En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Deuxième épisode (sur quatre) de notre série d’articles consacrés à ce que l’on découvrira la saison prochaine sur les différentes scènes de l’agglo. Avec cette semaine le Théâtre municipal de Grenoble, l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères et l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

Le Théâtre municipal de Grenoble

2014 / 2015 sera une année dans la parfaite continuité des précédentes élaborées par la directrice Evelyne Augier-Serive, entre grands noms, humoristes stars, textes d'auteurs, vaudevilles et créations plus atypiques.

Dans ce flot de propositions, côté rire, on retient la venue de l'efficace Troupe à Palmade avec le spectacle L'Entreprise, le retour de Marianne James sur scène avec un nouveau personnage baptisé Miss Carpenter, ou encore le rendez-vous avec le Dauphinois Serge Papagalli (La Santé par les plantes, sur les fameux Maudru).

Côté répertoire, nous intriguent la mise en scène de La Tempête de Shakespeare par Christophe Lidon avec l'excellent Claude Rich, celle de L'Avare de Molière par Jean-Louis Martinelli avec Jacques Weber, et surtout Le Misanthrope (encore Molière) revu et corrigé par l'excellentissime Michel Fau, avec au casting Julie Depardieu et la trop rare Édith Scob.

Niveau danse, Marie-Claude Pietragalla sera de la partie, et on croisera les solistes du très chic Ballet de l'Opéra de Paris. Enfin, le cirque Éloize foulera les planches avec Cirkopolis, co-mis en scène avec le truculent chorégraphe Dave St-Pierre.

Billetterie déjà ouverte sur www.theatre-grenoble.fr ou au 04 76 44 03 44

 

L'Heure bleue

À Saint-Martin-d'Hères, la salle gérée par Vincent Villenave ouvrira sa saison avec des habitués du lieu : les comédiens du Vox International Théâtre de Guillaume Paul, pour un spectacle (Amour, mensonge et obus de 75) autour de « la guerre et de l'amour ».

Une saison dans laquelle on retrouvera des têtes connues : l'humoriste Didier Porte, qui avait eu droit à notre une l'an passé pour le dévoilement en avant-première à Eybens de son Didier Porte à droite (qu'il rejouera donc) ; le comédien Philippe Torreton, tout juste auréolé d'un Molière pour sa magnifique interprétation de Cyrano de Bergerac (la saison passée à la MC2), qui cette fois-ci viendra déclamer du Allain Leprest ; le metteur en scène et chorégraphe Laurent Poncelet avec son très réussi Le Soleil juste après créé le mois dernier à Crolles ; ou encore Bruno Thircuir et sa Fabrique des petites utopies, avec une reprise (sa dernière création La Nuit, les arbres dansent) et un nouveau projet (Rue des voleurs, sur un texte de Mathias Énard).

En chanson, on pourra s'offrir un concert de Juliette, un de Thomas Fersen, voire même un des Fatals Picards. Et à noter que, côté danse, on découvrira le Some dance to... de l'attachante compagnie grenobloise Scalène.

Ouverture de la billetterie le mardi 17 juin à 13h.
Ouverture et présentation de saison le jeudi 11 septembre à partir de 18h30

 

L'Amphithéâtre

Nouvelle saison pour le théâtre du Pont-de-Claix, là aussi dans la continuité des précédentes, la directrice Emmanuelle Bibard se frayant depuis 2010 un chemin parmi les grandes salles de l'agglo avec une programmation pointue et audacieuse. Pour preuve : elle vient de s'offrir comme « compagnon de route » le danseur et acrobate Jean-Baptiste André, figure montante que l'on verra donc plusieurs fois à l'Amphi.

Une saison parsemée de propositions qui ont aiguisé notre curiosité : le seul-en-scène de l'excellent comédien et metteur en scène Éric Massé intitulé Femme verticale, sur des textes de Nelly Arcan, Élisabeth Badinter, Simone de Beauvoir ou encore Virginie Despentes ; le spectacle Avant que j'oublie de Richard Brunel avec sur le plateau la remarquable Vanessa van Durme, qui nous avait retournés dans son Regarde maman, je danse présenté à la Rampe en 2008 ; l'intrigant sur papier spectacle jeune public Le Voyage de la girafe de Roberto Abbiati, décrit comme du « théâtre d'objets surréaliste » ; ou encore le tout aussi intrigant sur papier The Shaggs (better than the Beatles) de Frédéric Sonntag, consacré à l'histoire légendaire d'un groupe de rock féminin américain des années 1960 composé de quatre sœurs.

Présentation de saison mardi 24 juin à 19h

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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

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Céline Fuchs, nouvelle directrice de l'Heure bleue : « Le projet de Saint-Martin d’Hères m’intéressait bien »

ACTUS | On a rencontré la nouvelle directrice de la salle martinéroise avant la présentation de saison prévue mercredi 11 septembre.

Nathalie Gresset | Mardi 10 septembre 2019

Céline Fuchs, nouvelle directrice de l'Heure bleue : « Le projet de Saint-Martin d’Hères m’intéressait bien »

Après avoir été pilotée pendant 12 ans par Vincent Villenave, désormais directeur du Grand Angle à Voiron, la scène régionale de l’Heure Bleue de Saint-Martin-d’Hères s’est dotée d’une nouvelle directrice artistique en la personne de Céline Fuchs. La Spinalienne d’origine, qui a pris ses fonctions le 8 juillet en tant que directrice du spectacle vivant de la mairie, connaît déjà bien la région :« j'ai fait mes études à l’Institut de géographie alpine de Grenoble dont j’ai été diplômée en 2000. J’ai ensuite commencé ma carrière comme muséographe pour le Musée dauphinois et d’autres lieux. En parallèle, j’étais aussi pas mal impliquée dans le milieu associatif au sein de structures comme Cap Berriat, Peuple et culture… » En 2005, c’est à Rumilly en Haute-Savoie qu’elle se rend pour parfaire son expérience en travaillant 14 ans pour la mairie, d’abord comme responsable du service culturel, puis, à partir de 2010, en tant que directrice artistique et administrative

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Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l’élection de l’équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d’abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l’adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d’artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l’équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps. « Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé

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Grenoble : zoom sur 8 œuvres du campus

ESCAPADES | Sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, on peut trouver des étudiants, des bâtiments en béton, et de nombreuses œuvres d’art signées de grands noms comme Alexander Calder ou François Morellet. En voici huit devant lesquelles nous passons parfois sans prêter attention, alors qu’elles méritent largement tout notre intérêt. Par Alice Colmart et Ismaël Bine

La rédaction | Mardi 3 avril 2018

Grenoble : zoom sur 8 œuvres du campus

Dans ses rues, dans ses jardins, sur ses murs, le campus de Saint-Martin-d'Hères regorge de joyaux de l'art contemporain. Des sculptures, des mosaïques ou encore des fresques dont on ne soupçonne parfois pas l’existence tant certaines sont discrètes. « Ces œuvres sont installées en permanence, les étudiants passent à côté tous les jours ou presque et ne s’en rendent pas forcément compte. Même les personnels, qui sont parfois là depuis 20 ans, ne voient pas nécessairement ce qu’il y a autour d’eux. Pour identifier les créations, il faut les montrer du doigt. » C’est de cette manière que pendant plus d’une heure, Lisa Pak, guide en charge de la valorisation du patrimoine pour Un Tramway nommé culture (le service culturel de la fac), nous a dévoilé huit œuvres plus ou moins bien cachées sur les 175 hectares du campus. Pour la plupart, elles sont nées d’une loi appelée « 1 % artistique ». « Lors de la construction d’un bâtiment public, une école, une université, une gendarmerie…, 1 % du budget hors fondation est réservé à l’achat ou la commande d’une œuvre contemporaine. L’objectif étant bien sûr de valoriser l’art contemporain.

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PB d'or 2017 : spectacle vivant

C'était 2017... | Avec une nouvelle initiative passionnante et un théâtre qui change.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : spectacle vivant

Le PB d’or de l’initiative enthousiasmante : les Grands rassemblements Fin décembre 2016, Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois, les deux nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble, lançaient à la MC2 la première édition d’une drôle d’aventure : les Grands rassemblements, « temps partagés avec le public » construits autour de spectacles, de performances, d'ateliers, d'échanges… En envahissant deux soirs de suite tous les lieux du théâtre, des salles de spectacle aux studios en passant par le bar et le hall, les artistes qu’ils ont invités (principalement des chorégraphes et des circassiens) ont proposé un moment d’une grande intensité pour le public, qui n’avait qu’à se laisser porter par le mouvement – et s’émouvoir devant le concert de Yaël Naim avec des circassiens, l’une des plus belles choses vues ces dernières années. Logique donc que nous ayons mis en "une" du journal en mai dernier

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Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Politique culturelle | Depuis deux saisons, un vent d’air frais souffle du côté du Théâtre municipal de Grenoble. Finies (en partie) les pièces de boulevard bourrées de stars désuètes ; bonjour les spectacles décalés qu’on ne voyait pas assez dans les autres salles de l’agglo. Et si ce Théâtre municipal qui, au passage, fêtera ses 250 ans l’an prochain, était le nouveau lieu hype à Grenoble ?

Aurélien Martinez | Mardi 12 septembre 2017

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Au Petit Bulletin, nous avons au fond d’un bureau des boîtes bourrées d’anciennes plaquettes de saison, ce qui nous permet de mesurer concrètement les changements au fil des ans dans les différentes salles de spectacle de l’agglo. Et quand on se penche sur le cas du Théâtre municipal de Grenoble, on se rend compte qu’ils sont énormes en comparant le programme 2017/2018 à celui, pioché au pif, de 2011/2012. Il y a six ans, on était principalement sur des vaudevilles, classiques ou contemporaines, bourrées de têtes d’affiche vues à la télé – Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Isabelle Mergault, Roland Giraud, Martin Lamotte ou encore Jean-François Balmer. Oui, tout ce beau monde en une seule saison, ce qui plaisait beaucoup à un certain public – qu’on ne prendra pas le risque de qualifier pour ne vexer personne ! Aujourd’hui, si on croise encore quelques noms connus ici et là (Martin Lamotte, Bruno Solo et Barbara Schulz seront les prochains mois sur les planches de la rue Hector-Berlioz), on se trouve face à une programmation plus variée, et surtout plus risquée, avec des propositions audacieuses qui donnent

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Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Festival de marionnettes : ainsi fait, fait, fait Pont-de-Claix

Festival jeune public | La première édition du Festival de marionnettes est organisée du lundi 24 au vendredi 28 octobre à l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Avec notamment l'excellente compagnie La Pendue.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Festival de marionnettes : ainsi fait, fait, fait Pont-de-Claix

En cette période où l’on est plutôt habitués à voir mourir les festivals, la naissance d’un nouveau à quelque chose de savoureux. Et d’inattendu, comme l’heureux événement arrive du côté de l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix, salle de spectacle que la Ville avait reprise dans son giron en 2015, non sans fracas. Du coup, on a contacté Laurent Ageron, responsable de l’Amphi au sein du service culturel de la mairie, pour comprendre pourquoi il a décidé de lancer cet automne la première édition du Festival de marionnettes. « D’abord on voulait à nouveau positionner l’Amphithéâtre à l’échelle de l’agglomération. Ensuite, il y a une longue tradition du jeune public ici à l’Amphithéâtre, donc ça me semblait pertinent de continuer là-dessus. Et, enfin, il n’y a plus aujourd’hui de festival de marionnettes sur Grenoble, alors qu’il y a du public pour ça et qu’il y a sur l’agglomération des compagnies de marionnettes de première importance. » D’accord. Concrètement, lors de cette première édition organisée sur une semaine de vacances scolaires, on pourra découvrir quatre spectacles, dont la reprise de l’excellent Poli

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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L'Espace culturel René Proby, « une salle de proximité »

ACTUS | Saint-Martin-d’Hères inaugure ce week-end ce nouvel espace culturel. Une aubaine pour l'Heure bleue, la salle de spectacle de la ville.

Aurélien Martinez | Mardi 13 octobre 2015

L'Espace culturel René Proby, « une salle de proximité »

Ça bouge du côté de Saint-Martin-d’Hères, avec l’inauguration d’un nouvel établissement culturel et associatif : l’Espace René Proby, du nom de l’ancien maire communiste de la ville mort cet hiver. Une équipement polyvalent, réfection de l’ancienne salle Paul Bert détruite par les flammes en 2007, qui pourra servir à diverses associations et structures culturelles locales (la Maison de la poésie ou encore Les Arts du récit organiseront des rendez-vous) et qui sera aussi fortement utilisée par l’Heure bleue, la grande salle de spectacle martinéroise. « J’attendais ça avec impatience » : Vincent Villenave, le directeur de l’Heure bleue, y voit ainsi une complémentarité possible entre les deux lieux – 120 places en mode assis et 250 en debout à l’Espace culturel René Proby contre 520 et 1 400 à l’Heure bleue. Il pourra ainsi programmer des artistes « en émergence » et tenter des « expérimentations » en prenant moins de risques. « On pourra aussi faire de séries comme ça sera le cas en avril avec le nouveau spectacle de la Fabrique des petites utopies » – une dizaine de représentations,

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La Batook lance la saison du Théâtre de Grenoble

CONNAITRE | Pour l'ouverture de saison prévue samedi 19 septembre, les Grenoblois de La Batook investiront la place Saint-André avec leur spectacle "La Fille de l'air".

Aurélien Martinez | Mardi 15 septembre 2015

La Batook lance la saison du Théâtre de Grenoble

Septembre est donc le mois des ouvertures de saison. Ça continue cette semaine avec plusieurs salles de l'agglo. On s'intéressera ici au Théâtre municipal de Grenoble qui, cette année, on le rappelle aux oublieux, change complètement d'orientation en délaissant les têtes d'affiche vaudevillesques et comiques qui faisaient sa réputation pour se recentrer sur les compagnies locales comme l'avait demandé l'an passé la mairie à la directrice des lieux (oui, cette phrase est très longue). La preuve du coup ce samedi avec une journée en deux temps. Elle débutera carrément à l'extérieur du théâtre avec les Grenoblois de La Batook, qui se définissent comme un « orchestre amateur de percussions brésiliennes ». Si nous n'avons pas vu leur Fille de l'air qu'ils donneront sur la place Saint-André (une histoire de mariée disparue que des musiciens et danseuses doivent retrouver), on peut néanmoins dire qu'à chaque fois que nous avons croisé la route de La Batook, c'était toujours énergique, sonore, entraînant et dansant ! Une intro idéale pour continuer ensuite dans les murs du théâtre avec, cette fois-c

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Vers une saison de transition à l'Amphithéâtre

ACTUS | L’hiver dernier, l’équipe qui gère la salle de spectacle pontoise depuis cinq ans a été remerciée par la municipalité. Se pose du coup la question de l’avenir du lieu. Visiblement, on se dirige vers « une année de transition » avec la conservation des propositions jeune public déjà planifiées par l'ancienne directrice Emmanuelle Bibard.

Aurélien Martinez | Mercredi 22 juillet 2015

Vers une saison de transition à l'Amphithéâtre

Les derniers mois à Pont-de-Claix ont été compliqués côté culture, avec le débarquement de l’équipe aux commandes de l’Amphithéâtre par la municipalité socialiste qui trouvait la programmation trop élitiste – tout est résumé dans ce dossier. Alors qu’on pensait aller à la pêche aux infos à la rentrée pour en savoir plus sur le devenir de la salle, voilà que nous recevons en plein milieu de l'été un mail de l’Amphithéâtre qui, en plus de remercier ceux qui ont « soutenu et accompagné ce projet pendant cinq ans », évoque le « futur du projet culturel et de l’équipe ». Voici le communiqué, visiblement de pacification, l’accompagnant : « La scène Rhône-Alpes / Amphithéâtre change de projet artistique au 1er septembre 2015. Après une mobilisation, depuis février, contre la perspective de disparition d'un lieu de diffusion exigeant pour le spectacle vivant, une phase de concertation s'établit aujourd'hui entre l'équipe de l'Amphithéâtre (8 salariés) et la ville du Pont-de-Claix. Le service culturel s'orie

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De belles surprises à l’Heure bleue

ACTUS | La nouvelle programmation de la salle de Saint-Martin-d’Hères réserve son lot de propositions alléchantes.

Aurélien Martinez | Mardi 30 juin 2015

De belles surprises à l’Heure bleue

Ô joie : en octobre, le fameux Professeur Rollin sera de passage par Saint-Martin-d’Hères avec Rollin se rebiffe, seul-en-scène dans lequel l’humoriste lettré répond aux questions du public sur des sujets allant « de la mondialisation aux flux migratoire » en passant par « la bien-pensance et les logiques de profit ». Rayon humour, on aura aussi droit à une autre chroniqueuse officiant sur France Inter : Sophia Aram avec son one-woman-show tout frais où le titre parle de lui-même – Le fond de l’air effraie ; et le fameux Fellag avec un Bled Runner présenté comme le « best of d’une carrière ». En musique, ô joie encore, l’une des meilleures auteures-compositrices-interprètes françaises sera de retour dans l’agglo : Claire Diterzi avec son concert 69 battements par minute. En théâtre, on dit (ou plutôt écrit) encore ô joie, puisqu

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Du changement au Théâtre municipal de Grenoble

ACTUS | Ça bouge fortement du côté du Théâtre de Grenoble, la nouvelle municipalité ayant décidé d'orienter le projet différemment. Du coup, la saison prochaine, on verra beaucoup moins de boulevard, et beaucoup plus de compagnies locales.

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Du changement au Théâtre municipal de Grenoble

« 2015 / 2016 est une saison de transition, première esquisse du futur projet d’établissement qui sera mis en avant dès la saison 2016 / 2017. » Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, explique clairement dans l’édito de la nouvelle plaquette du Théâtre de Grenoble ce que la municipalité souhaite faire du lieu. En gros, beaucoup moins de théâtre de boulevard et d’humoristes, et plus de troupes de théâtre grenobloises. La saison prochaine, on croisera donc une dizaine de locaux (Serge Papagalli, Jean-Vincent Brisa, Jean-Marc Galéra, Alain Bertrand, le Vox International Théâtre de Guillaume Paul, l’Atelier de Benjamin Moreau, le Théâtre du réel d’Yves Doncque, Les 7 familles d’Emmanuèle Amiell, LaTroup’Ment, les Zinzins, Les Barbarins fourchus…) avec, saison de transition oblige, pas mal de spectacles déjà vus ici et là. À voir si ce changement plaira au public traditionnel, à qui il reste quand mê

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Amphithéâtre : Christophe Ferrari s’exprime enfin

ACTUS | Alors qu’il y a tout juste cinq ans, la mairie de Pont-de-Claix décidait de changer totalement la ligne de son théâtre en l’axant sur la création très contemporaine, nouveau changement avec la reprise en main de l’équipement par cette même mairie. En cause, la programmation de la directrice jugée trop élitiste. Presque deux mois après la publication de l’information, le maire Christophe Ferrari s’exprime enfin sur le sujet. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 10 avril 2015

Amphithéâtre : Christophe Ferrari s’exprime enfin

Changement de position à la mairie de Pont-de-Claix au sujet de l’Amphithéâtre. Alors que Christophe Ferrari souhaitait visiblement rester loin, très loin, de la polémique entourant l’Amphithéâtre, demandant à son adjointe à la culture de justifier son choix de remercier la directrice de la structure culturelle, il fait machine arrière, sans doute au vu de la tournure que prennent les événements – beaucoup s’émeuvent de sa décision, parfois violemment comme l’ancien directeur de l’Amphithéâtre Michel Belletante dans une lettre ouverte au vitriol. Une prise de parole tardive de l’édile (plus d’un mois après les premiers papiers dans la presse) expliquée aujourd’hui par une volonté de ne pas interférer à l’époque sur les élections départementales qui se sont déroulées fin mars. « Rendre la culture accessible à tous » Jeudi 9 avril, une poignée de jo

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Amphithéâtre : Michel Belletante prend la parole

ACTUS | Le metteur en scène qui fut directeur de l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix de 1996 à 2010 nous a fait parvenir la lettre ouverte virulente qu'il a adressée à Christophe Ferrari, le maire de Pont-de-Claix. Et se positionne clairement contre la décision municipale concernant l'avenir de l'Amphithéâtre.

Aurélien Martinez | Jeudi 19 mars 2015

Amphithéâtre : Michel Belletante prend la parole

Alors qu’il y a tout juste cinq ans, la mairie de Pont-de-Claix décidait de changer totalement la ligne de son théâtre en l’axant sur la création très contemporaine, nouveau changement avec la reprise en main de l’équipement par cette même mairie. En cause, la programmation de la directrice jugée trop élitiste comme on l'évoquait ici. Voici la réaction du metteur en scène Michel Belletante. Lettre ouverte à Christophe Ferrari Maire de Pont-de-Claix, Président de la Métro Christophe, Alors ça y est, tu y es arrivé ! Arrivé à tuer l'indépendance et la (semi)liberté de l'Amphithéâtre. Cette parole, à côté de la tienne, de mon "temps" à la place de la tienne, que tu n'as jamais supportée car elle te dépassait, tu as fini par l'avoir et la faire taire pour un bon moment ! Oui, car elle

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Le Pont-de-Claix : l’avenir de l’Amphithéâtre en question

ACTUS | Alors qu’il y a tout juste cinq ans, la mairie du Pont-de-Claix décidait de changer totalement la ligne de son théâtre en l’axant sur la création très contemporaine, nouveau changement avec la reprise en main de l’équipement par cette même mairie. En cause, la programmation de la directrice jugée trop élitiste. On fait le point avec les acteurs concernés.

Aurélien Martinez | Mardi 3 mars 2015

Le Pont-de-Claix : l’avenir de l’Amphithéâtre en question

« Un coup de théâtre tellement violent. » Forcément, Emmanuelle Bibard, directrice de l’Amphithéâtre depuis 2010, ne prend pas très bien la fin de la convention entre la mairie du Pont-de-Claix et Amphipédia, l’association qui gère l’Amphithéâtre, puisque cela signifie la non-reconduction de son projet. « C’est une décision politique arbitraire, un repli sur soi inquiétant par rapport à l'héritage des années 1980 » – les fameuses années Jack Lang. « On ne ferme pas une salle, on la reprend » assure pourtant Corinne Grillet, adjointe à la culture auprès du maire Christophe Ferrari depuis les dernières élections. Une décision motivée par un bilan jugé trop faible niveau « ancrage avec le territoire ». Corinne Grillet nous parle de « programmation élitiste », alors qu’elle en souhaiterait une plus à l’écoute des habitants de sa ville « qui ne vont même pas au cinéma ». Emmanuelle Bibard, elle, condamne ces « élus qui veulent de la rentabilité à court terme »,

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Les gardes du corps

SCENES | Amphithéâtre 2 a en apparence tout d’un colloque lambda ; mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien un spectacle auquel nous assistons. Trois hommes, (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 16 mai 2012

Les gardes du corps

Amphithéâtre 2 a en apparence tout d’un colloque lambda ; mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien un spectacle auquel nous assistons. Trois hommes, derrière une grande table face public, se lancent dans une conférence autour « du corps dansant ». Mais le sérieux de ce genre de manifestationd est petit à petit troublé par le comportement des trois interprètes, danseurs et chorégraphes (Jérôme Andrieu, Herman Diephuis et Frédéric Seguette), très pince-sans-rire. Cet Amphithéâtre 2 (2, car il y a eu une première version féminine) a été élaboré par Stéphanie Aubin, chorégraphe formée à l’école américaine de Merce Cunningham et Trisha Brown, qui est maintenant à la tête du Manège, la scène nationale de Reims. Avec ce spectacle drôle et extrêmement bien construit dans son discours, elle questionne avec intelligence le monde de la danse et son rapport au corps. À découvrir jeudi 24 mai à 20h, à l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix, dans le cadre du festival Concentré de danses. AM    

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Awards 2011 théâtre

SCENES | L’award du meilleur spectacle de l’année… voire plus : Notre terreur Car oui, des créations comme celle du collectif parisien D’ores et déjà, découvert (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 16 décembre 2011

Awards 2011 théâtre

L’award du meilleur spectacle de l’année… voire plus : Notre terreur Car oui, des créations comme celle du collectif parisien D’ores et déjà, découvert au printemps à la MC2, on n’en voit malheureusement pas tous les jours. Leur Notre terreur, relecture des derniers jours de Robespierre en s’axant sur l’exercice du pouvoir d’une poignée de révolutionnaires propulsée à la tête du Comité de salut public, fut un acte théâtral d’une très grande force, élaboré avec une méthode singulière nourrie d’improvisations. D’où, à l’époque, notre titre de Une on ne peut pluspéremptoire : « ça c’est du théâtre » ! L’award du lieu qui se cherche : Le Tricycle C’est l’idée qui avait occupé les théâtreux grenoblois pendant au moins un an : la volonté de la municipalité de co

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De fil en aiguille

SCENES | La saison dernière, on avait découvert la compagnie La Manœuvre à l’Amphithéâtre, avec Mue : une proposition de cirque basée sur la manipulation (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 8 décembre 2011

De fil en aiguille

La saison dernière, on avait découvert la compagnie La Manœuvre à l’Amphithéâtre, avec Mue : une proposition de cirque basée sur la manipulation d’"objets-corps" étranges, qui produisaient leurs effets visuels. Gaëlle Bisellach-Roig, lauréate en 2006 du prix Jeune Talent Cirque, revient à Pont-de-Claix, cette fois-ci avec Bobinette et Tricotine, création jeune public dont on a seulement pu découvrir quelques courts extraits en DVD. Des images qui semblent néanmoins confirmer la présence de qualités que l’on trouvait déjà dans Mue : notamment un sens de l’esthétisme soigné, grâce encore à l’utilisation de leurs "objets-corps" – ici un pied se dissocie de sa jambe ; là un troisième bras sort de nulle part… Porté par deux interprètes féminines (dont Gaëlle Bisellach-Roig elle-même), le spectacle évoque Tricotine, une couturière qui confectionne Bobinette, une poupée magique. Après avoir été choyée par sa conceptrice, cette dernière devient jalouse de la présence d’un nouveau mannequin : toute l’harmonie est donc à revoir, comme une métaphore des familles recomposées. À découvrir en famille, du mercredi 14 au vendredi 16 décembre. AM

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Cinéma, cinéma...

SCENES | Spectacle / Si vous tapez «Woo» dans Google, vous avez de grandes chances de tomber sur John Woo, et finalement de bien tomber, tant ce cinéaste (...)

François Cau | Vendredi 4 novembre 2011

Cinéma, cinéma...

Spectacle / Si vous tapez «Woo» dans Google, vous avez de grandes chances de tomber sur John Woo, et finalement de bien tomber, tant ce cinéaste s’adonne à la chorégraphie et à l'envol ralenti de colombes. Mais c'est à Frederico Fellini, autre réalisateur chorégraphe qui n’a pas son pareil pour enchevêtrer, éclater plusieurs histoires et plusieurs dimensions du récit, que l’on pense en regardant les spectacles des Woo. Pour EJ, leur nouvelle proportion visible mercredi 9 et jeudi 10 novembre à l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix, ils ont mis en place une forme plus intimiste que sur La Storia (présentée en 2009 à la MC2). Soit un duo entre le danseur Ennio Sammarco, ancien interprète chez Maguy Marin, et le batteur Josselin Varengo, pour un spectacle hybride sur la rencontre entre deux êtres. On a pu en découvrir un bout lors d’une répétition publique : difficile d’émettre un quelconque jugement, mais force est de constater que leur univers évocateur (grâce notamment à une création lumière remarquable) embarque l’œil en moins de deux. JED & AM

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Du sang neuf

SCENES | PREVIEW/ Que verra-t-on la saison prochaine dans les théâtres de l’agglo ? Deuxième tentative de réponse cette semaine (avant notre panorama de septembre prochain) avec le dévoilement de la programmation de l’Hexagone et de l’Heure Bleue. AM

François Cau | Mercredi 8 juin 2011

Du sang neuf

19 créations sur 43 spectacles programmés : l’Hexagone de Meylan poursuit sur sa lancée, se différenciant ainsi d’autres salles dites généralistes. Une prise de risque qui néanmoins rend difficile l’analyse de la programmation a priori. Parmi ces créations dont on ne sait pas grand-chose mais qui titillent notre curiosité, il y a celle du circassien Camille Boitel (vu dernièrement à la MC2 avec L’Immédiat) accompagné de Boris Gibé, ou encore celle de Joris Mathieu sur l’œuvre et la vie de Philip K. Dick. Le Songe d’une nuit d’été par la Cie L’Unijambiste promet aussi d’envoyer du lourd, au vu de l’univers très fort du metteur en scène déjà passé deux fois à Meylan. De plus, on attend beaucoup du Sous la glace de Falk Richter (mise en scène d’Andrea Novicov), l’auteur allemand s’attaquant frontalement à l’univers de l’entreprise. Et on retrouvera avec plaisir Adrien Mondot pour sa dernière livraison made in Hexagone – sa résidence prenant fin en 2011. Enfin, à noter que le festival des Rencontres-i, biennale arts-sciences organisée par l’Hexagone, prend encore de l’ampleur, tant au niveau du nombre de spectacles proposés (une douzaine) que du nombre de

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Les nouveaux horizons de l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix

ACTUS | En cette rentrée, Emmanuelle Bibard entame sa première saison à la tête de l’Amphithéâtre du Pont-de-Claix (parce qu’on dit Le Pont-de-Claix nous apprend-t-elle !). Avec la volonté d’en faire un lieu de création contemporaine ancré dans la cité. Propos recueillis par AM

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

Les nouveaux horizons de l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix

Suite au départ forcé de Michel Belletante, vous avez été nommée à la tête de l’Amphithéâtre en janvier dernier. Pas un peu tard pour élaborer une saison ? Emmanuelle Bibard : Dès janvier, j’ai commencé à venir un peu de manière épisodique, comme je travaillais encore à la Biennale de la danse de Lyon. J’ai pris réellement mes fonctions au service culturel de la ville du Pont-de-Claix le 1er mars 2010, même si, effectivement, Michel Belletante était directeur de l’Amphithéâtre jusqu’au 31 août dernier. C’était vraiment un choix de la municipalité de prendre quelqu’un dès le mois de mars pour pouvoir préfigurer un nouveau projet, une nouvelle ambition, une nouvelle manière d’être en relation avec le public. Cette période de transition n’a pas été si simple que ça – il faut être honnête –, ni pour Michel, ni pour moi, puisqu’on était sur une configuration avec deux directeurs en même temps. Mais on a joué cartes sur table dès janvier, entre la municipalité, Michel et moi, pour se dire que Michel était dégagé de la programmation. On s’est simplement mis d’accord sur trois équipes artistiques avec lesquelles il s’était déjà engagé [la

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La Rampe et l’Heure Bleue : vers l’autre et au-delà !

MUSIQUES | Avant notre traditionnel panorama de septembre (attendu comme le messie, on le sait !), regardons de plus près ce que les salles de l’agglo nous offrent pour la saison prochaine. Aujourd’hui, la Rampe d’Échirolles et l’Heure Bleue de Saint-Martin-d’Hères. Here we go. AM

François Cau | Jeudi 10 juin 2010

La Rampe et l’Heure Bleue : vers l’autre et au-delà !

Cette année, c’est officiel, La Rampe (avec sa petite sœur La Ponatière – il ne faut pas l’oublier !) est une scène conventionnée danse et musiques. La programmation de Jacky Rocher, aux commandes du lieu depuis maintenant deux ans, s’en ressent donc pleinement. Ainsi, niveau danse, on retrouvera des habitués de la scène échirolloise : Bouba Landrille Tchouda, toujours en résidence dans le lieu, qui présentera sa dernière création "Murmures" (en novembre) ; Denis Plassard et sa compagnie Propos seront là avec "Les cadavres se regardent dans le miroir" (en janvier), tout comme les fabuleux Thomas Guerry et Camille Rocailleux qui, après leur très beau "La Mécanique des Anges", reviendront à la Rampe fin mars avec "Traverse", spectacle jeune public visible par tous. Il faudra aussi compter cette saison sur l’Espagnol Andrés Marín et son flamenco contemporain (en octobre), ou encore Josette Baïz et son univers très personnel avec cette fois-ci un travail autour d’Oliver Twist (en février). Et les gagnants de concours [Re]connaissance présenteront leurs pièces en entier en octobre (Marion Lévy, Isida Micani et Mickaël Le Mer). En avant la musique Au

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«Sans feu ni lieu»

SCENES | THÉÂTRE / C’est le dernier mois de Michel Belletante à la tête de l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix – Emmanuelle Bibard des Biennales de Lyon lui succédera en septembre prochain. L’occasion pour notre homme de théâtre de dresser un bilan autour d’une création mystère au nom évocateur : Surprise(s) ! Propos recueillies par Aurélien Martinez

François Cau | Lundi 17 mai 2010

«Sans feu ni lieu»

Petit Bulletin : Votre ultime création en tant que directeur de l’Amphithéâtre se nomme Surprise(s)… C'est-à-dire ?!Michel Belletante : Je vais faire ça à l’image d’une présentation de saison. Mais au lieu qu’elle soit prospective, elle sera rétrospective, en revenant sur les treize ans de spectacle passés. Sera-t-elle vindicative, à l’image de cette dernière année [Michel Belletante a été remercié l’année dernière, d’où une saison très « rouge »] ?L’énervement, le deuil… tout ça, c’est un peu passé ! Ça peut évidemment faire du bien, notamment lorsqu’il s’agit de rappeler certains principes. Mais je ne me m’embarquerai pas dans l’attaque impulsive. Quel regard portez-vous sur vos années passées à l’Amphithéâtre, où vous avez fini par être l’un des rares artistes à la tête d’un théâtre dans l’agglo ?Ça a été les treize ans de la construction d’un projet, dont le public nous a témoigné l’apport : des gens venaient de loin parce qu’ils ne trouvaient pas ailleurs ce que l’on faisait à l’Amphi ! Du coup, l’intégralité de l’investissement mis dans ce lieu se justifie en quelques minu

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Mise au poing

SCENES | Alors que l’échéance de son mandat en tant que directeur de l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix se profile, Michel Belletante défend vaillamment sa dernière saison, à l’heure où la nouvelle municipalité entend prendre d’autres orientations en matière culturelle. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 12 octobre 2009

Mise au poing

Petit Bulletin : La ville de Pont-de-Claix a commandé un rapport à Michel Dibilio, rapport dont il ressort que les aspirations de la municipalité tendent à une désacralisation de la chose culturelle, à amener la culture au plus grand nombre notamment en investissant l’espace public. Tu te portes en faux par rapport à cette vision des choses...Michel Belletante : Dans la perception socialiste de la culture, Jack Lang est depuis longtemps la référence, l’arbre qui cache la forêt. Dans la mentalité des élus et même des militants socialistes – à part la Région qui a une vision différente -, la culture rime toujours avec social. Ce ne sont pas des gens qui emploient le terme de démocratisation culturelle, mais lui préfère celui de démocratie culturelle. En d’autres termes, ça signifie ouvrir le chemin le plus large possible. Mais on met du coup au même niveau des choses balbutiantes et des pratiques artistiques professionnelles – et ça me heurte profondément, parce que ça délaisse le terrain du sens pour entrer dans ce que j’appelle la culture du rassemblement. Et je crois qu’aujourd’hui, au moment où les gens sont surinformés, abreuvés de sond

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C’est du Belge

SCENES | Avant de revenir plus en détail sur son spectacle de clôture (Ook, chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui, déjà évoqué dans notre supplément Rentrée Culturelle Panorama) (...)

| Mercredi 14 mars 2007

C’est du Belge

Avant de revenir plus en détail sur son spectacle de clôture (Ook, chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui, déjà évoqué dans notre supplément Rentrée Culturelle Panorama) dans notre numéro du 21 mars, évoquons le lancement du nouveau Mois de la Création Belge à la salle martinéroise L’Heure Bleue. Débuté le 6 mars avec la “comédie indigène“ Gembloux, à la recherche des soldats oubliés (retour sur la bataille de Gembloux, où des tirailleurs marocains s’illustrèrent contre les troupes nazies), l’événement se poursuit les 13 et 14 mars avec l’attachant spectacle de la Compagnie Baladeu’x, Double Tour, une fantaisie circassienne et poétique pour un couple… et une porte, où l’alchimie des interprètes joue pour beaucoup dans le charme dégagé. Le 15 mars, un prestigieux homonyme de notre icône adorée, le jazzman Philip Catherine, nous fera redécouvrir son répertoire, grandement épaulé par le Brussels Jazz Orchestra. Enfin, le jeune public ne sera pas en reste le 21 mars avec le spectacle de marionnettes Bistouri, délire cartoonesque d’une précision… chirurgicale.

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