Gourmandises alpines à La Petite Grenobloise

Local | On a testé la nouvelle adresse du quai Xavier Jouvin, 100% local.

La rédaction | Mardi 2 novembre 2021

Photo : (c) Aurore Meyrieux


1244 marches pour monter à la Bastille, ça use les souliers… et surtout ça donne faim ! Non loin de la statue à l'effigie de Xavier Jouvin, un nouveau pas-de-porte garni de potimarrons et de butternuts, attire notre attention. Des couleurs automnales, qui contrastent avec ce ciel bleu d'été indien, et surtout, un nom qui nous parle : La Petite Grenobloise. Un retour aux sources après la succession de restaurants italiens qui font la réputation des quais.

Ouvert il y a tout juste un mois, ce restaurant qui n'a pas de local que le nom propose une carte traditionnelle avec des produits du terroir. Le cadre chaleureux du restaurant est séduisant, notamment sa belle hauteur sous plafond, qu'on ne soupçonne pas une seconde avant d'entrer. Que l'on soit plutôt friand de poisson, de viande ou de gratin dauphinois, tout est fait maison. Pour les amateurs, un vin en accord avec votre plat peut vous être conseillé par Loula et Marie, les responsables du lieu. Comptez environ 25 euros pour un plat et un dessert.

Une chose est sûre, on reviendra ! Parce que c'est bon, c'est bio et dauphinois, et aussi parce qu'on a envie de goûter le reste de la carte, qui évolue au fil des saisons ; produits frais obligent. Entre nous, la mousse au chocolat nous fait encore de l'œil… Gourmandise quand tu nous tiens !

La Petite Grenobloise 50 quai Xavier Jouvin à Grenoble

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Chez Papapy comme chez mamie

GUIDE URBAIN | Salon de thé / Christian Keller a vécu plusieurs vies. Sa dernière en date s’organise autour du Papapy, un salon de thé/restaurant situé place de Gordes où l’on appréciera autant son art de cuisiner que de chiner.

Jérémy Tronc | Mardi 8 septembre 2020

Chez Papapy comme chez mamie

Après un début de carrière dans la marine nationale, quelques années dans l’immobilier d’entreprise puis comme producteur de spectacles et gérant de restaurant, quelle casquette allait bien pouvoir endosser Christian Keller ? C’est la toque de chef-cuistot qu’il choisit de porter avec le lancement de Papapy, place de Gordes. Christian assure en effet l’intégralité de la partie cuisine de ce salon de thé/restaurant. « Je suis agréablement surpris, ça marche fort », assure-t-il. Son pari : miser sur la qualité et l’originalité. « J’en ai marre de voir ces franchises qui s’installent partout. D’une ville à l’autre tout se ressemble. » Avant la cuisine, la première chose que l’on apprécie au Papapy, ce sont les meubles et la décoration. Tout a été chiné avec goût par Christian à Emmaüs, même la vaisselle destinée aux clients. La décoration est unique, réconfortante, le lieu est rempli de fragments d’histoires et de vies passées, rassemblés entre ces murs pour une nouvelle destinée. Pour assurer les 30 couverts quotidiens, Christian se lève tôt car il doit d’abord s’approvisionner en produits frais, dont les légumes qu’il cultive dans son jardin avec son f

Continuer à lire

Au Bon Label, cuisine éthique et musique chic

GUIDE URBAIN | Café-restaurant / Avec l’ouverture du Bon Label, le quartier Championnet s’enrichit d’un lieu de vie à l’éthique affirmée. Au menu : cafés d’excellence, plats locaux et de saison, sonorisation de haute-qualité et playlists faites maison (comme la cuisine). Le succès est indéniable, et mérité.

Jérémy Tronc | Mardi 8 septembre 2020

Au Bon Label, cuisine éthique et musique chic

Légende photo : Trois associés et un projet de reconversion réussi. Mick, Émilie et Sylvain, les trois associés du Bon Label, sont à la fois heureux et surpris du succès éclair de leur café-restaurant. Il fait le plein tous les midis. La réussite est d’autant plus goûteuse que leur aventure aurait pu tourner court. Deux semaines après l’ouverture du Bon Label et un début encourageant, Emmanuel Macron annonçait à la télévision le confinement total du pays. Donc la fermeture de l’établissement pour une durée indéterminée. « Nous avons eu besoin de nous réunir tous les trois pour encaisser la nouvelle. Heureusement nous avions prévu un coussin financier en cas d’aléas, coussin qui nous a servi plus vite que prévu ! », raconte Mick Bertrand, l’expert café du Bon Label. Avec son copain d’études Sylvain Bofelli, ils ont réfléchi pendant 3 ans à leur projet de reconversion. « Après quelques années dans l'électro-mécanique, on souhaitait se reconvertir, chacun de notre côté. Mais on a fini par s’arrêter sur ce projet commun qui réunissait deux de nos centres d’intérêt : moi le café et Sylvain la cuisine. On a mis au point le concept et on s’est aperçu

Continuer à lire

"Noma au Japon : (Ré)inventer le meilleur restaurant du monde" : la cuisine, c'est de l'art

ECRANS | de Maurice Dekkers (P-B., 1h33) documentaire

Vincent Raymond | Mardi 25 avril 2017

Couronné plusieurs années consécutives meilleure table du globe, le Noma de Copenhague se voit confier une carte blanche durant six semaines par le Mandarin Oriental de Tokyo. Pour l’équipe menée par le chef René Redzepi, le défi est de taille : il s’agit en effet de composer une carte nouvelle respectant l’esprit Noma tout en se nourrissant des particularités du terroir japonais. Une course contre la montre et pour les papilles s’engage… On ne saurait mieux expliquer le processus créatif de la haute cuisine, naissant d’une fusion de talents individuels et d’une symbiose d’inspirations sous la houlette d’un chef d’orchestre aux intuitions audacieuses. Capable de tirer le meilleur de chacun, de fuir les évidences gastronomiques et de se remettre en question sans concession, Redzepi apparaît comme un catalyseur et un liant. Sa curiosité et son perfectionnisme contagieux, respectueux de la nouveauté, des cultures, des saveurs ou de l’esthétique, rappellent la démarche de Benjamin Millepied dans l’excellent documentaire

Continuer à lire

En sursis

ARTS | Hop, hop, hop, on se dépêche, plus que quelques jours pour aller découvrir les splendides photographies de Bruno Moyen consacrées aux Hutongs de Pékin, exposées (...)

| Mercredi 28 mars 2007

En sursis

Hop, hop, hop, on se dépêche, plus que quelques jours pour aller découvrir les splendides photographies de Bruno Moyen consacrées aux Hutongs de Pékin, exposées jusqu’au samedi 31 mars au restaurant La Frise. Pour mémoire, les Hutongs, ce sont ces vieux quartiers populaires chinois, petits villages dans la ville composés d’un dédale de ruelles enchevêtrées, au travers desquelles percent avec difficulté quelques rayons de soleil. Rasés les uns après les autres pour céder la place à d’impersonnelles barres d’immeubles, leur disparition, il faut bien le reconnaître, chagrine beaucoup plus les touristes en quête de “typique” que leurs habitants eux-mêmes, pour la plupart ravis de quitter ces logements insalubres et surpeuplés. Ces quelques considérations mises à part, les photos, magnifiques, valent vraiment le coup d’œil, au point qu’on en regrette presque leur cadre d’exposition, qui ne leur rend au final que très modérément justice.

Continuer à lire