« Pour une politique culturelle d'agglomération »

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

Le bassin grenoblois est extrêmement riche culturellement, notamment niveau spectacle vivant. On dénombre ainsi deux douzaines de plateaux de théâtre (dont deux scènes nationales : la MC2, la plus grande de France, et l'Hexagone, l'une des plus petites), offrant ainsi au public un choix considérable. Un public qui suit souvent en nombre, comme nous l'ont tous affirmé les directeurs, et comme nous pouvons nous en rendre compte chaque soir. Des spectateurs qui voyagent de ville en ville, sans se soucier des frontières administratives. À l'Hexagone par exemple, selon son taulier, un tiers du public vient de Meylan, un autre tiers de Grenoble et un dernier tiers de l'agglo (hors Grenoble).

Pourtant, il n'existe pas de politique culturelle d'ensemble gérée par l'agglomération, ce que regrettent unanimement les directeurs que l'on a interrogés, comme nous l'explique Jacky Rocher de la Rampe : « Il va vraiment falloir se questionner là-dessus. Parce que si jamais les resserrements budgétaires devenaient trop importants, j'ai un peu peur des réflexes d'un certain nombre de villes et d'élus qui fassent des politiques culturelles pour leur ville exclusivement. C'est un immense danger, car on n'a rapidement plus d'envergure artistique ; on perd un public parce qu'on fait en général soit de la tête d'affiche, soit de l'associatif. Il faut cette politique, pour que nos spécificités, qui existent d'ailleurs, soient redites, renchéries et partagées. » Avec l'idée que la Métro, la communauté d'agglo de Grenoble – Alpes Métropole (vingt-sept communes) et ses élus, se chargent de ce dossier (un serpent de mer depuis des lustres, sans cesse repoussé).

Une situation ubuesque aux yeux de certains : « En France, toutes les grandes agglomérations prennent en charge la culture » assure Michel Orier. Comme à Lyon par exemple, où depuis 2005, « le Grand Lyon s'est doté d'une compétence de coordination ou de soutien financier à des manifestations culturelles de rayonnement d'agglomération » (extrait du site web). Il manquerait donc chez nous une question de volonté politique, les élus s'achoppant sur certaines questions (comme l'aide ou non aux scènes nationales). Affaire à suivre… AM

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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Échanges dans l'orbite de Shangri-La

Découverte | Changement de programme. À défaut de pouvoir jouer son spectacle immersif tiré de la BD éponyme de Mathieu Bablet, Christelle Derré, directrice artistique du collectif poitevin Or Normes, est venue à l’Hexagone de Meylan lundi 29 et mardi 30 mars, à la rencontre d’étudiants. Des échanges fructueux dont elle nous a parlé dans la foulée.

Martin de Kerimel | Mercredi 31 mars 2021

Échanges dans l'orbite de Shangri-La

Souvenez-vous… ou fouillez nos archives : au Petit Bulletin, en octobre dernier, nous vous avions parlé de la nouvelle BD de Mathieu Bablet, Carbone et Silicium. Le jeune auteur nous avait alors expliqué qu’il avait dû prendre du recul après le succès de son précédent album, Shangri-La, en lice au Festival international d’Angoulême et vendu à plus de 100 000 exemplaires. On a vite fait le rapprochement quand le même titre est réapparu du côté de l’Hexagone, coproducteur et promoteur d’un concert visuel et immersif inspiré de l’ouvrage. L’univers SF de Mathieu Bablet est si puissant que l’on regrette que les dates prévues à Meylan aient été annulées cette année. Ce maudit coronavirus ! Une œuvre recomposée En attendant, c’est avec une sincère curiosité que l’on a discuté avec Christelle Derré, la directrice artistique d’Or Normes, le collectif à l’origine du spectacle. Faute de jouer, la jeune femme a rencontré des collég

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Une colère sociale encore contenue ?

Printemps culturel | Samedi 20 mars au matin, au cinquième jour d’occupation de la MC2, un nouveau rassemblement a été organisé sur son parvis, dans le calme. On y a vérifié que le gouvernement était attendu sur la réouverture des lieux de spectacle, mais pas seulement. Nous sommes allés à la rencontre de ceux qui, acteurs du monde culturel, élus ou citoyens solidaires, se sont réunis, pour prendre le pouls du mouvement.

La rédaction | Samedi 20 mars 2021

Une colère sociale encore contenue ?

Compte-rendu : Martin de Kerimel Témoignages : Hugo Verit et Martin de Kerimel Ce qui s’est passé samedi… Descendus du tram, nous sommes arrivés à la MC2 un peu avant 11h, sous un vent glacial. Un rassemblement devait y démarrer à l’heure pile, à l’appel du Syndeac et de l’Association des Scènes nationales, mais il n’y avait alors pas grand-monde dehors. Encore peu de fleurs visibles, également, alors même qu’il avait été proposé aux participants d’en apporter pour défendre un « printemps inexorable », évoqué en son temps par le poète chilien Pablo Neruda. La MC2 étant occupée, ses portes étaient ouvertes. Il nous a suffi d’entrer pour constater que c’est là, dans un premier temps, que les personnes mobilisées avaient décidé de se réunir. La foule s’est progressivement densifiée. Avec le froid et les contraintes sanitaires, le nombre des présents nous est apparu encore modeste à l’échelle de l’agglo grenobloise… Vers 11h20, en ressortant de la MC2, on est entré dans le vif du sujet. Artistiquement, d’abord, avec une courte performance d’acrobates en équilibre les uns sur les autres, puis un

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Et maintenant, la MC2 !

Mobilisation | Douze jours après le Théâtre de l’Odéon, à Paris, la MC2 a rejoint, mardi 16 mars à la mi-journée, la liste des théâtres occupés en France. Le mouvement, qui associe des artistes, des techniciens et des étudiants, s’organise pour durer. Jusqu’à quand ? Sur place, personne n'a encore pu répondre à cette question.

Martin de Kerimel | Mardi 16 mars 2021

Et maintenant, la MC2 !

De la musique. Des gens assis sur les marches. En haut, des banderoles encore vierges de tout message et d'autres en cours de fabrication. Il y avait plusieurs dizaines de personnes mardi 16 mars, à 14h30, sur le parvis de la MC2, et au moins le même nombre dans le hall, à l’intérieur. « Vers midi, nous étions encore 300 ou 400 », nous a assuré une représentante syndicale sur place. Parmi ceux-là, des représentants des syndicats, donc, CGT, Syndeac, Synavi, mais aussi des artistes indépendants et des étudiants, tous déterminés, semble-t-il, à occuper les lieux de manière durable. Avec quel objectif ? « Celui de peser sur le gouvernement », nous a répondu un autre syndicaliste présent. Pour obtenir quoi ? À ce stade, il est difficile de donner une liste exhaustive des revendications, mais, évidemment, la plupart tournent autour de la situation des acteurs de la culture. Réouverture des salles de spectacle, mise en place de protocoles sanitaires adaptés, organisation d’assises au niveau régional, création de droits sociaux nouveaux et/ou prolongation

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Émergences "recrute" encore

SCENES | La Ville de Grenoble en appelle à la jeunesse : jusqu’au 26 février, les jeunes de l’agglo, âgés de 15 à 25 ans, peuvent s’inscrire pour participer à la septième édition d’Émergences, qui doit les conduire sur la scène de la MC2. Explications.

Martin de Kerimel | Mardi 23 février 2021

Émergences

Et de sept ! Après deux éditions 2020, la première 100% confinée en mai, la seconde achevée en octobre au Théâtre Prémol, Émergences fait son retour dans le calendrier événementiel grenoblois. Non sans un certain lyrisme, un communiqué de la Ville évoque « le début d’une aventure pour tout jeune qui souhaite prendre la parole sur les thématiques des villes en transition et le contexte sanitaire actuel. Émergences les invite à s’exprimer, à oser, à se révéler et à user de la liberté de parole. » Comment cela fonctionne-t-il ? D’abord en s’inscrivant en ligne, sur la page dédiée. Ensuite, en mars, des master class leur seront proposées en visioconférence, à raison d’environ deux heures par semaine. Ils pourront ainsi s’initier à différentes techniques d’expression orale et d’éloquence (discours, plaidoirie, débat, chant, slam, rap et poésie). Une fois cette étape numérique franchie, plusieurs autres rendez-vous sont prévus, avec notamment une première restitution des mas

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Un détour chez Renart

Concert | Pas de public en salle, mais toujours des idées : cette fois, c’est avec l’Hexagone de Meylan que le Centre national des musiques nomades (CIMN) s’est associé pour proposer, mardi 26 janvier, une création de Fidel Fourneyron inspirée du "Roman de Renart". En parallèle, il revoit l’organisation de son festival, Les Détours de Babel. Explications.

La rédaction | Mardi 26 janvier 2021

Un détour chez Renart

En 2019, les Victoires du jazz l’avaient couronné comme « artiste qui monte ». Originaire d’Albi, Fidel Fourneyron, 38 ans, joue du trombone depuis l’enfance et a plus d’une inspiration dans son sac. L’une des dernières l’a donc conduit à travailler sur le Roman de Renart. Goupil, Ysengrin, Chantecler… ça vous rappelle des souvenirs ? Ces personnages de poils et de plumes sont nés au Moyen-Âge, d’abord dans de courts récits indépendants. Après avoir retrouvé un livre illustré de son enfance, Fidel Fourneyron a mis au point ce qu’il appelle « un mini-opéra ». Prévu en mars dernier dans le cadre des Détours de Babel, ce spectacle arrive finalement à l’Hexagone mardi 26 janvier : à partir de 19h30, il pourra être suivi en live stream, à la fois sur le site de l’institution meylanaise et sur celui du CIMN, ainsi que sur leurs pages Facebook respectives. Sur scène, les curieux découvriront une chanteuse lyrique, Dalila Khatir, que Fidel Fourneyron accompagnera lui-même. Avec eux, plusie

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« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

Crise du coronavirus | Lors de la conférence de presse du jeudi 14 janvier, le gouvernement, à travers la voix de la ministre de la culture Roselyne Bachelot, a expliqué que « la situation était trop instable pour évoquer une date de réouverture » des établissements culturels. Comment ce contexte lié à la crise du coronavirus est-il vécu par celles et ceux qui travaillent dans des théâtres de nouveau fermés au public depuis fin octobre ? Pour le savoir, nous avons interrogé Arnaud Meunier, tout frais directeur de la MC2, Cécile Guignard, directrice des relations avec le public et de la communication de l’Hexagone de Meylan, et Noémi Duez, directrice de l’Ilyade et responsable de la programmation culturelle des villes de Seyssinet-Pariset et Seyssins.

Aurélien Martinez | Vendredi 15 janvier 2021

« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

« On a mis beaucoup d’espoir dans ce référé-liberté [en décembre, des professionnels de la culture ont demandé au Conseil d’État la réouverture des salles de spectacle fermées depuis fin octobre pour raisons sanitaires – NDLR], on espérait même que ça passerait. Mais ça n’a pas été le cas. Même si le Conseil d’État a clairement dit que cette fermeture était une atteinte à la liberté de créer et que, donc, nos établissements ne pourraient pas être fermés dans la durée. C’est déjà ça. Il ne reste plus qu’à savoir quelle sera la longueur de la durée ! Pour l’instant, on n’en sait rien. » Voilà ce qu’a répondu d’emblée Cécile Guignard, directrice de la communication et des relations avec le public de l’Hexagone de Meylan, à notre première question : comment ça va dans votre théâtre ? Une situation pleine d’incertitudes qui pèse sur pas mal de professionnels du secteur culturel, à l’image d’

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Instruments et machines à la MC2

Concert | Un concert comme si vous y étiez ! C’est la promesse du Centre international des musiques nomades, qui co-accueille le Quatuor Béla et Wilhem Latchoumia à la MC2 samedi 28 novembre. Un événement retransmis en direct sur Internet… et dont nous avons eu quelques échos.

Martin de Kerimel | Samedi 28 novembre 2020

Instruments et machines à la MC2

Barbarie : le nom fait un peu peur, mais c’est malgré tout de musique qu’il s’agit. C’est en effet le titre du concert que propose le Quatuor à cordes Béla et le pianiste Wilhem Latchoumia samedi 28 novembre, depuis la MC2 et à partir de 19h30. Un concert un peu particulier puisqu’il sera à découvrir gratuitement sur Internet sur le site de la MC2, celui du Centre international des musiques nomades et les pages Facebook des deux institutions. L’événement aurait dû être organisé en public, mais avait déjà été annulé deux fois en raison de la crise sanitaire ! Forcément, derrière un écran, ce ne sera pas la même ambiance. Néanmoins, ce concert virtuel devrait valoir le détour, selon ses promoteurs, qui précise d’ailleurs qu’« un dispositif technique exceptionnel a été mise en place afin de permettre l’enregistrement et la diffusion en direct du concert, dans des conditions optimales d’écoute. » Les connaisseurs apprécieront. Curiosités musicales Vous ne connaissez pas les artistes invités à se produire dans ces conditions or

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Arnaud Meunier : « Je vois la MC2 comme une locomotive »

Nouvelle tête | On a appris cet été que le 1er janvier 2021, le metteur en scène Arnaud Meunier succédera à Jean-Paul Angot à la tête de la MC2, l’une des plus importantes scènes nationales de France. On l’a rencontré début septembre alors qu’il se rendait à ses premiers rendez-vous grenoblois (on passait juste avant la Ville de Grenoble) pour en savoir un peu plus sur son projet et ses envies.

Aurélien Martinez | Mardi 22 septembre 2020

Arnaud Meunier : « Je vois la MC2 comme une locomotive »

Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat au poste de directeur de la MC2 ? Arnaud Meunier : Il y a plusieurs raisons. D’abord, ça fait maintenant dix ans que je suis dans la région puisque je dirige la Comédie de Saint-Étienne. Une région que je connaissais mal avant d’y arriver mais que j’ai appris à découvrir et dans laquelle je me sens aujourd’hui très bien, d’où l’envie très forte d’y rester. Ensuite, après dix ans d’aventure heureuse à Saint-Étienne, je voulais un nouveau défi tout aussi excitant. Dans le paysage régional, la MC2 me semblait passionnante, tant du point de vue historique que dans ses enjeux en 2020. C’est l’une des institutions françaises les plus richement dotées, elle a donc un rôle important dans l’économie du spectacle vivant et de la création. Et puis il y a Grenoble en tant que telle, qui me paraît elle aussi passionnante. C’est, par exemple, une ville qui concentre une moyenne de CSP+ plus importante que d’autres, et qui en même temps a des quartiers parmi les plus difficiles de France. Pour quelqu’un comme moi qui œuvre à la mixité des publics, à faire se rencontrer des gens dans les li

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Invitation au rêve

Spectacle | Spectacle / Les quelques images que nous avons pu apercevoir nous rendent curieux de découvrir Oniri 2070 ! « Un voyage poétique, sonore et (...)

Martin de Kerimel | Mardi 8 septembre 2020

Invitation au rêve

Spectacle / Les quelques images que nous avons pu apercevoir nous rendent curieux de découvrir Oniri 2070 ! « Un voyage poétique, sonore et visuel » : c’est ainsi que Juliette Guignard, Alexandre Machefel et Ezra, ses concepteurs artistiques, présentent ce spectacle, à découvrir lors de la présentation de saison de l’Hexagone (Meylan) le 11 septembre et dans d’autres points de l’Isère du 9 au 18. Les artistes ont d’abord invité des volontaires à s’exprimer sur un monde imaginaire, tel qu’il pourrait exister dans cinquante ans. Sur cette base d’enregistrements sonores, ils ont brodé une création vidéo et une musique, réalisée en direct lors des représentations publiques. Le projet est né de la volonté d’aborder les notions de sobriété et d’autonomie énergétiques, mises en pratique lors de la performance live : chaque représentation du spectacle consomme moins d’un Kwh d’énergie électrique – l’équivalent d’une demi-douche chaude. Soutenus par une importante équipe technique, c’est aussi pour nous faire réfléchir que les artistes nous invitent à rêver. Oniri 2070. À l’Hexagone (Meylan) vendredi 11 septembre, à 20h30 (sur réservation)

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Arnaud Meunier nommé à la MC2

Nomination | C’est Arnaud Meunier qui succédera le 1er janvier 2021 à Jean-Paul Angot à la direction de la Maison de la Culture de Grenoble, Scène nationale. Il quittera ainsi la Comédie de Saint-Étienne qu’il dirige depuis 2011, ainsi que l’école supérieure afférente.

Nadja Pobel | Jeudi 16 juillet 2020

Arnaud Meunier nommé à la MC2

Arnaud Meunier est, par ailleurs, artiste metteur en scène. Ces dernières années, il a notamment dirigé Didier Bezace et Catherine Hiegel dans Retour au désert, Rachida Brakni (Je crois en un seul Dieu), qu’il a associée à Philippe Torreton dans J'ai pris mon père sur mes épaules de Fabrice Melquiot. Son travail sur la saga des Lehman Brothers, Chapitres de la chute (écrit par Stefano Massini) avait reçu, en juin 2014, le Grand prix du syndicat de la critique. Arnaud Meunier avait récemment été candidat malheureux au TNP de Villeurbanne. À Grenoble, il a été préféré à Christophe Floderer (directeur adjoint de la Comédie de Valence sour l'ère de Richard Brunel), Marie-Pia Bureau (directrice de l'Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry Sav

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Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone : « On a le sentiment que la saison est terminée »

Spectacle | « Suite aux consignes nationales liées à la pandémie du Covid-19, nous sommes contraints d’annuler au minimum tous les spectacles prévus au mois de mars et avril 2020 » : c'est ce qu'a écrit l’équipe de l’Hexagone sur son site web, dès les mesures de confinement adoptées. On a appelé Antoine Conjard, le directeur de cette scène nationale arts sciences basée à Meylan, pour savoir s’il avait maintenant le recul pour nous en dire plus.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 avril 2020

Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone : « On a le sentiment que la saison est terminée »

Quel est le quotidien d’un directeur dont le théâtre est fermé ? Antoine Conjard : Il est particulier mais je me suis organisé pour être en connexion avec toute l’équipe. Très tôt, avant les décisions d’interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes, on avait commencé à s’organiser en vue d’un possible confinement. On a fait en sorte que toute l’équipe de l’Hexagone puisse faire du télétravail dans de bonnes conditions : tout le monde en ce moment peut donc communiquer et se parler afin de préparer la suite. Quelle suite ? Imaginez-vous rouvrir le théâtre avant juin et la fin de la saison culturelle 2019/2020 ? Ça, on n’en sait rien. On avance au jour le jour en fonction des annonces du gouvernement, mais c’est sûr qu’on a le sentiment que la saison est terminée. Même si on ne peut pas le dire tant que ce n’est pas effectif. Qu’en est-il des spectacles qui ont dû être annulés du fait de la fermeture du théâtre ? Globalement, on a une position de principe : il faut faire en sorte que les cho

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Hexagone : à l’école de la scène

Infos | La salle de spectacles propose un jumelage à plusieurs établissements scolaires de l'agglomération. L'occasion de sensibiliser collégiens et lycéens à la pratique artistique.

Martin de Kerimel | Mardi 3 décembre 2019

Hexagone : à l’école de la scène

Ce sera un temps fort de leur parcours : de la sixième à la terminale, plus de 200 élèves scolarisés à Meylan, mais aussi à Grenoble, Saint-Martin-d’Hères, Saint-Ismier et Villard-Bonnot sont réunis au collège Lionel-Terray mercredi 4 décembre pour l’acte 1 de leur jumelage avec l’Hexagone. Magalie Gheraieb, chargée de la relation avec le public scolaire, et les équipes de la salle de spectacles les convient à des ateliers artistiques, sous la conduite de professionnels. Chaque élève en choisira deux disciplines : théâtre, musique, chant, danse africaine, arts numériques… les possibilités sont nombreuses. Cet après-midi festif est la face la plus visible du dispositif que, depuis 1995, l’Hexagone met en place toute l’année en faveur des établissements partenaires. Des musiciens et comédiens s’y rendent aussi pour sensibiliser les enfants à la pratique artistique et former le public de demain. Chaque jeune assiste à trois spectacles de l’Hexagone au cours de la saison. Le 27 mai 2020, l’acte 2 du jumelage les réunira tous sur scène pour de courtes présentations de leurs travaux et des discussions sur le chemin parcouru. En juin, deux établissements – le collège Lionel-T

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Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe : « Je reste dans la continuité »

ACTUS | On a rencontré celle qui pilote la salle échirolloise depuis l'automne, avant d'aller à sa première présentation de saison mercredi 5 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 4 juin 2019

Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe : « Je reste dans la continuité »

« Dansez, dansez sinon nous sommes perdus… » C’est avec une citation de la chorégraphe Pina Bausch que Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe – la Ponatière d’Échirolles depuis presque un an, titre l’édito de la plaquette de sa première saison. Une saison dans l’esprit de ce que faisait le précédent directeur Jacky Rocher, avec donc pas mal de danse mais aussi pas mal de musique classique. « On est "scène conventionnée d’intérêt national art et création danse et musique" alors, forcément, je reste dans la continuité. De toute façon, si j’ai postulé ici, c’est que la programmation me plaisait ! » D’ailleurs, il y a eu « une transition parfaite » avec Jacky Rocher, qui a dirigé pendant dix ans l’équipement culturel échirollois, et des « échanges enrichissants » avec Éliane

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Relations MC2 / Centre chorégraphique national de Grenoble : « C’est devenu un enfer »

ACTUS | Depuis plusieurs mois, la situation entre la MC2, immense scène nationale grenobloise, et le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2), hébergé en son sein, est plus que tendue. « M. Jean-Paul Angot, directeur de la MC2, a pour projet de faire disparaître le CCN implanté dans la MC2 dont il est le gestionnaire » écrivaient en décembre dernier dans un communiqué de presse Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane, directeurs dudit CCN2. Alors que les tutelles publiques des deux institutions espèrent une sortie de crise rapide, on fait le point avec les différentes parties.

Aurélien Martinez | Mardi 12 février 2019

Relations MC2 / Centre chorégraphique national de Grenoble : « C’est devenu un enfer »

« Au Centre chorégraphique, on est – pardon, ça va paraître un peu prétentieux mais si on ne le dit pas, des gens le taisent – dans une très très grande vitalité. On est par exemple le centre chorégraphique le plus diffusé de France. Et malgré tout ça, depuis qu’on est arrivés en 2016, on est confrontés au fait que la direction de la MC2 a toujours exprimé que le centre chorégraphique ne devait pas être là. Au début, c’était quelque chose qui n’engageait que le directeur, mais au fil des mois, on n’a fait que rencontrer des difficultés, jusqu’en décembre dernier où une nouvelle fois le directeur de la MC2 a tenu à interpeller l’ensemble des tutelles en leur faisant savoir qu’il fallait que le CCN quitte la MC2. » Voilà ce que nous a déclaré le chorégraphe Rachid Ouramdane, co-directeur avec le circassien Yoann Bourgeois du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) depuis 2016. Un outil, comme dix-huit autres en France, issu des politiques de décentralisation, à la configuration néanmoins inédite puisqu’il est implanté dans un bâtiment régi par une autre structure : la

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C’est bon, la MC2 a bien été « célébrée » pour ses 50 ans

ACTUS | Samedi 17 novembre, comme quelque 400 autres courageuses et courageux, nous avons passé la journée enfermés dans la MC2 afin de retracer 50 ans (voire plus) d’histoire de cette maison de la culture phare en France. Vous n’y étiez pas ? Voici un rapide compte rendu.

Aurélien Martinez | Mercredi 21 novembre 2018

C’est bon, la MC2 a bien été « célébrée » pour ses 50 ans

C’est un véritable marathon que la MC2 a organisé samedi 17 novembre dans son auditorium : une grande journée, de 11h à 19h, à l’occasion des 50 ans du bâtiment inauguré en février 1968. « Plus qu’une journée de commémoration, c’est une célébration » a assuré en ouverture Jean-Paul Angot, directeur des lieux depuis 2012, devant quelque 400 personnes, dont pas mal de personnalités ayant compté dans l’histoire de la maison. Logique, puisqu’elles ont été invitées à s’exprimer en début d’après-midi dans une partie intitulée « souvenirs partagés ». Où l’on a appris que Bernard Gilman, élu du maire Hubert Dubedout avant l’ouverture de la Maison de la culture (et qui la dirigea ensuite), avait milité pour qu’elle soit implantée en centre-ville, là où se situe aujourd’hui le Musée de Grenoble ; que le chorégraphe Jean-Claude Gallotta (photo) a vécu une période difficile à la fin des années 1980 lorsqu’il en a pris la tête après Georges Lavaudant et l’a rebaptisée Cargo (une histoire qu’il a livrée au public à sa façon, en dansant) ; que l’auditorium, aménagé pendant les travaux de rénovation

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Passé, présent, futur à la MC2 pour "50 ans d’histoire(s)"

Événement | Cette année, la Maison de la culture de Grenoble, rebaptisée MC2 en 2004, a 50 ans – elle a été inaugurée en février 1968. Un anniversaire fêté (plutôt sobrement) depuis quelques mois, avec comme « point d’orgue » une grande journée samedi 17 novembre afin de retracer "50 ans d’histoire(s)".

Aurélien Martinez | Mardi 13 novembre 2018

Passé, présent, futur à la MC2 pour

« On va raconter, en une journée, 50 ans d’histoire de la MC2. Plus de 50 ans d’histoire d’ailleurs, puisque la première partie de la journée sera consacrée aux années entre 1945 et 1968, soit la période qui mènera à l’inauguration de la Maison de la culture en 1968. Commencer en 1945, c’était très important pour nous comme pas grand monde ne connaît cette histoire. » Voilà comment Jean-Paul Angot, directeur de la fameuse scène nationale grenobloise, nous présente l’événement organisé samedi 17 novembre. Une journée qui sera donc riche en info (même si l’équipe de la MC2 n’a surtout pas voulu utiliser le terme de colloque) afin de faire un retour en arrière le plus exhaustif possible. « On a bien fait d’appeler ça "50 ans d’histoire(s)", avec le pluriel, car pas une seule des personnes que l’on a interrogées n’a de point de vue global sur toute l’histoire. Du coup, cette maison échappe à tout le monde mais elle est pourtant toujours là, elle traverse le temps. » Comme à la radio (ou à la télé) Concrètement, la journée, « placée sous le haut parrainage » de Catherine Tasca (qui fut direct

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La MC2 a 50 ans, et les fêtera tout l'automne

ACTUS | Début des festivités samedi 22 septembre avec une soirée consacrée au metteur en scène Geroges Lavaudant.

Aurélien Martinez | Lundi 17 septembre 2018

La MC2 a 50 ans, et les fêtera tout l'automne

50 ans d'histoires : voilà le nom qu’a choisi l’équipe de la MC2, la plus grande scène nationale de France, pour célébrer son anniversaire – enfin, celui de la Maison de la culture de Grenoble, l’appellation MC2 étant venue en 2004 lors de la réouverture après travaux. « Mais ce sera moins la commémoration d’un anniversaire qu’une célébration d’une chose vivante qui n’a aucun équivalent en France » nous assure son directeur Jean-Paul Angot (photo) lorsqu’on le questionne sur les festivités prévues ce semestre – et déjà entamées début 2018, la Maison de la culture ayant été inaugurée le 3 février 1968 en présence, notamment, d’André Malraux. Premier rendez-vous ce samedi 22 septembre à 19h30 avec une soirée gratuite intitulée La bande à Jo ; « Jo » pour le metteur en scène né à Grenoble Georges Lavaudant, « un personnage central pour la maison et un artiste phare en France ». Un moment où l’homme, entouré de ses complices d’hier et d’aujourd’hui et dans le grand théâtre qui va dorénavant porter son nom, proposera une « alternance de grands textes du répertoire – Eschyle, Shakespe

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Marine Bachelot Nguyen : une autrice dans la ville

Théâtre | À partir du 25 avril, l’autrice et metteuse en scène de théâtre Marine Bachelot Nguyen sera en résidence d’écriture à Grenoble pour deux mois, à l’invitation de la MC2 et du collectif Troisième bureau. L’objectif ? Démontrer que le théâtre s’écrit également au présent.

Alice Colmart | Lundi 23 avril 2018

Marine Bachelot Nguyen : une autrice dans la ville

Le théâtre, ce n’est pas que des textes d’auteurs morts, ce que le collectif Troisième bureau et la MC2 démontrent une nouvelle fois en accueillant en résidence à Grenoble Marine Bachelot Nguyen dans le cadre de son projet d’écriture Circulations Capitales, qu’elle présentera vendredi 27 avril à la cantine de la MC2. Pendant les deux mois de sa résidence d’écriture, travail plutôt solitaire, l’autrice et metteuse en scène proposera différents événements publics tant à la MC2 que lors de Regards croisés, festival sur les écritures théâtrales contemporaines organisé fin mai au Nouveau Théâtre Saint-Marie-d’en-Bas par Troisième bureau. Une aventure enthousiasmante pour Bernard Garnier, coordinateur du collectif : « Tout l’intérêt est de mettre en avant une autrice qui traite de thématiques actuelles. » « Se laisser chahuter par les auteurs d’aujourd’hui » Éminemment «

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Jacky Rocher : « J’ai été très heureux pendant mes dix ans à la Rampe ! »

ACTUS | Rencontre avec Jacky Rocher, directeur de la scène échirolloise conventionnée danse et musiques, qui partira à la retraite d’ici quelques mois.

Aurélien Martinez | Mardi 27 mars 2018

Jacky Rocher : « J’ai été très heureux pendant mes dix ans à la Rampe ! »

Ça bouge pas mal en ce moment à la tête des institutions culturelles de l’agglo. Il y a quelques jours, nous avons ainsi appris que Jacky Rocher, directeur de la Rampe d’Échirolles (une « scène pluridisciplinaire avec des penchants pour la danse et les musiques » comme il la qualifie), allait partir à la retraite « a priori début octobre », soit exactement dix ans après son arrivée à la tête de ce lieu composé de deux plateaux – la Rampe, au centre-ville d’Échirolles, salle « faite pour les grands formats », et la beaucoup plus petite Ponatière, près du cours de la Libération, pour des formes artistiques plus sobres et « les tentatives ». On l’a donc rencontré dans son bureau pour un rapide bilan qu’il juge « hyper positif ». « Depuis quatre ans, la fréquentation n’arrête pas d’augmenter. Sans doute parce que le projet artistique et culturel de la Rampe est assez bien installé dans l’esprit des personnes qui fréquentent la culture. » Mais il a tout de même quelques « regrets », comme ne pas être parvenu à « amener beaucoup plus d’accueil et de convivialité dans le lieu

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La MC2 propose un flashmob avec Jean-Claude Gallotta pour lancer ses 50 ans

ACTUS | Le 3 février 1968 était inaugurée la Maison de la culture de Grenoble, immense cargo dédié au spectacle vivant. Cinquante ans plus tard, la MC2 (pour Maison de (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 26 janvier 2018

La MC2 propose un flashmob avec Jean-Claude Gallotta pour lancer ses 50 ans

Le 3 février 1968 était inaugurée la Maison de la culture de Grenoble, immense cargo dédié au spectacle vivant. Cinquante ans plus tard, la MC2 (pour Maison de la culture 2, comme elle a été rebaptisée en 2004 suite à d’importants travaux) a décidé de célébrer son anniversaire sur toute l’année. Si la liste des événements organisés sera bientôt dévoilée, tout commencera ce samedi 3 février dès 18h30 avec un flashmob concocté par un autre monument grenoblois (le chorégraphe Jean-Claude Gallotta) sur le fameux Happy Birthday de Stevie Wonder. Et qui dit flashmob dit participation du public : du coup, une vidéo de la chorégraphie est disponible. Eh bien dansez maintenant !

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Fin du mouvement de grève à la MC2

ACTUS | Après une semaine de grève d'une partie des salariés, la MC2 annonce la fin du mouvement. Les spectacles de ce mercredi 20 décembre (et les suivants) auront donc lieu.

Aurélien Martinez | Mercredi 20 décembre 2017

Fin du mouvement de grève à la MC2

Alors que la représentation du mercredi 20 décembre à 14h30 du spectacle Chotto Desh d'Akram Khan a été annulée du fait de la poursuite de la grève, celle de 19h30 (et celle du spectacle Minuit de Yoann Bourgeois) ont été maintenues, la MC2 annonçant sur son site « la fin du mouvement de grève ». Nous sommes donc allés sur place ce mercredi soir : les spectacles avaient bien repris, et une grande partie du public était dans les salles – le grand théâtre, où se jouait Chotto Desh initialement à guichets fermés, n'avait qu'une poignée de fauteuils vides. Dans les couloirs, nous avons croisé des salariés, grévistes ou non grévistes, qui n'ont pas voulu s'exprimer officiellement, mais nous ont confirmé q

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Grève à la MC2 : « Ce que l'on fait aujourd'hui, nous aurions dû le faire depuis longtemps »

ACTUS | Mercredi 13 décembre, 34 salariés de la MC2 (sur 55) se sont mis en grève pour dénoncer « la dégradation de leurs conditions de travail » comme ils l'ont expliqué dans un tract distribué au public du spectacle "Sombre rivière" annulé ce soir-là. Le lendemain (jeudi 14 décembre) en fin de journée, alors que la poursuite de la grève venait d'être décidée, nous avons rencontré certains grévistes, qui vont décider chaque jour de la poursuite (ou non) du mouvement.

Aurélien Martinez | Jeudi 14 décembre 2017

Grève à la MC2 : « Ce que l'on fait aujourd'hui, nous aurions dû le faire depuis longtemps »

Les salariés grévistes nous reçoivent (nous et un journaliste de Place Gre'net) jeudi 14 décembre à 18h dans la salle vidéo de la MC2, en face du petit théâtre. Ils viennent de décider d'un deuxième soir de grève (et donc d'une nouvelle annulation du spectacle Sombre rivière de Lazare). On est venus les rencontrer pour, au-delà du tract remis au public, comprendre les raisons de ce mouvement déplorant « la dégradation des conditions de travail » comme ils l'ont écrit. « C'est un sujet qui ne date pas d’aujourd’hui. Suite à certains soucis en interne, un rapport a été réalisé en 2015 par la médecine du travail. L'inspection du travail a ensuite fait une enquête dans certains services – administration et secrétariat général. Certaines choses ont été pointées par rapport à des salariés en souffrance au travail. Et depuis ce temps, il y a des échanges entre la direction, la médecine du travail et l'inspection du travail, mais qui n'aboutissent pas à des résultats concrets au niveau des salariés.

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Mouvement de grève à la MC2 : annulation du spectacle de ce mercredi soir

ACTUS | Si, ce mercredi 13 décembre, vous aviez prévu d'aller à la MC2 voir le spectacle Sombre rivière de Lazare, vous aurez (ou avez dû avoir) une surprise en (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 13 décembre 2017

Mouvement de grève à la MC2 : annulation du spectacle de ce mercredi soir

Si, ce mercredi 13 décembre, vous aviez prévu d'aller à la MC2 voir le spectacle Sombre rivière de Lazare, vous aurez (ou avez dû avoir) une surprise en arrivant : la représentation a été annulée. Voici un extrait du communiqué de presse reçu ce mercredi soir, et émanant de la direction de la scène nationale : « En raison d'un mouvement de grève des personnels permanents de la MC2, le spectacle prévu mercredi 13 décembre à 19h30 ne pourra avoir lieu. La direction de l'établissement regrette profondément l'annulation de la représentation qui empêche 18 artistes et techniciens intermittents de présenter leur spectacle et de rencontrer le public. » « Les spectateurs ayant un billet pour ce soir pourront se reporter sur un autre spectacle de la saison 2017 2018 ou demander le remboursement de leur billet. » Plus d'infos au 04 76 00 79 79 (de 14h à 17h) ou billetterie@mc2grenoble.fr Quant aux représentations des prochains soirs, de ce spectacle comme des suivants, rien n'a encore été communiqué dessus – la MC2 nous « informera de la suite éve

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Valentine Brune (H/F) : « Il faut conditionner l’attribution de subventions à la parité »

Politique culturelle | Si la MC2 Grenoble met en avant cette saison une programmation paritaire en théâtre et en danse (avec donc autant de femmes que d’hommes à la tête des spectacles), beaucoup trop de théâtres et de salles de concert de l’agglo sont encore loin de parvenir à cette égalité. Après avoir fait les comptes, on a tenté de voir comment cela pourrait changer (car cela doit changer) en compagnie d'une membre de l'association H/F Auvergne-Rhône-Alpes.

Aurélien Martinez | Mardi 7 novembre 2017

Valentine Brune (H/F) : « Il faut conditionner l’attribution de subventions à la parité »

En juin dernier, lors du dévoilement à la presse de sa nouvelle saison, le directeur de la MC2 Jean-Paul Angot s’est félicité de proposer autant de spectacles de théâtre et de danse montés par des hommes que par des femmes. Ce que la lecture de la plaquette de sa programmation 2017/2018 nous confirme – en danse par exemple, Jean-Claude Gallotta et Wim Vandekeybus côtoient Maguy Martin et Anne Teresa De Keersmaeker. On a donc retrouvé Jean-Paul Angot il y a quelques jours dans son bureau pour en savoir plus sur ce choix. « Quand on est à la tête d’une institution comme la MC2, on doit montrer l’exemple. Je m’impose quelque chose que tout le monde devrait normalement faire. On est en retard sur ces questions qui sont en train d’exploser, à savoir la place que l’on accorde à la moitié de l’humanité. » Une décision qui, il l’assure, n’élude pas la qualité artistique (« bien sûr, les projets sont choisis

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Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

ACTUS | S’il existe des salles de spectacle privées qui vivent (plus ou moins) bien, les salles publiques, elles, comptent sur la contribution des différents acteurs publics (ville, département, région, État…) lorsqu’elles bouclent leur budget annuel. Antoine Conjard, directeur de la scène nationale l’Hexagone de Meylan, nous explique pourquoi.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

« Si nous n’avions pas d’argent public, les places de spectacle de l’Hexagone qui sont à 12 ou 13€ en moyenne seraient à 40 ou 50€. C’est pour cela que les prix des places dans les salles privées sont plus élevés que ceux des salles publiques. Car après tout, accueillir des spectacles génère des coûts. Il faut entretenir l’espace dont on dispose, accueillir les artistes et les équipes, mais aussi rémunérer correctement les personnes qui travaillent au sein de notre structure. » Mais encore ? « Il faut aussi savoir que le secteur public spectacle vivant travaille à la création contemporaine, pour permettre l’échange entre les chercheurs que sont les artistes et les spectateurs. Nous voulons permettre à ces derniers de découvrir des formes de spectacle qu’ils n’auraient pas l’occasion de voir si nous n’existions pas. » Plus d'infos sur l'Hexagone de Meylan : www.theatre-hexagone.eu

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Biennale arts-sciences : les changements, c’est maintenant

Festival | On l’a appris au détour d’une conversation, l’Hexagone de Meylan n’ayant encore rien officialisé publiquement : la biennale arts-sciences Les Rencontres-i va changer de nom (ce sera Experimenta) et de dates (en février plutôt qu’en octobre). On a du coup essayé d’en savoir plus en allant directement à la source.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mars 2017

Biennale arts-sciences : les changements, c’est maintenant

« On avait de nombreux noms pour nos différentes activités entre la biennale Arts-Sciences, les Rencontres-i, Experimenta… Il nous a paru important de nous recentrer en trouvant le format le plus immédiatement compréhensible à la fois pour le public de l’agglomération et pour nos partenaires extérieurs, notamment à l’étranger. » Voilà qui est clair comme nous l’a expliqué Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone de Meylan et de la biennale arts-sciences que ce même Hexagone organise : le nom du « salon arts, sciences et technologies » organisé chaque année à Minatec devient le nom de la biennale dans son ensemble, les Rencontres-imaginaires étant délaissées pour une appellation plus explicite. « Pour la petite histoire, quand on en a parlé avec des partenaires japonais, pour eux il n’y avait pas photo : Experimenta était le nom le plus évident. Ils comprennent tout de suite ce que ça veut dire. » « On est sur du marketing territorial » Et quitte à changer le nom

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Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

ACTUS | À Grenoble, l’Atelier Arts Sciences, financé conjointement par la scène nationale l’Hexagone de Meylan et le CEA, rassemble des artistes et des chercheurs afin qu’ils échangent sur leurs pratiques et, surtout, travaillent ensemble. Pour fêter les dix ans de ce laboratoire original, l’équipe l’ouvre au public le temps d’une journée (le jeudi 2 février).

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 31 janvier 2017

Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

« Notre travail repose sur l’intégration des nouvelles technologies dans le monde de l’art » : voilà comment Eliane Sausse, directrice de l’Atelier Arts Sciences (et secrétaire générale de l’Hexagone de Meylan), résume les missions de ce laboratoire lancé en 2007. Grâce à l’Atelier, artistes et scientifiques se rencontrent, échangent et progressent pour aboutir à des projets communs. Comme, par exemple, celui d’EZ3kiel : en 2009, le groupe de musiciens, assoiffé d’innovation, avait pu travailler à Grenoble sur une installation interactive baptisée « les mécaniques poétiques ». « L’Atelier Arts Sciences a montré que les artistes réussissaient à bien anticiper les évolutions de la société » poursuit Eliane Sausse, qui annonce pour 2017 une réalisation du plasticien très branché nanoélectronique Lionel Palun. En octobre, la résidence de ce dernier prendra fin. Son œuvre, consacrée au "big data" (des milli

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La MC2 épinglée par la Chambre régionale des comptes

ACTUS | Mi-décembre 2016, la Chambre régionale des comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes a rendu un rapport critique sur la gestion de la MC2, (grosse) scène nationale (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 6 janvier 2017

La MC2 épinglée par la Chambre régionale des comptes

Mi-décembre 2016, la Chambre régionale des comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes a rendu un rapport critique sur la gestion de la MC2, (grosse) scène nationale grenobloise, déplorant « une gestion administrative peu rigoureuse en matière de ressources humaines et de commande publique » qui aurait conduit à « une insuffisance de fonds propres et une mauvaise estimation des frais de fonctionnement ». La chambre s’est par exemple penchée sur le cas du Centre dramatique national des Alpes qui « a fusionné début 2014 avec la MC2 dans des conditions critiquables, notamment en ce qui concerne les avantages financiers consentis à l’ancien directeur et à sa compagnie » (extraits de la synthèse). Le rapport, qui demande à ce que soient revues « les modalités de la contribution financière annuelle des membres de l’Établissement public de coopération culturelle de manière à garantir son autonomie financière », est consultable dans son entièreté

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Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

ACTUS | Le 3 novembre, Grenoble Alpes Métropole s’est dotée de la compétence culturelle réclamée depuis longtemps par les acteurs culturels. Mais dans les faits, la collectivité semble très prudente puisqu’elle ne s’engage que sur une chose : le transfert dans ses services des deux scènes nationales du territoire – la MC2 et l’Hexagone. On fait le point.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 15 novembre 2016

Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

La métropole grenobloise commence à rajouter des cordes à son arc. Après sa création l’an dernier (elle a succédé à la communauté d'agglomération du même nom), elle vient de s’adjoindre, en plus de ses six compétences actuelles, le domaine culturel et sportif. Même si, dans les faits, au 1er janvier 2017, il n’y aura pas de création de poste de vice-président à la culture, ni de service correspondant. Et, bien sûr, les adjoints à la culture des 49 équipes municipales ne disparaitront pas. Le président PS Christophe Ferrari et sa majorité préfèrent y aller doucement. « Le transfert des deux équipements à la Métropole que sont l’Hexagone de Meylan et la MC2 est la seule décision réelle prise pour le début d’année prochaine » résume Henri Touati, membre du Collectif métropolitain des acteurs artistiques et culturels qui a participé à la concertation autour de ce sujet. En 2017, les réflexions vont donc continuer, et ainsi valider (ou infirmer) les choix faits en ce début novembre. La culture conjuguée au conditionnel Utiliser le conditionnel est donc néces

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

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Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Chanson | De passage ce mercredi au Bauhaus avec Chevalrex, Eddy Crampes affiche en chanson des influences souterraines qui toujours remontent à la surface avec une douceur qui n'appartient qu'à lui, doux-dingue de plus, plus doux que dingue. À moins que ce ne soit l'inverse.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 juin 2016

Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Quand on navigue dans les eaux troubles de La Souterraine, cette drôle de maison underground aux fondations poreuses et aux portes toujours ouvertes aux courants d'air frais d'une french pop pas comme les autres (peut-être la nouvelle french touch, s'il était besoin d'en avoir une), on est forcément un ovni. C'est ce que sont les Aquaserge, Julien Gasc et autres Chevalrex dont les exploits funambules ont déjà été retranscrits ici (et dont on reparlera plus que prochainement). C'est avec ce dernier que va se produire un autre adepte du grand écart quasi vandammien : Eddy Crampes. Eddy Crampes comme la contraction d'Eddy Mitchell et des Cramps, Eddy Crampes comme la décontraction et la décomplexion absolue de la chanson française, dont la base arrière abrite de concert le chanteur de l'amour défiscalisé Alain Barrière et la pop dématée de Daniel Johnston, de Burt Bacharach et d'Alain Souchon – on aurait jamais pensé accoler les deux noms dans le même référencement. Et comme choisir lui donne des crampes, Eddy reprend, couvre, habite les chansons des autr

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« Pour une ambition culturelle métropolitaine à la hauteur de la capitale des Alpes »

Tribune | En 2016, Grenoble Alpes Métropole définit ce que sera l’intérêt métropolitain dans plusieurs domaines afin de construire ses politiques publiques. Ainsi en est-il de la culture pour laquelle la nouvelle collectivité doit délimiter les contours de son engagement. Au-delà de l’éventuel transfert d’équipements à l’euro près entre les communes et la métropole, c’est l’occasion de faire le point sur ce qu’est la culture à Grenoble et son agglomération et sur l’ambition que cette réflexion peut nourrir.

Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences | Mardi 24 mai 2016

« Pour une ambition culturelle métropolitaine à la hauteur de la capitale des Alpes »

Dans l’histoire de la décentralisation, la vie culturelle grenobloise est un creuset de la vie culturelle française. Aujourd’hui encore les artistes et acteurs culturels grenoblois sont des références et irriguent nombre de réseaux à l’échelle européenne et internationale. Mon intention ici n’est pas de faire un inventaire exhaustif mais de faire prendre conscience de la chance que chaque habitant de l’agglomération a d’avoir la possibilité d’être au contact d’œuvres et d’artistes qui participent du mouvement mondial des idées, des émotions. L’importance de ce contact interdit toute politique de repli et engage à articuler action territoriale et ouverture internationale. Nous n’avons pas suffisamment conscience de cette chance, qui trop souvent est confondue avec une forme d’élitisme. Gageons que la formule de Jean Vilar « élitaire pour tous » soit toujours et plus que jamais d’actualité : offrir le meilleur au plus grand nombre. La culture, a contrario d’un bien matériel, ne s’épuise pas dans sa consommation mais se démultiplie dans le partage. « S’élever, d’urgence! » Le rapport à la création et à l’art en général est un moyen unique pour chaqu

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Florence Verney-Carron : « Marquer de façon visible l’action de la région »

ACTUS | Depuis l'élection de Laurent Wauquiez (Les Républicains) à la tête de la région Auvergne Rhône-Alpes en décembre dernier, le monde de la culture s'est inquiété, parfois offusqué, au minimum s'est posé des questions, notamment suite à une déclaration pour le moins malheureuse en pleine campagne sur les formations « fantaisistes » de circassien et de marionnettiste. C'est peu dire que Florence Verney-Carron, vice-présidente en charge de la culture, est attendue par pas mal de monde. On l’a rencontrée.

Sébastien Broquet | Mardi 3 mai 2016

Florence Verney-Carron : « Marquer de façon visible l’action de la région »

En janvier, après l'élection, vous demandiez du temps avant de dévoiler votre feuille de route concernant la culture. Aujourd’hui, pouvez-vous nous dire quels sont les points qui vont être privilégiés ? Florence Verney-Carron : C’est la première fois qu'une élection se déroulait en décembre. C’était très compliqué de nous atteler au budget 2016 en si peu de temps. Durant ces trois premiers mois, j’ai analysé pas mal de choses. On avait un certains nombre de principes, déjà évoqués par Laurent Wauquiez durant la campagne, notamment deux points très forts : d'abord accompagner évidemment les créateurs culturels de premier plan, ensuite encourager l’émergence – ce qui est l’essentiel pour une collectivité publique. Ça nous a amenés à tracer deux grands points de notre politique culturelle : avoir une offre de qualité partout, même dans les endroits les plus reculés du territoire, et y apporter beaucoup d’attention : ce peut-être une librairie, un festival, un cinéma. Le second point, ce sera de respecter et d’encourager tous les lieux de création. Et comme nous arrivons au moment de la fusion des régions, il est aussi

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MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

ACTUS | Le bruit courrait depuis quelque temps, des couloirs de l’Hôtel de Ville à ceux du conseil d’administration de la MC2 : le maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe vont baisser de 100 000 € la subvention de la fameuse scène nationale grenobloise. L’annonce a été officialisée mi-avril. On fait le point avec les infos que l’on a.

Aurélien Martinez | Mardi 26 avril 2016

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

Depuis le mardi 12 avril, en mairie, c’est silence radio, malgré nos appels directs au cabinet du maire. Pareil à la MC2, où personne dans l’équipe de direction ne veut commenter pour l’instant cette décision. On souhaitait pourtant simplement recueillir des réactions à l’annonce faite par le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’un conseil d’administration extraordinaire de la MC2 : la Ville va baisser la subvention de l’équipement de 104 286 €, soit 6% sur les 1 758 962 € alloués en 2015. Un chiffre rendu public par Jérôme Safar, élu socialiste d’opposition et accessoirement « administrateur élu de la MC2 » qui, du coup, monte au front sur ce dossier. Cette baisse, envisagée en mairie depuis quelques mois, va forcément impacter sur les prochaines saisons de l’établissement public de coopération culturelle (c’est son statut juridique), surtout que la région nouvellement présidée par Laurent Wauquiez va elle aussi diminuer sa contribution de 6%, contribution qui était de presque 500 000 € en 2015. Florence Verney-Carron, vice-présiden

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En Isère, la droite joue la culture

ACTUS | On murmure dans les couloirs du conseil départemental de l’Isère que la nouvelle majorité de droite, élue il y un an, soutient la culture. Voire même que les subventions augmenteraient. L’annonce semble irréelle. Pour en avoir le cœur net, on est allés rencontrer Patrick Curtaud, vice-président à la culture, et quelques acteurs culturels plutôt satisfaits.

François Cau | Mardi 19 avril 2016

En Isère, la droite joue la culture

Un an après avoir ravi le département à la gauche, la nouvelle majorité départementale de droite présidée par Jean-Pierre Barbier (Les Républicains) prend ses marques. Et l’action, en matière de culture, semble lancée. « Il y a eu peu d’opposition à l’augmentation du budget du département » annonce dans un sourire Patrick Curtaud, chargé de la culture au département. Après les dernières années plutôt sombres de la présidence du socialiste André Vallini, voilà l’éclaircie. Pour 2016, le département annonce 12% d’augmentation par rapport à l’an dernier. Soit 1.5 millions d’euros en plus pour le budget de la culture. « Aujourd’hui, en cette période trouble, où l’on parle de vivre ensemble et de laïcité, la meilleure façon d’apprendre des autres, c’est le développement de la culture » assure Patrick Curtaud. Une politique de gauche appliquée par des gens de droite ? Il y a de quoi perdre le nord. « La culture n’est ni de droite, ni de gauche » continue le vice-président à la c

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Du lourd l'an prochain à la MC2

ACTUS | Il y aura beaucoup à voir et à entendre de septembre à juin sur les différentes scènes de ce temple grenoblois de la culture. On fait le point en trois parties.

Aurélien Martinez | Vendredi 12 juin 2015

Du lourd l'an prochain à la MC2

Du côté du théâtre La scène nationale de Grenoble a toujours envoyé du lourd, voire du très lourd, niveau programmation théâtrale. La saison prochaine suivra donc la même ligne. L’un des gros événements de l’année sera la venue du sulfureux metteur en scène italien Romeo Castellucci, adepte des images fortes et des corps difformes, pour la reprise de son Orestie (une comédie organique ?), relecture de la trilogie d’Eschyle dévoilée en 1995 – la relecture (photo), pas la trilogie ! Niveau grands noms du théâtre, on retrouvera aussi le fascinant Joël Pommerat et son délicat théâtre en boîte noire avec une pièce très politique sur la Révolution française intitulée Ça ira (1) Fin de Louis. L’énergique metteur en scène et comédien Stanislas Nordey s’acoquinera avec Falk Richter, auteur associé à la Schaubühne à Berlin, pour un Je suis Fassbinder (le titre pose les intentions d’emblée) dans lequel on retrouvera la très star Emmanuelle Béart. On continue cette liste avec, en vrac, pas mal de grands

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Le changement dans la continuité à la Rampe

ACTUS | Que verra-t-on la saison prochaine sur les planches de la scène échirolloise centrée sur la danse et les musiques ? Réponses.

Aurélien Martinez | Lundi 8 juin 2015

Le changement dans la continuité à la Rampe

À la Rampe, scène conventionnée danse et musiques, les artistes en résidence changent, l’excellente compagnie Arcosm pilotée par Thomas Guerry et Camille Rocailleux (à qui l’on doit notamment le succès Echoa) prenant la suite du chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert (compagnie Épiderme). Un Nicolas Hubert qui reviendra tout de même pendant la saison avec sa nouvelle création La Crasse du tympan. Arcosm en profitera pour dévoiler son prochain spectacle baptisé Sublime. Niveau chorégraphes invités, citons l’Américain néoclassique

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L'Hexagone de Meylan, toujours aussi original

ACTUS | On fait le point sur la programmation audacieuse, avec du théâtre, de la danse, de la musique..., de la scène nationale arts-sciences de Meylan.

Aurélien Martinez | Lundi 8 juin 2015

L'Hexagone de Meylan, toujours aussi original

Comme chaque année, la scène nationale de Meylan présente une programmation riche et audacieuse avec certes quelques noms bien identifiés : Les Tréteaux de France de Robin Renucci sur Le Faiseur de Balzac. Le jongleur et artiste numérique Adrien Mondot avec une nouvelle création baptisée Le Mouvement de l’air. Le chorégraphe Denis Plassard avec la reprise de son Rites vu il y a un an à la Rampe. Le jeune metteur en scène belge Fabrice Murgia, déjà passé par la MC2 aux commandes de l’excellent Chagrin des ogres, avec Notre peur d’en être, spectacle sur des êtres humains confr

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Les vents se lèvent à la MC2

MUSIQUES | Pour clôturer l’année de festivités de ses dix ans, la MC2 organise l’évènement "Vents debout". Soit douze heures de concerts autour des instruments à vent. Antoine Pecqueur, fougueux conseiller musique à la MC2 (et aussi musicien et journaliste), nous en dit plus. Propos recueillis par Nathan Chaudet

Nathan Chaudet | Mardi 2 juin 2015

Les vents se lèvent à la MC2

Quel est le programme de cette journée Vents debout ? Antoine Pecqueur : Elle sera composée de concerts courts d’une heure maximum pour que le public puisse en faire plusieurs. Ils se tiendront à l’intérieur et sur le parvis de la MC2. Certains seront gratuits et d’autres payants – mais ils coûteront le prix d’une place de cinéma. L’accessibilité tarifaire est très importante pour nous. Pourquoi mettre en avant la famille des instruments à vent ? Nous avons choisi le thème des instruments à vent car c’est un style très convivial et festif qui réunit à la fois les bois et les cuivres. Ça nous permet de drainer un répertoire très large, de la musique baroque à la musique contemporaine en passant par les musiques du monde. À travers cette idée de diversité, nous pouvons toucher un public très large. Qui seront les musiciens présents ? Nous voulions rappeler que Grenoble était au cœur des Alpes et également au centre de cette notion d’Europe culturelle. On peut voir Grenoble comme un cul-de-sac ou comme la porte d’entrée des Alpes ! On a donc choisi les mus

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Awards 2014 théâtre

SCENES | L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 théâtre

L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création contemporaine locale, propose un cycle consacré au monologue. Parmi les trois propositions, on découvre celle de Grégory Faive autour du Petit lexique amoureux du théâtre de Philippe Torreton, qui évoque avec humour tous les à-côtés de son art. Alors qu’on s’attendait à une petite forme bien sympathique à la durée de vie limitée, on assiste à l’éclosion d’une aventure théâtrale passionnante (baptisée Pourvu qu'il nous arrive quelque chose) qui grandira et s’épanouira au fil des mois dans des salles toujours plus grandes. Après quinze jours de représentation en mai dernier à la MC2 et un festival d’Avignon cet été, le spectacle continue encore sa tournée – il sera au Grand Angle et à la Faïencerie la saison prochaine. Un vérita

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MC2 : J’ai dix ans

ACTUS | Inaugurée en grande pompe en septembre 2004 après six années de fermeture pour rénovation, la nouvelle Maison de la culture, sobrement baptisée MC2, est depuis un mastodonte local à la renommée nationale – voire plus. Suivant une logique mathématique on ne peut plus prévisible, elle fête ses dix ans les 20 et 21 septembre, avec Olivia Ruiz et Jean-Claude Gallotta en maîtres de cérémonie. Mais avant de guincher, on remonte le fil de l’histoire.

Aurélien Martinez | Mardi 16 septembre 2014

MC2 : J’ai dix ans

17 septembre 2004. Du côté de l’ancien Cargo, le long du tram A entre le parc Paul-Mistral et la Villeneuve, c'est l’effervescence. La rénovation de la Maison de la Culture ouverte en 1968 (l'année des Jeux olympiques) par André Malraux et fermée depuis six ans est enfin achevée. Ne reste plus qu'à inaugurer cette fameuse Maison de la Culture 2, de façon grandiose s'il vous plaît. Avec, en plus des artistes locaux (le chorégraphe Jean-Claude Gallotta, ou encore Marc Minkowski, le chef d’orchestre des Musiciens du Louvre Grenoble), les classieux Alain Bashung et Christophe en concert : un lancement qui a de la gueule. Plus de 30 000 personnes se pressent rue Paul-Claudel pour découvrir « le must MC2 » comme le titra Libération. Allez, on y va, on monte quatre à quatre ces immenses escaliers et on oublie les derniers calamiteux rebondissements – même si le Cargo hors les murs avait plutôt bien fonctionné. « Bouger avec le monde » Car malgré la vétusté de l'ancien Cargo, sa réfection n'allait pas de soi pour tou

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C’est au programme

ACTUS | Ce ne seront pas les fastes de l’inauguration de 2004 : pour les 10 ans, Jean-Paul Angot, le boss de la MC2, a souhaité « un anniversaire simple ». Détails des hostilités toutes en accès libre (dans la limite des places disponibles).

Aurélien Martinez | Mardi 16 septembre 2014

C’est au programme

Samedi 20 septembre À 15h : flash danse au CHU de Grenoble. Quelque quarante élèves du conservatoire vont revisiter le répertoire de Jean-Claude Gallotta. À noter que cette action s’inscrit dans une politique culturelle forte du CHU, qui accueille à l’année de nombreux spectacles. À 18h30 : flash danse 2 + cours de danse géant sur le parvis de la MC2. L’immense parvis du bâtiment est souvent occupé par un groupe de danseurs urbains. Groupe que l’équipe des relations avec le public de la MC2 a logiquement souhaité associer aux festivités. À 19h30 : Ochtoussil au Grand-théâtre de la MC2. Gallotta toujours, qui cette fois-ci convoque une centaine d’amateurs pour « danser et pousser ensemble le cri de ralliement de la compagnie : ochtoussil ». À 21h30 : concert d’Olivia Ruiz dans la salle René Rizzardo de la MC2. La nouvelle meilleure amie de Jean-Paul Angot et Jean-Claude Gallotta (elle était l’an passé dans L’Amour sorcier co-mis en scène par c

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En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Dévoilement des différentes saisons des théâtres de Grenoble et de l’agglo, épisode 3. Avec un article consacré uniquement à la MC2, ce mastodonte à la programmation riche et variée.

Aurélien Martinez | Lundi 16 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

Du côté du théâtre C’était la révélation du dernier Festival d’Avignon : Les Particules élémentaires du jeune Julien Gosselin. Une adaptation improbable et inespérée du deuxième roman de Michel Houellebecq, qui contient tous les autres ; et le genre de spectacle qu'on aime voir avec une mise en scène au service d'un texte où l'énergie n'est pas le seul moteur. La création sera à l’affiche de la MC2 en mars pendant 15 jours. Autre proposition très attendue : celle de Sylvain Creuzvault et de son collectif D’Ores et déjà qui, après s’être brillamment confrontés en 2011 à la période révolutionnaire (Notre terreur, l’un de nos coups de cœur théâtre de toute la vie entière), ont choisi de travailler autou

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En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Tout le mois de juin, le Petit Bulletin parcourt de façon subjective les programmations à venir des différentes salles de l’agglo, pour vous aider à faire votre choix dans le flot de spectacles proposés l’an prochain. Et pour que vous arriviez armés aux traditionnelles présentations de saison. Premier épisode (sur quatre) cette semaine avec l’Hexagone de Meylan, la Rampe d’Échirolles et la Faïencerie de La Tronche. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 3 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

L’Hexagone Détailler le programme d’une salle comme l’Hexagone est toujours un travail périlleux, tant son directeur Antoine Conjard essaie année après année de présenter une série de spectacles audacieux, atypiques et déroutants – même si, bien sûr, on a aussi le droit à quelques formes plus classiques. Cela venant sans nul doute du positionnement arts et sciences d’un théâtre qui, on le rappelle, organise tous les deux ans les Rencontres-i (rendez-vous en automne 2015). Niveau têtes connues et appréciées, la saison prochaine, nous retrouverons à Meylan le chorégraphe Aurélien Bory (l’un des plus talentueux de sa génération), avec deux propositions : Sans objet, pièce de 2009 pour deux interprètes et un robot de l’industrie automobile, et Plexus, solo pensé pour et avec la fascinante danseuse Kaori Ito. Le facétieux Roger Bernat sera

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La culture, c’est aussi la nuit !

ACTUS | Depuis quelques années, grâce à l’activisme passionné d’une pléiade de petites associations, Grenoble bénéficie enfin d’une offre musicale nocturne à la hauteur de ses ambitions culturelles. Qui se voit plébiscitée en retour par un public sans cesse plus nombreux, plus diversifié, et plus ouvert musicalement. Retour sur un petit miracle encore fragile, mais néanmoins bien réel. Damien Grimbert

Damien Grimbert | Lundi 6 janvier 2014

La culture, c’est aussi la nuit !

Longtemps restée l’apanage d’une petite poignée de villes, la club culture semble enfin avoir trouvé un point d’ancrage à Grenoble. La club culture ? Une vision des soirées dansantes qui ne se limite pas au défoulement, à l’ivresse, à la drague et à l’ostentatoire, mais propose également une véritable dimension artistique, des moments d’échanges humains et de découverte ainsi qu’une vraie mixité sociale, avec comme centre névralgique une passion commune et partagée pour les musiques émergentes. En d’autres termes, un projet de vie nocturne ambitieux, généreux et innovant qui repose sur une alchimie subtile et bien moins évidente qu’il n’y paraît entre différents éléments : une grande diversité dans l’offre musicale, des lieux nocturnes nombreux, variés et accessibles, un public réactif, diversifié et ouvert musicalement, des associations nombreuses, complémentaires et exigeantes musicalement, et enfin l’existence de "soirées paliers" permettant à un public non spécialisé de s’initier aux différentes tendances musicales, aux DJs émergents de faire leurs premier pas, et aux organisateurs de proposer une programmation musicale plus ouverte et non soumise aux exigences du

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Les Rencontres-i, fabrique de grandes utopies

ACTUS | Début la semaine prochaine de la septième édition des Rencontres-i, biennale mixant habilement arts et sciences. Une aventure atypique, aventureuse et passionnante portée par l’Hexagone, la scène nationale de Meylan amenée à devenir un pôle national sur ces questions. De ça, et d’autres choses encore, on a longuement causé avec le directeur Antoine Conjard.

Aurélien Martinez | Vendredi 20 septembre 2013

Les Rencontres-i, fabrique de grandes utopies

Les Rencontres-i, c’est donc une « biennale arts sciences »... Mais encore ?! Antoine Conjard : Il s’agit de mixer arts et sciences au regard de quelque chose. Le triptyque est important : quand il y a une relation à deux, binaire, on est vite dans le ping-pong. En revanche, dès que l’on rajoute un troisième plan, une dynamique se met en route. C’est donc arts et sciences avec ce troisième côté qu’est la société, le territoire... Car ce n’est pas les artistes et les scientifiques dans leur bocal, c’est les artistes et les scientifiques sur le territoire. Avec, au cœur du projet depuis 2002, l’idée de programmer des spectacles atypiques... Les Rencontres, au départ, ont été faites pour présenter des projets artistiques qui sortent du cadre traditionnel, qui ne rentrent pas trop dans la boîte du théâtre et qui interrogent la relation arts et sciences. Mais on ne présente pas forcément des spectacles technologiques : je ne veux surtout pas que ce soit la seule image que l’on garde de cette relation. Par exemple, la compagnie Les Ateliers du spectacle utilise beaucoup de technique, avec plein d’objets sur le plateau, sans tou

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L'Hexagone et la Rampe se dévoilent

ACTUS | Que verra-t-on la saison prochaine à l’Hexagone (la scène nationale de Meylan) et à la Rampe (la scène régionale conventionnée danse et musiques d’Échirolles) ? Éléments de réponse... AM

Aurélien Martinez | Mardi 11 juin 2013

L'Hexagone et la Rampe se dévoilent

Un peu moins de spectacles, mais plus de dates pour la majorité d’entre eux : tel est le nouveau credo de l’Hexagone, et l’on ne peut que s’en réjouir, tant le théâtre a besoin de séries pour vivre (grâce notamment au bouche à oreille). La saison prochaine, sur la scène de Meylan, on retrouvera ainsi avec plaisir, sur trois soirs, Philippe Car et son Agence de voyages imaginaires. Le metteur en scène, adepte des relectures énergiques des classiques du répertoire (on se souvient d’un excellent Bourgeois Gentilhomme) s’attaquera cette fois-ici au Cid (photo) de Corneille. Au rayon des autres retours attendus, le truculent Oscar Gómez Mata (avec La Maison d’antan, d’après Stevenson) ou encore le Turak Théâtre de Michel Laubu (

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MC2 : en avant, marche!

ACTUS | La MC2 lancera sa dixième saison en septembre. On dévoile une partie du programme. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mercredi 29 mai 2013

MC2 : en avant, marche!

Jean-Paul Angot, le nouveau directeur de la maison depuis janvier, nous l’avait annoncé : « c’est plutôt sur 2014/2015 que je pourrai vraiment m’exprimer sur des choix ». 2013/2014 sera donc une saison de transition, portant aussi bien la patte Angot qu’Orier (l'ancien directeur parti au ministère de la culture). Une saison dans la continuité des précédentes, même si l’on note la disparition judicieuse dans la plaquette de la rubrique Indisciplinés (les arts de la piste en gros), avalée par la rubrique... théâtre (alors qu’on l’aurait plutôt imaginé par la danse, mais bon, hein !). Notons aussi que lors de la conférence de presse, Angot a à plusieurs reprises salué la « compréhension » de Jacques Osinski sur l’histoire de la disparition du CDNA, signe que l’affaire semble bel et bien actée. Du côté du théâtre

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