais Damien Arnaud, son coordinateur, confirme qu’elle n’a pas renoncé à l’organisation de son festival. On en sait même (un peu) plus.

Martin de Kerimel | Jeudi 15 avril 2021

Magic Bus : l’espoir demeure

Patience… c’est le mot d’ordre à suivre pour qui voudrait des infos détaillées sur la vingtième édition du festival Magic Bus. Quelques nouvelles fraîches (et a priori rassurantes) sont cependant tombées mercredi 14 avril. L’équipe de Retour de Scène n’a pas renoncé : elle travaille toujours « à proposer une 20e édition adaptée pour concilier concerts et précautions sanitaires. » Rappel : au tout départ, Magic Bus 2021 était prévu du 6 au 8 mai. Les dates ont changé, mais le ton du moment n’en est pas moins positif : « Nous fixons actuellement les derniers détails de la configuration définitive et pourrons vous annoncer la programmation d’ici la fin du mois d’avril. Nous espérons de tout cœur pouvoir vous retrouver pour cette 20ème édition du 17 au 19 juin 2021. » Retour de Scène aimerait pouvoir annoncer au moins une tête d’affiche nationale, en complément des groupes locaux attendus. Contacté au téléphone jeudi 15 avril au matin, Damien Arnaud, coordinateur de l’association, reste prudent. « C’est presque heure par heure que cela se joue. On attend aussi des nouvelles de notre Syndicat des musiques actuelles », admet-il. Sans cer

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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La Bobine reste dans l'action

ACTUS | Elle l'a affirmé par communiqué : même sans certitude sur la reprise de ses activités, l'équipe de la Bobine refuse de baisser les bras. Elle travaille actuellement à une possible réouverture en avril et, à huis clos, continue de mener nombre de ses actions. On en a parlé avec Hélène Dillies, sa coordinatrice générale.

Martin de Kerimel | Jeudi 11 février 2021

La Bobine reste dans l'action

Le 1er février dernier, vous avez annoncé renoncer à toute programmation au moins jusqu'à fin mars. Ce n’est pourtant pas l’hypothèse de travail que vous aviez émise précédemment… Non. La situation économique de la Bobine et les annonces gouvernementales liées au deuxième confinement l’automne dernier ont entraîné la fermeture de nos lieux et nous ont empêchés de mettre en place une organisation. Cet hiver, on s’était d’abord dit qu’on transposerait ce que nous avions prévu en février-mars, mais, voyant que la situation se dégradait au retour des fêtes de fin d’année, on a dû prendre la décision d’annuler aussi ces deux mois. Désormais, nous n’avons même plus de visibilité par le ministère de la Culture, qui n’annonce aucune échéance. Vous dites donc que le deuxième confinement est venu balayer vos efforts... Exactement. On avait mis en place une programmation susceptible de tenir avec toutes les injonctions sanitaires, en renforçant notamment les protocoles pour l’activité restauration, avec un impact fort sur notre économie et, dans le même temps, notre ligne esthétique et artistique. Comment penser organiser des concer

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Concerts debout : on en est où ?

ACTUS | Enquête / C’est la question qui taraude presque tout le monde : les concerts debout en intérieur, toujours interdits à l’heure de notre bouclage, vont-ils bientôt pouvoir reprendre ? Et quelles stratégies les salles les accueillant mettent-elles en place dans ce contexte d’incertitude ? Tour d’horizon.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

Concerts debout : on en est où ?

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Sans prise de position officielle claire depuis la fin du confinement, il n’était pas interdit d’espérer secrètement un déblocage tardif de la situation pour les salles ayant l’habitude d’accueillir des concerts debout. Un espoir aujourd’hui de plus en plus ténu – pour ne pas dire inexistant. C’est du moins le constat sans appel que l’on dresse après s’être entretenu avec des acteurs culturels comme la Bobine, l’Ampérage, la Source ou encore la Belle Électrique : plus personne ne croit encore vraiment en une possible évolution de la situation avant 2021, tout juste les plus optimistes s’autorisent-ils encore à garder un très mince espoir de changement pour le mois de décembre. À défaut, il faut donc pour les salles apprendre à composer avec l’incertitude. Les uns après les autres, et au compte-goutte la plupart du temps, les évènements debout un temps annoncés pour l’automne se voient de nouveau annulés ou reportés (le plus souvent à des échéances prudemment lointaines). Au mieux, ils sont transposés dans des configurations assises, avec toutes les contraintes que cela impose. Assis ou dehors Dans ces conditions, que fai

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La Bobine déroule

MUSIQUES | Concerts / Le début septembre est assez chargé du côté de la Bobine, avec une programmation riche... d'événements assis ou en plein air, dans le strict respect des normes sanitaires.

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2020

La Bobine déroule

« Debout », « assis », « rentre », « tu peux sortir », « reste dehors », « mets ton masque », « tu peux l'enlever », « remets-le »... Depuis quelques mois, il semble que chacune de nos actions soit dictée par les injonctions précitées, parfois notoirement contradictoires. C'est encore plus vrai s'agissant des musiques actuelles que toutes ces consignes vont finir par rendre chèvre – et affamées. Alors, à la Bobine, on a choisi (c'est encore le plus simple, enfin, le moins compliqué) de respecter à la lettre les consignes en présentant que des concerts assis, masqués et socialement distanciés façon chaises musicales ainsi que des événements en plein air (là où les gouttelettes se perdent dans l'air et les nuages de pollution). La programmation est déjà quelque peu lancée, mais pour la quinzaine qui nous attend on pourra donc y célébrer la double release party des disques de Marthe (Minos - photo), louchant vers le trans rock oriental, et des Beaux Tailleurs (Terroni), plut

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Grand Rassemblement 5 : qui se rassemble s’enchante

Événement | On l’a écrit lors des précédentes éditions, on fait de même pour cette cinquième prévue samedi 15 et dimanche 16 juin aux alentours du Théâtre municipal de Grenoble et de la place Saint-André : les Grands Rassemblements pilotés par le Centre chorégraphique national de Grenoble sont l’une des aventures culturelles locales récentes les plus enthousiasmantes. Et l’équipe organisatrice en apporte une nouvelle fois la preuve.

Aurélien Martinez | Lundi 10 juin 2019

Grand Rassemblement 5 : qui se rassemble s’enchante

Des spectacles, des performances, du cinéma en plein air, des ateliers… Le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2), piloté par le circassien Yoann Bourgeois et le chorégraphe Rachid Ouramdane, a encore fait les choses bien pour son cinquième Grand Rassemblement. Et s’est une nouvelle fois offert les services d’artistes haut de gamme, comme si tout ceci était programmé dans les murs d’une institution prestigieuse. Sauf qu’avec les GR, on est souvent hors des lieux culturels attendus, comme nous l’expliquait Rachid Ouramdane en 2017 – « Le choix d’espaces aussi variés permet de toucher différents publics. Avec ces GR, on est dans une nouvelle façon d’amener des gens à rencontrer l’art. » Et quoi de mieux qu’une place en plein centre-ville pour « amener les gens à l’art » ? Et quoi de mieux que des formes spectaculaires pour capter leur attention ? Pour ce GR5, la place Saint-André de Grenoble servira ainsi de scène, le samedi, à plusieurs proposit

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Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Festival | Depuis 2015, le Grenoble Street Art Fest, devenu du fait de son expansion le Street Art Fest Grenoble Alpes, modifie l’ADN de l’agglomération en demandant à des artistes de réaliser des fresques ici et là. Et promeut pendant un mois le street art sous toutes ses formes. Quel est le programme de cette cinquième édition organisée jusqu’au 30 juin ? Réponses en compagnie de Jérôme Catz, fondateur dudit festival. Par Aurélien Martinez et Damien Grimbert

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Une tête d’affiche « C’est comme une sorte d’aboutissement car c’est un artiste que je suis depuis très longtemps. » Cette année, Jérôme Catz a vu grand, très grand, en s’offrant les services d’un des artistes de street art les plus demandés aujourd’hui dans le monde : Obey. « Non, il ne faut pas dire Obey mais Shepard Fairey ! L’idée est que les gens comprennent que derrière Obey, qui est une campagne de communication qui vise à éduquer le grand public autour de la mainmise des pouvoirs politiques, commerciaux et financiers sur l’image dans l’espace public, il y a un artiste. Et cet artiste s’appelle Shepard Fairey. Il mérite bien plus que d’être résumé à la marque Obey, même si c’est clairement un slogan qui le caractérise. » Un nom qui claque (on lui doit notamment la célèbre image de Barack Obama en rouge et bleu intitulée Hope) mais pas seulement. « Pour l’idée que j’ai d’un festival de street art et ce que j’essaie de porter sur ce territo

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La Fête des Tuiles : la fête à la maison

Événement | Zoom sur la cinquième édition prévue samedi 8 juin à Grenoble.

Aurélien Martinez | Lundi 3 juin 2019

La Fête des Tuiles : la fête à la maison

Depuis le temps (on va en être à la cinquième édition), on connaît le principe de la Fête des Tuiles organisée par la Ville de Grenoble depuis l’élection d’Éric Piolle. En gros, la piétonnisation pendant une journée des cours Jean-Jaurès et Libération « pour donner libre cours au partage et à la rencontre » (avec des associations, des habitants, des commerçants…) dixit le dossier de presse, qui annonce le chiffre de 100 000 participants l’an dernier. Au programme, pas mal d’animations et ateliers entre 10h et 18h30 (comme un yoga géant à 10h, un crieur public à 11h30 et 16h30, un grand banquet à 12h30, de la danse contemporaine à 17h30, la fête des sports toute la journée…) répartis dans cinq scénographies (À travers champs, Voyager en ville, Voyager dans les étoiles, L’Escale à la mer et Voyager par les airs). Puis un grand défilé de 18h30 à 20h30 et, enfin, des concerts dansants en soirée. Pour ce qui est du défilé, cœur battant de la fête, il partira du croisement cours Jean-Jaurès / rue de Turenne et mettra en avant pas mal de compagnies locales (Entre Ciel et Terre, Afric’Impact, la Scalène…), dont celle du fameux Jean-Claude Gallotta qui

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Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Événément | Cinquième édition ce samedi 25 mai pour le salon de microédition à ciel ouvert au succès sans cesse renouvelé, organisé à Grenoble dans les rues Lakanal et Aubert-Dubayet (quartier Championnet) par l’asso RbGp. L’occasion de faire le point avec ses deux fondateurs, Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza.

Damien Grimbert | Mardi 21 mai 2019

Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Ce n’est pas une mince affaire que de fédérer un public aussi large autour d’une pratique aussi confidentielle que celle de la microédition. C’est pourtant la gageure remportée depuis cinq ans par le Microsaloon, porté à bout de bras par Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza. Une manifestation aujourd’hui bien inscrite dans le paysage, comme l’explique le duo. « Ça reste un événement singulier, mais le fait que ça se passe dehors, dans la rue, en accès libre et gratuit, permet de limiter le risque d’entre-soi. Le public est très passant, très familial, et ça crée un brassage, des discussions, qu’on ne pourrait pas avoir dans un lieu fermé : beaucoup tombent dedans à la sortie du marché des créateurs, on les voit arriver, et 1h30 plus tard, ils sont encore là. C’est là qu’on se dit que c’est gagné. » Un succès que l'on doit aussi à la programmation. « Il y a du renouveau dans les exposants, on accueille des gens de Grenoble mais aussi de Lyon, de Turin, de Bordeaux, de Lille, de Paris, de Belgique… Certains reviennent d’année en année, d’autres viennent pour la première fois, il y a des jeunes de 20

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À plus dans le Magic Bus

Festival | Zoom sur la programmation de la 18e édition du festival prévue du jeudi 23 au samedi 25 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 mai 2019

À plus dans le Magic Bus

C'est désormais une formule immuable que propose l'association Retour de scène à l'approche de la 18e édition du festival Magic Bus : deux soirs de concerts à l'air libre sur l'Esplanade réunissant les têtes d'affiche du festival précédés d'une date à l'Ampérage en vue d'honorer la crème de la désormais incontournable Cuvée grenobloise. Où, dans ce cas, l'on pourra se familiariser avec le néo-trip-hop aux horizons élargis d'Aora Paradox, croiser Bleu Tonnerre qui réunit notamment les énergies de "Jose" Dos Santos (à mille lieues de ses Wastemen) et de Jul, ou encore s'enjailler sur le R'n'B laidback de LuLu & Young Seph. Côté Esplanade, les têtes d'affiche du vendredi seront plus familières en les personnes de Soviet Suprem et Shantel & The Bucovina Club Orkestar, pour une soirée à forte résonance balkanique qui mettra également en avant les "folk songs" de Picky Banshees et la cumbia hip-hopisante de Sidi Wacho. Le lendema

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Disiz la Peste, High Tone et d'autres seront fin mai au festival Magic Bus

Festival | Du jeudi 23 au samedi 25 mai, ce sera la dix-huitième édition du festival Magic Bus, et la cinquième sur le site (en plein air) de l'Esplanade, devenu son (...)

Aurélien Martinez | Mardi 22 janvier 2019

Disiz la Peste, High Tone et d'autres seront fin mai au festival Magic Bus

Du jeudi 23 au samedi 25 mai, ce sera la dix-huitième édition du festival Magic Bus, et la cinquième sur le site (en plein air) de l'Esplanade, devenu son QG – même si le premier soir, plus découvertes locales, sera à l'Ampérage. Avec, comme chaque année, une programmation variée et festive, qui vient d'être annoncée. Le vendredi, on aura notamment droit au DJ allemand Shantel, accompagné de son Bucovina Club Orkestar ; aux fameux (et potaches) Soviet Suprem, souvent vus dans l'agglo avec leurs chansons en français mais aux accents très russes ; ou encore au collectif cumbia hip-hop Sidi Wacho, emmené par deux ex du feu Ministère des affaires populaires (mais si, écoutez ce gros tube). Le lendemain, la tête d'affiche sera le rappeur Disiz la Peste, que l'on connaît depuis presque 20 ans grâce à son tube

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PB d'or 2018 : bonus

C'était 2018... | Avec un festival qui s'impose et un centre d'art qui change.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : bonus

Le PB d’or du festival qui a su s’imposer : le Grenoble Street Art Fest En quelques années (depuis 2015 pour être précis), Grenoble et son agglo ont été profondément changé grâce au Grenoble Street Art Fest organisé par le centre d’art Spacejunk et son boss Jérome Catz. Ici, il n’est pas question de faire dans la demi-mesure : le street art est là pour être vu, avec notamment des fresques réalisées sur des murs gigantesques par des pointures du monde du street art. On est là sur de l’art grand public et grand spectacle (et ça fonctionne, certaines œuvres étant sublimes) fait pour attirer pas mal de curieux – dont la presse nationale qui, édition après édition, suit l’événement de plus en plus près. Pari réussi donc pour une aventure sur laquelle, à la base, et avec l’esprit bougon qui peut nous caractériser parfois (et vas-y que je t’institutionnalise une forme d’art à la base contestataire), on n’aurait pas

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Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

ESCAPADES | « Au bout de chaque rue, une fresque » aurait pu écrire Stendhal s'il arpentait aujourd'hui l’agglomération grenobloise. La preuve avec cet article illustré.

Alice Colmart | Jeudi 5 juillet 2018

Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

Grâce au Grenoble Street Art Fest dont la quatrième édition vient de se terminer (elle a eu lieu tout le mois de juin), quelque 130 fresques habillent les murs de Grenoble, Fontaine, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d’Hères, faisant ainsi la réputation du territoire en matière d’art urbain – la presse nationale s’en donne d’ailleurs à cœur joie chaque année. Difficile donc pour Jérome Catz, directeur de l’événement et du centre d’art Spacejunk, de choisir les plus emblématiques. « Sans émettre de classification », il a fini par sélectionner avec nous quinze œuvres. On a alors suivi un parcours nous menant sur les pas de l’incontournable street artist grenoblois Snek, du Toulousain Veks Van Hillik qui puise son inspiration dans la nature ou encore de références internationales comme l’Américain Augustine Kofie, père fondateur du graffuturisme, et le Londonien Anthony Lister, connu pour ses œuvres faussement négligées.

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Grand Rassemblement 4 : toujours plus haut

Événement | Samedi 16 et dimanche 17 juin, le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) et ses partenaires investissent la Bifurk pour un week-end de spectacles, ateliers, concerts, rencontres & co qui donne très envie. Le nom de l’événement ? Le Grand Rassemblement, dont c’est la troisième édition grenobloise. Soit l’une des aventures culturelles locales récentes les plus enthousiasmantes.

Aurélien Martinez | Lundi 11 juin 2018

Grand Rassemblement 4 : toujours plus haut

Après la MC2 fin 2016 et le Magasin des horizons en mai 2017, c’est à la Bifurk d’accueillir le troisième Grand Rassemblement grenoblois du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) – mais le quatrième du nom, une déclinaison ayant eu lieu à Annecy en mai dernier. Soit « une manifestation tout-terrain » conçue dans l’esprit du lieu investi. « Le choix d’espaces aussi variés permet de toucher différents publics. Avec ces GR, on est dans une nouvelle façon d’amener des gens à rencontrer l’art » nous avait expliqué l’an passé le chorégraphe Rachid Ouramdane, codirecteur du CCN2 avec le circassien Yoann Bourgeois. Cette imp

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Mélanie Alaitru : « Le projet de la Bobine est extrêmement rare » (et a 20 ans)

ACTUS | Du mercredi 13 au samedi 23 juin, le bar-salle de concert (et beaucoup plus encore) la Bobine, situé dans le parc Paul-Mistral, va fêter les 20 ans de l’association Projet Bob qui le porte. En aficionados réguliers du lieu, on en a profité pour remonter le fil d’une riche histoire, avant de détailler le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juin 2018

Mélanie Alaitru : « Le projet de la Bobine est extrêmement rare » (et a 20 ans)

« Notre projet est extrêmement rare si on regarde aussi bien au niveau local qu’au niveau national. Et il se transmet au fil des ans à de nouvelles personnes sans perdre son esprit, ses valeurs, ses envies… C’est donc vraiment un projet collectif » : voilà comment Mélanie Alaitru, coordinatrice générale de la Bobine depuis 2015 (à côté, sur la photo, de Steeve Racine, co-président de l'association Projet Bob), résume l’aventure Projet Bob qui fête ses 20 ans ce mois-ci. Car si le bar et équipement culturel situé dans le parc Paul-Mistral n’est pas si vieux (il a ouvert ses portes en 2010), l’association qui le porte a, elle, 20 ans. Ce que ses membres souhaitent faire savoir en proposant dix jours de spectacles, concerts & co gratuits, et pour la plupart en extérieur, devant la salle. « En fêtant les 20 ans de l’association Projet Bob, on veut montrer qu’au-delà d’un bar, la Bobine est surtout un lieu de vie associative et culturelle. » Avec, à l’année, de nombreuses propositions artistiques (250 environ), que ce soit dans le bar (apéro-concert, apéro-mix, expo…) ou dans la salle attenante (notamm

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La Fête des Tuiles : la parade des gens heureux

Événement | La quatrième édition de la Fête des Tuiles est prévue ce samedi 9 juin sur les cours Jean-Jaurès et de la Libération. Un temps festif « pour partager et se rassembler » comme le souhaite Éric Piolle, le maire de Grenoble.

Alice Colmart | Mardi 5 juin 2018

La Fête des Tuiles : la parade des gens heureux

Samedi 9 juin, deux kilomètres d’animations s’étendront du haut du cours de la Libération jusqu’au cours Jean-Jaurès, généralement occupés par la ligne de tramway et les automobiles. Et ce à l’occasion de la Fête des Tuiles, événement organisé depuis quatre ans par la Ville de Grenoble en souvenir des révoltes de la Journée des Tuiles de 1788 qui marquèrent le début de la Révolution française. « La Fête des Tuiles est le signe de la reconquête, du bien vivre et de la joie collective. C’est une fête essentielle pour partager et se rassembler en ces temps de replis et de fracture » a expliqué le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’une conférence de presse, avant d’ajouter que l’événement « ne cessait de grandir avec plus de 100 000 personnes présentes l’année dernière ». Demandez le programme C’est à travers une « scénographie en pleine nature » (des fresques dessinées au sol représentant la forêt, la rivière ou encore la prairie) que se déploiera cette quatrième édition. Au programme (gratuit), des animations préparées par des associations (150 en tout), une grande séance de yoga, des je

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La rue est vers l’art avec le Grenoble Street Art Fest

Festival | Quatrième édition déjà pour le Grenoble Street Art Fest, que son boss Jérôme Catz (le fondateur du centre d’art Spacejunk) présente comme le plus grand d’Europe sur le sujet – rien que ça, oui. Avec toujours l’idée de faire de la ville un musée à ciel ouvert – une carte des œuvres réalisées (plus de 80) lors des trois premières éditions vient d’ailleurs d’être éditée en partenariat avec l’Office du tourisme. Et sinon, que verra-t-on à Grenoble et dans l’agglo entre le 1er juin et le 1er juillet ? Réponses.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

La rue est vers l’art avec le Grenoble Street Art Fest

Des fresques Forcément, pendant un festival dédié au street art, des œuvres sont dévoilées, augmentant ainsi le patrimoine légué par les précédentes éditions (84 murs pérennes ont été investis depuis 2015 assure le festival). De nouvelles fresques seront réalisées tout le mois de juin par différents artistes, et notamment des grosses stars comme le Polonais Sainer et son muralisme XXL, le Portugais Pantónio ou encore le Français Veks Van Hillik – à qui l’on doit des œuvres déjà remarquées à Grenoble, dont le fameux renard à Chavant. Niveau chiffres, les artistes s’attaqueront cette année à 18 murs monumentaux, 13 de taille moyenne et 7 petits, dans plusieurs quartiers grenoblois (Championnet, centre-ville, Berriat, Île Verte, Villeneuve…) et 3 autres villes de l’agglo (Fontaine, Saint-Martin-d’Hères et Pont-de-Claix – l’ambition métropolitaine est clairement

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Microsaloon : quand la microédition tient salon en pleine rue

Événement | Organisé pour la quatrième année consécutive dans les rues Lakanal et Aubert-Dubayet par l’association RbGp, le Microsaloon, prévu ce samedi 26 mai, est désormais un événement bien établi… qui n’en reste pas moins parfois un peu mystérieux pour le néophyte. Explications.

Damien Grimbert | Jeudi 24 mai 2018

Microsaloon : quand la microédition tient salon en pleine rue

Véritable vivier artistique d’une créativité peu commune, l’univers de la microédition regroupe d’innombrables créations imprimées de façon indépendante et le plus souvent artisanale par le biais de multiples procédés comme la sérigraphie, la photocopie, la risographie, la ronéotypie… pour n’en citer qu’une poignée. Permettant d’expérimenter tant sur le fond (ce qu’on imprime) que sur la forme (la façon dont on imprime), elle offre ainsi une infinité de possibilités dont se sont emparés au fil des années une pléiade d’artistes et de (micro-)éditeurs adeptes de l’autoproduction. Émanation de la culture "Do It Yourself" qui permet de créer par ses propres moyens sans reposer sur le bon vouloir des réseaux de production établis, elle a de ce fait attiré en premier lieu dans son sillage des artistes oscillant le plus souvent dans les marges de la création artistique officielle et des cultures populaires. Une scène essentiellement "underground" donc, qui peut aujourd’hui, grâce à des initiatives telles que le Microsaloon, s’exposer au grand jour et à la découverte de publics non-initiés.

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Le vélo à l'honneur ce week-end avec le festival Velopolis

Événement | « Le Vélo sous toutes les cultures » : tel est le sous-titre de Velopolis, mini festival de deux jours prévu à l’anneau de vitesse du parc (...)

Aurélien Martinez | Mardi 15 mai 2018

Le vélo à l'honneur ce week-end avec le festival Velopolis

« Le Vélo sous toutes les cultures » : tel est le sous-titre de Velopolis, mini festival de deux jours prévu à l’anneau de vitesse du parc Paul-Mistral samedi 19 mai de 10h à 22h et dimanche 20 mai de 10h à 18h histoire de lancer en grande pompe l’événement métropolitain Faites du vélo – prévu, lui, jusqu’au 10 juin. Avec, au programme, des démonstrations (freestyle, trial…) qui devraient en mettre plein la vue ; des ateliers d’initiation (VTT, vélo urbain, draisienne…) pour, plus tard, en mettre plein la vue ; un espace game grandeur nature (un jeu de piste à faire à vélo) ; des animations, des projections de films en plein air… À noter que le festival sera aussi présent à la Caserne de Bonne le samedi de 14h à 19h avec un programme plus réduit. Plus d’infos sur ce temps fort gratuit sur www.velopolis.fr

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Magic Bus : « Faire venir les gens aussi bien pour l’état d’esprit que pour l’ambiance du festival »

Festival | Du jeudi 17 au samedi 19 mai, le festival Magic Bus revient à l’Ampérage puis sur l'Esplanade avec une édition encore une fois placée sous le signe de l’éclectisme. Damien Arnaud, directeur de l'association Retour de scène qui organise l’événement, a répondu à trois de nos questions.

Alice Colmart | Mardi 15 mai 2018

Magic Bus : « Faire venir les gens aussi bien pour l’état d’esprit que pour l’ambiance du festival »

Comment définiriez-vous l’identité du festival Magic Bus, et comment a-t-elle évolué au fil des ans ? Damien Arnaud : Magic Bus est né il y a 17 ans, sous l’impulsion de l’association Dynamusic qui souhaitait soutenir financièrement le disquaire grenoblois du même nom engagé sur les artistes locaux. Au début, seuls des artistes locaux étaient invités au festival, puis petit à petit des groupes de notoriété un peu plus nationale se sont ajoutés à la programmation. Depuis 5 ans, c’est l'association Retour de scène qui a pris la relève sur l’organisation. L'idée était de garder l’identité d’origine en y ajoutant notre pâte, avec pour ambition de faire venir les gens aussi bien pour l’état d’esprit que pour l’ambiance du festival. Si le gros du festival aura lieu sur l’Esplanade, une première soirée dédiée à la scène locale est prévue à l’Ampérage… On a choisi l’Ampérage parce que c’est une salle réputée sur Grenoble tout en restant intimiste, ce qui est finalement pas mal pour ces groupes. Et, à terme, on aimerait ramener cette soir

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Tout le monde danse : le Centre chorégraphique national de Grenoble va passer par Annecy en mai

Plus loin | Début mai, les Grands rassemblements inventés par le CCN2 de Grenoble s'arrêteront à Annecy après deux éditions grenobloises (et avant une prochaine prévue en juin à la Bifurk). Rapide présentation du programme.

Nadja Pobel | Mardi 10 avril 2018

Tout le monde danse : le Centre chorégraphique national de Grenoble va passer par Annecy en mai

Initiée par Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois dès leur arrivée à la tête du Centre chorégraphique national de Grenoble en janvier 2016, leur proposition de Grand rassemblement (qui nous enthousiasme fortement au PB) se déclinera pour la première fois hors de Grenoble – mais pas si loin. Du jeudi 3 au samedi 5 mai, Bonlieu, la scène nationale d'Annecy, accueillera ainsi divers spectacles, ateliers et installations comme ça avait été le cas lors des précédents GR. Avec un tarif très incitatif (10€ la journée ou 20€ pour les 3 jours), ce nouveau Grand rassemblent intitulé Tout le monde danse (le public ne sera pas seulement spectateur) réunira des spectacles des deux directeurs grenoblois (Ouramdane livrera notamment un aperçu de 30 minutes de Franchir la nuit, sa future création dont les premières auront lieu en septembre à Bonlie

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Et voici la programmation de la 17e édition du festival Magic Bus

MUSIQUES | Rendez-vous à l'Ampérage et, surtout, à l'Esplanade entre le jeudi 17 et le samedi 19 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 mars 2018

Et voici la programmation de la 17e édition du festival Magic Bus

Créé en 1999 pour soutenir le disquaire du même nom disparu en 2012, le festival Magic Bus, qui a récemment annoncé sa programmation 2018, a toujours pris soin de promouvoir une scène locale grenobloise assaisonnée de quelques têtes d'affiche pour jouer celles de gondoles et attirer le chaland qui restait à convaincre. L'an dernier, il a même rajouté une date, en amont des deux soirées traditionnellement proposées sur l'Esplanade, pour justement privilégier les artistes locaux. Celle-ci verra cette année une alléchante triplette tout droit tombée de la Cuvée grenobloise ouvrir les hostilités à l'Ampérage avec l'électro-world de Deyosan (un trio clarinette-batterie-sitar sur lequel se posent des machines), le trip-hop noir de No Tearz (photo) et la synth-pop aussi chercheuse que dansante de Spaarks. Parmi les autres locaux présents à Magic Bus, mais cette fois pour les "grandes soirées", il faudra noter ces chers MPL (ou

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Incandescence graphique avec Une belle saloperie

Événement | Du jeudi 18 au dimanche 28 janvier est organisé à Grenoble un curieux événement pour adulte fait d'expositions, rencontres, cinéma « et autres trucs plutôt corporels et tendancieux ».

Damien Grimbert | Lundi 15 janvier 2018

Incandescence graphique avec Une belle saloperie

Nouvelle manifestation initiée par les organisateurs du salon de la microédition de Grenoble (le bien nommé Microsaloon, dont la quatrième édition se déroulera le 26 mai), Une belle saloperie rassemble, à travers quatre rendez-vous répartis sur dix jours, toute une gamme d’alléchantes propositions artistiques et éditoriales "pour adultes" autour du thème de l’érotisme. L’occasion de rencontrer les fondateurs d’Aventures, nouveau magazine regroupant photographies, illustrations, bandes dessinées et nouvelles érotiques rétro et actuelles, ou encore le créateur des confidentielles mais ô combien stimulantes éditions Bettie, qui mettent en correspondance dans un fascinant fourre-tout graphique diverses images et photographies récoltées sur le web. Également au programme, une prometteuse exposition collective où se croiseront les classieux collages contemporains de Bill Noir, les invraisemblablement trash dessins « pornapocalyptiques » de Mavado-Charon, une fresque grand format de Matthieu Chiara et une collaboration sonore entre les éditions Douteuses et le collectif Super Sexouïe. Et enfin, histoire de clôturer en beauté la mani

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La Fête des Tuiles : « un temps de partage réjouissant »

Événement | Samedi 10 juin aura lieu sur le cours Jean-Jaurès la troisième édition de la Fête des Tuiles, présentée par l’équipe municipale comme un événement populaire dédié « à ceux qui font Grenoble ». Le maire Éric Piolle nous en a dit un peu plus en marge de la conférence de presse.

Aurélien Martinez | Mardi 6 juin 2017

La Fête des Tuiles : « un temps de partage réjouissant »

« Le bilan des deux premières éditions est très positif, avec une mise en mouvement réussie de cette effervescence grenobloise, de ce mélange, de cette porosité… Une effervescence qui a lieu toute l'année et qui trouve dans la Fête des Tuiles un espace symbolique fort à investir ensemble. C’est véritablement un temps de partage réjouissant. » Voilà, lorsque nous l’avons interrogé sur le pourquoi du comment de cette Fête des Tuiles, ce que le maire de Grenoble Éric Piolle nous a répondu, avant de poursuivre : « L'esprit de cette journée, c'est que ceux qui font Grenoble se mélangent pour "faire ensemble". C'est dans cette diversité-là qu'émergent énormément d'innovations, de la qualité de vie, des changements… Tout ce qui fait que l’on aime habiter à Grenoble ! » D’accord. Issue d’une promesse de campagne lancée pendant les municipales de 2014, l’événement a toujours eu pour vocation de durer. « L’inscription dans le temps de grands événements comme celui-là prend du temps. On a tous en tête évidement l'exemple de la Fête des Lumières à Lyon : il faut nous aussi que l'on prenne le temps de faire c

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Grenoble Street Art Fest : demandez le programme

ARTS | Du mercredi 7 au dimanche 25 juin, on a rendez-vous à Grenoble et dans l'agglo pour la troisième édition du festival qui monte, qui monte...

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Grenoble Street Art Fest : demandez le programme

Douze jours en 2015, dix-neuf en 2017 : le Grenoble Street Art Fest prend de l’ampleur au fil des ans. Et ce n’est visiblement pas prêt de s’arrêter au vu de l’ambition affichée par son fondateur Jérôme Catz : inscrire Grenoble comme une place forte du street art en Europe – voire plus ? Une ambition qui prend donc forme édition après édition, modifiant ainsi l’ADN de la ville avec des fresques parfaitement intégrées dans le paysage urbain – comme dans le quartier Championnet, épicentre de la première édition du festival, qui en regorge littéralement, ou comme cet immense renard peint l’an passé sur la façade arrière de la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (quartier Chavant) par l’artiste Veks van Hillik, sans doute l’une des œuvres les plus emblématiques du festival.

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Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Interview | Le mercredi 7 juin débutera la troisième édition du Grenoble Street Art Fest, manifestation qui s’étend chaque année un peu plus dans la ville (cette fois-ci du côté du cours Berriat notamment) et ailleurs même (Fontaine et le campus). Rencontre avec son boss Jérôme Catz, fondateur de la galerie Spacejunk, et rapide tour d’horizon de ce que l’on découvrira jusqu’au 25 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Depuis 2015, le festival prend un peu plus d’ampleur à chaque édition, dépassant vraiment les frontières de la ville cette année en allant à Fontaine et sur le campus. Vient-on à vous ou c’est le festival qui grandit de lui-même ? Jérome Catz : C'est nous qui allons prospecter, on est très clairement moteur du truc. Mais on sent une envie. Car le travail fait pendant le festival est ensuite exploité culturellement parlant par chaque quartier tout au long de l'année avec des visites scolaires ou des visites tout court. Ça redynamise le territoire : on le voit à la Villeneuve [une partie du festival se déroulait l’an passé dans ce quartier – NDLR], on va le voir à Fontaine… Street art oblige, le festival a lieu dans les rues, mais pas que… Pour faire festival, il faut qu'il se passe quelque chose. Le gros du truc c'est bien sûr la production des œuvres murales qui sont faites pendant les semaines du festival. On essaie ensuite de rythmer le festiv

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Grand Rassemblement 2 : demandez le programme

Événement | Que et qui verrons-nous samedi 27 et dimanche 28 mai au Magasin des horizons ? Tout un tas d'artistes et de propositions ! Tour d'horizon sélectif.

Aurélien Martinez | Mardi 23 mai 2017

Grand Rassemblement 2 : demandez le programme

« Il n’y a pas vraiment d’angle disciplinaire » : voilà ce qu’on nous répond lorsqu’on demande aux organisateurs de définir quel genre de propositions le public découvrira pendant ces deux journées au Magasin. Comprendre qu’il y aura de tout : des spectacles, des performances, des installations vidéo, des ateliers, un film en plein air… On ne sera donc plus sur la ligne du premier Grand Rassemblement organisé fin décembre 2016 à la MC2 avec ses créations circassiennes parfois spectaculaires. Cette fois-ci, on sera au Magasin des horizons, place forte de l’art contemporain sur Grenoble, et la programmation s’en ressent – avec, en plus, un côté politique très prononcé. Une programmation imaginée par les quatre directeurs (Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane pour le CCN2, Béatrice Josse pour le Magasin et Marie Roche pour le Pacifique – centre de développement chorégraphique) interrogés ici, en collaboration avec Latifa Laâbissi, chorégraphe associée au CCN2. « Un seul mot d’ordre : mettre en mou

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Grand Rassemblement 2 : entrons dans la danse !

Événement | Samedi 27 et dimanche 28 mai, le centre d’art le Magasin des horizons va accueillir la deuxième édition du Grand Rassemblement proposé par le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2). Au programme : des spectacles, des performances, des installations vidéo, des ateliers… Rencontre avec ses concepteurs (Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane pour le CCN2, Béatrice Josse pour le Magasin et Marie Roche pour le Pacifique – centre de développement chorégraphique) histoire d’en savoir un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 23 mai 2017

Grand Rassemblement 2 : entrons dans la danse !

C’était l’un de ces moments qui nous rendent fiers de pouvoir dire : "j’y étais". De pouvoir affirmer crânement que l’on se trouvait là, assis dans ce grand auditorium de la MC2 pas tout à fait rempli (vu l’heure tardive), un soir de fin décembre 2016, pour assister au concert de Yael Naim scénographié avec plusieurs circassiens et danseurs (chacun faisant un numéro sur une chanson). « C’est quelque chose qui s’est improvisé presque au moment de ce Grand Rassemblement, qu’on a répété les deux nuits qui précédaient, et qui a participé à la dynamique un peu spontanée et moins formatée que ce qu’il se produit d’habitude à la MC2 » explique le circassien Yoann Bourgeois, aux manettes de ce premier Grand Rassemblement imaginé avec le chorégraphe Rachid Ouramdane – tous deux étant, on le rappelle, les nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble hébergé dans la MC2.

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Festival Magic Bus : de tout pour faire un monde

Festival | Pour sa seizième édition, le fameux festival grenoblois étend sa programmation sur trois jours, sans dévier pour autant de la ligne éditoriale – conviviale et consensuelle – sur laquelle il a bâti son succès et sa réputation.

Damien Grimbert | Mardi 16 mai 2017

Festival Magic Bus : de tout pour faire un monde

Selon le point de vue où l’on se place et l’approche que l’on défend, il serait potentiellement facile de hausser les sourcils à la vision de la programmation de cette nouvelle édition du festival Magic Bus. Après tout, l’immense majorité des groupes qui la composent se sont déjà produits à de nombreuses reprises à Grenoble, et ses têtes d’affiche partagent pour la plupart le même lustrage sonore bien propre, du genre à ne surtout pas effaroucher l’auditeur lambda peu friand de voir ses repères perturbés par la moindre aspérité sonore. On pourrait jouer les puristes donc, défenseurs farouches et acharnés de formes musicales plus instables, plus radicales, plus novatrices. Mais ce serait se tromper de combat. D’abord parce que les différentes formations présentées peuvent pour la plupart servir d’étapes intermédiaires, de "portes d’entrée" qui mèneront par la suite les oreilles curieuses vers des univers artistiques plus complexes et ambigus. Ensuite parce que ce serait snober les qualités musicales intrinsèques tout à fait honorables des formations en question, et

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Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Événement | Le Microsaloon, manifestation couteau suisse consacrée à la microédition, revient ce samedi 20 mai pour une troisième édition grenobloise. Temple à ciel ouvert de la sérigraphie, du fanzine et du "do it yourself" de l’édition, ce "saloon" prône un artisanat de qualité. Rencontre avec Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza qui l'organisent.

Charline Corubolo | Mardi 16 mai 2017

Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Samedi 20 mai aura lieu quartier Championnet à Grenoble la troisième édition du "saloon" de la microédition. Quelle est votre définition de la microédition ? Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza : Il s'agit de la fabrication d’objets papier, que ce soit l’écriture, le dessin, le graphisme…, par des passionnés, qu’ils soient éditeurs indépendants, artistes ou pratiquants amateurs. Des objets produits ​de façon autonome et bien souvent artisanale. En résumé : livres, fanzines, affiches, tracts, dépliants... Les techniques tournent autour de la main : photocopie, sérigraphie, collage... C’est donc une édition qui prend son temps, qui a peu d’argent et qui favorise l’expression libre et les expérimentations, dans une idée de partage et de transmission des savoirs et des moyens de production.​ Quel est le but de ce "saloon" ? Il a pour vocation de présenter un large panel des productions papier d’ici et de maintenant, de faire découvrir la ​formidable (sur)

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En attendant le Microsaloon...

Preview | En amont de la troisième édition du salon de la microédition de Grenoble (le désormais fameux Microsaloon, qui se déroulera samedi 20 mai rue Lakanal et (...)

Damien Grimbert | Mardi 2 mai 2017

En attendant le Microsaloon...

En amont de la troisième édition du salon de la microédition de Grenoble (le désormais fameux Microsaloon, qui se déroulera samedi 20 mai rue Lakanal et sur lequel on reviendra plus en détail le moment venu), la librairie Les Modernes, co-organisatrice de l’événement avec l’Atelier Octobre, propose une pléiade d’animations en relation tout le mois de mai. Outre une infra-librairie éphémère in situ, qui réunira les œuvres "Do It Yourself" d’une soixantaine de micro-éditeurs, on vous recommande aussi chaleureusement le vernissage d'Il Paraît, exposition des collages d’Audrey La Delfa (photo) le jeudi 4 mai à 19h, qui sera ponctué d’une lecture collage. Le mardi 9 mai à 18h, place à une rencontre-dégustation avec Antonin Iommi-Amunategui, auteur du Manifeste pour le vin naturel et du Manuel pour s'initier au vin naturel. Le jeudi 11 mai entre 12h et 14h, c’est l’École Supérieure d’Art de Grenoble qui prendra le relai avec une « cantine Fanzing » qui permettra de découvrir en avant-première un échantillon du Microsaloon. Enfin, retour aux Modernes le samedi 13 mai où le professeur Draw Draw viendra dévoiler son alléchant « m

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Guide urbain : les temps forts de mai et juin

Agenda | Ateliers yoga et pilates chez Lolë Les férus de yoga, pilates et fitness y ont leurs habitudes : la boutique Lolë, installée à la Caserne de (...)

Sandy Plas | Mercredi 26 avril 2017

Guide urbain : les temps forts de mai et juin

Ateliers yoga et pilates chez Lolë Les férus de yoga, pilates et fitness y ont leurs habitudes : la boutique Lolë, installée à la Caserne de Bonne, propose un vaste choix de vêtements adaptés à la pratique, mais pas que. Le lieu se transforme également en atelier le temps de « meet-up », rencontres pendant lesquelles chacun peut participer à une séance de yoga, pilates ou sophrologie. Des cours accessibles à tous, débutants ou confirmés, sur simple inscription et moyennant 5 euros, reversés en bon d’achat dans la boutique. Prochain rendez-vous : jeudi 27 avril à 18h15, pour une séance de pilates. Les 27 avril, 2 mai, 8 mai, 11 mai, 15 mai… À l’Atelier Lolë de la Caserne de Bonne. Séance : 5 euros Challenge the room… dans les rues de Grenoble Nombre de Grenoblois ont déjà

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Magic Bus 2017 : la programmation

Festival | La seizième édition du fameux festival grenoblois se déroulera vendredi 19 et samedi 20 mai, à l’Esplanade. Avec également, nouveauté cette année, une date en amont le jeudi 18 mai à l’Ampérage. On fait le point – sachant qu’on connaît pas mal d'artistes programmés.

Aurélien Martinez | Mercredi 12 avril 2017

Magic Bus 2017 : la programmation

Vendredi 19 et samedi 20 mai, c’est du côté de l’Esplanade de Grenoble que ça va se passer, et c’est le festival Magic Bus qui régalera avec des invités qui donnent envie. Le vendredi, l’une des têtes d’affiche sera la Brésilienne Flavia Coelho dont on a souvent dit du bien dans ce journal – la preuve lors de son dernier passage en terres iséroises en 2015. Le même soir, on croisera aussi la cumbia agrémentée d’électro de la chanteuse argentine La Yegros (on en parlait ici), la chanson française (très influencée par le monde) du groupe Zoufris Maracas ou encore l’électro-world des locaux Radio Goulash. Le samedi soir,

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MC2 : Grand Rassemblement, première

événement | Mardi 20 et mercredi 21 décembre à la MC2, la danse (au sens large) sera à la fête grâce au Centre chorégraphique national de Grenoble dirigé depuis un an par Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois. Voilà qui donne très envie.

Aurélien Martinez | Mardi 13 décembre 2016

MC2 : Grand Rassemblement, première

Si Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois sont à la tête de Centre chorégraphique national de Grenoble depuis janvier 2016, c’est ce mois-ci qu’on pourra littéralement vivre leur projet. Comment ? Grâce à la première édition de ces « temps partagés avec le public » que sont Les Grands Rassemblements – un deuxième est prévu fin mai. Sur deux jours, la MC2 (qui, on le rappelle, héberge le CCN) sera ainsi le théâtre d’une émulation faite de « spectacles, ateliers géants, performances, chorégraphies de foule, concerts et dancefloor ». Mais encore ? Concrètement, chacun des deux jours sera lancé à 16h30 avec La Vague, chorégraphie de foule pensée en amont avec les différents participants qui le souhaitent (photo). S’enchaîneront ensuite différents propositions, gratuites (dans le hall et, sur réservation, le

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Rachid Ouramdane : « Construire une œuvre ensemble »

Le Grand Rassemblement à la MC2 | Mardi 20 et mercredi 21 décembre, le Centre chorégraphique national de Grenoble et la MC2 organisent la première édition du "Grand Rassemblement". Un évènement participatif qui invitera le public à prendre part à des ateliers et des chorégraphies de foule. Mais encore ?

Sandy Plas | Mardi 29 novembre 2016

Rachid Ouramdane : « Construire une œuvre ensemble »

Le projet de "grands rassemblements" a germé il y a quelques temps dans l’esprit de Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois, codirecteurs du Centre chorégraphique de Grenoble (CCN2) depuis cette année : créer un évènement où le public dépassera sa condition de spectateur pour se plonger au cœur de la pratique artistique. « Nous sommes de plus en plus convaincus que le public s’inscrit dans une nouvelle manière de pratiquer l’art, en étant spectateur mais pas seulement » nous explique Rachid Ouramdane, à la tête de cette première édition du Grand Rassemblement (il y en aura une deuxième fin mai pour cette saison). « On est aujourd’hui dans une recherche de temps partagés avec le public. » Concrétement, pendant deux jours, tous les espaces du CCN2 et de la MC2 (les deux structures sont dans les mêmes locaux) seront ainsi mis à contribution pour accueillir différents ateliers. Gratuits et accessibles à tous, ces derniers, conçus pour la plupart autour de l’art du geste, seront notamment anim

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Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

CONNAITRE | Ce dimanche 3 juillet aura lieu le premier des quatres barbecues de la Bobine. Rendez-vous au parc Paul-Mistral, sous le soleil si possible.

Aurélien Martinez | Mardi 28 juin 2016

Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

[Mise à jour : à cause d'un problème de santé, DJ Mitch ne sera pas présent. Il est remplacé par Hugo Douster (King Doudou)] Cet été, la Bobine va organiser sur sa grande terrasse en plein parc Paul-Mistral (il n’y a pas beaucoup de spots aussi agréables à Grenoble), quatre grands barbecues (enfin, "Bob’Ecues") prévus sur la journée du dimanche – les 3 et 24 juillet, le 28 août et le 11 septembre. Au programme ? « DJ mix en extérieur, transats, grillades, terrasse, pétanque et farniente. » Le premier, organisé par le label grenoblois Fullfridge Music, sera consacré au vaste champ des musiques africaines et afro-caribéennes, des plus vintages aux plus contemporaines. Invités spécialement pour l’occasion, deux "selectors" de premier plan : le Genevois DJ Mitch, aux platines depuis plus de quinze ans pour défendre les musiques de danse créoles et caribéennes des années 1920 aux années 1970, et l’Annécienne Mambo Chick de Palmwine Records, passionnée de disques rares qui n’hésite pas à s’aventurer aux quatre coins du monde pour compléter sa collection de vinyles. Mais on croisera également d’autres DJs pendant la journée comme l

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"Faites le mur" : le festival de street art envahit le Club

ECRANS | Le film du street artist Banksy sorti en 2010 est reprogrammé ce jeudi pour une séance spéciale présentée par Jérôme Catz, boss du Grenoble Street Art Fest.

Vincent Raymond | Lundi 20 juin 2016

Faites le mur ! n’a rien d’un documentaire convenu – mais venant de Banksy, éminent spécialiste du détournement des signes, codes, symboles et images à travers l’art urbain, on n’en espérait pas moins. Maniant la critique acerbe et le sarcasme caustique à travers ses pochoirs ou interventions (voir sa récente parodie macabre de parc d’attraction, le glaçant Dismaland), l’activiste masqué s’intéresse ici à la trajectoire d’un fan du street art, Thierry Guetta, vidéaste compulsif accroché aux basques des bombeurs, qu’il convainc de se lancer à son tour dans la création artistique. Devenu Mr. Brainwash, le pataud Guetta rencontre un succès insensé : le milieu branchouille étasunien s’emballe pour ses réalisations quelconques, à la naïveté touchante. Chance du débutant, ou absence totale de sens critique, de goût de ce public qui doit sa légitimité à l’épaisseur de son portefeuille ? Banksy tourne cette ascension comme une farce, ridiculisant les emportements d’un “marché” sans aucune prise avec le réel, et les Tri

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Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Festival | Complexe dans sa définition comme dans sa forme, le street art tend aujourd’hui à se démocratiser tout en étant sujet aux polémiques. À l’occasion du Grenoble Street Art Fest organisé dès le 8 juin par le centre d'art Spacejunk, nous avons laissé de côté ces considérations sémantiques pour sillonner le quartier Championnet afin de découvrir les témoignages urbains de cet art passionnant.

Charline Corubolo | Jeudi 2 juin 2016

Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Si Grenoble est avant tout considérée comme un pôle technologique, elle pourrait également revêtir le sigle de ville street art tant son béton s’efface derrière les marques de cet art urbain couvrant avec humour ou poésie la couleur grisâtre des pavés. Un ADN citadin en perpétuel mouvement, apparu il y a plus de 40 ans à New York avec de "simples" signatures posées de manière vandale sur les wagons des trains. Le tag reflète alors un état d’esprit particulier et ouvre la voie au street art dont l’histoire s’agrémente de nombreuses mutations stylistiques mais aussi discursives. Au début des années 1980, cet art illégal, performatif et éphémère traverse l’océan Atlantique et pose ses bombes en Europe. Les villes se transforment alors en véritable terrain de jeux pour les graffeurs. Malgré les contraintes de réalisation, le graffiti se complexifie et derrière cet acte revendicateur apparaît un besoin d’afficher au nez et à la barbe de chacun une histoire, une esthétique et souvent un message dénonciateur. Une démonstration qui passe par le graff, le pochoir, la sculpture ou même le collage. Une technique déjà apprivoisée dès la fin des années 1960 par Ernest Pignon-Ernest

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Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

ARTS | La deuxième édition du festival initié par le centre d'art Spacejunk aura lieu du mercredi 8 au dimanche 26 juin. On en détaille ici les grandes lignes.

Aurélien Martinez | Mardi 31 mai 2016

Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

C’est reparti pour le Grenoble Street Art Fest que Jérôme Catz du centre d’art Spacejunk veut toujours plus grand. Cette deuxième édition a ainsi été rallongée en durée (on est maintenant sur presque trois semaines) et va sortir du quartier Championnet qui l’a vu naître l’an passé – « la fresque de la Villeneuve sera la plus emblématique de cette édition [...] ; on participe au désenclavement des quartiers dit prioritaires ». Un véritable « bon en avant » possible notamment grâce à la Ville de Grenoble qui a considérablement augmenté sa subvention (de 9 000 à 25 000 euros) et joue le jeu de la rue en facilitant le travail des artistes. Une contribution qui n'est pourtant qu’une part du budget total du festival, estimé par Jérôme Catz à quelque 200 000 euros ; budget bouclé grâce au mécénat et aux collaborations mises en place avec divers acteurs privés (échange, prêt…). Sinon, concrètement, pendant ces 18 jours, on pourra voir 45 artistes travailler à l’air libre sur notamment 6 fresques monumentales ou les rencontrer ici et là : lors de conférences, de débats, autour des expos prévues – à SpaceJunk, à l’Ancien musée de peinture… Un lieu éph

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Que la fête (des Tuiles) recommence

CONNAITRE | Deuxième édition ce samedi 4 juin pour la fameuse fête révolutionnaire mais surtout populaire voulue par le maire de Grenoble Éric Piolle.

Aurélien Martinez | Mardi 31 mai 2016

Que la fête (des Tuiles) recommence

Après « la très belle réussite » de la première édition (dixit le dossier de presse) qui a réuni quelque 80 000 participants (ça, c’est toujours le dossier de presse qui le dit), la fameuse Fête des Tuiles chère au cœur d’Éric Piolle (dixit nous) est de retour, toujours guidée par l’envie de proposer un grand événement populaire pour tous façon Lille et Dunkerque – quitte à ce que ça ressemble, comme l’an passé, plus à une immense kermesse qu’autre chose (ça, on vous laisse deviner de qui c’est). Une nouvelle fois, le grand barnum prendra donc place le temps d’une journée (le samedi 4 juin) sur les cours Jean Jaurès et Libération, piétonnisés pour l’occasion. Avec, au programme, de nombreuses animations (vide-greniers, jeux, spectacles, concerts, soirée dansante…) et, surtout, un grand défilé de onze cortèges et douze chars qui partira à 17h15 du croisement Jaurès Berriat pour descendre jusqu’aux Alliés. De quoi se dégourdir les pattes, ce qui tombe plutôt bien, le thème de cette année étant la marche. Fête des Tuiles À Grenoble (cours Jean Jaurès et Libération), samedi 4 juin de 6h à 0h30

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Microsaloon : la micro-édition prend la rue

CONNAITRE | Dédié aux "objets-papiers" de toutes formes (fanzines, livres, posters, collages…) fabriqués et édités de manière artisanale par des artistes indépendants, le Microsaloon de la petite édition revient ce samedi dans deux rues grenobloises pour une nouvelle… édition. On a rencontré les organisateurs.

Damien Grimbert | Mardi 24 mai 2016

Microsaloon : la micro-édition prend la rue

Pratique artistique peu médiatisée et encore souvent confinée à l’underground, la micro-édition ne cesse pour autant de gagner en influence (et en affluence) avec les années. « À l’origine, il y a ce besoin, ou cette volonté, de créer un objet imprimé par soi-même, avec des moyens très limités » expliquent Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza, à l’origine de la manifestation. « Pendant longtemps, ce sont les systèmes de production qui ont influé directement sur l’objet : il y a eu une explosion dans les années 1980 avec l’apparition de la photocopieuse, qui s’est ajoutée à la pratique de la sérigraphie depuis les années 1960 et 1970, et à la ronéotypie encore avant. Tout ça s’est un peu atténué à la fin des années 1990, mais là, il y a vraiment une résurgence depuis quelque temps. » Rançon de la gloire, le champ de la micro-édition, déjà pas évident à circonscrire, s’est encore complexifié. « Avant, les créateurs de fanzines ou d’affiches démarraient avec des contraintes fortes, tout en aspirant au savoir-faire du graphisme ; il y avait une volonté de tirer les choses vers le haut. Maintenant, c’est un peu l’inverse, certains éditeurs ou graphiste

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Magic Vald

MUSIQUES | Le festival Magic Bus revient à l’Esplanade de Grenoble vendredi 20 et samedi 21 mai. Avec notamment Vald, rappeur qui préfère « qu’on le prenne pour un taré que pour un génie ».

Aurélien Martinez | Mardi 17 mai 2016

Magic Vald

« Vald est mégasaoulé par les phoners, il oublie une fois sur deux d’appeler les gens. » Dommage monsieur d’Universal avec qui on parlait par mail, car on aurait beaucoup aimé interviewer celui qui injecte une bonne dose d'absurdité dans le rap game comme on l’écrivait en novembre lors de son premier concert grenoblois – à guichets fermés en plus. On se contentera à défaut de réécouter en boucle ses morceaux volontairement trashs (« Elle aimerait bien s’faire violer, enfin pas vraiment violer / Elle aimerait que j’la violente, que j’la casse sans demander​ » sur le conte moderne Selfie) ou parfaitement incongrus (« Il a pas dit bonjour, du coup il s'est fait niquer sa mère » sur Bonjour). Et de relire les interviews accordées à nos confrères – « Je préfère qu’on me prenne pour un taré que pour un génie » comme il le déclarait aux Inr

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Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

ACTUS | Fresque offerte aux yeux des passants, l’œuvre d'Ernest Pignon-Ernest réalisée sur un des murs de la Bourse du travail à la Villeneuve (Grenoble) se délite année après année. Afin de sauvegarder cette pièce d'importance, le centre d'art lance une opération de financement participatif pour la rénover.

Charline Corubolo | Mardi 10 mai 2016

Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

Si Spacejunk fait appel à vous, ce n'est pas pour vous enrôler dans son équipe, mais pour vous faire participer à un projet plus important. Défenseur acharné de l'art urbain, le centre d'art grenoblois s'attaque aujourd'hui à un chantier de grande ampleur : la réfection de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest située près de Grand'Place, dans le quartier de la Villeneuve. Considéré comme l'un des pères fondateurs du street art, l'artiste a réalisé cette œuvre en 1979 sur l'un des murs de la Bourse du travail. C'est à la suite d'échanges sur place avec des travailleurs et des habitants que le peintre se lance dans cette composition de 5 mètres de haut pour 14 de long traitant des dangers et des bienfaits du travail, en mêlant peinture et affiches syndicalistes. Presque 40 ans plus tard, l'intégrité de la pièce est en péril, l’enduit servant de support s’effritant. Spacejunk a donc ouvert une campagne de financement participatif, qui se clôture le 25 mai prochain, afin de financer la rénovation. Et à ceux qui ne voient pa

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Grenoble mise sur son festival de street art

ACTUS | Après une première édition d’une dizaine de jours en 2015, le Grenoble street art festival va revenir en juin 2016 pour trois semaines. Et avec un soutien encore plus appuyé de la Ville de Grenoble (+64% de subventions). On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 29 mars 2016

Grenoble mise sur son festival de street art

Pour son Grenoble street art festival lancé l’an passé, Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk à l’origine du projet, voit les choses en grand ; en très grand même. « L’idée est vraiment de commencer à l’implanter et d’en faire quelque chose de solide à l’échelle européenne. On veut constituer un patrimoine pérenne pour que les gens se disent : "et si on allait visiter Grenoble non pas parce qu’on est aux pieds des montagnes mais parce qu’il y a des belles œuvres". D’ici la troisième édition, on peut imaginer arriver à un patrimoine d’une quinzaine de murs monumentaux : on pourra venir à Grenoble juste pour voir ça ! » D’où une deuxième édition rallongée (on passe de douze à dix-neuf jours) et qui sortira de l’hypercentre pour aller, par exemple, à la Villeneuve. « On veut faire une version 2 qui soit, par rapport à la version 1, de l’ordre de x5 ou x6. » 25 000 euros de la Ville Une ambition qui cadre parfaitement avec les attentes de la municipalité, qui ne se prive d’ail

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Festival : zoom sur la prog de Magic Bus

MUSIQUES | Rendez-vous vendredi 20 et samedi 21 mai à l'Esplanade de Grenoble.

Aurélien Martinez | Mardi 15 mars 2016

Festival : zoom sur la prog de Magic Bus

La quinzième édition du festival reste dans la lignée des précédentes, centrée sur la musique éclectique mais toujours pêchue avec, par exemple, la drum & bass d’Asian Dub Foundation, la chanson rock des Babylon Circus ou encore la cumbia de Chico Trujillo. De notre côté, on s’enthousiasme plutôt pour la soirée du samedi qui réunira notamment le Scratch Bandits Crew et le rappeur mordant Vald qui ferait passer Orelsan pour un enfant de chœur.

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Un Grenoble Street Art Festival loin de la rue

ARTS | Depuis mercredi 10 juin, le Grenoble Street Art Festival a envahi la ville entre fresques murales, expositions et animations diverses. Une manifestation qui se veut avant tout « pédagogique », avec une portée artistique dont la réussite se trouve surtout dans les murs de Spacejunk. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Vendredi 12 juin 2015

Un Grenoble Street Art Festival loin de la rue

Avant même de débuter, la première édition du Grenoble Street Art Festival, organisée par le centre d'art Spacejunk, faisait polémique. Diverses considérations politiques, notamment concernant l'annulation de plusieurs festivals et l’accord d’une subvention à celui-ci par la Ville de Grenoble, étaient au cœur du débat. De notre côté, on attendait surtout de découvrir l'aspect artistique de la manifestation. On a d’abord assisté à l'envahissement progressif (et toujours en cours) de l’espace urbain, notamment du quartier Championnet et du Chorus, espace éphémère le temps du festival, par des fresques murales, dévoilant aux yeux de tous la complexité de cet art et l'impressionnante technique dont font preuve les artistes. Puis il y eut les vernissages des trois expositions phares de l'événement : celle de l'Ancien musée de peinture, celle de la Nunc ! Gallery et celle du centre d’art Spacejunk. Un rendu fidèle à la

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Un street art festival « à vocation pédagogique »

ARTS | Première édition pour le Grenoble street art festival, piloté par Jérôme Catz, boss du centre d’art Spacejunk. On l’a rencontré pour en savoir plus, avant d’aller voir sur place ce que ça donne. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Un street art festival « à vocation pédagogique »

Pourquoi un tel festival ? Jérôme Catz : Parce que c’est important et que ça répond à l’air du temps. Aujourd’hui, on voit du street art de partout, on est bombardés par ça… À Grenoble par exemple, il n’y a pas un rideau de fer qui n’ait pas été tagué. On veut donc essayer de mettre des mots là-dessus, de proposer des temps où les gens vont pouvoir comprendre ce qu’est le street art en matière de mouvement artistique et d’histoire. La vocation du festival est vraiment pédagogique. Avec l’idée de mettre en avant une forme d’art pas encore légitimée comme elle le devrait ? Bien sûr. C’est ce que je défends depuis douze ans avec Spacejunk. Le street art, quand il est né, ne s’appelait pas street art ; il n’y avait pas de nom pour définir ce truc-là. Mais quand Ernest Pignon-Ernest faisait ses premières œuvres en 1966, il faisait déjà du street art ; quand les premiers graffeurs ont retourné la ville de New York, ils en faisaient aussi ! C’est un mouvement qui a donc 50 ans d’histoire et qui s’enrichit toujours, exactement comme l’art contemporain. Il a plein de sous-rubriques, là aussi comme dans l’art

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