En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Tout le mois de juin, le Petit Bulletin parcourt de façon subjective les programmations à venir des différentes salles de l’agglo, pour vous aider à faire votre choix dans le flot de spectacles proposés l’an prochain. Et pour que vous arriviez armés aux traditionnelles présentations de saison. Premier épisode (sur quatre) cette semaine avec l’Hexagone de Meylan, la Rampe d’Échirolles et la Faïencerie de La Tronche. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 3 juin 2014

L'Hexagone

Détailler le programme d'une salle comme l'Hexagone est toujours un travail périlleux, tant son directeur Antoine Conjard essaie année après année de présenter une série de spectacles audacieux, atypiques et déroutants – même si, bien sûr, on a aussi le droit à quelques formes plus classiques. Cela venant sans nul doute du positionnement arts et sciences d'un théâtre qui, on le rappelle, organise tous les deux ans les Rencontres-i (rendez-vous en automne 2015).

Niveau têtes connues et appréciées, la saison prochaine, nous retrouverons à Meylan le chorégraphe Aurélien Bory (l'un des plus talentueux de sa génération), avec deux propositions : Sans objet, pièce de 2009 pour deux interprètes et un robot de l'industrie automobile, et Plexus, solo pensé pour et avec la fascinante danseuse Kaori Ito.

Le facétieux Roger Bernat sera de retour avec Pendiente de voto, après deux passages remarqués dans l'agglo (Domini Public et Le Sacre de printemps) où il guidait les participants à l'aide de casques. Sa nouvelle aventure mettra toujours le spectateur au centre du dispositif, en lui confiant cette fois-ci une télécommande – il sera question de démocratie, de vote, d'influences...

Quant au chorégraphe Mourad Merzouki, véritable star du hip-hop aux spectacles généreux et captivants, il dévoilera Pixel en collaboration avec Adrien Mondot, ancien artiste en résidence à l'Hexagone qui métamorphose les arts numériques. Une rencontre qui devrait faire de belles étincelles.

Notons enfin, côté musique, le concert que donnera en fin de saison Ez3kiel, groupe qui avait littéralement retourné l'Hexagone lors de son dernier passage ; et l'intrigant projet musical Emotional Landscapes de David Chevallier où les chansons de Björk rencontreront l'esthétique baroque... Pourquoi pas !

Présentation de saison mardi 10 juin à 19h

 

La Rampe

Toujours affublé du label « scène conventionnée danse et musiques », le double lieu qu'est la Rampe et la Ponatière, à Échirolles, s'avance avec une nouvelle saison dans la parfaite continuité des précédentes – ce qu'assume le directeur Jacky Rocher.

Côté danse, on s'enthousiasme sur la programmation de Carmen, nouvelle création de Dada Masilo (cette chorégraphe sud-africaine qui avait magnifiquement dynamité Le Lac des cygnes la saison passée), du The Roots de Kader Attou (un chorégraphe qui a su transcender l'esthétique hip-hop) ou encore du Bounce ! des géniaux Thomas Guerry et Camille Rocailleux d'Arcosm : une compagnie lyonnaise dont on a souvent vanté les mérites (souvenez-vous de notre une en octobre pour la reprise du sublime Echoa) et qui, excellente nouvelle, va très certainement se rapprocher de la Rampe d'ici un an.

Car la compagnie Épiderme de Nicolas Hubert terminera cette année sa résidence échirolloise, avec un temps fort sur une semaine où il sera possible d'assister à un Open Bal, à un concert du musicien Bertrand Blessing ou encore de (re)découvrir Métaphormose(s), l'une des premières pièces de la compagnie (2007), et Work in regress ( ?), l'une des plus grandes réussites de la compagnie passée trop inaperçue à notre goût.

Côté musique, il y aura bien sûr un gros volet classique, plus quelques incursions dans d'autres répertoires avec des figures comme Grand Corps Malade ou Dobet Gnahoré.

À noter aussi la présence dans la prog d'un spectacle de cirque (le génial Smashed avec neuf jongleurs et des pommes) ou encore de deux de théâtre : un chilien dont on a eu de bons échos (Tratando de hacer una obra que cambie el mundo) et une relecture inventive et généreuse du mythe d'Antigone par Philippe Car et son Agence de Voyages Imaginaires. Oui, on l'a écrit déjà 100 fois, mais qu'importe : cette équipe (celle de Philippe Car) excelle dans la transmission de textes classiques avec humour et néanmoins fidélité aux grands auteurs.

Présentation de saison mercredi 11 juin à 18h30

 

La Faïencerie

Du côté de la petite salle de la Tronche, une quinzaine de dates prévue, en musique (avec notamment un axe fort autour du jazz – le compositeur et trompettiste Éric Le Lann, la chanteuse Rebecca Martin ou encore Carmen Souza, sorte d'Ella Fitzgerald du Cap-Vert), en jeune public (la Faïencerie est souvent bien positionnée sur ce créneau), ou encore en théâtre.

Et c'est là, nichés entre des propositions plus classiques (Molière, Shakespeare, Camus...), que l'on a trouvé nos deux coups de cœur : d'abord la reprise de l'excellent Italie – Brésil 3 à 2, qui avait eu le droit à notre une lors de son passage en novembre dernier au CCJJR de Seyssinet-Pariset (réservez tout de suite !).

Puis la création L'importance d'être Wilde, autour de l'œuvre de l'écrivain britannique d'origine irlandaise. Un petit bijou so british finement conçu à l'humour haut de gamme comme on avait pu le constater lors du dernier Festival d'Avignon.

Présentation de saison jeudi 12 juin à 18h

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Jérôme Villeneuve : « L’art permet vraiment de questionner la science »

ACTUS | Le trentenaire a pris la tête de l’Hexagone le 15 novembre dernier, succédant à Antoine Conjard. De formation scientifique, Jérôme Villeneuve a su également concilier sa passion pour les arts dans un parcours atypique mêlant les deux disciplines. Un profil idéal pour le théâtre meylanais qui a fait des rapprochements entre l’art et la science sa marque de fabrique.

Hugo Verit | Lundi 29 novembre 2021

Jérôme Villeneuve : « L’art permet vraiment de questionner la science »

Pouvez-vous nous raconter votre parcours, pour le moins atypique, qui vous a conduit aujourd’hui à la tête d’une scène nationale arts sciences ? Je fais partie de ceux qui ont eu la chance d’être très tôt plongés dans la musique et dans l’art en général, grâce à des parents qui m’ont gentiment inscrit au conservatoire (en batterie, puis piano et trompette) et qui m’amenaient souvent voir des spectacles. Mais, tout en gardant en tête cette passion, j’ai suivi un cursus scientifique car j’étais notamment très attiré par la recherche en cosmologie et en astrophysique. De Montélimar, je suis venu à Grenoble, réputée dans ce domaine-là, et lorsqu’il a été question de choisir un master, j’ai découvert qu’il existait, dans cette ville, un diplôme "Arts sciences et technologies", ce qui était presque unique en France à l’époque. J’étais extrêmement satisfait de ce que j’avais pu apprendre en physique et en sciences dures mais l’idée de renouer avec des choses qui m’excitaient immensément encore à ce moment-là – c’est-à-dire la musique, la création, l’expérimentation – a pris complètement le pas sur le projet que j’avais à la base. Puis tout a été trè

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Hymne keupon

Danse | Pantins désarticulés, bouches béantes, gestes saccadés, rires grotesques, bousculades... Le nouveau spectacle du Collectif Ès, Fiasco, relève explicitement de (...)

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Hymne keupon

Pantins désarticulés, bouches béantes, gestes saccadés, rires grotesques, bousculades... Le nouveau spectacle du Collectif Ès, Fiasco, relève explicitement de l’âme punk. Danser en slip sur l’hymne britannique, avant de se disloquer, colliers de perles et chemisiers en soie, chignon ravagé, sur les riffs saturés des Sex Pistols (bien sûr). Les danseurs lâchent tout, jusqu’à se rouler par terre et se mordre, hurlent, s’éclatent finalement, à tel point que ça paraît improvisé – c’est compter sans la précision de la mise en scène. La libération du corps est totale, le physique exulte. En résidence à La Rampe, le Collectif Ès a travaillé sur le mouvement punk et est parvenu à la conclusion suivante : « Pour nous, c’est un corps en action, en lutte, intérieure et partagée. Un corps non éduqué, avec une dimension ludique et de jeu. Il y a une ambiguïté, une complexité entre des choses très sombres et très joyeuses. » Selon les extraits que l’on a pu voir avant la première à Echirolles, la transcription à la scène de cette (bonne) définition du punk est réussie. Oï ! Fiasco le 14 décembre à La Rampe, Echirolles

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Concours Podium : découvrez les quatre lauréats !

Danse | A l’issue de deux soirées de représentation ce week-end à La Rampe, les quatre lauréats du concours de danse Podium ont été désignés par le public et le jury.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

Concours Podium : découvrez les quatre lauréats !

Quatre compagnies de danse bénéficieront, l’an prochain, de la Tournée Podium. Elles ont été sélectionnées parmi douze propositions, vendredi et samedi soir, à La Rampe. Pour les pièces en solo et duo, présentées vendredi, le jury de professionnels a choisi B4 summer de Mercedes Dassy (Belgique). Pour les pièces de groupe, c’est Muyte Maker, de Flora Détraz (France), qui a été sélectionnée. Vendredi soir, le public a préféré Learning from the Future, de Colette Sadler (Royaume-Uni), et samedi, c’est Entropie de Léo Lérus (France, Guadeloupe) qui a été le coup de cœur des spectateurs. Les lauréats seront programmés, pour la saison 2022-2023, parmi les dix-sept scènes partenaires de Podium, réparties un peu partout en France, et dans le réseau des « voisins » de ces théâtres. La répartition des tournées sera annoncée prochainement. Si Podium est bel et bien un concours, c’est avant tout l’occasion pour les compagnies de montrer leur travail à des professionnels ; en dehors des soirées de spectacles, des temps d’échanges informels ont été

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Podium, entrez dans la danse

Concours | Douze compagnies de danse, réparties sur deux soirées, présenteront à La Rampe des extraits d’une vingtaine de minutes de leurs créations. Avec un enjeu tout (...)

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Podium, entrez dans la danse

Douze compagnies de danse, réparties sur deux soirées, présenteront à La Rampe des extraits d’une vingtaine de minutes de leurs créations. Avec un enjeu tout particulier : quatre prix seront remis, deux à l’issue du vote du public, deux autres par un jury de professionnels. C’est la seconde édition du concours Podium (anciennement Reconnaissance), imaginé par le Pacifique et également porté par le CCN2 et La Rampe. Pour les spectateurs, c’est surtout une excellente façon d’appréhender la danse, discipline qu’ils ont souvent du mal à aborder. « Le public pense parfois que la danse n’est pas pour lui. Pourtant, le langage du corps est universel, ça passe au-delà des mots », souligne Marie Roche, directrice du Pacifique. On n’est pas obligé de comprendre la danse, il suffit de la ressentir. L’aspect concours permet en sus de comparer et d’en parler avec son voisin, cerner pourquoi on aime ou pas. « L’objectif de Podium est de montrer des spectacles dont on juge qu’ils n’ont pas été assez vus, et qui méritent de l’être. En période de pandémie, je vous laisse imaginer… » La sélection des douze pièces, parmi 41 propositions au départ, a été assur

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Jérôme Villeneuve est le nouveau directeur de l'Hexagone

Nomination | La scène nationale de Meylan connaît officiellement le nom de son nouveau directeur : il s'agit de Jérôme Villeneuve, 34 ans (...)

Valentine Autruffe | Lundi 11 octobre 2021

Jérôme Villeneuve est le nouveau directeur de l'Hexagone

La scène nationale de Meylan connaît officiellement le nom de son nouveau directeur : il s'agit de Jérôme Villeneuve, 34 ans et président de l'association Arcan (Association ressource pour la création artistique numérique), qui organise plusieurs événements autour des arts, de la science et du numérique, comme Negotium ou DN[A]. Titulaire d'un doctorat en "Ingénierie de la Cognition, de l’Interaction, de l’Apprentissage et de la Création", il est également chercheur au sein de la cellule "Arts Numériques et Immersions Sensorielles", construite avec le Ministère de la Culture, le CNRS, l’Université Grenoble Alpes et installée au laboratoire GIPSA. Le profil de Jérôme Villeneuve, très orienté art et sciences, a logiquement été retenu pour l'Hexagone, dont un pan important de la programmation est tourné vers cette dualité : le théâtre organise notamment la biennale Experimenta, et travail

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Culture solidaire à l’Hexagone

Association | Afin de permettre aux plus démunis de se rendre au spectacle, l’Hexagone fait appel à l’association Cultures du cœur pour distribuer gratuitement des billets solidaires au sein de différentes structures sociales.

Hugo Verit | Mardi 5 octobre 2021

Culture solidaire à l’Hexagone

Après une ultime improvisation bien chaloupée de Jowee Omicil et son groupe, la salle de l’Hexagone, ardente et conquise, se vide tranquillement… Mais pas dans son intégralité. Quelques spectateurs restent assis car ils ont droit à un petit plus, une rencontre de quinze minutes avec la star du soir. « Est-ce que l’ordre des morceaux est défini à l’avance ? », demande l’un d’entre eux lorsque Jowee les a rejoints au milieu des fauteuils rouges. « Excellente question ! Tout ce que vous avez vu est improvisé selon l’énergie que vous m’avez donnée. C’est vous qui avez fait le spectacle ce soir », répond le saxophoniste, très flatteur à l’américaine. Si ces personnes ont la possibilité, ce soir-là, d’échanger avec le musicien, c’est qu’elles ont bénéficié d’un billet solidaire, financé grâce aux dons (de 3, 6, 9 ou 18€) de certains spectateurs de l’Hexagone, sur le principe des cafés suspendus. « Cela fait trois saisons que nous avons mis en place ce dispositif. Normalement, on édite cinq à dix places par soirée mais à cause du Covid, on s’est retrouvé avec 50 billets solidaires qu’on a donc proposés intégralement pour ce concert. C’est l’occasion de c

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Échanges dans l'orbite de Shangri-La

Découverte | Changement de programme. À défaut de pouvoir jouer son spectacle immersif tiré de la BD éponyme de Mathieu Bablet, Christelle Derré, directrice artistique du collectif poitevin Or Normes, est venue à l’Hexagone de Meylan lundi 29 et mardi 30 mars, à la rencontre d’étudiants. Des échanges fructueux dont elle nous a parlé dans la foulée.

Martin de Kerimel | Mercredi 31 mars 2021

Échanges dans l'orbite de Shangri-La

Souvenez-vous… ou fouillez nos archives : au Petit Bulletin, en octobre dernier, nous vous avions parlé de la nouvelle BD de Mathieu Bablet, Carbone et Silicium. Le jeune auteur nous avait alors expliqué qu’il avait dû prendre du recul après le succès de son précédent album, Shangri-La, en lice au Festival international d’Angoulême et vendu à plus de 100 000 exemplaires. On a vite fait le rapprochement quand le même titre est réapparu du côté de l’Hexagone, coproducteur et promoteur d’un concert visuel et immersif inspiré de l’ouvrage. L’univers SF de Mathieu Bablet est si puissant que l’on regrette que les dates prévues à Meylan aient été annulées cette année. Ce maudit coronavirus ! Une œuvre recomposée En attendant, c’est avec une sincère curiosité que l’on a discuté avec Christelle Derré, la directrice artistique d’Or Normes, le collectif à l’origine du spectacle. Faute de jouer, la jeune femme a rencontré des collég

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Un détour chez Renart

Concert | Pas de public en salle, mais toujours des idées : cette fois, c’est avec l’Hexagone de Meylan que le Centre national des musiques nomades (CIMN) s’est associé pour proposer, mardi 26 janvier, une création de Fidel Fourneyron inspirée du "Roman de Renart". En parallèle, il revoit l’organisation de son festival, Les Détours de Babel. Explications.

La rédaction | Mardi 26 janvier 2021

Un détour chez Renart

En 2019, les Victoires du jazz l’avaient couronné comme « artiste qui monte ». Originaire d’Albi, Fidel Fourneyron, 38 ans, joue du trombone depuis l’enfance et a plus d’une inspiration dans son sac. L’une des dernières l’a donc conduit à travailler sur le Roman de Renart. Goupil, Ysengrin, Chantecler… ça vous rappelle des souvenirs ? Ces personnages de poils et de plumes sont nés au Moyen-Âge, d’abord dans de courts récits indépendants. Après avoir retrouvé un livre illustré de son enfance, Fidel Fourneyron a mis au point ce qu’il appelle « un mini-opéra ». Prévu en mars dernier dans le cadre des Détours de Babel, ce spectacle arrive finalement à l’Hexagone mardi 26 janvier : à partir de 19h30, il pourra être suivi en live stream, à la fois sur le site de l’institution meylanaise et sur celui du CIMN, ainsi que sur leurs pages Facebook respectives. Sur scène, les curieux découvriront une chanteuse lyrique, Dalila Khatir, que Fidel Fourneyron accompagnera lui-même. Avec eux, plusie

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« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

Crise du coronavirus | Lors de la conférence de presse du jeudi 14 janvier, le gouvernement, à travers la voix de la ministre de la culture Roselyne Bachelot, a expliqué que « la situation était trop instable pour évoquer une date de réouverture » des établissements culturels. Comment ce contexte lié à la crise du coronavirus est-il vécu par celles et ceux qui travaillent dans des théâtres de nouveau fermés au public depuis fin octobre ? Pour le savoir, nous avons interrogé Arnaud Meunier, tout frais directeur de la MC2, Cécile Guignard, directrice des relations avec le public et de la communication de l’Hexagone de Meylan, et Noémi Duez, directrice de l’Ilyade et responsable de la programmation culturelle des villes de Seyssinet-Pariset et Seyssins.

Aurélien Martinez | Vendredi 15 janvier 2021

« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

« On a mis beaucoup d’espoir dans ce référé-liberté [en décembre, des professionnels de la culture ont demandé au Conseil d’État la réouverture des salles de spectacle fermées depuis fin octobre pour raisons sanitaires – NDLR], on espérait même que ça passerait. Mais ça n’a pas été le cas. Même si le Conseil d’État a clairement dit que cette fermeture était une atteinte à la liberté de créer et que, donc, nos établissements ne pourraient pas être fermés dans la durée. C’est déjà ça. Il ne reste plus qu’à savoir quelle sera la longueur de la durée ! Pour l’instant, on n’en sait rien. » Voilà ce qu’a répondu d’emblée Cécile Guignard, directrice de la communication et des relations avec le public de l’Hexagone de Meylan, à notre première question : comment ça va dans votre théâtre ? Une situation pleine d’incertitudes qui pèse sur pas mal de professionnels du secteur culturel, à l’image d’

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Invitation au rêve

Spectacle | Spectacle / Les quelques images que nous avons pu apercevoir nous rendent curieux de découvrir Oniri 2070 ! « Un voyage poétique, sonore et (...)

Martin de Kerimel | Mardi 8 septembre 2020

Invitation au rêve

Spectacle / Les quelques images que nous avons pu apercevoir nous rendent curieux de découvrir Oniri 2070 ! « Un voyage poétique, sonore et visuel » : c’est ainsi que Juliette Guignard, Alexandre Machefel et Ezra, ses concepteurs artistiques, présentent ce spectacle, à découvrir lors de la présentation de saison de l’Hexagone (Meylan) le 11 septembre et dans d’autres points de l’Isère du 9 au 18. Les artistes ont d’abord invité des volontaires à s’exprimer sur un monde imaginaire, tel qu’il pourrait exister dans cinquante ans. Sur cette base d’enregistrements sonores, ils ont brodé une création vidéo et une musique, réalisée en direct lors des représentations publiques. Le projet est né de la volonté d’aborder les notions de sobriété et d’autonomie énergétiques, mises en pratique lors de la performance live : chaque représentation du spectacle consomme moins d’un Kwh d’énergie électrique – l’équivalent d’une demi-douche chaude. Soutenus par une importante équipe technique, c’est aussi pour nous faire réfléchir que les artistes nous invitent à rêver. Oniri 2070. À l’Hexagone (Meylan) vendredi 11 septembre, à 20h30 (sur réservation)

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Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone : « On a le sentiment que la saison est terminée »

Spectacle | « Suite aux consignes nationales liées à la pandémie du Covid-19, nous sommes contraints d’annuler au minimum tous les spectacles prévus au mois de mars et avril 2020 » : c'est ce qu'a écrit l’équipe de l’Hexagone sur son site web, dès les mesures de confinement adoptées. On a appelé Antoine Conjard, le directeur de cette scène nationale arts sciences basée à Meylan, pour savoir s’il avait maintenant le recul pour nous en dire plus.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 avril 2020

Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone : « On a le sentiment que la saison est terminée »

Quel est le quotidien d’un directeur dont le théâtre est fermé ? Antoine Conjard : Il est particulier mais je me suis organisé pour être en connexion avec toute l’équipe. Très tôt, avant les décisions d’interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes, on avait commencé à s’organiser en vue d’un possible confinement. On a fait en sorte que toute l’équipe de l’Hexagone puisse faire du télétravail dans de bonnes conditions : tout le monde en ce moment peut donc communiquer et se parler afin de préparer la suite. Quelle suite ? Imaginez-vous rouvrir le théâtre avant juin et la fin de la saison culturelle 2019/2020 ? Ça, on n’en sait rien. On avance au jour le jour en fonction des annonces du gouvernement, mais c’est sûr qu’on a le sentiment que la saison est terminée. Même si on ne peut pas le dire tant que ce n’est pas effectif. Qu’en est-il des spectacles qui ont dû être annulés du fait de la fermeture du théâtre ? Globalement, on a une position de principe : il faut faire en sorte que les cho

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Hexagone : à l’école de la scène

Infos | La salle de spectacles propose un jumelage à plusieurs établissements scolaires de l'agglomération. L'occasion de sensibiliser collégiens et lycéens à la pratique artistique.

Martin de Kerimel | Mardi 3 décembre 2019

Hexagone : à l’école de la scène

Ce sera un temps fort de leur parcours : de la sixième à la terminale, plus de 200 élèves scolarisés à Meylan, mais aussi à Grenoble, Saint-Martin-d’Hères, Saint-Ismier et Villard-Bonnot sont réunis au collège Lionel-Terray mercredi 4 décembre pour l’acte 1 de leur jumelage avec l’Hexagone. Magalie Gheraieb, chargée de la relation avec le public scolaire, et les équipes de la salle de spectacles les convient à des ateliers artistiques, sous la conduite de professionnels. Chaque élève en choisira deux disciplines : théâtre, musique, chant, danse africaine, arts numériques… les possibilités sont nombreuses. Cet après-midi festif est la face la plus visible du dispositif que, depuis 1995, l’Hexagone met en place toute l’année en faveur des établissements partenaires. Des musiciens et comédiens s’y rendent aussi pour sensibiliser les enfants à la pratique artistique et former le public de demain. Chaque jeune assiste à trois spectacles de l’Hexagone au cours de la saison. Le 27 mai 2020, l’acte 2 du jumelage les réunira tous sur scène pour de courtes présentations de leurs travaux et des discussions sur le chemin parcouru. En juin, deux établissements – le collège Lionel-T

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Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe : « Je reste dans la continuité »

ACTUS | On a rencontré celle qui pilote la salle échirolloise depuis l'automne, avant d'aller à sa première présentation de saison mercredi 5 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 4 juin 2019

Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe : « Je reste dans la continuité »

« Dansez, dansez sinon nous sommes perdus… » C’est avec une citation de la chorégraphe Pina Bausch que Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe – la Ponatière d’Échirolles depuis presque un an, titre l’édito de la plaquette de sa première saison. Une saison dans l’esprit de ce que faisait le précédent directeur Jacky Rocher, avec donc pas mal de danse mais aussi pas mal de musique classique. « On est "scène conventionnée d’intérêt national art et création danse et musique" alors, forcément, je reste dans la continuité. De toute façon, si j’ai postulé ici, c’est que la programmation me plaisait ! » D’ailleurs, il y a eu « une transition parfaite » avec Jacky Rocher, qui a dirigé pendant dix ans l’équipement culturel échirollois, et des « échanges enrichissants » avec Éliane

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Jacky Rocher : « J’ai été très heureux pendant mes dix ans à la Rampe ! »

ACTUS | Rencontre avec Jacky Rocher, directeur de la scène échirolloise conventionnée danse et musiques, qui partira à la retraite d’ici quelques mois.

Aurélien Martinez | Mardi 27 mars 2018

Jacky Rocher : « J’ai été très heureux pendant mes dix ans à la Rampe ! »

Ça bouge pas mal en ce moment à la tête des institutions culturelles de l’agglo. Il y a quelques jours, nous avons ainsi appris que Jacky Rocher, directeur de la Rampe d’Échirolles (une « scène pluridisciplinaire avec des penchants pour la danse et les musiques » comme il la qualifie), allait partir à la retraite « a priori début octobre », soit exactement dix ans après son arrivée à la tête de ce lieu composé de deux plateaux – la Rampe, au centre-ville d’Échirolles, salle « faite pour les grands formats », et la beaucoup plus petite Ponatière, près du cours de la Libération, pour des formes artistiques plus sobres et « les tentatives ». On l’a donc rencontré dans son bureau pour un rapide bilan qu’il juge « hyper positif ». « Depuis quatre ans, la fréquentation n’arrête pas d’augmenter. Sans doute parce que le projet artistique et culturel de la Rampe est assez bien installé dans l’esprit des personnes qui fréquentent la culture. » Mais il a tout de même quelques « regrets », comme ne pas être parvenu à « amener beaucoup plus d’accueil et de convivialité dans le lieu

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Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

ACTUS | S’il existe des salles de spectacle privées qui vivent (plus ou moins) bien, les salles publiques, elles, comptent sur la contribution des différents acteurs publics (ville, département, région, État…) lorsqu’elles bouclent leur budget annuel. Antoine Conjard, directeur de la scène nationale l’Hexagone de Meylan, nous explique pourquoi.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

« Si nous n’avions pas d’argent public, les places de spectacle de l’Hexagone qui sont à 12 ou 13€ en moyenne seraient à 40 ou 50€. C’est pour cela que les prix des places dans les salles privées sont plus élevés que ceux des salles publiques. Car après tout, accueillir des spectacles génère des coûts. Il faut entretenir l’espace dont on dispose, accueillir les artistes et les équipes, mais aussi rémunérer correctement les personnes qui travaillent au sein de notre structure. » Mais encore ? « Il faut aussi savoir que le secteur public spectacle vivant travaille à la création contemporaine, pour permettre l’échange entre les chercheurs que sont les artistes et les spectateurs. Nous voulons permettre à ces derniers de découvrir des formes de spectacle qu’ils n’auraient pas l’occasion de voir si nous n’existions pas. » Plus d'infos sur l'Hexagone de Meylan : www.theatre-hexagone.eu

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Biennale arts-sciences : les changements, c’est maintenant

Festival | On l’a appris au détour d’une conversation, l’Hexagone de Meylan n’ayant encore rien officialisé publiquement : la biennale arts-sciences Les Rencontres-i va changer de nom (ce sera Experimenta) et de dates (en février plutôt qu’en octobre). On a du coup essayé d’en savoir plus en allant directement à la source.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mars 2017

Biennale arts-sciences : les changements, c’est maintenant

« On avait de nombreux noms pour nos différentes activités entre la biennale Arts-Sciences, les Rencontres-i, Experimenta… Il nous a paru important de nous recentrer en trouvant le format le plus immédiatement compréhensible à la fois pour le public de l’agglomération et pour nos partenaires extérieurs, notamment à l’étranger. » Voilà qui est clair comme nous l’a expliqué Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone de Meylan et de la biennale arts-sciences que ce même Hexagone organise : le nom du « salon arts, sciences et technologies » organisé chaque année à Minatec devient le nom de la biennale dans son ensemble, les Rencontres-imaginaires étant délaissées pour une appellation plus explicite. « Pour la petite histoire, quand on en a parlé avec des partenaires japonais, pour eux il n’y avait pas photo : Experimenta était le nom le plus évident. Ils comprennent tout de suite ce que ça veut dire. » « On est sur du marketing territorial » Et quitte à changer le nom

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Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

ACTUS | À Grenoble, l’Atelier Arts Sciences, financé conjointement par la scène nationale l’Hexagone de Meylan et le CEA, rassemble des artistes et des chercheurs afin qu’ils échangent sur leurs pratiques et, surtout, travaillent ensemble. Pour fêter les dix ans de ce laboratoire original, l’équipe l’ouvre au public le temps d’une journée (le jeudi 2 février).

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 31 janvier 2017

Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

« Notre travail repose sur l’intégration des nouvelles technologies dans le monde de l’art » : voilà comment Eliane Sausse, directrice de l’Atelier Arts Sciences (et secrétaire générale de l’Hexagone de Meylan), résume les missions de ce laboratoire lancé en 2007. Grâce à l’Atelier, artistes et scientifiques se rencontrent, échangent et progressent pour aboutir à des projets communs. Comme, par exemple, celui d’EZ3kiel : en 2009, le groupe de musiciens, assoiffé d’innovation, avait pu travailler à Grenoble sur une installation interactive baptisée « les mécaniques poétiques ». « L’Atelier Arts Sciences a montré que les artistes réussissaient à bien anticiper les évolutions de la société » poursuit Eliane Sausse, qui annonce pour 2017 une réalisation du plasticien très branché nanoélectronique Lionel Palun. En octobre, la résidence de ce dernier prendra fin. Son œuvre, consacrée au "big data" (des milli

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Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

ACTUS | Le 3 novembre, Grenoble Alpes Métropole s’est dotée de la compétence culturelle réclamée depuis longtemps par les acteurs culturels. Mais dans les faits, la collectivité semble très prudente puisqu’elle ne s’engage que sur une chose : le transfert dans ses services des deux scènes nationales du territoire – la MC2 et l’Hexagone. On fait le point.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 15 novembre 2016

Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

La métropole grenobloise commence à rajouter des cordes à son arc. Après sa création l’an dernier (elle a succédé à la communauté d'agglomération du même nom), elle vient de s’adjoindre, en plus de ses six compétences actuelles, le domaine culturel et sportif. Même si, dans les faits, au 1er janvier 2017, il n’y aura pas de création de poste de vice-président à la culture, ni de service correspondant. Et, bien sûr, les adjoints à la culture des 49 équipes municipales ne disparaitront pas. Le président PS Christophe Ferrari et sa majorité préfèrent y aller doucement. « Le transfert des deux équipements à la Métropole que sont l’Hexagone de Meylan et la MC2 est la seule décision réelle prise pour le début d’année prochaine » résume Henri Touati, membre du Collectif métropolitain des acteurs artistiques et culturels qui a participé à la concertation autour de ce sujet. En 2017, les réflexions vont donc continuer, et ainsi valider (ou infirmer) les choix faits en ce début novembre. La culture conjuguée au conditionnel Utiliser le conditionnel est donc néces

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Chanson | De passage ce mercredi au Bauhaus avec Chevalrex, Eddy Crampes affiche en chanson des influences souterraines qui toujours remontent à la surface avec une douceur qui n'appartient qu'à lui, doux-dingue de plus, plus doux que dingue. À moins que ce ne soit l'inverse.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 juin 2016

Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Quand on navigue dans les eaux troubles de La Souterraine, cette drôle de maison underground aux fondations poreuses et aux portes toujours ouvertes aux courants d'air frais d'une french pop pas comme les autres (peut-être la nouvelle french touch, s'il était besoin d'en avoir une), on est forcément un ovni. C'est ce que sont les Aquaserge, Julien Gasc et autres Chevalrex dont les exploits funambules ont déjà été retranscrits ici (et dont on reparlera plus que prochainement). C'est avec ce dernier que va se produire un autre adepte du grand écart quasi vandammien : Eddy Crampes. Eddy Crampes comme la contraction d'Eddy Mitchell et des Cramps, Eddy Crampes comme la décontraction et la décomplexion absolue de la chanson française, dont la base arrière abrite de concert le chanteur de l'amour défiscalisé Alain Barrière et la pop dématée de Daniel Johnston, de Burt Bacharach et d'Alain Souchon – on aurait jamais pensé accoler les deux noms dans le même référencement. Et comme choisir lui donne des crampes, Eddy reprend, couvre, habite les chansons des autr

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« Pour une ambition culturelle métropolitaine à la hauteur de la capitale des Alpes »

Tribune | En 2016, Grenoble Alpes Métropole définit ce que sera l’intérêt métropolitain dans plusieurs domaines afin de construire ses politiques publiques. Ainsi en est-il de la culture pour laquelle la nouvelle collectivité doit délimiter les contours de son engagement. Au-delà de l’éventuel transfert d’équipements à l’euro près entre les communes et la métropole, c’est l’occasion de faire le point sur ce qu’est la culture à Grenoble et son agglomération et sur l’ambition que cette réflexion peut nourrir.

Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences | Mardi 24 mai 2016

« Pour une ambition culturelle métropolitaine à la hauteur de la capitale des Alpes »

Dans l’histoire de la décentralisation, la vie culturelle grenobloise est un creuset de la vie culturelle française. Aujourd’hui encore les artistes et acteurs culturels grenoblois sont des références et irriguent nombre de réseaux à l’échelle européenne et internationale. Mon intention ici n’est pas de faire un inventaire exhaustif mais de faire prendre conscience de la chance que chaque habitant de l’agglomération a d’avoir la possibilité d’être au contact d’œuvres et d’artistes qui participent du mouvement mondial des idées, des émotions. L’importance de ce contact interdit toute politique de repli et engage à articuler action territoriale et ouverture internationale. Nous n’avons pas suffisamment conscience de cette chance, qui trop souvent est confondue avec une forme d’élitisme. Gageons que la formule de Jean Vilar « élitaire pour tous » soit toujours et plus que jamais d’actualité : offrir le meilleur au plus grand nombre. La culture, a contrario d’un bien matériel, ne s’épuise pas dans sa consommation mais se démultiplie dans le partage. « S’élever, d’urgence! » Le rapport à la création et à l’art en général est un moyen unique pour chaqu

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Petite salle mais grandes ambitions à la Faïencerie

ACTUS | Que verra-t-on la saison prochaine dans la salle de La Tronche ? Une vingtaine de spectacles en tous genres. On en présente certains.

Aurélien Martinez | Mardi 23 juin 2015

Petite salle mais grandes ambitions à la Faïencerie

Du côté la petite salle de La Tronche, toujours un programme varié qui, chaque année, nous offre quelques pépites inattendues. Outre la reprise du Pourvu qu’il nous arrive quelque chose de Grégory Faive (ainsi qu’une autre reprise locale : À tour de rôle de Pierre-David Cavaz et Stéphâne Müh), il y aura du Ionesco (avec sa Leçon), du Molière revisité (Célimène et le Cardinal de Jacques Rampal, qualifié de suite au Misanthrope), du Wajdi Mouawad (dans le texte seulement – Un Obus dans le cœur – avec le comédien Grégori Baquet) ou encore un cabaret humoristique dont on a entendu le plus grand bien : Tout un monde d’Hélène Ventoura, sur un clown qui raconte Cendrillon. Le volet jeune public sera, comme chaque saison, particulièrement nourri. Et en musique, on aura de tout, des fabuleux Antiquarks au jazz haut de gamme d’Omer Avital en passant par la goua

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Le changement dans la continuité à la Rampe

ACTUS | Que verra-t-on la saison prochaine sur les planches de la scène échirolloise centrée sur la danse et les musiques ? Réponses.

Aurélien Martinez | Lundi 8 juin 2015

Le changement dans la continuité à la Rampe

À la Rampe, scène conventionnée danse et musiques, les artistes en résidence changent, l’excellente compagnie Arcosm pilotée par Thomas Guerry et Camille Rocailleux (à qui l’on doit notamment le succès Echoa) prenant la suite du chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert (compagnie Épiderme). Un Nicolas Hubert qui reviendra tout de même pendant la saison avec sa nouvelle création La Crasse du tympan. Arcosm en profitera pour dévoiler son prochain spectacle baptisé Sublime. Niveau chorégraphes invités, citons l’Américain néoclassique

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L'Hexagone de Meylan, toujours aussi original

ACTUS | On fait le point sur la programmation audacieuse, avec du théâtre, de la danse, de la musique..., de la scène nationale arts-sciences de Meylan.

Aurélien Martinez | Lundi 8 juin 2015

L'Hexagone de Meylan, toujours aussi original

Comme chaque année, la scène nationale de Meylan présente une programmation riche et audacieuse avec certes quelques noms bien identifiés : Les Tréteaux de France de Robin Renucci sur Le Faiseur de Balzac. Le jongleur et artiste numérique Adrien Mondot avec une nouvelle création baptisée Le Mouvement de l’air. Le chorégraphe Denis Plassard avec la reprise de son Rites vu il y a un an à la Rampe. Le jeune metteur en scène belge Fabrice Murgia, déjà passé par la MC2 aux commandes de l’excellent Chagrin des ogres, avec Notre peur d’en être, spectacle sur des êtres humains confr

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L'Hexagone et la Rampe se dévoilent

ACTUS | Que verra-t-on la saison prochaine à l’Hexagone (la scène nationale de Meylan) et à la Rampe (la scène régionale conventionnée danse et musiques d’Échirolles) ? Éléments de réponse... AM

Aurélien Martinez | Mardi 11 juin 2013

L'Hexagone et la Rampe se dévoilent

Un peu moins de spectacles, mais plus de dates pour la majorité d’entre eux : tel est le nouveau credo de l’Hexagone, et l’on ne peut que s’en réjouir, tant le théâtre a besoin de séries pour vivre (grâce notamment au bouche à oreille). La saison prochaine, sur la scène de Meylan, on retrouvera ainsi avec plaisir, sur trois soirs, Philippe Car et son Agence de voyages imaginaires. Le metteur en scène, adepte des relectures énergiques des classiques du répertoire (on se souvient d’un excellent Bourgeois Gentilhomme) s’attaquera cette fois-ici au Cid (photo) de Corneille. Au rayon des autres retours attendus, le truculent Oscar Gómez Mata (avec La Maison d’antan, d’après Stevenson) ou encore le Turak Théâtre de Michel Laubu (

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Rendez-vous l’année prochaine

SCENES | Que verra-t-on dès septembre sur les scènes de la MC2, de l’Hexagone et de la Rampe ? Une première réponse ici, avant notre traditionnel et incontournable panorama sélectif (et argumenté !) de la rentrée. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 11 juin 2012

Rendez-vous l’année prochaine

Un mix entre de grands auteurs du répertoire – que ce répertoire soit classique ou plus  contemporain – et des créations d’artistes d’aujourd’hui : tel sera, comme à l’accoutumée,  le crédo de la MC2 pour la saison théâtrale qui s’annonce. Ainsi, sur les différentes scènes de la Maison de la culture, on croisera Edmond Rostand (et son fameux Cyrano, par Dominique Pitoiset), Harold Pinter (Le Retour, mise en scène Luc Bondy, nouveau directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris, avec sur le plateau un casting haut de gamme – Bruno Ganz, Louis Garrel, Pascal Greggory, Emmanuelle Seigner...), Marivaux (La Fausse suivante, mise en scène Nadia Vonderheyden, une fidèle de Sivadier), ou encore Eugène Ionesco (Rhinocéros, par Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville de Paris). Mais au-delà de cet inventaire à la Prévert, on retient surtout les propositions plus originales qu’a choisies la MC2 : la nouvelle création de Julie Bérès, fabuleuse metteuse en scène déjà croisée à l’Hexagone et à la MC2 ; le dernier projet de Véronique Bell

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« On est entre deux eaux »

ACTUS | L’année dernière, la majorité des acteurs culturels de l’Isère s’était mobilisée « face au risque d’une troisième année consécutive de baisse des subventions du Conseil général de l’Isère ». La situation était explosive, le Conseil général renvoyant la faute à l’État et à son désengagement. Une situation qui va donc maintenant évoluer ? Jacky Rocher, directeur de la Rampe d’Échirolles et signataire l’an passé de la pétition sur cette question, nous en dit plus.

Aurélien Martinez | Vendredi 25 mai 2012

« On est entre deux eaux »

La situation actuelle : « Il y a eu un rattrapage en 2011, sur à peu près l’ensemble des structures culturelles et des artistes. Mais un rattrapage relatif : en 2011, on n’a pas retrouvé les niveaux de 2010. Et pour quelques structures, ce rattrapage n’a pas été totalement au rendez-vous, voire très peu au rendez-vous : je pense au festival Les Détours de Babel, ou aux Musiciens du Louvre par exemple, bien qu’il y ait eu depuis de nouvelles avancées. Pour l’année 2012, nous savons maintenant à quel niveau nous allons être soutenus par le Conseil général, et pour ce soutien-là, il est très légèrement inférieur au niveau de 2011 – en comptant le rattrapage. Donc une légère érosion à nouveau. C’est pour ça que nous sommes dans une situation d’attentiste. » L’avenir : « On est là-aussi dans l’expectative. Au niveau national, on sait maintenant qu’il y aura un dégel du budget de la culture, comme l’a annoncé la ministre, alors qu’il était clair jusqu’à la présidentielle qu’il n’y aurait pas de dégel. Au niveau départemental, on est en attente, surtout que l’on voit bien cette lente érosion qui est inquiétante. D’ailleurs, c’est beaucoup plus

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Jeux d’enfants

SCENES | « Un jour, moi, Stella, bientôt, je passerai de l’autre côté, du côté de ceux qui ont un corps et des soucis plus grands que les miens, qui jouent avec l’amour (...)

Aurélien Martinez | Lundi 28 novembre 2011

Jeux d’enfants

« Un jour, moi, Stella, bientôt, je passerai de l’autre côté, du côté de ceux qui ont un corps et des soucis plus grands que les miens, qui jouent avec l’amour et font la guerre pour de vrai. » Le monde des adultes effraie et fascine les enfants. En partant de ce constat largement rebattu, la compagnie lyonnaise Le voyageur debout propose le spectacle M’envoler, une création douce emplie de poésie, défendue par deux comédiennes qui s’amusent avec leurs deux personnages : celui de Stella, en pleine phase de préparation et d’observation avant d’enfin se lancer, et celui de Neige, trop jeune encore pour franchir la fameuse ligne. Deux stades de l’enfance qui se côtoient ici, avec toute la tendresse induite par cette friction. Le metteur en scène Jean-Luc Bosc a ainsi composé une fable sobre et juste, à découvrir mardi 6 décembre à 19h30 à la Faïencerie de La Tronche (séance scolaire le même jour à 14h). AM

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Science friction

SCENES | FESTIVAL/ À la fin du mois débuteront les Rencontres-i, organisées par l’Hexagone de Meylan. Une biennale arts-sciences en plein développement qui s’impose petit à petit comme l’un des évènements culturels de l’agglo les plus excitants. Rien que ça, oui. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 16 septembre 2011

Science friction

La science d’un côté, l’art de l’autre. Les deux se regardent en chien de faïence. « Pourquoi vient-il me sucrer une part de budget pour des bagatelles de bobos quand moi, je travaille pour l’avenir de l’humanité ? » s’exclame la première, sûre d’elle et de sa légitimité. « Espèce de technophile sans aucune humanité qui va nous mener droit dans le mur » lui rétorque le second, d’un ton dénigrant et méprisant. Le décor est planté : on pourrait avoir ici affaire à un western moderne où deux mondes qu’a priori tout oppose s’affronteraient dans une lutte sans merci. Mais rien de tout ça. Car l’on est à Grenoble, là où rien ne se passe jamais comme on l’attend. Grenoble : une terre d’asile pour les scientifiques les plus réputés, carrément surnommée la « Silicon Valley » à la française par les plus ambitieux du fait de son positionnement en recherche et développement. Un territoire riche en laboratoires, universités et entreprises, également généreusement pourvu niveau culturel, à la grâce de politiques passées volontaristes (on cite souvent le Conseil général dans ce cas-là, alors citons-le) et d’acteurs locaux extrêmement impliqués. Ce qui fait dire là aussi aux plus ambitieux que

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De l’éclectisme

SCENES | PREVIEW / Que verra-t-on la saison prochaine dans les théâtres de l’agglo ? Troisième tentative de réponse cette semaine (avant notre panorama de septembre prochain) avec le dévoilement de la programmation de la Rampe et du Théâtre municipal de Grenoble (drôle d’association, oui !). AM

François Cau | Mardi 14 juin 2011

De l’éclectisme

C’est fini, Bouba Landrille Tchouda a rendu les clés : à compter de la saison prochaine, il ne sera plus artiste en résidence à la Rampe. Un de perdu… deux de retrouvés : le jeu des chaises musicales, qui fixe la durée des résidences (entre trois et quatre ans environ), amène à la Rampe le chorégraphe Nicolas Hubert, dont les deux dernières pièces ont été vues dans l’agglo, et la danseuse Aïda Boudrigua, qui travailla notamment avec Bouba. Cette dernière présentera sa première chorégraphie en janvier, la même soirée que le solo Krafff (photo) de Johanny Bert. Johanny Bert : un nom à retenir, car nous le verrons trois fois dans l’agglo la saison prochaine (deux fois à la Rampe, et une au Centre culturel Jean-Jacques Rousseau). Ça tombe plutôt bien, car, à côté de son travail de création pure, le jeune metteur en scène se sert de matériaux plus ou moins désuets pour les rafraîchir avec humour, second degré et marionnettes : savoureux. Niveau spectacles forts, on retient aussi la présentation du Voyageurs Immobiles de Philippe Genty, grande fresque visuelle à l’univers sidérant, ou encore la venue de la cie Käfig et de son hip hop généreux. L’équipe du PB Lyon nou

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Du sang neuf

SCENES | PREVIEW/ Que verra-t-on la saison prochaine dans les théâtres de l’agglo ? Deuxième tentative de réponse cette semaine (avant notre panorama de septembre prochain) avec le dévoilement de la programmation de l’Hexagone et de l’Heure Bleue. AM

François Cau | Mercredi 8 juin 2011

Du sang neuf

19 créations sur 43 spectacles programmés : l’Hexagone de Meylan poursuit sur sa lancée, se différenciant ainsi d’autres salles dites généralistes. Une prise de risque qui néanmoins rend difficile l’analyse de la programmation a priori. Parmi ces créations dont on ne sait pas grand-chose mais qui titillent notre curiosité, il y a celle du circassien Camille Boitel (vu dernièrement à la MC2 avec L’Immédiat) accompagné de Boris Gibé, ou encore celle de Joris Mathieu sur l’œuvre et la vie de Philip K. Dick. Le Songe d’une nuit d’été par la Cie L’Unijambiste promet aussi d’envoyer du lourd, au vu de l’univers très fort du metteur en scène déjà passé deux fois à Meylan. De plus, on attend beaucoup du Sous la glace de Falk Richter (mise en scène d’Andrea Novicov), l’auteur allemand s’attaquant frontalement à l’univers de l’entreprise. Et on retrouvera avec plaisir Adrien Mondot pour sa dernière livraison made in Hexagone – sa résidence prenant fin en 2011. Enfin, à noter que le festival des Rencontres-i, biennale arts-sciences organisée par l’Hexagone, prend encore de l’ampleur, tant au niveau du nombre de spectacles proposés (une douzaine) que du nombre de

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Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

SCENES | La danse est un champ artistique riche, varié, protéiforme, enthousiasmant, innovant… Les salles grenobloises arrivent-elles à transmettre au public ces différents élans créatifs ? Tentative de réponse en compagnie de quelques pontes locaux.

Aurélien Martinez | Lundi 10 janvier 2011

Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

Plus d’une vingtaine de plateaux dans l’agglo : le bassin grenoblois est d’une extrême richesse niveau spectacle vivant. Surtout en théâtre. De ce point de vue, le maillage de salles n’a pas à rougir des comparaisons (notamment avec ses voisins, comme Lyon), bien au contraire. Ensemble, en tenant compte de leurs spécificités et de leurs moyens, les lieux de diffusion offrent un très large éventail de la création théâtrale contemporaine. Mais niveau danse, l’euphorie est moindre. Grosso modo, seulement deux salles (la MC2 et la Rampe) offrent une réelle programmation pour les amateurs de ce genre artistique, les propositions des autres étant plus sporadiques. Suffisant ? Pas forcément… Surtout qu’il n’est pas sûr qu’à elles seules, la Rampe et la MC2 arrivent à satisfaire l’appétit du public grenoblois (réputé extrêmement curieux et demandeur). « Bien sûr, mon grand souhait serait que l’on puisse faire plus. Mais on a déjà une belle visibilité, parce que l’on peut jouer entre ces trois plateaux [le grand théâtre, le petit et la salle de création – NDLR], et c’est extrêmement rare en France » nous explique Sylvaine Van den Esch

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Bon anniversaire !

SCENES | SPECTACLE VIVANT / L’agglomération grenobloise est chanceuse. Elle renferme en son sein deux scènes nationales (les autres étant régionales ou municipales) : (...)

François Cau | Mercredi 5 janvier 2011

Bon anniversaire !

SPECTACLE VIVANT / L’agglomération grenobloise est chanceuse. Elle renferme en son sein deux scènes nationales (les autres étant régionales ou municipales) : la MC2 et l’Hexagone. Situation ubuesque pour certains (dans une logique de décentralisation impulsée par le ministère de la culture depuis 1991, à peu près chaque grande ville de France en accueille une, et une seule), qui néanmoins peut se justifier tant les deux théâtres semblent plus se compléter que se tirer dans les pattes – la taille même de leurs deux établissements les contraignant. Ainsi, alors que Wajdi Mouawad a commencé à venir dans l’agglo via l’Hexagone, il s’est ensuite retrouvé à la MC2 au vu de ses dernières créations imposantes (Ciels demandait une très grande salle). Et aussi de leurs coûts. Car la MC2 est la scène nationale ayant le plus grand budget de France, ce qui lui permet de construire une programmation pluridisciplinaire d’envergure nationale (voire plus), porteuse de sens. Loin de faire de la figuration, l’Hexagone, l’une des plus petites niveau budget, a quant à elle su jouer la carte de la différenciation, en choisissant des pr

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« Pour une politique culturelle d’agglomération »

ACTUS | Le bassin grenoblois est extrêmement riche culturellement, notamment niveau spectacle vivant. On dénombre ainsi deux douzaines de plateaux de théâtre (dont (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

« Pour une politique culturelle d’agglomération »

Le bassin grenoblois est extrêmement riche culturellement, notamment niveau spectacle vivant. On dénombre ainsi deux douzaines de plateaux de théâtre (dont deux scènes nationales : la MC2, la plus grande de France, et l’Hexagone, l’une des plus petites), offrant ainsi au public un choix considérable. Un public qui suit souvent en nombre, comme nous l’ont tous affirmé les directeurs, et comme nous pouvons nous en rendre compte chaque soir. Des spectateurs qui voyagent de ville en ville, sans se soucier des frontières administratives. À l’Hexagone par exemple, selon son taulier, un tiers du public vient de Meylan, un autre tiers de Grenoble et un dernier tiers de l’agglo (hors Grenoble). Pourtant, il n’existe pas de politique culturelle d’ensemble gérée par l’agglomération, ce que regrettent unanimement les directeurs que l’on a interrogés, comme nous l’explique Jacky Rocher de la Rampe : « Il va vraiment falloir se questionner là-dessus. Parce que si jamais les resserrements budgétaires devenaient trop importants, j’ai un peu peur des réflexes d’un certain nombre de villes et d’élus qui fassent des politiques culturelles pour leur ville exclusivement. C’est un immense

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Baisse-moi

ACTUS | Comment un directeur de salle aborde cette rentrée où sont annoncées des baisses de financements de toutes parts (État, département…). Comment voit-il l’avenir compte tenu de ces incertitudes ? Quel regard porte-t-il sur son métier et sur les activités culturelles en général ? On a rencontré trois des principaux directeurs de salle de l’agglo pour évoquer avec eux ces sujets. Magnéto. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

Baisse-moi

En France, les activités culturelles sont financées à hauteur de 70 à 80% par les collectivités locales. Ainsi, un théâtre comme l’Hexagone reçoit 22% de ses subventions de la part de l’État, les 78 % restants provenant des collectivités – la ville de Meylan en premier lieu, puis le conseil régional, et enfin le conseil général. Or, outre la possible suppression de la clause de compétence générale (1) un temps prévue par la réforme des collectivités territoriales, plusieurs facteurs pourraient condamner ces financements multiples : que ce soit du côté des collectivités territoriales, en quête constante de financement du fait du transfert de nombreuses compétences sur leurs épaules, et de la disparition de certaines de leurs recettes, ou du côté de l’État avec sa politique de diminution de ses coûts de fonctionnement (2). «Les flous ne sont jamais bénéfiques» «Que font les collectivités locales aujourd’hui ? On leur a supprimé la taxe professionnelle, on leur dit qu’il y aura des compensations en euros constants garanties sur deux-trois ans – quid d'après ? Donc, les collectivités elles-mêmes prennent peur, font gaffe et anticipent. La plupa

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L’Hexagone : ouverture vers toutes les disciplines

SCENES | Avant notre traditionnel panorama de septembre (attendu comme le messie, on le sait !), regardons de plus près ce que les salles de l’agglo nous offrent pour la saison prochaine. Aujourd’hui, on a rendez-vous avec l’Hexagone, la prolifique scène nationale de Meylan. AM

François Cau | Vendredi 18 juin 2010

L’Hexagone : ouverture vers toutes les disciplines

Une bonne trentaine de spectacles à voir sur toute la saison : pour 2010/2011, l’Hexagone maintient le rythme. Si beaucoup de propositions restent de parfaits mystères à nos yeux (notamment du fait de la dizaine de créations au programme), notre curiosité est néanmoins diablement titillée par certaines d’entre elles. Au programme cette année, Adrien Mondot en résidence oblige, une soirée "Panorama des jonglages" sera proposée (en décembre), ainsi qu’un labo entre Adrien et EZ3kiel (fin octobre) – parallèlement à la reprise du "Cinématique" du même Mondot (début octobre – pour info, la photo de la plaquette, ce sont les pieds de Satchie Noro, la danseuse du spectacle). On retrouvera aussi au cours de la saison des artistes que nous aimons beaucoup : la passionnante Julie Bérès, qui revient à l’Hexagone après "Sous les visages" avec "Notre besoin de consolation" ; la magnifique danseuse Kaori Ito, que l’on espère à la hauteur pour sa deuxième création (mi février) – sa première, présentée en 2008 à l’Hexagone, nous avait un peu déçus ; ou encore le jongleur Jérôme Thomas avec son splendide "Deux hommes jonglaient dans leur tête" (fin février). Au rayon des surprises, à noter surto

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La Rampe et l’Heure Bleue : vers l’autre et au-delà !

MUSIQUES | Avant notre traditionnel panorama de septembre (attendu comme le messie, on le sait !), regardons de plus près ce que les salles de l’agglo nous offrent pour la saison prochaine. Aujourd’hui, la Rampe d’Échirolles et l’Heure Bleue de Saint-Martin-d’Hères. Here we go. AM

François Cau | Jeudi 10 juin 2010

La Rampe et l’Heure Bleue : vers l’autre et au-delà !

Cette année, c’est officiel, La Rampe (avec sa petite sœur La Ponatière – il ne faut pas l’oublier !) est une scène conventionnée danse et musiques. La programmation de Jacky Rocher, aux commandes du lieu depuis maintenant deux ans, s’en ressent donc pleinement. Ainsi, niveau danse, on retrouvera des habitués de la scène échirolloise : Bouba Landrille Tchouda, toujours en résidence dans le lieu, qui présentera sa dernière création "Murmures" (en novembre) ; Denis Plassard et sa compagnie Propos seront là avec "Les cadavres se regardent dans le miroir" (en janvier), tout comme les fabuleux Thomas Guerry et Camille Rocailleux qui, après leur très beau "La Mécanique des Anges", reviendront à la Rampe fin mars avec "Traverse", spectacle jeune public visible par tous. Il faudra aussi compter cette saison sur l’Espagnol Andrés Marín et son flamenco contemporain (en octobre), ou encore Josette Baïz et son univers très personnel avec cette fois-ci un travail autour d’Oliver Twist (en février). Et les gagnants de concours [Re]connaissance présenteront leurs pièces en entier en octobre (Marion Lévy, Isida Micani et Mickaël Le Mer). En avant la musique Au

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En avant, marche !

SCENES | La MC2, la Rampe et le Théâtre municipal ont dévoilé leurs programmations, qui recèlent quelques belles surprises et prises de risque. On vous en donne un aperçu maintenant, avant notre (très attendu !) panorama de saison début septembre. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 5 juin 2009

En avant, marche !

«Rendez-vous sur la lande à l'endroit où l'on s'est épris, les gens sont des légendes et leurs âmes prennent le maquis». En exergue de sa nouvelle plaquette de saison (disponible dès jeudi pour le public), nos amis de la MC2 ont utilisé les mots du grand Bashung et de sa chanson Mes prisons (Fantaisie militaire). Un bel hommage au chanteur récemment disparu, et façon aussi d'annoncer que l'artiste sera tout de même présent la saison prochaine : Gallotta mettra en scène L'Homme à la tête de chou, spectacle chorégraphique autour de l'album de Gainsboug chanté par Bashung (le projet avait été enregistré une première fois il y a un an). C'est en novembre, et évidemment on ne manquera pas de tout vous expliquer le moment venu. Plus généralement, cette nouvelle saison de la MC2 est un savant mélange d'audace et de classicisme rassurant. De l'audace car au fil de la saison, le public pourra se confronter à des univers totalement dingues mais néanmoins très bien construits. Avec les Indisciplinés, la MC2 a d'ailleurs inauguré une nouvelle catégorie dans son programme pour retranscrire au mieux cette fièvre créatrice hétéroclite sans trahir le public et ainsi éviter les réflexions du typ

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La guerre du faire

CONNAITRE | Présentation / Pour leur quatrième édition, les Rencontres I poursuivent leurs interactions entre disciplines artistique et scientifique, tout en interrogeant bon nombre de sujets brûlants. FC

| Mercredi 7 mars 2007

La guerre du faire

Présentation / La scène se passe le 18 janvier, sur la scène de l’Hexagone. Pour la présentation officielle des Rencontres I, l’équipe a rassemblé les invités sur des transats, clin d’œil malicieux à la Sieste Géante (prévue le samedi 10 mars de 14h à 16h place Victor Hugo dans le cadre de l’événement). L’équipe des Rencontres se félicite d’avoir imposé au fil des ans une manifestation dont les mérites sont désormais reconnus, tant au niveau des partis pris de sa programmation (une nouvelle fois riche de plusieurs dizaines de rencontres, débats, ateliers…) que de sa ligne directrice. En l’occurrence cette année, le festival écope du thème L’âge du faire. Un intitulé sciemment vague, qui peut désigner à la fois l’exaltation des avancées technologiques exponentielles tous domaines confondus, et, a priori à l’opposé, la valorisation des techniques plus traditionnelles à l’heure de la numérisation généralisée. Vaste programme, donc, dont on retiendra ici quelques axes (faute d’avoir tout vu !) avant d’y revenir la semaine prochaine. Au menu Sur la über délicate question des nanotechnologies, le Directeur de l’Hexagone (et initiateur des Rencontres) Antoine Conjard fait mine de botter

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