Philippe Caubère : le bal de l'acteur

Théâtre | Rendez-vous samedi 28 et dimanche 29 août au Pot au noir pour découvrir un immense comédien interpréter les fameuses "Lettres de mon moulin" d'Alphonse Daudet.

Aurélien Martinez | Mardi 24 août 2021

Photo : Michèle Laurent


« Jouer Les Lettres de mon moulin comme si c'était moi qui les avait pensées, imaginées, écrites. » Ainsi l'immense comédien Philippe Caubère, qui fut l'une des figures du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine dans les années 1970, présente-t-il son ambitieuse série de spectacles sur les textes de l'écrivain français du XIXe siècle Alphonse Daudet. Il viendra au Pot au noir dévoiler en avant-première le troisième volet « composé de Lettres peut-être moins connues, comme les histoires corses ou celle de l'humoriste Bixiou, mais d'autres très connues au contraire comme celles des Vieux ou des Étoiles – qui donne son titre à la soirée » (extrait de la note d'intention).

N'ayant pas pu voir ce travail en amont (dans lequel il incarne aussi bien le narrateur que les différents personnages), nous ne pourrons vous en dire plus. Mais l'on peut par contre affirmer que, qu'importe le matériel textuel qu'il ait entre les mains (le sien notamment, Caubère adorant écrire sur lui et nous l'écouter parler de lui), il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie cet acteur sur les planches. Il est littéralement habité, magnétique, régnant sur la scène de sa seule présence. Un acteur romanesque en somme.

Les Étoiles
Au Pot au noir (Saint-Paul-lès-Monestier), samedi 28 à 19h30 et dimanche 29 août à 17h


Les Étoiles

D'après Alphonse Daudet, par Philippe Caubère.
Pot au Noir Domaine de Rivoiranche Saint-Paul-lès-Monestier
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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"Sous les étoiles de Paris" : un enfant à la mère

ECRANS | ★★☆☆☆ De Claus Drexel (Fr., 1h30) avec Catherine Frot, Mahamadou Yaffa, Jean-Henri Compère…

Vincent Raymond | Mercredi 28 octobre 2020

Clocharde vivant recluse dans le silence d’un local sous un pont de Paris, Christine (Catherine Frot) voit surgir le petit Suli (Mahamadou Yaffa), un migrant africain dont la mère a été arrêtée pour se faire expulser. D’abord revêche avec l’enfant, Christine le prend sous son aile mitée et tente l’impossible : retrouver la mère… Le réalisateur Claus Drexel l’affirme d’emblée : Sous les étoiles de Paris est un conte. Silhouette hors d’âge et claudiquante, Catherine Frot fait en effet figure de Carabosse des égouts attendant d’être délivrée d'un mauvais sort par le petit chevalier Suli au terme de leur déambulation-apprivoisement initiatique. S'il révèle les invisibles au sein de la foule solitaire, ce film démarrant comme un diesel trouve quelques moments de grâce dans le lien entre les deux personnages, et quelques images choc : l’évocation d’une “cour des miracles“ peuplée de drogués sous un parking ou les terribles (et bien réels) plans sur les bidonvilles de migrants de l’autre côté du périph’. Sur un registre plus anecdotique, il s’agit sans doute de l’un des rares (le seul ?) films où les

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Martin de Kerimel | Jeudi 5 mars 2020

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Encore un gros mois à attendre avant de découvrir Sous les étoiles de Paris au cinéma ! Pour calmer son impatience, il est possible d’assister à une avant-première au Club, un bon mois avant la date de sortie officielle. Bonne nouvelle supplémentaire : la présence du réalisateur Claus Drexel, accompagné par sa comédienne, la géniale Catherine Frot. Sous les étoiles de Paris Au Club lundi 9 mars, à 20h15

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Avec "Une saison dans les étoiles", les sciences de l’univers sont à l'honneur

CONNAITRE | Mardi 18 septembre sera lancé, sous la houlette de Grenoble-Alpes Métropole, le programme "Une saison dans les étoiles" qui propose à tous, passionnés comme néophytes, d’explorer ces fameuses sciences de l’univers. Audrey Korczyńska, qui s’en charge à la Casemate, nous en dit plus.

Alice Colmart | Lundi 10 septembre 2018

Avec

Des expositions, des projections, des ateliers ou encore des animations sur le sujet ô combien mystique des sciences de l’univers : c’est ce que prévoit pendant un an l’événement "Une saison dans les étoiles". « L’idée est venue dans la perspective du Centre de sciences métropolitain construit à l’horizon 2022 sur la commune de Pont-de-Claix. On voulait créer un événement autour des sciences de l’univers, les sciences les plus vieilles au monde, un sujet universel en somme. Depuis la nuit des temps, on s’est toujours demandé ce qui se passait là-haut et ce qu’étaient les étoiles ! » explique Audrey Korczyńska, chargée du projet à la Casemate, le centre de culture scientifique de Grenoble. Embarquement prévu le mardi 18 septembre avec une soirée de lancement à la Belle électrique, lors de laquelle sera diffusé le documentaire Thomas Pesquet, l'étoffe d'un héros. « C’est une belle entrée en matière. Il raconte l’histoire du dixième et plus jeune astronaute français sélectionné pour une mission de 180 jours dans la Station spatiale internationale. » Une fusée en puzzle Autre temps fort

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Philippe Caubère : « André Benedetto est l’un des plus grands artistes de théâtre français ! »

Théâtre | Comédien marquant de l’aventure du Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine dans les années 1970, Philippe Caubère vogue depuis en solo. Après avoir notamment livré une importante œuvre autobiographique sur scène, il revient avec un spectacle sur André Benedetto, figure importante du théâtre militant de la deuxième moitié du XXe siècle. L’occasion de le rencontrer pour parler théâtre, et notamment celui d’aujourd’hui, dans lequel il ne se reconnaît plus.

Aurélien Martinez | Samedi 6 octobre 2012

Philippe Caubère : « André Benedetto est l’un des plus grands artistes de théâtre français ! »

Pourquoi avoir choisi de consacrer un spectacle à André Benedetto ? Philippe Caubère : Je voulais monter Benedetto parce qu’il est mort il y a trois ans : faire vivre les morts est l’une des missions du théâtre. D’autant plus que Benedetto fait partie de ma vie, depuis que je suis jeune homme. Il a été un maître pour moi, avant Ariane Mnouchkine. C’est quelqu’un qui disait sur le théâtre des choses que pratiquement plus personne ne dit à l’heure actuelle, et qui me paraissent pourtant essentielles, fondamentales. Des choses qu’affirmaient Jean Vilar, Louis Jouvet, ou plus récemment Ariane Mnouchkine. Car Benedetto avait une vision du théâtre très politique... Mais le théâtre est politique ! Le théâtre grec l’est, la commedia dell'arte l’est... Ça a avoir avec les affaires de la cité. Le théâtre est la représentation de la société, d’une façon ou d’une autre. Pourtant, le théâtre actuel est de moins en moins politique, et de plus en plus théâtre théâtral, tourné sur lui-même, centré sur des questions esthétiques, de mise en scène, de distribution... Aujourd’hui, quand on dit théâtre politiq

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