Une nouvelle partition à Sainte-Marie-d'en-Bas

ACTUS | En avril dernier, la Ville de Grenoble lançait une grande procédure d’appels à projets pour les deux structures municipales que sont le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, géré depuis plus de 25 ans par Diden Berramdane, et le Petit Théâtre, camp de base du Créarc de Fernand Garnier depuis 1976. Résultat des courses : Diden s’en va, remplacé par le musicien Antonio Placer, alors que le Créarc reste dans le jeu. On fait le point avec Éliane Baracetti, adjointe à la culture. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 17 janvier 2014

L'idée allait de soi : réinterroger les projets en place depuis un bail dans deux théâtres grenoblois situés près du quartier Notre-Dame. Après avoir ouvert les candidatures, la mairie a reçu six dossiers pour le Petit Théâtre et sept pour Sainte-Marie-d'en-Bas. Alors que le Créarc a bruyamment exprimé son mécontentement quant à son avenir incertain, on a paradoxalement peu entendu le fort en gueule Diden Berramdane. Qui cédera finalement sa place en septembre 2015.

« Tout s'est fort bien passé » avec lui nous assure Éliane Baracetti, adjointe à la culture à la mairie de Grenoble, évoquant le fait que le metteur en scène est en âge de bénéficier de ses droits à la retraite. « Rendons d'ailleurs hommage au travail qu'il a effectué. » OK. À la rentrée 2015 (et non 2014 comme annoncé auparavant – « il faut laisser du temps d'installation, on n'est pas dans de l'événementiel »), le nouveau maître des lieux sera le musicien Antonio Placer (« Galicien exilé en France » dixit sa bio), avec son association grenobloise Alma musique. « Antonio Placer est un artiste musicien, mais il n'a pas du tout centré son projet sur la musique stricto sensu. C'est un projet qui favorise le Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas comme un lieu de rencontre et d'échange, ce qui pour nous est important. Il a évoqué la nécessité du partage de l'outil avec les compagnies qui seront accueillies, notamment les locales. » Rendez-vous donc dans un an et demi pour en savoir plus, et comprendre comment cette aventure va s'articuler avec celle du Tricycle installée par la mairie au Théâtre 145 et au Théâtre de Poche depuis 2011. À noter que la convention sera de trois ans, et renouvelable une fois.

Du côté du théâtre amateur

Pour le Petit Théâtre, là, rien n'est vraiment décidé, si ce n'est que les locaux seront « un pôle de ressource pour la pratique du théâtre amateur en centre-ville ». Ce sera à la prochaine équipe municipale de mettre en place tout ça, dans le cadre « d'un travail commun avec le Créarc et Théâtr'Ensemble qui avaient tous deux déposé un dossier de candidature » (extrait du communiqué de presse). Affaire à suivre...

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Voix aux fenêtres, un festival pour déambuler à travers l'héritage de la ville

Événement | Du Palais du Parlement jusqu'au Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas, des voix résonneront à Grenoble entre vendredi 20 et dimanche 22 septembre pour célébrer les racines sociales et patrimoniales du quartier Alma-Très-Cloîtres. Et quoi de mieux que les Journées du patrimoine pour porter encore plus haut le festival Voix aux fenêtres ?

Adeline Gailly | Mardi 17 septembre 2019

 Voix aux fenêtres, un festival pour déambuler à travers l'héritage de la ville

S'il n'est plus à la tête du Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas depuis peu, le musicien espagnol Antonio Placer, à travers son association Musiques créatives du Sud, conserve pour autant l'organisation de la 4e édition du festival Voix aux fenêtres, toujours poussé par cette volonté de célébrer le quartier Alma-Très-Cloîtres et ses habitants. Et ce n'est pas un hasard si, cette année, l'événement aura lieu au même moment que les Journées du patrimoine. « Les migrants qui se sont installés au fil du temps dans ce quartier ont participé à sa construction architecturale. L'idée est donc de faire résonner les voix de ces colporteurs et colporteuses dans des lieux patrimoniaux, comme un clin d’œil », souligne-t-il. Ces voix s'élèveront essentiellement a cappella avec le désir de s'unir pour ne faire qu'une. « Il y a une perte d'identité dans notre société à cause de l'uniformisation. Alors qu'en réalité nous sommes tous une pièce différente d'un même puzzl

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30 ans d’Europe avec les Rencontres du jeune théâtre européen

Festival | Zoom sur la 31e édition du festival grenoblois prévue du vendredi 28 juin au dimanche 7 juillet.

Aurélien Martinez | Mardi 18 juin 2019

30 ans d’Europe avec les Rencontres du jeune théâtre européen

31e édition pour les Rencontres du jeune théâtre européen qui, on peut l’écrire sans trop se mouiller, sont devenues avec le temps une institution grenobloise. Une institution vieille de 30 ans (sa naissance remonte à 1989, année de la chute d’un fameux mur) qui n’a pourtant rien d'un mastodonte malgré l’ambition clairement affichée dans le titre. Il s’agit plutôt, pour l’association le Créarc qui la pilote (et qui a aussi mis en place un réseau du jeune théâtre européen), de « faire vivre l’idée d’une Europe riche de ses différences et de ses ressemblances dans les domaines de la culture, du théâtre et de la citoyenneté » (extrait de l’édio rédigé par le directeur Fernand Garnier). Pendant une grosse semaine, on pourra donc croiser pas mal d’artistes étrangers à Grenoble : beaucoup d’Européens, forcément, mais aussi des Burkinabés et des Vietnamiens afin d’élargir la focale de ces Rencontres. Tout ce beau monde (19 compagnies de 12 pays différents en tout) présentant dans plusieurs lieux de la ville (dans des salles ou à l’air libre) des spectacles aux formes variées mais toujours dans la langue d’origine des artis

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Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

ACTUS | Alors que la Ville de Grenoble n'a pas souhaité les reconduire à la tête du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas qu'ils dirigent depuis 2015, le musicien espagnol et son équipe tentent de « rétablir la vérité » sur ce dossier.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

Une visite dans tous les recoins de la chapelle et de ses annexes pour prouver « l’état délabré » de la bâtisse qu’ils gèrent depuis 2015 (et qu’ils ont tenté de remettre sur pied avec les moyens du bord), puis une série de questions-réponses nourrie par de nombreux documents comptables afin de prouver leur bonne foi : la semaine dernière, Antonio Placer, directeur du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas, et Jean-François Carcelén, président de l'association Musiques créatives du sud, ont souhaité défendre leur bilan devant quelques journalistes. Et, surtout, « rétablir la vérité » après leur non-reconduction par la Ville de Grenoble à la tête de ce théâtre du quartier Très-Cloîtres. Car à la suite d'un nouvel appel à projets lancé l’an passé, c’est le Centre international des musiques nomades du festival Les Détours de Babel qui gérera le lieu dès septembre. « Ce qui se passe résist

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Un "Trovaores" pour « amener Antonio Placer sur le territoire du flamenco »

Concert | Répétée notamment entre Madrid et Grenoble avec des artistes de renom (dont le chanteur Antonio Campos), "Trovaores", nouvelle création de l'Espagnol (Galicien pour être précis) installé à Grenoble Antonio Placer, verra le jour vendredi 25 janvier à la MC2. On a rencontré le musicien dans le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas qu’il dirige encore pour quelques mois, accompagné de son directeur artistique Jean-François Carcelén, histoire d’en savoir un peu plus sur cette aventure très espagnole.

Aurélien Martinez | Lundi 21 janvier 2019

Un

Comment est né ce projet baptisé Trovaores ? Antonio Placer : Il y a à peu près deux ans et demi, en sortant d’un rendez-vous avec Jean-Paul Angot [le directeur de la MC2 – NDLR] qui m’a demandé de composer quelque chose pour les 50 ans de la MC2, je rencontre Jean-François Carcelén [professeur de littérature espagnole contemporaine à l'Université Grenoble Alpes – NDLR]. On se connaît depuis 30 ans. Je lui parle de la proposition d’Angot, et il me dit qu’il verrait bien ma musique revisitée par le flamenco. On se met alors à écrire. On pense ensuite aux musiciens qui seront sur scène avec moi. Je contacte le grand chanteur de flamenco Antonio Campos [photo de droite], le pianiste Pablo Suarez, le guitariste Juan Antonio Suarez Canito, le musicien classique mais grand expert du flamenco aussi José Luis Lopez… Tous disent oui. Et je me dis également, qu’en mémoire de ma mère, j’aimerais inviter un musicien italien : le clarinettiste Gabriele Mirabassi. Le sextet est alors composé. Quel est le p

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Le Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas change de main

ACTUS | C'est l'équipe des Détours de Babel qui l'occupera dès septembre 2019.

La rédaction | Mercredi 9 janvier 2019

Le Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas change de main

« Le Centre international des musiques nomades s'installera au Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas à partir de septembre 2019 » : c’est par un communiqué publié mi-décembre que l’association qui porte le festival Les Détours de Babel a rendu public la décision prise par la Ville de Grenoble de lui confier les clés de ce lieu culturel du quartier Très-Cloîtres. C’en est donc fini pour le projet porté depuis quatre ans par le musicien Antonio Placer – même s’il nous a assuré être très proche des équipes du festival et qu’il pourrait donc revenir dans le lieu sous une autre forme. « Dans la continuité de la vocation musicale et de l’esprit d’ouverture du projet précédent, le Centre international des musiques nomades fera vivre en musique le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas pour trois saisons. Espace privilégié de rencontres musicales inédites, lieu de croisement des imaginaires d’aujourd’hui, il sera le prolongement naturel du festiva

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Sonorités métissées avec le festival Voici nos Suds

Festival | Mettre en lumière les voix singulières du monde : voilà le défi porté par le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas de Grenoble et son directeur Antonio Placer à l'occasion du festival Voici nos Suds. Du jeudi 28 au samedi 30 juin, les sonorités métissées mêlées aux saveurs gustatives locales embaumeront la cour du vieux temple. Juste le temps de s'évader, près d'ici.

Adeline Gailly | Mardi 19 juin 2018

Sonorités métissées avec le festival Voici nos Suds

Le musicien espagnol Antonio Placer perçoit Grenoble à travers un mot : « un arc-en-ciel ». Une métaphore qu'il utilise pour illustrer cette ville, et plus encore cette région (le Dauphiné), qui s'est construite « grâce aux colporteurs et colporteuses venu·e·s d'ailleurs qui se sont mélangé·e·s aux gens d'ici ». C'est cet arbre généalogique, qui lui est cher, qu'il a voulu célébrer en imaginant en 2016 le festival Voici nos Suds. Et rien de mieux que le quartier cosmopolite de l'Alma-Très-Cloîtres, où se trouve le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas qu'il dirige, pour accueillir l'événement. Ici, Espagnols, Portugais, Italiens et Maghrébins s'entrelacent afin de composer une seule et même partition, à l'image des artistes du festival. « On vient tous d'ailleurs » Voici nos Suds débutera ainsi le jeudi par les « musiques dauphinoises du monde » au son des accordéons de Norbert Pignol et de Stéphane Milleret, et par le chant flamenco de José Valencia accompagné par

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Éliane Baracetti : « Je suis contente de finir ma carrière de cette manière »

ACTUS | À la rentrée, le Grand Angle de Voiron, salle de spectacle généraliste rayonnant sur un bassin de population très large, aura un nouveau directeur ou une nouvelle directrice, l’actuelle Éliane Baracetti partant à la retraite « en principe » en novembre. L’occasion d’un rapide bilan avec cette figure de la culture locale passée par diverses salles de l’agglo et, également, la politique.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juin 2018

Éliane Baracetti : « Je suis contente de finir ma carrière de cette manière »

En 2014, on apprenait qu’Éliane Baracetti était nommée directrice du Grand Angle de Voiron, alors qu’elle était encore adjointe à la culture du maire de Grenoble de l’époque Michel Destot. Un retour « logique » dans le monde culturel pour celle qui, avant d’entrer en politique, dirigeait la Rampe d’Échirolles (et qui, encore avant, avait travaillé à la MC2). « J’ai vraiment apprécié de retrouver mon métier favori que j’avais quitté temporairement pour la politique. Et je l’ai retrouvé dans un cadre formidable avec une équipe elle aussi formidable et impliquée. Je suis donc contente de finir ma longue carrière de cette manière-là. » « Le panel le plus large possible » Sauf que le Grand Angle n’est pas la Rampe, avec un volet de programmation beaucoup plus large faisant se côtoyer, dans une immense salle (jusqu’à 2 400 places), Calypso Rose, Francis Huster, Michel Leeb, Muriel Robin, Claire Diterzi, le Cirque plume ou encore des artistes plus confidentiels pour en citer certains de cette dernière saison, ce qui a dû lui changer. « La programmation est très large simplement parce que le territoire est différent. »

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Rencontres du jeune théâtre européen : jeunes de tous pays, unissez-vous !

Festival | Ces Rencontres, organisées à Grenoble, ont au moins une qualité : elles ne mentent pas sur la marchandise, annonçant clairement la couleur dans leur nom. Zoom sur la nouvelle édition prévue du vendredi 30 juin au dimanche 9 juillet.

Aurélien Martinez | Mercredi 21 juin 2017

Rencontres du jeune théâtre européen : jeunes de tous pays, unissez-vous !

C'est parti pour une nouvelle édition des Rencontres du jeune théâtre européen. « 9 jours de spectacles, de cafés-débats, d’ateliers, d’échanges artistiques entre théâtre, danse, musique, écriture ; 9 jours de dialogue international entre jeunes comédiens appartenant à 14 compagnies de 12 pays différents. » Niveau pays invités, en plus de la France, on retrouvera l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie et la Lituanie ; ainsi que deux autres pas forcément européens géographiquement parlant mais dont la présence fait évidemment sens : le Burkina Faso et le Canada. Sinon, concrètement, pendant le festival, on découvrira des spectacles dans plusieurs salles de l’agglo ou en plein air (avec notamment une parade-spectacle en clôture avec tous les participants des Rencontres – cette année sur Œdipe Roi de Sophocle), en VO pour la plupart et, fait non négligeable, présentés gratuitement. Voilà pour l’explication du principe. Mais, au-delà de ce seul aspect, les Rencontres ont, bien sûr, d’autres qualités. Dont celle, primordiale, d’am

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Antonio Placer : « J’aime écrire musicalement des poèmes »

Concert | "Vers Corps" (oui, il y a un jeu de mots), c’est la nouvelle création du musicien et chanteur Antonio Placer. Un concert en trio (avec un accordéoniste et un clarinettiste) et en français avec lequel il veut remercier la terre qui l’a accueilli lui, l’Espagnol, il y a presque quarante ans. Rencontre.

Aurélien Martinez | Samedi 6 mai 2017

Antonio Placer : « J’aime écrire musicalement des poèmes »

« Avec Vers Corps, je veux remercier le Dauphiné et Grenoble, que j'appelle dans une chanson Grain Noble, d'avoir si bien reçu un exilé consenti qui a fait le chemin de Saint-Jacques à l'envers. Et de m'avoir aussi permis de devenir encore plus universel. » Voilà ce que nous a déclaré d’emblée Antonio Placer lorsque nous l’avons rencontré dans son bureau du Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas qu’il dirige depuis plus d’un an. Cette figure grenobloise dont la renommé est nationale (voire plus) et le magnétisme évident sur scène va ainsi, cette fois, évoquer « tous les sujets d'actualité comme la migration en racontant mon expérience et mon évolution ici ». Avec deux compagnons à ses côtés : l’accordéoniste Jean-François Baëz (« pour ce nouveau spectacle, j’avais envie d'inviter un instrument typiquement français – même s'il est d'origine italienne ») et le clarinettiste Gabriele Mirabassi (« un des spécialistes mondiaux des oiseaux, on s’en rend compte quand on l’écoute jouer »). « Cultivons l’artiste en chacun de nous » « J’aime écrire musicalement des poèmes. Et

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PB d'or 2016 : bonus

C'était 2016... | Avec des nouvelles têtes !

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : bonus

Le PB d’or du slogan qui a enfin du sens (du moins à Grenoble) : "le changement c’est maintenant" En 2016, le milieu culturel grenoblois a pas mal bougé avec l’arrivée de nouvelles têtes à la direction d’établissements culturels. Nous pensons notamment à Béatrice Josse au centre d’art le Magasin (à la suite du départ mouvementé de l’ancien directeur Yves Aupetitallot), au duo Yoann Bourgeois – Rachid Ouramdane au Centre chorégraphique national de Grenoble (après plus de 30 ans de Jean-Claude Gallotta), à Marie Roche au centre de développement chorégraphique le Pacifique (la fondatrice des lieux Christiane Blaise ayant décidé de passer la main), au musicien Anton

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Voici nos Suds ou l’énergie musicale d'ici et d'ailleurs

MUSIQUES | Remplaçant le festival On dirait le Sud, la première édition de Voici nos Suds, portée par le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, soufflera dès jeudi une musique solaire venue d’autres terres pour moment de partage autour de mélodies méditerranéennes. Rendez-vous ailleurs, en plein Grenoble.

Charline Corubolo | Mardi 28 juin 2016

Voici nos Suds ou l’énergie musicale d'ici et d'ailleurs

Si sa carapace est noire, le scarabée est porteur de soleil, à l’instar de la première édition du festival Voici nos Suds dont l'affiche utilise cet animal. Organisé par le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, dans la continuité de la manifestation On dirait le sud impulsée par le précédent directeur Diden Berramdane, l’événement porté maintenant par Antonio Placer entend « célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici ». Avec cette programmation gorgée de nuances et teintée de couleurs chaleureuses, la saison du théâtre se clôture à l'air libre, dans la cour du Vieux Temple toute proche, en proposant un tour du monde musical qui s’offre les plus belles voies venues d'Albanie, d'Égypte, des Balkans... Le jeudi 30 juin, la cour résonnera ainsi aux sons du duo Hasa-Mazzotta (chants italiens et balkaniques) et de ceux de Mendez et Valencia pour un voyage où le classique se fond à la musique world, avec des accents de flamenco. Le lendemain, le quartet Lolomis (photo) réveillera les Balkans tandis que le groupe de blues belge The Summer Rebellion inondera nos oreilles d’une mélodie furieusement énergique. Le dernier jour, c’est l’Égypte qui s’invitera à Grenobl

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La « petite utopie » européenne du Créarc

SCENES | Théâtre et politique, une association vieille comme… l’invention du théâtre ! La preuve une nouvelle fois en ce début juillet avec la vingt-huitième édition des fameuses Rencontres du jeune théâtre européen, organisée comme toujours par les Grenoblois du Créarc, Centre de création de recherche et des cultures. C’est-à-dire ?

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 21 juin 2016

La « petite utopie » européenne du Créarc

Seize compagnies de onze pays différents pour une semaine de programmation théâtrale : voilà en quelques chiffres le festival organisé par le Créarc et qui se déroulera dans divers salles grenobloises. Mais les Rencontres du jeune théâtre européen, c’est avant tout un rassemblement sans égal de jeunes qui aiment et pratiquent le théâtre. Comme chaque année, les compagnies débarquent à Grenoble avec leurs créations, toutes visibles gratuitement. La plupart du temps, elles sont jouées en langue maternelle. L’occasion d’entendre des monologues en anglais, des diatribes en espagnol ou des échanges en hongrois (pour les plus polyglottes). « On peut parler de petite utopie. Parce que faire travailler ensemble 200 jeunes avec des langues différentes n’est pas facile » assure Romano Garnier, qui chapeaute le Créarc. Cette utopie, on la retrouve notamment dans la déambulation de fin de festival. Tous les acteurs répètent une partie de la pièce durant la semaine du festival. Le rendu a lieu le vendredi 8 juillet, en mouvement dans toute la ville. « Artistiquement, comme on n'a pas beaucoup de temps, ce n’est pas forcément très abouti. Mais il y a une vraie

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Antonio Placer et Angélique Ionatos : indignés sans frontières

MUSIQUES | Le intense récital "Chansons indignées", entre Espagne et Grèce, continue de tournée à Grenoble et ailleurs. Il sera au Musée de Grenoble vendredi et samedi.

Aurélien Martinez | Mardi 7 juin 2016

Antonio Placer et Angélique Ionatos : indignés sans frontières

Antonio Placer, musicien espagnol installé depuis longtemps à Grenoble et nouvellement directeur du Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas (avec lequel il veut « célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici » comme il nous le déclarait en janvier), est un artiste engagé. On ne s’étonne donc pas qu’il ait baptisé son récital avec la chanteuse grecque Angélique Ionatos Chansons indignées. Une rencontre forte entre deux personnalités qui le sont tout autant même si, sur scène, les deux univers (et les deux guitares) s’imbriquent parfaitement. Et un concert « entre les îles de Lesbos et le Finisterre galicien » tout en poésie et en émotions qu’ils donnent depuis quelque temps et qu’ils joueront cette fois-ci au Musée de Grenoble, dans le cadre de l’accueil exceptionnel par ce dernier d’un tableau du fameux peintre espagnol d’origine crétoise El Greco.

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Antonio Placer : « Célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici »

ACTUS | Ce week-end, c’est l’ouverture officielle du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas. Nouveau ? Oui, comme le musicien espagnol Antonio Placer remplace le metteur en scène Diden Berramdane à la tête de cet équipement municipal grenoblois situé rue Très-Cloîtres, au cœur d’une ancienne chapelle. Quel est son projet ? On lui a demandé directement. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 19 janvier 2016

Antonio Placer : « Célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici »

Ce week-end, vous présentez donc officiellement au public votre projet pour le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas… Antonio Placer : Oui. C'est l'ouverture officielle du théâtre avec Chansons indignées, une création que j'ai faite avec la chanteuse grecque Angélique Ionatos. Le spectacle met à l'honneur le Sud, ce qui correspond à l'histoire du quartier, à la multiplicité de ses origines comme celles de la Ville et du Dauphiné. Plus globalement, avec le projet pour le théâtre baptisé « L’île de la pensée », je veux célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici. Quand j’ai quitté la Galice pour Grenoble en 1978, à la base pour faire un doctorat d’économie, j'ai passé beaucoup de temps au Musée dauphinois où je me suis rendu compte de la diversité de ceux qui ont composé et composent aujourd'hui la région. Mon projet culturel, dans une période de montée des intégrismes, va prendre en compte cette réalité. Étant musicien, on imagine que votre programmation sera fortement axée sur la musique, mais pas que… Sur l’oralité plutôt. C'est évident que l'on va toucher à tous les arts, mais la voi

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Une rentrée en deux temps pour le directeur Placer

ACTUS | Un vent d’air frais va souffler dès septembre sur le théâtre grenoblois de Sainte-Marie-d’en-Bas, en plein centre-ville. Diden Berramdane, directeur des lieux depuis presque trente ans, va être remplacé par Antonio Placer, musicien espagnol basé à Grenoble. Mais que nous réserve ce dernier ?

Aurélien Martinez | Lundi 20 juillet 2015

Une rentrée en deux temps pour le directeur Placer

Chaque mois, une émission culturelle sur l'antenne iséroise de RCF, intitulée Ça discute, revient sur les spectacles des dernières semaines et invite une personnalité culturelle locale marquante. Avec des journalistes complices, dont souvent certains du Petit Bulletin. Fin juin, l’invité était le très volubile Antonio Placer, futur directeur du théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, qui appartient à la Ville de Grenoble. Le musicien en a dit plus sur son projet qui commencera à la rentrée par quatre mois hors les murs pour des raisons logistiques (« on ne sait pas dans quel état on va retrouver le théâtre » – la succession avec Diden Berramdane ne serait pas simple) ; et aussi pour faire connaître ce projet dans toute la ville (il sera par exemple en décembre à l’Espace Paul Jargot de Crolles). Un projet qu'il veut centrer sur « l’oralité » pour « créer une nouvelle synergie dans laquelle l’artiste est au centre de la société ». Rendez-vous en janv

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Des Rencontres tout feu tout flamme

SCENES | Zoom sur les vingt-septième Rencontres du jeune théâtre européen, qui auront lieu pendant dix jours dans plusieurs lieux de Grenoble. Et toujours en VO.

Aurélien Martinez | Mardi 30 juin 2015

Des Rencontres tout feu tout flamme

Les Rencontres du jeune théâtre européen, et plus globalement le Créarc (l’asso qui les organise), c’est une histoire de famille dans laquelle le fils, Romano Garnier, a succédé au père Fernand comme directeur, ce dernier étant devenu un simple « chargé de missions » bénévole. Un changement qui ne modifie pourtant en rien le principe d’un festival qui en est à sa vingt-septième édition : « être un carrefour de la jeune création théâtrale en Europe, ouvert sur le Sud, l’Est, l’Afrique et le Nouveau monde », en invitant des jeunes troupes semi-pros, pros ou issues de structures comme des conservatoires ou des ateliers théâtre. Sachant que la spécificité de l’événement est que tout le monde joue dans la langue de son pays, sans aucun surtitrage pour le public – à qui il est tout de même remis un petit synopsis en début de représentation histoire de comprendre un minimum les enjeux développés sur scène. Cette année, seront présentes à Grenoble dix-sept compagnies venues de treize pays d’Europe et d’ailleurs (le Canada, l’Algérie et, grande première, le Viêt Nam) pour seize spectacles en salle, trois dans la rue (dont une grande parade de clôture avec tous

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Matamore, un bien étrange voyage

SCENES | On vous en disait déjà un bien fou l’an passé dans notre panorama de rentrée culturelle – article toujours disponible ici. On en remet une couche cette (...)

Aurélien Martinez | Mardi 7 avril 2015

Matamore, un bien étrange voyage

On vous en disait déjà un bien fou l’an passé dans notre panorama de rentrée culturelle – article toujours disponible ici. On en remet une couche cette semaine alors qu’arrive enfin à Grenoble, sous un tout petit chapiteau posé devant la MC2, le cirque de l’étrange baptisé Matamore. Aux commandes, deux troupes (le Cirque Trottola et le Petit Théâtre Baraque) qui n’en font qu’une pour un spectacle où les performances ne sont pas celles que l’on imagine. Ainsi, « matamore », terme venu de l'espagnol, signifie « faux brave », « homme qui se vante d'exploits imaginaires » : c’est tout à fait ça. Ici, les freaks sont de sortie, le bancal est à l’honneur, l’étrange suinte de partout. Les créatures qui peuplent la minuscule piste que le public surplombe sont inhabituelles : des êtres lunaires, des pauvres fous, des corps fatigués. Oui, tout ça à la fois, et plus encore. Visuellement, c’est splendide, presque pictural, avec un travail soigné loin, très loin du tape-à-l’œil des son et lumière désincarnés de certains cirques. C’est surtout

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Éliane Baracetti, « marin à la marine »

ACTUS | Suite au départ à la retraite de Janine Goubet, Éliane Baracetti a été nommée en février dernier à la tête du Grand Angle, immense salle (jusqu’à 2 400 places) située à Voiron. L’ancienne directrice de la Rampe d’Échirolles (entre 2001 et 2008) revient donc à ses premières amours après un passage par la case politique – elle a été, entre 2008 et 2014, élue à la culture de l’ancien maire de Grenoble Michel Destot. Rencontre. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 14 octobre 2014

Éliane Baracetti, « marin à la marine »

Vous arrivez à la tête du Grand Angle, salle iséroise particulièrement centrée sur l’éclectisme... Éliane Baracetti : Je n’emploierais pas le mot éclectisme. Il me dérange parce que ça fait un peu bazar à la bonne franquette. Le Grand Angle est plutôt une salle pluridisciplinaire, avec une grande diversité. Historiquement, il a toujours fait le grand écart, et de manière réussie, entre les têtes d’affiche, la partie plus showbiz, et un vrai travail, digne du service public de la culture, de soutien et d’accompagnement de spectacles peut-être moins évidents. En tant que nouvelle directrice, je m’inscris dans la continuité de cette ligne. Au-delà de la continuité, quelles sont les spécificités de votre projet ? J’ai vraiment défendu l’idée de croisement des langages artistiques. Je ne suis pas pour le cloisonnement théâtre, danse, musique, humour... Bien sûr, ce n’est pas une révolution, des artistes se préoccupent depuis bien longtemps de ces questions, mais c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et qui a toute sa place dans une salle pluridisciplinaire. Sinon, je voudrais avoir à l’année des artistes com

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Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

ACTUS | En mars dernier, l’écolo Éric Piolle, à la tête d’une grande coalition de gauche, remportait l'élection municipale grenobloise contre Jérôme Safar, le dauphin du socialiste Michel Destot. Une toute nouvelle équipe est arrivée aux manettes dans la foulée, avec une volonté de changement clairement affichée. Qu’en est-il dans le domaine culturel, qui n’était pas le mieux maîtrisé par Éric Piolle pendant la campagne ? Pour le savoir, rencontre avec Corinne Bernard, nouvelle adjointe à la culture – pardon, « aux cultures ». Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

Vous êtes la nouvelle adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Pouvez-vous vous présenter ? Corinne Bernard : J’ai 44 ans. J’habite à Grenoble depuis peu de temps. Je suis entrée en politique en 2010, à Europe Écologie les Verts, via le syndicalisme. Je suis toujours chef de gare à Clelles [sud de l’Isère], mais en congé sans solde compte tenu de mes nouvelles fonctions d’élue. Comment s’est passée votre prise de fonction ? Suite au choix effectué par les Grenoblois, quand on a dû composer l’équipe, ça a d’abord été un peu compliqué. Étant conseillère régionale depuis 2010 et vice présidente de la commission culture, j’avais cette petite envie de la délégation culture qui a pu se formaliser puisque nous n’étions pas non plus 42 à la vouloir ! Dès ma prise de fonction, j’ai été très sollicitée – ça ne s’est pas vraiment calmé. Les premiers mois, j’avais l’impression d’être un médecin généraliste confronté à une épidémie de grippe : dès qu’une personne sortait de mon bureau, une autre entrait ! Sachant que je m’étais donné comme objectif de dire oui à tout le monde, de visiter tous les lieux

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"Matamore" : démons et merveilles

Théâtre | Macabre et prodigieux, "Matamore" ramène les arts de la piste à leurs origines conjuratoires. Planquez les mouflets et les coulrophobes : le cirque le plus étrange de ce côté-ci du Styx arrive en ville.

Benjamin Mialot | Mardi 9 septembre 2014

En 2012, la Biennale d'art contemporain de Lyon faisait sienne la « terrible beauté » de William Butler Yeats. Cette saison, c'est à notre tour d'emprunter au poète irlandais l'oxymore que lui inspira la déclaration d'indépendance à mains armées de l'Irlande pour qualifier Matamore, l'événement circassien qui rythmera les vacances scolaires d'avril à la MC2. Rarement en effet a-t-on vu spectacle aussi monstrueux et, dans le même temps, aussi lyrique que ce détournement maboul et crépusculaire des codes de la cabriole sous chapiteau (de la voltige au clown en passant par le dressage canin), mis au point de concert par le vénérable Petit Théâtre Baraque (dont les fondateurs ont assisté Bartabas dans la création de son Théâtre équestre Zingaro) et le Cirque Trattola. En tout cas pas depuis, pêle-mêle, l'apparition du Jim Rose Circus dans l'un des épisodes les plus cultes de la série X-Files (Humburg, saison 2, épisode 20), l'arrêt prématuré de sa cadette La Caravane de l'étrange et l'adaptation en comic-book de l'album Psycho Circus de Kiss (si si). Des maux nécessaires À leur ins

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Créarc un jour, Créarc toujours

SCENES | Les Rencontres annuelles du jeune théâtre européen reviennent pour une vingt-sixième édition. Présentation de l'événement et discussion avec le boss Fernand Garnier autour de l'avenir incertain du Créarc, l'asso qui les porte. Propos recueillis par Guillaume Renouard

Guillaume Renouard | Mardi 1 juillet 2014

Créarc un jour, Créarc toujours

En janvier dernier, un doute planait quant à l’avenir du Centre de création de recherche et des cultures (Créarc), lové dans le Petit théâtre (quartier Notre-Dame) depuis 1976. L’ancienne municipalité, soucieuse de rebattre les cartes, souhaitait en effet le faire travailler avec l’association Théâtre ensemble autour du théâtre amateur, dans les locaux du Petit théâtre (qui appartiennent à la Ville), sans qu’on en sache beaucoup plus. Depuis, si les choses ont un peu bougé, le mystère demeure entier, comme l’explique Fernand Garnier, son directeur : « Nous avons mis en place un groupe de travail avec l’association Théâtre ensemble, et conclu à l’impossibilité de faire coexister les deux associations dans le même lieu, tout en affirmant qu’elles étaient prêtes à travailler ensemble sur le théâtre amateur dans d’autres conditions matérielles. En parallèle, la nouvelle mairie nous a annoncé que le projet était abandonné. Nous avons été reçus par Corinne Bernard, nouvelle a

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Au théâtre demain

ACTUS | La saison dernière, la Ville de Grenoble a décidé de lancer un appel à projets pour le Petit théâtre, camp de base actuel du Créarc de Fernand Garnier, et le Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas, aux mains de Diden Berramdane. Pour en savoir plus, rencontre avec Éliane Baracetti, adjointe à la culture. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 5 septembre 2013

Au théâtre demain

En 2010, vous déclariez dans nos colonnes : « Je ne serai pas une grande constructrice, ma priorité est de consolider l’existant. » Ces deux appels à projets (au Petit théâtre et au Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas) sont-ils dans la lignée de votre politique dit du « théâtre en réseau », dont l’acte emblématique a été la naissance du Tricycle ?Éliane Baracetti : Le Tricycle et les théâtres dont on va parler, ce n’est pas tout à fait la même chose. Depuis 2008, personne ne l’ignore, il y a partout des gros problèmes financiers – ce n’est pas propre à la Ville de Grenoble. Je trouvais donc qu’il était plus important de soutenir ce qui existait déjà plutôt que de partir dans des folies de constructions et de nouveaux projets – des investissements qui auraient demandé de nouveaux budgets de fonctionnement. Donc voilà pourquoi je disais que je ne serai pas une grande constructrice. Pour le Théâtre 145, devenu depuis le Tr

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L’Europe pour tous

SCENES | C’est parti pour les Rencontres du jeune théâtre européen, manifestation grenobloise phare menée par le Créarc. Un Créarc qui aborde pourtant cette vingt-cinquième édition avec inquiétude, au vu de l’avenir incertain de l’association. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 28 juin 2013

L’Europe pour tous

Jeudi 27 juin, 18h30. Une réunion d’information ouverte à tous se déroule au Petit Théâtre, en plein centre-ville. Un lieu que le Créarc (pour Centre de création de recherche et des cultures) occupe depuis 1976 – même si, comme le rappelle en préambule le taulier historique Fernand Garnier, l’histoire est moins linéaire que ça, à coups de divorce, changement de nom, partage de locaux... Reste que pour tout le monde dans la salle, et dans le milieu culturel local, le Petit Théâtre c’est le Créarc, et vice versa. Mais l’an passé, la mairie de Grenoble en a décidé autrement, ouvrant un appel à projet pour le lieu, ainsi que pour son voisin le Théâtre Saint-Marie-d’en-Bas, géré par Diden Berramdane. Avec, sans nul doute, l’envie de donner un vent d’air frais à ces structures pour un partage plus grand des outils municipaux (les deux lieux appartiennent à la ville), ce qui peut se comprendre – même si, comme le dit très justement Fernand Garnier, « le patrimoine humain compte aussi ». Le Créarc a donc été informé que sa convention triennale pour l’occupation des lieux prendrait fin, après prorogation, en août 2014. Sans assurance quant à son avenir au cas où

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L’Ampérage tient à ses nuits

ACTUS | Le mois dernier, la préfecture de l’Isère a tranché : l’Ampérage doit dorénavant fermer ses portes à une heure du matin (contre cinq heures auparavant). Une décision que déplore l’équipe dirigeante, qui veut que le lieu reste une salle de diffusion dédiée aux pratiques culturelles nocturnes. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 13 mai 2013

L’Ampérage tient à ses nuits

L’Ampérage fait partie des endroits où l’on peut écouter de la musique jusqu’à très tard. « C’est un lieu ouvert avec une programmation faite exclusivement par des associations » nous explique sa directrice Laurence Tadjine, qui se félicite ainsi de proposer des concerts et soirées variés de qualité. Car à l’Ampérage, le public (28 000 spectateurs l’an passé) vient avant tout pour les artistes, à la différence de certaines boîtes de nuit fréquentées pour l’ambiance, qu’importe le son. Que la préfecture demande donc à l’Ampérage d’arrêter ses soirées à une heure du matin comme une salle de spectacle lambda, expliquant que seules les discothèques peuvent ouvrir si tard, sidère les dirigeants de l’Ampérage, qui déplorent ce coup asséné aux pratiques culturelles nocturnes. Pour Thomas Antoine, président du Stud, l’association qui gère l’Ampérage, « la législation n’est pas en accord avec la réalité des pratiques culturelles aujourd’hui. Ce n’est pas parce que l’on ferme à cinq heures du matin qu’on est forcément une discothèque. » Il se fait ainsi le por

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Petit drame entre amis au Centre dramatique national des Alpes

ACTUS | Ça bouge dans le milieu théâtral : l’historique Centre dramatique national des Alpes, aujourd’hui dirigé par Jacques Osinski, va disparaitre en 2014, absorbé par la MC2 qui l’accueille dans ses murs. Une fusion décidée par la mairie de Grenoble et, surtout, le ministère de la culture, que Michel Orier, ancien directeur de la MC2, a rejoint l’été dernier. Une décision et un casting qui, forcément, interrogent. Retour sur une mort annoncée, avec les principaux acteurs concernés.

Aurélien Martinez | Lundi 4 mars 2013

Petit drame entre amis au Centre dramatique national des Alpes

Cette semaine, le metteur en scène Jacques Osinski, directeur du Centre dramatique national des Alpes depuis 2008, dévoilera, sur le plateau de la MC2, son nouveau spectacle Orage, d’après le texte d’August Strinberg. Mais l’actualité de l’homme est ailleurs : le 15 février dernier, il a appris qu’il ne serait pas reconduit à la tête du CDNA (il postulait pour un troisième mandat de trois ans), ce dernier allant tout simplement disparaître, avalé par la MC2 qui l’héberge dans ses murs (avec le Centre chorégraphique national de Grenoble dirigé par Jean-Claude Gallotta et les Musiciens du Louvre de Marc Minkowski). Une décision visiblement ancienne puisqu’actée en août dernier, par la ministre de la culture et le maire de Grenoble. Et une décision qui questionne beaucoup, à Paris comme à Grenoble. Issus des politiques de décentralisation menées depuis cinqua

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Le sensible

MUSIQUES | Chanson / En juin dernier, un groupement hétéroclite d’artistes et de représentants de structures s’imposait à l’ordre du jour du Conseil Général et de son (...)

François Cau | Lundi 5 décembre 2011

Le sensible

Chanson / En juin dernier, un groupement hétéroclite d’artistes et de représentants de structures s’imposait à l’ordre du jour du Conseil Général et de son président agacé, André Vallini, pour faire valoir leurs craintes quant aux baisses de subsides drastiques du CG sur le secteur culturel (situation très relativement normalisée depuis). En plein cœur de ce débat houleux, une voix farouche et exaltée s’éleva, celle d’Antonio Placer, dont la ferveur poétique et lyrique fut hausser un sourcil curieux au pourtant très austère et peu réceptif monsieur V. Car cet artiste d’origine galicienne est dans la vie comme sur scène, d’un tempérament radical, prêt à tout pour qu’on laisse s’exprimer l’art sous toutes ses formes, pourvu qu’il soit sincère. Quitte à ce que sur son dernier projet, Republicalma (premier album d’un triptyque à venir sur la thématique de la migration), comme sur ses productions discographiques précédentes, ce bouillonnement intime lui fasse atteindre des stratosphères vocales un peu trop hautes perchées à notre goût. Mais c’est compter sans l’apport de son complice Jean-Marie Machado au piano, qui parvient à canaliser ces compositions sur les ambivalences de l’exil

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« Il faut partager les outils »

CONNAITRE | Éliane Baracetti, adjointe à la culture à la Mairie de Grenoble, a entre autres impulsé ce projet de refonte du paysage théâtral grenoblois. On l’a rencontrée. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Lundi 18 avril 2011

« Il faut partager les outils »

Vous retrouvez-vous dans le projet final porté par le Tricycle, projet qui a évolué depuis le début ?Eliane Baracetti : Sur le fond des choses, il n’a pas tellement changé. Il s’agit toujours de mettre sur pied un dispositif pour aider le mieux et le plus possible la vie théâtrale dans cette ville. On retrouve donc bien la mise à disposition de plateaux, on retrouve bien une aide financière, on retrouve bien des moyens humains ou matériels – les ateliers décors et costumes. Ce projet a aussi une autre visée…Il s’agit d’arrêter ce jeu de chaises musicales, très douloureux à chaque fois. De ne plus confier les clés à une compagnie en se demandant trois ans après si on va les lui confier à nouveau. Les compagnies sont toujours heureuses de rentrer dans un théâtre, et c’est normal, mais c’est bien légitime à un moment donné de leur demander de rendre les clés : il faut partager les outils. Donc la meilleure façon que nous avons trouvée est de confier les clés non plus à une compagnie, mais à un collectif d’artistes, qui pourra évoluer comme il l’entend : il y aura des gens qui arriveront, d’autres qui partiront –

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Grenoble : attention, chantiers

CONNAITRE | Théâtre / Enjeu décisif de l’orientation de la ville en termes de politique culturelle, le devenir du Théâtre 145 ne manque pas de centraliser toutes les inquiétudes quant à la sauvegarde d’une certaine conception de la démocratisation culturelle… François Cau

François Cau | Lundi 12 avril 2010

Grenoble : attention, chantiers

Rappel pour les distraits : en décembre prochain, la convention entre les Barbarins Fourchus et la Ville de Grenoble, qui confiait aux premiers la gestion et l’animation du Théâtre 145, prendra fin. Les artistes, après avoir encaissé le coup, ont bien volontiers admis que le renouvellement, au bout de dix années d’activité, pouvait avoir du bon. Via leur réunion publique du 18 mars dernier, les joyeux cabotins ont bien pris soin de ne pas personnaliser le débat : comme l’a exprimé en introduction l’aîné de la bande, Lino, en bondissant d’un fauteuil roulant avec un panache certain, les Barbarins sont réputés pour leur caractère inoxydable. Non, ce qui les inquiète, eux et bon nombre d’habitués du lieu, c’est le maintien de leur travail de médiation au sein du quartier Berriat St-Bruno, dont la qualité a d’ailleurs été reconnue par la Ville. Via des ateliers, rencontres, animations pour tout public (telles que les bals ou les cinémas de quartier), les Barbarins ont réussi à décomplexer ceux qui n’auraient jamais franchi les portes du théâtre en s’imaginant à tort que cette culture n’est pas pour eux. Un travail dont les Barbarins n’ont pas manqué de souligner l’importance toujour

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« Que le meilleur gagne »

MUSIQUES | Eliane Baracetti, adjointe à la Culture à la Mairie de Grenoble, répond à nos questions concernant la future Salle des Musiques Actuelles. Propos recueillis par SD

Laetitia Giry | Vendredi 13 juin 2008

« Que le meilleur gagne »

Pourriez-vous présenter les équipes candidates à la gestion de la future salle des musiques actuelles?Eliane Baracetti : Je ne peux pas vous les présenter, car je ne peux pas vous dire ce qu’il y a dans leurs dossiers. Nous avons trois équipes. Au plan local, il y a MixLab et PMI, et une autre équipe extérieure, Bleue Marine. Mais ces noms sont connus, vous en avez même parlé dans vos colonnes. Sur quels critères le lauréat sera-t-il choisi ?Tout est important dans l’installation d’une équipe dans une salle. C’est très complexe. J’allais dire, il faut que ce soit la meilleure équipe qui gagne. Mais il y a bien des points sur lesquels vous allez être particulièrement regardant…Il y a le projet artistique et culturel, les éléments financiers, les aspects gestions. C’est assez synthétique et réducteur, mais en gros, c’est cela. Quand devraient débuter les travaux ?Actuellement, nous sommes dans la période d'Avant Projet Sommaire. Puis, nous rentrerons dans la période d’Avant Projet Définitif. Il y aura ensuite un appel d’offre. En principe, on avait prévu une ouvertur

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«Grenoble n’est pas élitiste»

CONNAITRE | Eliane Baracetti, la nouvelle adjointe à la culture à la Mairie de Grenoble, s’exprime sur les dossiers en cours. Propos recueillis par François Cau

Laetitia Giry | Lundi 21 avril 2008

«Grenoble n’est pas élitiste»

Concernant le chantier de l'éducation artistique, quelles seraient les priorités : encouragement aux pratiques artistiques, pédagogie ?Eliane Baracetti : Les deux. Les pistes que semblent vouloir prendre l'Etat, particulièrement le couple Albanel-Darcos, soit l'enseignement des arts, c'est bien, mais pas suffisant. Un enseignement des arts, s'il n'est pas accompagné d'une navette avec le monde des arts, c'est-à-dire d’allées et venues entre le monde scolaire et le fait d'aller dans lieux dévolus aux arts, théâtres, bibliothèques, musées, ne suffit pas. Sans compter que la pratique artistique est importante aussi. Si on ne fait que de l'enseignement, on retombera dans l'élitisme, parce que l'on sait bien que tous les enfants ne sont pas égaux face à la connaissance des contextes culturels. Concernant l'éducation artistique, je dois encore faire un état des lieux. Mais j'espère que l'on saura défendre ces trois aspects : l'enseignement des arts (qui sera porté par l'Etat puisque cela va s'instaurer dans les écoles et les collèges entre 2009 et 2010), la sortie dans les lieux d'arts, avec du lien sans être dans de la consommation, et encourag

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