Un nouvel atelier vélo qui espère réveiller les Eaux-Claires

Biclou | Xavier Bray, chanteur du groupe Beau Sexe, vient d'ouvrir son atelier de réparation de vélo dans le quartier des Eaux-Claires, La Roue Libre.

Hugo Verit | Mardi 7 septembre 2021

Photo : Hugo Verit


À Grenoble, on connaissait essentiellement Xavier Bray pour ses activités de musicien, moins comme réparateur de vélos. Pourtant, c'est bien le chanteur du groupe Beau Sexe qui vient d'ouvrir La Roue Libre, le premier atelier du genre dans le quartier des Eaux-Claires.

Le fruit d'un parcours de vie sinueux : « Après 20 ans de tournée avec des formations comme Virago, Eiffel ou Mama Rosin, j'ai souhaité me poser un peu et je suis devenu professeur de musique en collège. Mais je ne m'y suis pas vraiment retrouvé. J'avais envie d'être mon propre patron, d'être tranquille et, comme je bricolais déjà pas mal de vélos depuis quelques années, j'ai décidé de me lancer », raconte-t-il.

Après seulement une semaine d'ouverture, l'atelier ne désemplit pas, les cyclistes se succèdent devant l'échoppe. « J'ai l'impression de combler un manque dans ce quartier qui a tout pour être un endroit sympa de Grenoble mais qui, bizarrement, ne bouge pas beaucoup. J'aimerais en profiter pour organiser des événements, des concerts, histoire de le réveiller un peu. » Spécialisé dans la réparation de vélos de ville, Xavier Bray œuvre pour le moment dans un petit garage de 18 mètres carrés mais devrait s'installer dans un local plus grand dès le mois de janvier, toujours dans cette rue des Eaux-Claires qui lui tient tant à cœur.

La Roue Libre 10, rue des Eaux-Claires à Grenoble

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L’artisanat haut la main avec l'Atelier Forma

GUIDE URBAIN | Zoom sur un nouveau concept store grenoblois.

Hugo Verit | Mardi 24 août 2021

L’artisanat haut la main avec l'Atelier Forma

Ce n’est pas un hasard si Lisa, Coline et Emma, fondatrices de l’Atelier Forma, se sont installées en plein cœur du quartier des antiquaires de Grenoble. Dans cette boutique cossue et lumineuse, on trouve en effet des pièces uniques de créateurs français, conçues à la main (tasses, vases, cadres, savon, textiles...) mais pas seulement. Ce concept store hybride renferme également un atelier de céramique, une cuisine ouverte (petite restauration végétarienne à prix raisonnable le midi) et un salon de thé afin de réunir en un même lieu les passions de chacune des trois jeunes femmes. Car ce projet est d’abord le fruit d’une amitié : « On s’est rencontrées à Ikea où l’on travaillait toutes les trois à l’époque sans vraiment trouver beaucoup de sens à ce que l’on faisait. À travers cette expérience professionnelle, on a commencé à se questionner sur la surconsommation et la surproduction et on s’est rendu compte qu’on avait des envies en commun. Notamment celle de mettre en avant le travail de la main et l’idée que l’on peut fabriquer les choses soi-même », raconte Lisa. Dès le mois de septembre, l’équipe de l’Atelier Forma poussera cett

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Art sylvestre

ARTS | À l’occasion de l’événement L’Appel de la forêt porté par le département de l’Isère (et dont nous reparlerons certainement à la rentrée), le Domaine de Vizille (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 13 juillet 2021

Art sylvestre

À l’occasion de l’événement L’Appel de la forêt porté par le département de l’Isère (et dont nous reparlerons certainement à la rentrée), le Domaine de Vizille accueille trois installations qui font résonner harmonieusement concept et matériau puisque, proposant différentes réflexions sur notre rapport aux arbres, elles sont faites de leur bois. À proximité du canal qui traverse le parc, l’ingénieur et architecte Olivier Delarozière imagine un cénotaphe en hommage à Nicolas Fourneau, auteur du premier traité de charpente moderne. Pénétrable, cette hypnotique structure autoportante ravira les fans de Kapla et vient naturellement s’implanter dans le site, évoquant la tradition des fabriques qui agrémentaient les parcs du XVIIIe siècle. Plus loin, le collectif Les Nouveaux Voisins nous invite à contempler le majestueux ramage d’un chêne grâce à un élégant dispositif en demi-lune qui enserre délicatement son tronc, rappelant la nécessité depuis toujours ressentie par les Hommes de faire communauté à proximité d’un élément naturel singulier. Enfin, intitulée Le Bois dormant, l’installation conçue par Atelier Byme joue d’un retournement amusant,

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Une expo qui en a sous la pédale

ARTS | Événement. Riche de mille trésors, l’exposition "Un amour de vélo" du Musée dauphinois témoigne des cultures propres à l’univers du vélo mais également de l’histoire particulière que le territoire entretient avec la bicyclette. Amusant et passionnant !

Benjamin Bardinet | Mercredi 9 juin 2021

Une expo qui en a sous la pédale

On a tous idée que l’Isère est une sorte d’immense terrain de jeu pour les cyclosportifs en tous genres – du vététiste amateur de sensations fortes au coureur du dimanche dévalant les routes des cols. Ce dont on a moins conscience, c’est à quel point ce territoire est aussi celui de nombreux artisans ingénieux et de bricoleurs astucieux. De la bicyclette pliante imaginée en 1892 par un industriel de Domène à l’étonnant Chopper de Jacques en passant par l’élégante randonneuse conçue par les Cycles Cattin, l’exposition du Musée dauphinois, sans chauvinisme aucun, rend compte de nombre de réalisations iséroises remarquables, mais également de certains épisodes mémorables de l’histoire du vélo sur ce territoire. On retiendra tout particulièrement l’inauguration d’une piste cyclable par Hubert Dubedout en 1977, faisant de Grenoble une ville pilote en la matière, ou encore la première coupe du monde officieuse de VTT (à Villard-de-Lans en 1987) dont la tenue fluo de l’un des vainqueurs, Jacques Devi, fait encore un peu mal aux yeux. Ceci d’autant plus qu’elle est présentée à proximité du vélo patiné de Franco Nicotera, cyclo-aventurier grenoblois

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10 km : c'est court mais c'est bon

ESCAPADES | Contraints dans nos sorties par ce rayon de 10 km, il nous faut faire preuve d'imagination pour varier les plaisirs de balade. Explorations urbaines à vélo, randonnées pédestres originales, balades à VTT, flânerie artistique dans les parcs... Avec un peu de créativité, il y a finalement du potentiel pour y trouver son compte sans se lasser.

Jérémy Tronc | Vendredi 30 avril 2021

10 km : c'est court mais c'est bon

La cascade de Saint-Martin-d’Hères Cette chute d’eau belle et spectaculaire s’écoule à quelques pas de Saint-Martin-d’Hères village. Le chemin qui la longe est une voie d’accès originale vers la colline du Murier, qui permet de se passer de voiture. Rejoignez la place de la Liberté à Saint-Martin, en bus (ligne 12 ou C7) ou à vélo. Des arceaux proches de l’église permettent d’accrocher son biclou de manière sécurisée. De la place, traversez la rue en direction de la colline et pénétrez dans la rue en légère montée. Dans le premier virage à droite, le chemin démarre au lieu-dit Chaberte (indiqué sur un poteau en bois) à gauche d’un haut mur en pierre. La cascade est vite visible. Franchissez le pont et continuez de grimper jusqu’à la route goudronnée que vous suivez jusqu’aux Collodes. De là, les options sont nombreuses : poursuivre sur la route jusqu’au Murier et son parc ouvert au public le week-end (table de pique-nique, jeux pour enfants), ou bifurquer vers le sud à la première intersection, direction Le Bigot puis Romage, ou Poisat pour une balade plus courte. Infos pratiques : 6, 3 km / D+ 300 m

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Un autre regard sur l’agglo grenobloise

Patrimoine | Les membres de Patrimoine et Développement se sont donné rendez-vous pour une rencontre samedi 11 janvier. L’occasion de (re)découvrir la commanderie d’Échirolles et de faire plus ample connaissance avec l’association.

Martin de Kerimel | Mardi 7 janvier 2020

Un autre regard sur l’agglo grenobloise

Ils n’ont pas attendu Stéphane Bern pour s’intéresser aux vieilles pierres : l’animateur était encore un bébé quand, en 1965, l’association Patrimoine et Développement du Grand Grenoble a vu le jour. Elle était connue sous un autre nom : celui de Comité de sauvegarde du Vieux Grenoble. Son objectif : sauver de la destruction les vieux remparts de la cité, dont une partie subsiste aujourd’hui. Depuis, l’idée qui fédère les membres associés reste la même : mettre en lumière le patrimoine bâti, lorsqu’il est méconnu et/ou menacé. À Grenoble et au-delà Le 11 janvier, avant la traditionnelle galette des Rois, Patrimoine et Développement débute son année 2020 avec une conférence sur la chapelle de l’ordre des Templiers, à la commanderie d’Échirolles. Un programme conçu avec Marc Mingat-Lerme, historien et chercheur indépendant, afin de sensibiliser le plus grand nombre aux conditions de préservation de cet édifice médiéval. « Nos conférences poursuivent toujours un but éducatif de partage de la connaissance, rappelle Philippe Boué, président de l’association. En général, elles concernent des bâtiments de Grenoble intra muros, mais, cette fois, nous i

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La pellicule sous toutes ses formes avec le festival La Buissonnière

Cinema | Première édition pour le festival "La Buissonnière", qui, du jeudi 28 au samedi 30 novembre, mettra en avant une éclectique sélection de films réalisés au sein de laboratoires argentiques indépendants. Au 102 et sur le campus de l'UGA, une proposition passionnante, loin, très loin de la standardisation à marche forcée auquel le format numérique nous a habitués.

Damien Grimbert | Mercredi 27 novembre 2019

La pellicule sous toutes ses formes avec le festival La Buissonnière

Un peu de contexte pour commencer, comme le propose Colas Gorce, l’un des (nombreux) organisateurs du festival : « Dans les années 90, l’industrie du cinéma est passée massivement au format numérique et s’est débarrassée de toutes sortes d’outils liés au format pellicule. Pour beaucoup de personnes qui travaillaient déjà sur ce format, s’est créée une sorte d’effet d’aubaine, avec la possibilité de récupérer tous ces ustensiles désormais relégués au rang de déchets par l’industrie. Cela a donné naissance à de nombreux laboratoires indépendants, souvent sous une forme associative, comme c’est le cas du laboratoire MTK à Grenoble, qui se sont ensuite mis en réseau pour créer du cinéma expérimental ». Le décalage entre cette approche très artisanale, voire ludique, du cinéma et les fabuleuses possibilités créatives qu’elle ouvre, c’est ce qu’a souhaité mettre en avant l’équipe de La Buissonnière à travers ce festival. Sans négliger pour autant sa dimension très politique : « Parler de ces modes de production, complètement en dehors des circuits industriels, et basés en grande partie sur un imaginaire de récupération des "déchets" de l’industr

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"Les 12 Travelos d'Hercule" : « C’est vraiment parti comme une blague entre copains »

Spectacle | Et voici un spectacle qui fait plaisir à voir ! Soit des comédiens qui, le temps d’une soirée, deviennent des drag-queens et font du play-back sur des chansons très variées. Une aventure née à Grenoble il y a un an et demi qui commence à connaître un beau succès, et qui est surtout très drôle et parfaitement exécutée. Alors avant d’aller samedi 1er juin à la Bifurk admirer ces "12 Travelos d’Hercule", on a parlé du projet avec Colin Melquiond (alias, sur scène, Coco Mojito) et Quentin Gibelin (alias Miss Blueberry).

Aurélien Martinez | Mardi 28 mai 2019

« Le spectacle met le public dans un état de laisser-aller assez dingue. Il y a un côté : chacun peut être comme il a envie d’être, alors lâchons tout ! Au début, je ne comprenais pas pourquoi tout le monde gueulait autant, même pendant les chansons. Puis, au fil des représentations, j’ai compris. Et c’est plutôt agréable en fait ! » Depuis un an, un show né à Grenoble fait de plus en plus parler dans la région. Et galvanise littéralement le public comme nous l’avons constaté lors d’une représentation lyonnaise, et comme nous l’a confirmé le comédien grenoblois Colin Melquiond (dit Coco Mojito au plateau). Soit, sur scène en mode cabaret (avec bar ouvert pendant toute la représentation), des comédiens qui se transforment en drag-queens pour proposer une série de numéros en play-back sur différents morceaux tous interprétés par des femmes – Gloria Gaynor, Yma Sumac, Diam’s ou encore un improbable trio (dit "des secrétaires") composé de Dorothée, Jane Birkin et Karen Cheryl. Un choix de ne pas chanter en live à la base questionné par la troupe mais qu

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Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Événément | Cinquième édition ce samedi 25 mai pour le salon de microédition à ciel ouvert au succès sans cesse renouvelé, organisé à Grenoble dans les rues Lakanal et Aubert-Dubayet (quartier Championnet) par l’asso RbGp. L’occasion de faire le point avec ses deux fondateurs, Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza.

Damien Grimbert | Mardi 21 mai 2019

Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Ce n’est pas une mince affaire que de fédérer un public aussi large autour d’une pratique aussi confidentielle que celle de la microédition. C’est pourtant la gageure remportée depuis cinq ans par le Microsaloon, porté à bout de bras par Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza. Une manifestation aujourd’hui bien inscrite dans le paysage, comme l’explique le duo. « Ça reste un événement singulier, mais le fait que ça se passe dehors, dans la rue, en accès libre et gratuit, permet de limiter le risque d’entre-soi. Le public est très passant, très familial, et ça crée un brassage, des discussions, qu’on ne pourrait pas avoir dans un lieu fermé : beaucoup tombent dedans à la sortie du marché des créateurs, on les voit arriver, et 1h30 plus tard, ils sont encore là. C’est là qu’on se dit que c’est gagné. » Un succès que l'on doit aussi à la programmation. « Il y a du renouveau dans les exposants, on accueille des gens de Grenoble mais aussi de Lyon, de Turin, de Bordeaux, de Lille, de Paris, de Belgique… Certains reviennent d’année en année, d’autres viennent pour la première fois, il y a des jeunes de 20

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"Les 12 Travelos d'Hercule" seront à Grenoble le 1er juin !

Annonce | On en parlera beaucoup plus longuement dans un mois, lorsque le spectacle repassera à Grenoble (samedi 1er juin à la Bifurk) mais sachez déjà que Les 12 (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 19 avril 2019

On en parlera beaucoup plus longuement dans un mois, lorsque le spectacle repassera à Grenoble (samedi 1er juin à la Bifurk) mais sachez déjà que Les 12 Travelos d'Hercule est une réussite qui fait plaisir à voir ! Soit des comédiens qui, le temps d’une soirée, deviennent des drag-queens et font du playback sur des chansons très, mais alors très variées. Comme ça, ça semble facile, mais oh que ça ne l’est pas ! Alors prenez vite vos places, car vu le succès que rencontre cette aventure depuis ses premières dates grenobloises l’an passé, ça risque de très vite afficher complet.

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Rencontres de géopolitique critique : « La violence est généralement annoncée par le pouvoir »

Festival | La quatrième édition de ces Rencontres se déroulera dans l'agglo du lundi 4 au samedi 16 mars. On vous en dit plus.

Solène Permanne | Mardi 26 février 2019

Rencontres de géopolitique critique : « La violence est généralement annoncée par le pouvoir »

Théorisée dans les années 1970 par Johan Galtung (pionnier des études modernes sur la paix), la violence structurelle désigne la violence provoquée par les structures sociales ou institutions étatiques. Un concept qui sera le poumon des quatrièmes Rencontres de géopolitique critique organisées pendant douze jours dans divers lieux de l'agglo sur le thème de la (non)violence. « "Qui attribue la violence ? Qui est violent ?" sont des questions essentielles. La violence est généralement annoncée par le pouvoir. Identifiés comme sujets violents, les dominés n’ont pas toujours la capacité de parler des violences qu’eux-mêmes subissent » explique Karine Gatelier, co-fondatrice de l’association Modus Operandi à l’initiative de ces Rencontres. Des Rencontres qui ont été créées en 2016, avec le laboratoire de sciences sociales Pacte, comme un "off" du Festival de géopolitique de Grenoble piloté par l’école de management de Grenoble. « Nos événements sont souhaités les plus ouverts et participatifs possibles, avec une circulation de la parole » précise Karine Gatelier. Au programme (à retrouver en e

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Chap à Chap : l'échappée rurale

Festival | Après une édition 2017 loin de l’Isère, le festival Chap à Chap de l’association l’Atelier Perché revient du mercredi 6 au samedi 9 juin dans les rues (...)

Alice Colmart | Mardi 5 juin 2018

Chap à Chap : l'échappée rurale

Après une édition 2017 loin de l’Isère, le festival Chap à Chap de l’association l’Atelier Perché revient du mercredi 6 au samedi 9 juin dans les rues du Versoud (Grésivaudan) avec la proposition éCHAPpez-vous ! « Comme chaque année, l’ambition est de créer un événement qui investit les milieux ruraux » explique Alexandre Lamothe, chargé de la programmation pour l’Atelier Perché. Au programme : des animations gratuites, à prix libre ou à 6 euros, avec notamment les artistes burlesques de la compagnie Le BID (Brigade d'Improvisations Décalées), les ZinZins qui proposeront un concert pour les enfants, et même une scène ouverte menée par les habitants de la commune car « la programmation doit être le plus possible constituée avec les habitants ». Enfin, six spectacles sont prévus pour la journée de clôture avec notamment des concerts d’afro-funk. « Il y aura par exemple Supergombo, groupe venu de Lyon qui mélange plusieurs styles comme le jazz et la musique africaine. C’est très festif. » Allons donc battre la campagne !

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Microsaloon : quand la microédition tient salon en pleine rue

Événement | Organisé pour la quatrième année consécutive dans les rues Lakanal et Aubert-Dubayet par l’association RbGp, le Microsaloon, prévu ce samedi 26 mai, est désormais un événement bien établi… qui n’en reste pas moins parfois un peu mystérieux pour le néophyte. Explications.

Damien Grimbert | Jeudi 24 mai 2018

Microsaloon : quand la microédition tient salon en pleine rue

Véritable vivier artistique d’une créativité peu commune, l’univers de la microédition regroupe d’innombrables créations imprimées de façon indépendante et le plus souvent artisanale par le biais de multiples procédés comme la sérigraphie, la photocopie, la risographie, la ronéotypie… pour n’en citer qu’une poignée. Permettant d’expérimenter tant sur le fond (ce qu’on imprime) que sur la forme (la façon dont on imprime), elle offre ainsi une infinité de possibilités dont se sont emparés au fil des années une pléiade d’artistes et de (micro-)éditeurs adeptes de l’autoproduction. Émanation de la culture "Do It Yourself" qui permet de créer par ses propres moyens sans reposer sur le bon vouloir des réseaux de production établis, elle a de ce fait attiré en premier lieu dans son sillage des artistes oscillant le plus souvent dans les marges de la création artistique officielle et des cultures populaires. Une scène essentiellement "underground" donc, qui peut aujourd’hui, grâce à des initiatives telles que le Microsaloon, s’exposer au grand jour et à la découverte de publics non-initiés.

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Le vélo à l'honneur ce week-end avec le festival Velopolis

Événement | « Le Vélo sous toutes les cultures » : tel est le sous-titre de Velopolis, mini festival de deux jours prévu à l’anneau de vitesse du parc (...)

Aurélien Martinez | Mardi 15 mai 2018

Le vélo à l'honneur ce week-end avec le festival Velopolis

« Le Vélo sous toutes les cultures » : tel est le sous-titre de Velopolis, mini festival de deux jours prévu à l’anneau de vitesse du parc Paul-Mistral samedi 19 mai de 10h à 22h et dimanche 20 mai de 10h à 18h histoire de lancer en grande pompe l’événement métropolitain Faites du vélo – prévu, lui, jusqu’au 10 juin. Avec, au programme, des démonstrations (freestyle, trial…) qui devraient en mettre plein la vue ; des ateliers d’initiation (VTT, vélo urbain, draisienne…) pour, plus tard, en mettre plein la vue ; un espace game grandeur nature (un jeu de piste à faire à vélo) ; des animations, des projections de films en plein air… À noter que le festival sera aussi présent à la Caserne de Bonne le samedi de 14h à 19h avec un programme plus réduit. Plus d’infos sur ce temps fort gratuit sur www.velopolis.fr

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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Dispel on you : portes ouvertes à couper le souffle

Événement | Site industriel à l’abandon à Saint-Martin-le-Vinoux réinvesti au fil des ans par une poignée d’associations défricheuses aux affinités artistiques communes, Dispel ouvre brièvement ses portes ce samedi 28 avril pour dévoiler un aperçu de son (phénoménal) potentiel créatif.

Damien Grimbert | Mardi 24 avril 2018

Dispel on you : portes ouvertes à couper le souffle

Les apparences peuvent être trompeuses. A priori, comme ça, une journée "portes ouvertes" réunissant projections, installations et performances, ça ne tranche pas outre mesure avec le tout-venant. Mais les quelques centaines de curieux ayant eu la chance d’assister aux deux premières éditions en 2014 et 2016 peuvent en témoigner : avec Dispel on you, on est plus proche d’une gigantesque fête foraine artistique DIY hallucinée que d’une visite d’atelier un peu plan-plan. En 2016, dans le jardin, un massif portail bariolé à l’envergure démesurée donnait ainsi accès à une cour accueillant un bateau reconverti en bar, autour duquel se déhanchaient des danseurs sur fond de musique brésilienne. Et dans le véritable dédale de pièces et de couloirs de l’entrepôt adjacent, chaque salle offrait une nouvelle découverte : concerts, librairie alternative, mur de télés, dispositif cinétique, projections sur le plafond à regarder couché, performances épileptiques sur pellicule et bien d’autres créations... De l’autre côté du miroir Qu’on ne s’y trompe pas pour autant :

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"Atelier de conversation" : ceci est un documentaire optimiste

ECRANS | de Bernhard Braunstein (Aut.-Fr., 1h10) documentaire

Vincent Raymond | Lundi 5 février 2018

Pareille à un aquarium, une drôle de salle posée au milieu de la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou accueille chaque semaine des étrangers résidents en France pour une session de discussion dans la langue de Molière. Un sacré melting-pot – pardon : mélange. Bribes de séances, fragments d’échanges captés lors de ces ateliers, intervenants de tous les pays filmés en plan rapproché devant s’acquitter une seul règle (parler en français)… Le dispositif, des plus minimalistes, suffit à bâtir un film d’une incroyable richesse humaine en télescopant les unes contre les autres les destinées de celles et ceux qui s’expriment ici, dans le sanctuaire du groupe. Chacun·e vient lesté·e de son histoire – qui réfugié·e, qui étudiant·e, qui retraité·e – et participe à la construction d’un récit contemporain d’une authentique mixité. La volonté commune de maîtriser l’idiome du pays hôte est supérieure à toute considération, et les emportements naissants sont vite apaisés par les modératrices et modérateurs du lieu, garants de la stricte neutralité de l’enclave. Document sur des gens

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"L’Atelier" : un petit Laurent Cantet

ECRANS | de Laurent Cantet (Fr., 1h53) avec avec Marina Foïs, Matthieu Lucci, Warda Rammach…

Vincent Raymond | Lundi 9 octobre 2017

Autrice de polars, Olivia (Marina Foïs) anime un atelier d’écriture à La Ciotat durant les vacances pour des adolescents désœuvrés. Parmi eux, Antoine (Matthieu Lucci), replié sur lui-même et ses jeux vidéo violents, prompt à la provocation raciste et à deux doigts d’un passage à l’acte. Mais lequel ? Fiction documentarisante, cette chronique d’un été réalisée par Laurent Cantet (et comme à l’accoutumé co-écrite par son comparse Robin Campillo – le réalisateur de 120 battements par minute) tente de tisser au moins trois fils narratifs au moyen de ce fameux "atelier", catalyseur maïeutique et générateur dramatique du récit. Grâce à lui, on plonge ainsi dans le passé de la cité et de ses chantiers navals, désormais reconvertie dans le luxe (quel symbole !) ; on s’imprègne également du présent, déboussolé par un terrorisme attisant les tensions ; et l’on suit la relation ambigu du quasi "hikikomori" Antoine avec l’autrice – dont la résidence n’est qu’une parenthèse dans sa carriè

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Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Événement | Le Microsaloon, manifestation couteau suisse consacrée à la microédition, revient ce samedi 20 mai pour une troisième édition grenobloise. Temple à ciel ouvert de la sérigraphie, du fanzine et du "do it yourself" de l’édition, ce "saloon" prône un artisanat de qualité. Rencontre avec Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza qui l'organisent.

Charline Corubolo | Mardi 16 mai 2017

Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Samedi 20 mai aura lieu quartier Championnet à Grenoble la troisième édition du "saloon" de la microédition. Quelle est votre définition de la microédition ? Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza : Il s'agit de la fabrication d’objets papier, que ce soit l’écriture, le dessin, le graphisme…, par des passionnés, qu’ils soient éditeurs indépendants, artistes ou pratiquants amateurs. Des objets produits ​de façon autonome et bien souvent artisanale. En résumé : livres, fanzines, affiches, tracts, dépliants... Les techniques tournent autour de la main : photocopie, sérigraphie, collage... C’est donc une édition qui prend son temps, qui a peu d’argent et qui favorise l’expression libre et les expérimentations, dans une idée de partage et de transmission des savoirs et des moyens de production.​ Quel est le but de ce "saloon" ? Il a pour vocation de présenter un large panel des productions papier d’ici et de maintenant, de faire découvrir la ​formidable (sur)

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En attendant le Microsaloon...

Preview | En amont de la troisième édition du salon de la microédition de Grenoble (le désormais fameux Microsaloon, qui se déroulera samedi 20 mai rue Lakanal et (...)

Damien Grimbert | Mardi 2 mai 2017

En attendant le Microsaloon...

En amont de la troisième édition du salon de la microédition de Grenoble (le désormais fameux Microsaloon, qui se déroulera samedi 20 mai rue Lakanal et sur lequel on reviendra plus en détail le moment venu), la librairie Les Modernes, co-organisatrice de l’événement avec l’Atelier Octobre, propose une pléiade d’animations en relation tout le mois de mai. Outre une infra-librairie éphémère in situ, qui réunira les œuvres "Do It Yourself" d’une soixantaine de micro-éditeurs, on vous recommande aussi chaleureusement le vernissage d'Il Paraît, exposition des collages d’Audrey La Delfa (photo) le jeudi 4 mai à 19h, qui sera ponctué d’une lecture collage. Le mardi 9 mai à 18h, place à une rencontre-dégustation avec Antonin Iommi-Amunategui, auteur du Manifeste pour le vin naturel et du Manuel pour s'initier au vin naturel. Le jeudi 11 mai entre 12h et 14h, c’est l’École Supérieure d’Art de Grenoble qui prendra le relai avec une « cantine Fanzing » qui permettra de découvrir en avant-première un échantillon du Microsaloon. Enfin, retour aux Modernes le samedi 13 mai où le professeur Draw Draw viendra dévoiler son alléchant « m

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Le documentaire loin des clichés avec L’Excentrique Cinéma

Mini festival | Du mardi 2 au jeudi 4 mai, au Club, à Mon Ciné et au 102 aura lieu un festival de cinéma particulier. Où l'on pourra découvrir des films sortant des carcans classiques du documentaire traditionnel.

Damien Grimbert | Mardi 25 avril 2017

Le documentaire loin des clichés avec L’Excentrique Cinéma

Défenseur d’un cinéma « où les auteurs affirment des points de vue pour penser et comprendre le monde environnant », le méconnu collectif grenoblois Cinex (Atelier du cinéma excentrique) propose au grand public un accès à son univers par le biais de son événement L’Excentrique Cinéma. Au programme, trois documentaires de création projetés dans trois lieux distincts (et accompagnés de rencontres avec leurs réalisateurs respectifs). Des films liés non pas par une thématique commune mais par des préoccupations socio-politiques convergentes ainsi que des modes de narration libres et non-formatés sortant des carcans classiques du documentaire traditionnel. Pas comme des loups (le mardi au Club, photo) de Vincent Pouplard accompagne ainsi deux jeunes frères d’une vingtaine d’années en rupture avec les normes sociétales, mais dont le mode de vie marginal s’accompagne d’une autodiscipline peu commune. 300 hommes d’Emmanuel Gras et Aline Dalbis (le mercredi à Mon Ciné) se

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Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

ACTUS | À Grenoble, l’Atelier Arts Sciences, financé conjointement par la scène nationale l’Hexagone de Meylan et le CEA, rassemble des artistes et des chercheurs afin qu’ils échangent sur leurs pratiques et, surtout, travaillent ensemble. Pour fêter les dix ans de ce laboratoire original, l’équipe l’ouvre au public le temps d’une journée (le jeudi 2 février).

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 31 janvier 2017

Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

« Notre travail repose sur l’intégration des nouvelles technologies dans le monde de l’art » : voilà comment Eliane Sausse, directrice de l’Atelier Arts Sciences (et secrétaire générale de l’Hexagone de Meylan), résume les missions de ce laboratoire lancé en 2007. Grâce à l’Atelier, artistes et scientifiques se rencontrent, échangent et progressent pour aboutir à des projets communs. Comme, par exemple, celui d’EZ3kiel : en 2009, le groupe de musiciens, assoiffé d’innovation, avait pu travailler à Grenoble sur une installation interactive baptisée « les mécaniques poétiques ». « L’Atelier Arts Sciences a montré que les artistes réussissaient à bien anticiper les évolutions de la société » poursuit Eliane Sausse, qui annonce pour 2017 une réalisation du plasticien très branché nanoélectronique Lionel Palun. En octobre, la résidence de ce dernier prendra fin. Son œuvre, consacrée au "big data" (des milli

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Microsaloon : la micro-édition prend la rue

CONNAITRE | Dédié aux "objets-papiers" de toutes formes (fanzines, livres, posters, collages…) fabriqués et édités de manière artisanale par des artistes indépendants, le Microsaloon de la petite édition revient ce samedi dans deux rues grenobloises pour une nouvelle… édition. On a rencontré les organisateurs.

Damien Grimbert | Mardi 24 mai 2016

Microsaloon : la micro-édition prend la rue

Pratique artistique peu médiatisée et encore souvent confinée à l’underground, la micro-édition ne cesse pour autant de gagner en influence (et en affluence) avec les années. « À l’origine, il y a ce besoin, ou cette volonté, de créer un objet imprimé par soi-même, avec des moyens très limités » expliquent Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza, à l’origine de la manifestation. « Pendant longtemps, ce sont les systèmes de production qui ont influé directement sur l’objet : il y a eu une explosion dans les années 1980 avec l’apparition de la photocopieuse, qui s’est ajoutée à la pratique de la sérigraphie depuis les années 1960 et 1970, et à la ronéotypie encore avant. Tout ça s’est un peu atténué à la fin des années 1990, mais là, il y a vraiment une résurgence depuis quelque temps. » Rançon de la gloire, le champ de la micro-édition, déjà pas évident à circonscrire, s’est encore complexifié. « Avant, les créateurs de fanzines ou d’affiches démarraient avec des contraintes fortes, tout en aspirant au savoir-faire du graphisme ; il y avait une volonté de tirer les choses vers le haut. Maintenant, c’est un peu l’inverse, certains éditeurs ou graphiste

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Caetano & Gil : amicalement vôtre

MUSIQUES | « Deux amis, un siècle de musique », c'est ainsi qu'est baptisée la tournée qui réunit Caetano Veloso et Gilberto Gil. Et qui les verra monter sur scène (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 30 juin 2015

Caetano & Gil : amicalement vôtre

« Deux amis, un siècle de musique », c'est ainsi qu'est baptisée la tournée qui réunit Caetano Veloso et Gilberto Gil. Et qui les verra monter sur scène avec chacun une guitare et un répertoire immense. Caetano & Gil se sont un peu les Brett Butler et Danny Wilde de la musique brésilienne, aux trajectoires individuelles marquées mais dont le destin restera irrémédiablement lié pour l'Histoire, l'esprit indissociable malgré les désaccords et les différences. Nés la même année, en 1942, et tous deux grandis à Salvador de Bahia, l'un est blanc issu d'un milieu modeste, l'autre noir et fils de médecin, les deux sont très engagés politiquement mais quand Gil est nommé ministre de Lula (premier président de gauche depuis leurs propres tribulations tropicalistes), Veloso est dubitatif avant de se raviser. Leurs caractères aussi sont rigoureusement opposés – Veloso est un hyperactif et bon vivant, Gil un gros dormeur (et c'est lui qui sera ministre) et quasiment maître zen – mais ils se complètent comme se complétaient Lennon et Macca et se sont trouvés comme on trouve l'amour, chacun vouant à l'autre une admiration sans bornes et jamais envieuse.

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Caetano Veloso et Gilberto Gil : tropicales mélodies

MUSIQUES | Réunis pour une tournée commune très attendue qui passe par Jazz à Vienne, Caetano Veloso et Gilberto Gil ont initié, à la fin des années 1960 et en amont de leurs immenses carrières internationales, l'une des grandes révolutions musicales et culturelles du Brésil : le tropicalisme. Un mouvement contestataire contesté qui a durablement marqué les esprits en libérant, parfois contre leur gré, les consciences brésiliennes. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 30 juin 2015

Caetano Veloso et Gilberto Gil : tropicales mélodies

Trop radicales ou trop avant-gardistes, il est des épiphanies dont on ne mesure pas immédiatement la portée. On connaît par cœur l'histoire de l'électrification de Bob Dylan qui, un soir de 1965 au festival de Newport, en dépit de l'incrédulité qu'elle suscita, changea à jamais la face du rock. C'est à peu près au même phénomène qu'ont assisté les Brésiliens en 1967, lorsque sur la scène de TV Record, Gilberto Gil, Caetano Veloso et Os Mutantes ont fait exploser ce qui était alors le canon de la musique brésilienne, à savoir la bossa nova, laissant l'acoustique et les costumes bien mis au placard au profit d'une pop à tête chercheuse arborant cheveux longs et idées pas plus courtes. Vite conspués pour cette rupture radicale avec l'ordre culturel établi, Veloso et Gil, hippies poussés dans le chaudron culturel bahianais, ne font pourtant rien d'autre qu'actualiser les principes édictés par le concept de «cannibalisme culturel» d'Oswaldo Andrade qui, en 1928, prônait la nécessité pour le Brésil d'absorber la culture internationale.

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"De Chap en Chap" ou la vallée des merveilles

CONNAITRE | Zoom sur la première édition de ce « festival itinérant en Grésivaudan » organisé par L’Atelier perché.

Aurélien Martinez | Mardi 5 mai 2015

Il était une fois l’association L’Atelier perché, basée à Chapareillan dans la vallée du Grésivaudan, qui s’était fixé un noble but dès sa création en 2012 : « amener le spectacle vivant en milieu rural ». Après avoir testé la forme bar puis la forme festival estival (l’an passé avec "Chap à Chap", arrêté pour cause de mésentente avec la nouvelle municipalité), la voici lancée cette année dans l’organisation de la première édition de "De Chap en Chap", « festival itinérant en Grésivaudan ». Un événement du coup soutenu par la communauté de communes de ce fameux Grésivaudan, puisque l’équipe ira, en plus de Chapareillan, à Barraux, Saint-Vincent-de-Mercuze, La Terrasse ou encore Allevard (liste non exhaustive). Pendant dix jours, du jeudi 7 au dimanche 17 mai, la vallée sera très musique (trois soirées concert) et spectacle vivant, avec la volonté de se placer du côté des propositions familiales. Et aussi locales, puisqu’on retrouvera certaines compagnies bien connues dans le coin, comme les Grenoblois d’Alter-Nez. Pour Boris Brun, l’un des organisateurs, cette première édition en itinérance es

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Jazz à Vienne 2015 : la programmation

MUSIQUES | La programmation de Jazz à Vienne ? Du classique jamais trop classique, des habitués qui prennent le temps de se changer, des têtes d'affiches de tous ordres. Bref, Vienne tel qu'en lui même : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Jazz à Vienne 2015 : la programmation

Après un premier vrai-faux départ sous forme d'Extra Night avec Pharrell Williams, c'est en mode pas moins happy que va débuter cette année Jazz à Vienne le 26 juin avec un week-end aux accents carnavalesques de la Nouvelle Orléans : de la légendaire figure locale Allen Toussaint au Dirty Dozen Brass Band et à la fascinante et prometteuse Leyla McCalla. En passant, on serait tenté de dire "bien sûr", par Dee Dee Bridgewater qui, après avoir gratifié Vienne de tout le spectre esthétique de la black music, revient en compagnie du New Orleans Jazz Orchestra. Et puisqu'on en est à parler des habitués du festival – ceux dont on a l'impression qu'ils sont là même quand ils ne le sont pas, comme Jean-Jacques Milteau, Éric Bibb, Didier Lockwood ou Éric Truffaz – on ne peut faire l'économie d'un Marcus Miller qui, en compagnie de l'ONL, dirigé pour l'occasion par Damon Gupton, retourne aux sources musicales et géographiques du jazz – un projet au départ discographique baptisé Afrodeezia et première in

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Bach de jardin

MUSIQUES | Prenant le relais des salles institutionnelles pour la saison d’été, le service animation de la Ville Grenoble propose une série de concerts dans les (...)

Régis Le Ruyet | Vendredi 8 juin 2012

Bach de jardin

Prenant le relais des salles institutionnelles pour la saison d’été, le service animation de la Ville Grenoble propose une série de concerts dans les parcs. Quatre rendez-vous, dont l’avant dernier inscrit la présence de l’Atelier des Musiciens du Louvre-Grenoble au Parc des Champs Elysées. Au programme, une suite de concertos composés par Jean-Sébastian Bach entre Leipzig et Cöthen, qui témoigne de l’intelligence musicale du maître. Alors que le compositeur allemand est crédité de nombreux concertos pour clavecin, il convient de noter que ces pièces sont pour la plupart issues d’arrangements pour d’autres instruments. Ainsi, le Concerto pour clavecin en mi majeur BWV 1053 et composé à la fin des années 1730 par Bach, directeur du Collegium Musicum de Leipzig, est certainement dérivé d'un concerto – aujourd'hui perdu  – pour hautbois ou hautbois d'amour, écrit au cours de son mandat à Cöthen deux décennies plus tôt. Quant au Concerto pour violon en sol mineur d’après BWV 1056, ses 1er et 3e mouvements plus souvent entendus au piano proviennent vraisemblablement d'un concerto pour violon en sol mineur. Des parties solistes qu’ interpr

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L’Atelier du quoi ?

ARTS | L’Atelier du 8. C’est le nom donné au local rue des Bons enfants, à côté du cinéma le Club, toujours ouvert mais au contenu toujours différent. Alors on a beau (...)

François Cau | Lundi 29 août 2011

L’Atelier du quoi ?

L’Atelier du 8. C’est le nom donné au local rue des Bons enfants, à côté du cinéma le Club, toujours ouvert mais au contenu toujours différent. Alors on a beau s’être habitués à sa présence – il fait partie du paysage depuis plus de cinq ans –, on a beau apercevoir régulièrement sur la vitre d’entrée des feuilles annonçant spectacles ou ateliers, ou encore constater que les expositions se suivent sans se ressembler entre ses murs, il est délicat de comprendre ce qu’il est exactement en un coup d’œil. Bernadette Maillard, présidente de l’association qu’il héberge – le Graal (Groupement Rhône Alpin Artistique et Littéraire) –, nous explique que l’atelier vise à faire se mêler théâtre et poésie, photographie et contes : « l’idée que je défends est celle qu’il n’y ait pas de mur entre les différentes disciplines artistiques ». Au fil des événements organisés, elle constate cependant que cette porosité idéale est difficile à faire accepter au public, qui n’est pas le même selon le genre de la soirée. Reste que l’atelier est le repère de divers cours de théâtre ou de photos (dont les professeurs sont sélectionnés par Bernadette), de soirées consacrées à la poésie (un rendez-vous mensuel

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Sur un prélude de Bach

MUSIQUES | MUSIQUE CLASSIQUE / L’Atelier des Musiciens du Louvre, formation plus intimiste des fameux Musiciens du Louvre, poursuit sa tournée dans le département (...)

François Cau | Mercredi 25 mai 2011

Sur un prélude de Bach

MUSIQUE CLASSIQUE / L’Atelier des Musiciens du Louvre, formation plus intimiste des fameux Musiciens du Louvre, poursuit sa tournée dans le département avec Bach à Köthen II, les suites pour violoncelle seul – Köten étant la ville où le compositeur allemand, accompagné d’un petit orchestre, était maître de chapelle du Prince Léopold d'Anhalt-Köthen. Après Uriage-les-Bains, Le Touvet ou Échirolles (liste non exhaustive), Nils Wieboldt, le chef de pupitre des violoncelles des Musiciens du Louvre, fera escale à Grenoble, au Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas plus précisément, écrin empli d’histoire et lieu idéal pour ce genre d’évènements convoquant la musique dite savante. Il portera sur scène quelques-uns de ces chefs-d’œuvre de Jean-Sébastien Bach : car ses suites sont de véritables références dans le répertoire du violoncelle, comme le public a déjà pu s’en rendre compte début avril avec la première partie de ce concert en deux temps. Cette fois-ci, Nils Wieboldt interprétera les suites n° 1, 2 et 5 – aussi appelées BWV 1007, 1008 et 1011. Comme ça, évidemment, ça sonne un peu abstrait, mais à l’écoute, c’est tout autre chose… Notamment le prélude de la n°1, surreprésenté dans les p

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Le Gamin au vélo

ECRANS | Lumineux, vif et porté par une foi conjointe dans l'homme et dans le cinéma, le nouveau film des frères Dardenne s'impose comme un sommet dans une œuvre déjà riche en œuvres majeures.

Christophe Chabert | Lundi 16 mai 2011

Le Gamin au vélo

Le Gamin au vélo avance à la vitesse fulgurante de son jeune héros de 13 ans. Mais pour une fois, ce n'est pas la caméra sportive des frères Dardenne qui accompagne ce sprint, mais leur récit, dégraissé de tout temps mort, de toute flânerie inutile. Le film le dit dès la première bobine, quand Cyril essaie de s'échapper du centre pour enfants abandonnés avec l'espoir têtu de retrouver son père démissionnaire. Les frères tentent un moment de suivre le gosse parti au galop et tête baissée, puis stoppent brusquement leur beau travelling et le laissent s'évaporer au loin dans le cadre. Ce sont d’impressionnantes ellipses narratives qui ramènent Cyril au centre de l'écran et l'empêchent de prendre la tangente. Le Gamin au vélo parle justement de cela : comment un adolescent va apprendre à calmer sa fougue, cesser de vouloir l'impossible et accepter modestement l'amour simple qu'on lui prodigue. C'est un parcours moral mais c'est aussi un itinéraire cinématographique et romanesque bouleversant. Film noir solaire Cyril est accueilli par Samantha, une coiffeuse bienveillante (Cécile de France, pas du tout déplacée dans l'univers des Dard

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Casser la vitre

MUSIQUES | Contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser (on le sait, d’aucuns ne font pas beaucoup d’efforts), l’Atelier des Musiciens du Louvre n’est pas le (...)

François Cau | Vendredi 25 mars 2011

Casser la vitre

Contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser (on le sait, d’aucuns ne font pas beaucoup d’efforts), l’Atelier des Musiciens du Louvre n’est pas le pendant amateur des Musiciens du Louvre. La structure, créée en 2005, est un contrepoids à l’activité la plus visible de l’orchestre. Les musiciens sont les mêmes, jouent sur des instruments d’époque, mais dans des formes plus intimes. Beaucoup de (bons) changements se sont opérés cette saison : déjà, l’arrivée du flûtiste Florian Cousin au poste de conseiller artistique a apporté du sang neuf à cette émanation de l’orchestre ; ensuite, l’accès à l’année à la salle Olivier Messiaen lui a donné plus d’assise, l’opportunité de tester plus de formules, de donner plus de concerts. Mais l’activité de l’Atelier ne se restreint pas à ce seul lieu, puisque sa mission est également d’investir les lieux patrimoniaux ou d’aller ponctuellement à la rencontre des publics dits captifs. Dans la lignée de la programmation des Musiciens du Louvre Grenoble, dont il donne régulièrement des versions musique de chambre, l’Atelier s’en est aussi démarqué cette année, comme le prouve le prochain concert, consacré à Bach, avec deux interprètes monstrueusem

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