Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

ACTUS | En mars dernier, l’écolo Éric Piolle, à la tête d’une grande coalition de gauche, remportait l'élection municipale grenobloise contre Jérôme Safar, le dauphin du socialiste Michel Destot. Une toute nouvelle équipe est arrivée aux manettes dans la foulée, avec une volonté de changement clairement affichée. Qu’en est-il dans le domaine culturel, qui n’était pas le mieux maîtrisé par Éric Piolle pendant la campagne ? Pour le savoir, rencontre avec Corinne Bernard, nouvelle adjointe à la culture – pardon, « aux cultures ». Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Photo : Ville de Grenoble


Vous êtes la nouvelle adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Pouvez-vous vous présenter ?

Corinne Bernard : J'ai 44 ans. J'habite à Grenoble depuis peu de temps. Je suis entrée en politique en 2010, à Europe Écologie les Verts, via le syndicalisme. Je suis toujours chef de gare à Clelles [sud de l'Isère], mais en congé sans solde compte tenu de mes nouvelles fonctions d'élue.

Comment s'est passée votre prise de fonction ?

Suite au choix effectué par les Grenoblois, quand on a dû composer l'équipe, ça a d'abord été un peu compliqué. Étant conseillère régionale depuis 2010 et vice présidente de la commission culture, j'avais cette petite envie de la délégation culture qui a pu se formaliser puisque nous n'étions pas non plus 42 à la vouloir ! Dès ma prise de fonction, j'ai été très sollicitée – ça ne s'est pas vraiment calmé. Les premiers mois, j'avais l'impression d'être un médecin généraliste confronté à une épidémie de grippe : dès qu'une personne sortait de mon bureau, une autre entrait ! Sachant que je m'étais donné comme objectif de dire oui à tout le monde, de visiter tous les lieux culturels... D'ailleurs, je n'ai pas fini, comme il y a une vitalité tellement importante à Grenoble.

Comment les acteurs culturels vous ont-ils reçue ?

Au début, il y a eu de la crainte, il fallait aller voir qui était cette fameuse Corinne Bernard... Et puis je les ai rassurés, en leur disant qu'on n'allait pas faire du macramé à la MC2 ou la révolution comme certains ont pu le laisser penser pendant la campagne ; en leur disant que oui, on aimait la culture !

Lors de la campagne, votre liste a engrangé de nombreux soutiens dans des milieux plus alternatifs, alors que celle du socialiste Jérôme Safar était soutenue par des artistes bien installés (Jean-Claude Gallotta, Serge Papagalli, Alain Bertrand...). Voyez-vous cette opposition, et si oui, que comptez-vous faire ?

On a clairement une volonté de réconcilier, de reconstruire, de réparer... Ça se passe bien : j'ai rencontré même ceux qui ont affiché leur soutien à la liste de Jérôme Safar pendant la campagne, et évidemment que l'on pourra travailler ensemble. Après, oui, l'opposition que vous évoquez a bien été vécue comme ça par beaucoup d'acteurs culturels. Il y a des gens qui se sont sentis mis de côté pendant au moins deux mandats. Dans le spectacle vivant par exemple, des artistes et des compagnies se sont fait marcher dessus – ce sont leurs termes. On va être là pour réajuster tout ça, même si ça ne veut pas dire que les cultures institutionnelles vont disparaître. Ça veut juste dire qu'il faut que tout le monde se rencontre, se parle... C'est bien d'accueillir des artistes internationaux dans les salles grenobloises, mais la scène locale existe, alternative ou pas d'ailleurs, il faut qu'on la fasse vivre un peu mieux. C'est à l'image de l'agriculture avec le bio et le conventionnel : on ne pourra jamais passer tout en bio ; par contre il faut que les gens communiquent. Comme quand vous avez une parcelle bio et à côté une non bio, il faut que les deux agriculteurs se parlent pour que tout se passe bien.

Le fait de mettre le mot culture au pluriel dans votre intitulé de délégation (« adjointe aux cultures »), c'est donc reconnaître qu'il y a plusieurs cultures, l'alternative et l'institutionnelle ?

C'est l'alternative et l'institutionnelle, oui ; mais ça n'est pas que ça. C'est aussi ce qui n'a pas encore émergé, ce qui n'est même pas encore affiché comme alternatif. Par exemple, à Grenoble, il y a une association qui fait du cinéma à la maison : ce n'est pas une culture alternative, ce n'est pas une culture institutionnelle, mais ça prend sa place dans le tissu et c'est à nous de l'aider – car aujourd'hui, elle n'a pas accès ni aux lieux ni aux subventions municipales. On peut donc envisager des partenariats avec la Cinémathèque ou le Méliès par exemple... C'est ça adjointe aux cultures : reconnaître l'existant et ne pas ignorer certaines parties au prétexte qu'elles seraient peu pratiquées ou marginales...

En étant du coup interventionniste ?

Non, on ne va pas choisir les œuvres qui seront achetées par un musée ou les pièces qui seront jouées dans un théâtre ! Quand on est de gauche, on ne se permet même pas de dire ce que l'on aime ou pas en culture. On n'est pas là pour choisir la culture, et c'est peut-être ce qui était trop fait avant. L'idée est que les Grenoblois choisissent, on va les remettre au centre des débats. Le 21 juillet, j'ai fait passer une délibération pour créer deux comités. Un premier de suivi des établissements où l'on va laisser la place à des abonnés des structures culturelles et à des Grenoblois tirés au sort pour partager les bilans et les projets. Et un second d'avis pour les demandes de subventions : jusqu'à aujourd'hui, ces demandes étaient examinées avec l'adjointe et le directeur des affaires culturelles de la Ville, puis proposées en commission. Nous, on veut travailler cette question avec plus de pluralisme, en associant l'opposition dans ce comité d'avis mais aussi des Grenoblois et des personnes qualifiées pour avoir leur regard. D'ailleurs, dès cet automne, je lance une grande concertation sur la culture. Avec l'envie de retourner tous les ans devant les Grenoblois.

Qu'en sera-t-il de la place accordée à la culture dans le budget de la Ville ?

Mon objectif est de garder le budget de la délégation culture à l'identique. Je ne rêve pas, il n'augmentera pas, parce que les dotations de l'État et du Conseil général baissent, et il y a d'autres délégations où les budgets sont vraiment trop bas. Le budget de la délégation culture est de 32 millions d'euros : avec cette somme, dans une ville comme Grenoble, on peut faire vraiment beaucoup de choses. Après, à chaque euro dépensé, il faut se demander où est l'intérêt général. Si on se dit ça, on va peut-être voir qu'il y a des choses qui ont été très bien aidées jusqu'à maintenant et qui vont l'être moins, parce qu'il y a des bilans et des rapports d'activité qui nous montrent que l'argent public n'est pas forcément nécessaire sur ces activités-là [Corinne Bernard n'a pas voulu nous donner d'exemples – NDLR]. Des habitudes ont été prises et il faut les requestionner, d'où l'intérêt de changer d'équipe. Par exemple, il y a un mois, les membres d'une association sont venus dans mon bureau chercher leur subvention. Alors je leur ai demandé "pour faire quoi ?", et ils n'ont pas su quoi répondre : ce n'est plus possible !

Éliane Baracetti, adjointe à la culture de l'équipe municipale sortante (celle de Michel Destot), nous déclarait en 2010, au début de son mandat : « Je ne serai pas une grande constructrice, ma priorité est de consolider l'existant. » Partagez-vous ce constat ?

Elle a raison. D'ailleurs, l'ancienne équipe a terminé avec la Belle électrique, donc elle a bien un peu construit ! Mais effectivement, on ne va rien construire de plus, sauf peut-être sur un sujet. On a un réseau de quatorze bibliothèques, mais on n'en a pas une centrale : est-ce qu'il faut faire une extension de celle du centre-ville – c'était dans notre projet –, et ce qu'il faut la faire dans l'ancien musée de peinture place Verdun ? À voir... D'ailleurs, sur l'ancien musée de peinture, je suis en colère contre l'ancienne municipalité de l'avoir laissé se détériorer de la sorte. On va être obligés de mettre de l'argent – minimum 700 000 euros sur la toiture pour arrêter la dégradation. Ce ne sera donc pas des nouveaux bâtiments, mais on va entretenir le patrimoine existant.

Abordons maintenant quelques dossiers d'actualité. Le premier est l'ouverture prochaine – enfin ! –  de la Belle électrique, la salle dédiée aux musiques amplifiées attendue depuis des années à Grenoble. Quand sera-t-elle inaugurée ?

Ce sera en décembre, mais c'est à l'association MixLab [qui va gérer la salle en délégation de service public – NDLR] de l'annoncer. La livraison des travaux est prévue pour le 6 octobre.

Avec l'ouverture de la Belle électrique, équipement appartenant à la Ville, quel est l'avenir d'un lieu comme le Ciel, petite salle de concert appartenant elle aussi à la Ville ?

Le Ciel va rester le Ciel, et va travailler en lien avec la Belle électrique sans doute sur une sorte de parcours, comme les jauges des deux salles sont très différentes [173 places pour le Ciel, environ 900 pour la Belle électrique – NDLR] : des artistes qui ont commencé par le Ciel pourront ensuite passer à la Belle électrique... Maintenant, ce n'est pas la Ville de Grenoble qui fait la programmation des deux lieux.

Le paysage des salles musicales à Grenoble va donc être modifié... Notamment dans le quartier Bouchayer-Viallet, où la nouvelle Belle électrique sera voisine de plus petites salles comme l'Ampérage, qui s'est dernièrement sentie menacée par un micmac autour de ses horaires d'ouverture (une partie du voisinage se plaignait de nuisances sonores). Quelle est votre vision sur cette question ?

On ne ferme pas de salle, c'est sûr – il faut le rabâcher, le rabâcher ! L'expérimentation sur les fermetures tardives à l'Ampérage et au Drak-Art continue [avec un dispositif précis pour limiter les nuisances – NDLR]. Après, il va falloir relancer la concertation dans le quartier, parce que cette Belle électrique n'a pas que des qualités. Il y a eu des couacs, avec des bâtiments en face de la salle qui, m'a-t-on dit, devaient être des bureaux mais sont en fait des habitations.

Pour terminer sur la musique : pendant la campagne, Éric Piolle avait insisté dans nos colonnes sur l'idée d'une culture qui aille sur tout le territoire, sous-entendu aussi bien dans le centre-ville que dans les quartiers sud. Il avait ainsi évoqué l'idée que le Cabaret frappé puisse ne plus se dérouler qu'au Jardin de ville. Le festival géré par la Ville changera donc de visage l'été prochain ?

Effectivement, la culture ne va pas partout et pour tous. Il y a donc des choses qui vont changer. Le Cabaret frappé va rester, mais il va changer. On ne peut pas faire comme si la ville n'avait pas évolué. En 2015, la Belle électrique sera par exemple ouverte. Est-ce qu'on peut continuer à faire toujours la même chose au même endroit alors que tout bouge ?

Les grands événements et temps festifs de la sorte (pour reprendre le terme de la délégation d'un de vos collègues à la mairie) peuvent-ils à eux-seuls régler cette disparité territoriale ?

Ça peut être une forme de réponse, mais pas la seule. Au sud de Grenoble, il y a des lieux qui ne sont pas assez portés et défendus : le Prunier sauvage à Mistral, l'Espace 600 à la Villeneuve... Même la MC2, là où elle est placée, devrait plus jouer ce rôle de centralité au niveau des quartiers et des équilibres nord-sud.

Parlons spectacle vivant maintenant, avec l'avenir de deux théâtres du quartier Notre-Dame appartenant à la Ville : Sainte-Marie-d'en-Bas et le Petit théâtre. L'ancienne municipalité avait lancé des appels à projets pour ces lieux gérés depuis plus de 25 ans par les mêmes artistes. Antonio Placer va donc remplacer Diden Berramdane en 2015 à la tête du premier, et le Créarc va maintenant devoir travailler avec l'association Théâtr'Ensemble dans le second. Sauf que...

Sauf qu'en mai dernier, pour le Petit théâtre, les deux associations ont produit une synthèse où elles notaient la singularité de leurs deux projets et leur incapacité à présenter des propositions convergentes. La volonté de l'ancienne municipalité de les regrouper dans un même lieu ne fonctionne donc pas. Avec les comités évoqués plus haut, on va donc réinterroger tout, et notamment les conventions de mises à disposition. Comme à Sainte-Marie-d'en-Bas d'ailleurs, où je ne suis pas sûr qu'Antonio Placer doive y aller seul. Il y a 88 compagnies de spectacle vivant à Grenoble, et une dizaine de lieux. Doit-on continuer à donner les clés à un seul artiste ? Sur cette question, l'expérimentation du Tricycle [un collectif d'artistes à la tête du Théâtre 145 et du Théâtre de poche s'occupe de la programmation – NDLR] est tellement bonne qu'il faut peut-être continuer comme ça...

Dans les équipements de la Ville, il y a aussi le Théâtre municipal, dont vous souhaitez requestionner le projet...

On va demander à tous les établissements municipaux d'avoir un projet d'établissement. Le Théâtre municipal n'en a pas ! La commande est partie. C'est donc le travail de la directrice et de son équipe de se demander pourquoi la seizième ville de France a un théâtre municipal ? Pour y faire quoi ? Ça ne peut pas être que l'histoire qui fasse qu'on ait un théâtre municipal. Certaines villes l'ont rendu privé, d'autres l'ont fermé... Je rassure tout le monde : il n'est pas question de fermer le théâtre. Par contre, on a besoin d'expliquer pourquoi l'on fait les choses.

Pour finir, qu'en est-il de la compétence culture de l'agglomération demandée par de nombreux acteurs culturels, mais toujours inexistante ? La souhaitez-vous ?

Bien sûr. Il faudrait que ça soit fait pour 2017. On a une dizaine d'années de retard par rapport à d'autres villes. En tant que conseillère communautaire, j'ai commencé à rencontrer les adjoints en charge des questions culturelles dans les autres villes de l'agglo qui sont présents à la Métro [la communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole]. Après, ils ont tous un peu la trouille... La Métro est devenue tellement gigantesque. J'imagine que si on commence à parler au maire d'une toute petite commune de la compétence culture de l'agglo avec dans le paquet le Musée de Grenoble et la MC2, il ne finit pas la réunion ! On a donc des approches pour donner envie, comme la tarification commune. J'ai reçu des mails d'habitants de Saint-Martin-d'Hères qui voulaient aller voir Idir au Théâtre municipal de Grenoble en mai dernier. Ils pouvaient prétendre au tarif précaire de 5 euros auquel les Grenoblois ont accès, mais devaient payer plein tarif car ils n'habitaient pas à Grenoble ! On peut aussi prendre la question du côté des bibliothèques, ou encore des écoles de musique – il y en a 29 sur l'agglo, avec parfois des économies d'échelle à proposer aux maires pour offrir finalement un meilleur service. Si on ne met pas les gros équipements dans le lot, on devrait pouvoir commencer très vite.

Sur les questions relatives aux arts plastiques, rendez-vous dans notre supplément Panoram'Art du 1er octobre

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Aurélien Martinez | Mardi 28 mai 2019

Au nom du Ciel (et de Plege)

« C’est avec une joie et un honneur immenses que Plege vous annonce avoir été retenue dans le cadre de l'appel à partenaire pour la mise à disposition du sous-sol du palais de l'université. » En mars dernier, l’association grenobloise née en 2017 officialisait ainsi par communiqué de presse le fait que la Ville de Grenoble l’avait choisie pour gérer pendant trois ans ce lieu proche de la place de Verdun, plus connu sous le nom de Ciel. Soit une salle de concert emblématique de Grenoble (avec de nombreux studios) dont la régie municipale (Régie 2C) qui la pilotait précédemment fut liquidée en 2016 par l’équipe Piolle – dans des conditions contestées, notamment par deux anciens salariés qui sont depuis allés au tribunal. Concrètement, le Ciel rouvrira fin août, même si les premiers mois seront peu fournis en événements le temps que l’association prenne ses marques. Dans l’idée, sur une saison pleine, de proposer une vingtaine de concerts, tendance « musiques expérimentales et avant-garde » avec « des formes déclinées de post punk, de noise, d’indie rock, de nouvelle chanson d’IDM et de musiques improvisées » (e

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" Tous les dieux du ciel " : hais ta sœur

ECRANS | De Quarxx (Fr, 1h 42) avec Jean-Luc Couchard, Mélanie Gaydos, Thierry Frémont…

Élise Lemelle | Mardi 14 mai 2019

Simon et Estelle jouent à la roulette russe, jeu pervers qui coûtera son visage à la petite fille. Vingt ans plus tard, Estelle dépend toute entière de son frère, incarnation violente d’une culpabilité qui trouve refuge dans des croyances ésotériques, celles de tous les dieux du ciel, alimentées par ses délires paranoïaques… Avec ce premier long-métrage, le réalisateur Quarxx fusionne les genres, du drame familial au thriller campagnard en passant par la science-fiction, pour dépeindre une tension fraternelle des plus efficaces. Simon favorise l’assujettissement de sa sœur alors qu’il ne désire que son salut, qui ne se réduit plus qu’à une enveloppe charnelle. La mise en scène crée un climat anxiogène, reflet d’une France profonde sinistre poussant ses habitants dans leurs plus sombres retranchements. Quarxx multiplie, rapidement, les sous-intrigues perdant le spectateur dans un dédale de questions irrationnelles, l’amenant lui-même à une forme de démence jusqu’à un épilogue onirique où Mélanie Gaydos (Estelle) excelle. Illustration fantastique des conséquences d’une vie marginalisée guidée par une quête de rédemption,

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Un Labo de la Belle pour « donner de l’ampleur au projet de la Belle électrique »

ACTUS | La salle de concert grenobloise vient d'inaugurer une annexe dédiée à « l'accompagnement, la création et la structuration ». On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 9 avril 2019

Un Labo de la Belle pour « donner de l’ampleur au projet de la Belle électrique »

Drôle de petit bâtiment municipal situé dans le parc Hoche, en lisière du boulevard Gambetta, juste en face de la caserne de Bonne (c’est bon, vous voyez ?), la Clé de Sol est en profonde réhabilitation depuis quelques années. Après avoir vu une petite partie de ses murs métamorphosée en ateliers d’artistes en 2017, voilà le reste aujourd’hui transformé en Labo de la Belle, la Belle étant l’abréviation de la Belle électrique. « On va enfin pouvoir avoir les locaux qui nous manquaient cruellement à la Belle électrique, comme la salle n’a pas de studio et d’espace de travail autonome. Ça va permettre de donner de l’ampleur à ce que l’on fait » s’enthousiasmait le soir de l’inauguration (jeudi 21 mars) Laurent Duclos, président de l’association MixLab qui gère la Belle. Une installation loin du quartier Bouchayer-Viallet (là où se situe la Belle) rendue possible par

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« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

ACTUS | Voilà ce qu'a, entre autres, annoncé le maire de Grenoble Éric Piolle dans le cadre du "plan lecture 2018-2025" engagé par l'équipe municipale. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

« Ce "plan lecture" s’appuie sur le constat que le réseau des bibliothèques de Grenoble est riche de ressources extrêmement nombreuses. C’est l’un des mieux dotés de France, nous en sommes conscients et fiers. Mais on remarque depuis une grosse dizaine d’années que la fréquentation décroît ; fréquentation essentiellement due à de grands lecteurs. L’enjeu est donc bien de donner envie à toutes celles et tous ceux qui se sentent moins proches du livre ou moins proches des bibliothèques, avec un point fondamental autour des adolescents et des jeunes adultes – seuls 28% des 15-24 ans fréquentent les bibliothèques de Grenoble, contre 53% dans les villes de même taille. » Vendredi 22 mars, soit trois jours avant le vote de la délibération en conseil municipal, le maire de Grenoble Éric Piolle, accompagné de son adjointe aux cultures Corinne Bernard et de la directrice des bibliothèques de Grenoble Isabelle Westeel, a présenté à la presse locale les grandes lignes de son "plan lecture 2018-2025". La «

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Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

ACTUS | Alors que la Ville de Grenoble n'a pas souhaité les reconduire à la tête du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas qu'ils dirigent depuis 2015, le musicien espagnol et son équipe tentent de « rétablir la vérité » sur ce dossier.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

Une visite dans tous les recoins de la chapelle et de ses annexes pour prouver « l’état délabré » de la bâtisse qu’ils gèrent depuis 2015 (et qu’ils ont tenté de remettre sur pied avec les moyens du bord), puis une série de questions-réponses nourrie par de nombreux documents comptables afin de prouver leur bonne foi : la semaine dernière, Antonio Placer, directeur du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas, et Jean-François Carcelén, président de l'association Musiques créatives du sud, ont souhaité défendre leur bilan devant quelques journalistes. Et, surtout, « rétablir la vérité » après leur non-reconduction par la Ville de Grenoble à la tête de ce théâtre du quartier Très-Cloîtres. Car à la suite d'un nouvel appel à projets lancé l’an passé, c’est le Centre international des musiques nomades du festival Les Détours de Babel qui gérera le lieu dès septembre. « Ce qui se passe résist

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Décret son : the sound of silence ?

ACTUS | Alors qu'un nouveau "décret son" impose depuis octobre dernier aux diffuseurs de musique (salles de concert, clubs et festivals) des mesures toujours plus drastiques en matière de régulation du niveau sonore, beaucoup s'inquiètent de ses conséquences artistiques, techniques et économiques sur leur activité. Petit tour d'horizon de la question avec quelques-uns des acteurs grenoblois du secteur. Par Stéphane Duchêne et Aurélien Martinez

La rédaction | Mardi 5 mars 2019

Décret son : the sound of silence ?

« Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again. » C'est un peu l'ouverture du morceau The Sound of Silence de Simon & Garfunkel qui semble courir dans les têtes des différents diffuseurs de musiques actuelles depuis octobre, date de la mise en application du nouveau décret son n°2017-1244 du 7 août 2017 (voir ci-dessous). Un texte dont la plupart des mesures pourraient bien réduire ces diffuseurs au silence, ou en tout cas à quelque chose qui, pour une salle de musiques actuelles (et donc la plupart du temps amplifiées), s'en rapproche dangereusement. Parmi ces mesures, qui concernent également les festivals (y compris en plein air), l'obligation de « ne pas dépasser des niveaux de pression acoustique continus équivalents à 102 décibels pondérés A (...) et 118 décibels pondérés C [en gros, les basses – NDLR] sur 15 minutes », quand le niveau sonore à respecter était jusqu'ici de 105 dB. Si, sur le papier, la différence paraît infime, en réalité, elle est énorme. De l'avis de la plupart des acteurs concernés, c'est un peu le problème de cette loi : elle

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La Belle électrique lance ses soirées "Let's dance" pour « aller vers plus d’ouverture »

ACTUS | À l’occasion, samedi 20 octobre, de la première édition des soirées "Let’s dance" avec Honey Soundsystem, Alban Sauce, responsable de la programmation musiques électroniques de la Belle électrique, revient avec nous sur ce nouveau concept de soirée et ce qu’il laisse augurer pour la suite, mais aussi plus largement sur ses choix (et contraintes !) de programmation.

Damien Grimbert | Mercredi 17 octobre 2018

La Belle électrique lance ses soirées

Quel est le principe des soirées Let’s dance qui vont débuter samedi 20 octobre avec Honey Soundsystem ? Alban Sauce : L’idée, c’est avant tout d’avoir des événements dédiés aux musiques de groove, aux musiques qui font danser. D’être moins sur un truc très basique techno/house pour aller vers plus d’ouverture, et mettre en lumière des artistes, comme on a pu le faire déjà avec Hunee et comme on va le faire en décembre avec Antal, qui sont hyper transversaux et vont jouer à la fois de la house, du zouk, des trucs complètement différents dans leur set, tout en gardant une cohérence. Bref, des artistes dont le seul objectif est de faire danser les gens. Je pense que pendant de nombreuses années, dans la techno, on a perdu un peu cette notion de groove, et j’ai l’impression qu’aujourd’hui, grâce notamment à ce qui se passe à Amsterdam avec des artistes comme San Prope

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Clé de Sol et de désaccords entre la Belle électrique et certains musiciens grenoblois

ACTUS | Alors qu’au 1er juillet la Belle électrique va officiellement récupérer la gestion du bâtiment grenoblois la Clé de Sol, situé boulevard Gambetta, afin de développer son projet d’accompagnement de la scène musicale locale, les groupes grenoblois qui y répétaient ont été sommés de quitter les lieux. Et s’en sont émus dans une tribune qui a beaucoup tourné. On fait le point.

Aurélien Martinez | Lundi 25 juin 2018

Clé de Sol et de désaccords entre la Belle électrique et certains musiciens grenoblois

C’est une information arrivée mi-juin dans la boîte mail de huit groupes grenoblois (The Chainsaw Blues Cowboys, General Cluster, Vercors, Bleu Tonnerre, Rising Steel, Schräpnel, Eight Sins et Inner Sanctuum) qui répètent depuis un certain temps dans le sous-sol de la Clé de Sol, bâtiment municipal situé aux abords du parc Hoche, en face de la Caserne de Bonne : il va falloir quitter les lieux au 1er juillet, l’association MixLab qui gère la Belle électrique les récupérant à la suite d'un appel à projets de Ville – ils étaient gérés jusque-là par Hadra, association centrée sur « la promotion et la reconnaissance des musiques électroniques » qui s’intègre d’ailleurs dans le nouveau dispositif. Une annonce qui a fortement inquiété les musiciens, d’où la publication d’un texte en ligne titré «

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Le Ciel, version coulisses (et concerts)

ACTUS | La salle de concert grenobloise, située près de la place de Verdun et fermée depuis 2015, va organiser des portes ouvertes ce dimanche 17 juin grâce à l'association Plege.

Damien Grimbert | Mardi 12 juin 2018

Le Ciel, version coulisses (et concerts)

Salle de concert emblématique fermée en 2015 par la Ville de Grenoble pour raisons économiques, le Ciel n’en accueille pas moins dans ses sous-sols de nombreux studios de répétition et d’enregistrement encore utilisés par un nombre conséquent de musiciens grenoblois. C’est cet "envers du décor" habituellement réservé à ses seuls utilisateurs que l’association Plege, créée après la fermeture pour assurer la sauvegarde du lieu, a décidé d’ouvrir pour la toute première fois au public le temps d’une journée portes ouvertes. Au programme, une exposition d’affiches de concerts réalisées par une pléiade d’artistes grenoblois de haut vol, un atelier de création d’instruments virtuels et numériques animé par l’Acroe, et enfin toute une flopée de concerts de premier choix avec au line-up Lynhood, Marc Di Malta, Poupard, Hold Station, Rémi Guirao, F de Shooosh, Bételgeuse, Lokom et Poopitch. Le soir venu, c’est cette fois la salle de diffusion elle-même qui rouvrira temporairement, le temps d’un concert réunissant le hardcore teinté d

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Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

ESCAPADES | La Ville de Grenoble, en partenariat avec l’Office de tourisme Grenoble-Alpes, la Direction régionale des affaires culturelles et le Département de l’Isère, vient de lancer le site web Grenoble-patrimoine.fr présenté comme une plateforme de parcours dans la ville afin de valoriser le patrimoine urbain. On vous en dit plus.

Alice Colmart | Lundi 11 juin 2018

Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

« Cette plateforme a été créée pour que chacun puisse rencontrer l’art dans son trajet quotidien » : voilà comment Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, a présenté la plateforme Grenoble-patrimoine.fr lors de son dévoilement à la presse il y a quelques jours. Initié par la Ville, le site invite à « découvrir 220 éléments [sculptures, écoles, cimetières, musées, places...] du patrimoine culturel grenoblois » soit en créant ses visites à la carte à partir des fiches disponibles, soit en utilisant l’un des trois parcours-découvertes. Des parcours qui s’aventurent dans plusieurs quartiers et rassemblent une quarantaine d’éléments de différentes époques. Si l'on s’arrête sur les œuvres, certaines sont par exemple issues du premier symposium français de sculpture, organisé en amont des Jeux olympiques d'hiver de 1968, comme Monsieur Loyal d’Alexander Calder sur l’esplanade du Musée de Grenoble, ou encore Atome Fleur d’Étienne Hajdu dans le patio de l’Hôtel de Ville de Grenoble. D

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Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l’élection de l’équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d’abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l’adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d’artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l’équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps. « Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé

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"Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête" : (petite) nuit de folie

ECRANS | de Ilan Klipper (Fr, 1h17) avec Laurent Poitrenaux, Camille Chamoux, Marilyne Canto…

Vincent Raymond | Mardi 22 mai 2018

Jamais remis d’avoir publié un roman encensé voilà vingt ans, Bruno traîne sa dépression, vivant en peignoir dans une colocation, lutinant sa voisine à l’occasion. Quand un jour débarquent à l’improviste famille, ami et une demoiselle, il n’imagine pas qu’on veut l’interner… Pour son bien. Inégale dans son rythme et dans sa forme (peut-être pour restituer le tempérament bipolaire de son héros), cette comédie a des allures de film court s’étant doté d’un prologue pour devenir un (tout juste) long-métrage. Ici chez lui comme sur scène (on le voit souvent au théâtre), Laurent Poitrenaux s’y dénude volontiers pour meubler l’espace en soliloquant, se montrant tour à tour fragile, extraverti et inquiétant face à cet envahissement inquisitorial orchestré par une mère juive assez gratinée. On sombrerait dans l’anecdotique simple si le réalisateur Ilan Klipper n’avait l’idée avant le dénouement de dynamiter la structure de son récit en disséminant des flashes proleptiques, rappelant les éclats pulsatiles des étoiles de son titre. Il s’agit là d’un bien modeste tribut pour ce film laissant au bilan l’impression d’une promesse pas tout

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"Sur les îles du ciel" : le pouvoir des fleurs de montagne s'expose au Muséum de Grenoble

Exposition | L’institution grenobloise propose « une exposition et un documentaire pour explorer les plantes des hautes altitudes alpines ». On l'a visitée.

Alice Colmart | Mardi 19 décembre 2017

Dans les années 1800, le naturaliste Charles Darwin avouait que l’évolution des fleurs était pour lui « un abominable mystère ». Plus de 200 ans plus tard, l’exposition Sur les îles du ciel proposée au Muséum d’histoire naturelle de Grenoble donne quelques réponses. Elle présente le travail de botanistes, universitaires et alpinistes qui traquent les plantes sur les grandes parois du massif des Écrins pour étudier l’impact de leur évolution génétique sur la vie humaine. La première partie du parcours donne ainsi à voir des photos d’espèces de la flore alpine capturées à plus de 3000 mètres d’altitude. On apprend l’origine de la saxifrage, des apiacées qui appartiennent à la famille des carottes, ou encore des lamiacées issues de la famille de la menthe. C’est également l’occasion d’en savoir plus sur les conditions de vie des alpinistes : un bivouac a été conçu pour l’événement et des casques, des baudriers, des mousquetons sont exposés en vitrines. L’exposition se termine au deuxième étage, où l’on découvre le documentaire Sur les îles du ciel d’Olivier Alexandre, co-organisateur du festival grenoblois de cinéma Rencontres Montagn

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PB d'or 2017 : bonus

C'était 2017... | Avec un sujet qu'on aimerait moins brûlant et une politique culturelle en devenir.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : bonus

Le PB d’or du dossier qu’on aimerait voir se solutionner au plus vite : les bibliothèques de Grenoble Nous étions partis pour rédiger un PB d’or acerbe sur la gestion par la Ville de Grenoble du dossier de la fermeture de trois bibliothèques grenobloises annoncée en 2016 lors du dévoilement du fameux plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Car si les réflexions sur la modernisation du puissant réseau grenoblois peuvent s’entendre (surtout que les usages évoluent), mélanger ça avec un plan d’économies sans mettre sur la table un réel projet (vas-y que je te les ferme ; ah puis non finalement on verra ; au fait, vous connaissez les tiers-lieux ?) est une faute politique qui a allumé la mèche d’une contestation protéiforme difficile à calmer pour les élus. Mais voilà qu’en décembre 2017, alors qu’une nouvelle directrice du réseau (Isabelle Westeel) vient de prendre son poste, le maire de Grenoble Éric Piolle et son adjointe aux cultures Corinne Bernard ont organisé une réunion publique concerna

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PB d'or 2017 : spectacle vivant

C'était 2017... | Avec une nouvelle initiative passionnante et un théâtre qui change.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : spectacle vivant

Le PB d’or de l’initiative enthousiasmante : les Grands rassemblements Fin décembre 2016, Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois, les deux nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble, lançaient à la MC2 la première édition d’une drôle d’aventure : les Grands rassemblements, « temps partagés avec le public » construits autour de spectacles, de performances, d'ateliers, d'échanges… En envahissant deux soirs de suite tous les lieux du théâtre, des salles de spectacle aux studios en passant par le bar et le hall, les artistes qu’ils ont invités (principalement des chorégraphes et des circassiens) ont proposé un moment d’une grande intensité pour le public, qui n’avait qu’à se laisser porter par le mouvement – et s’émouvoir devant le concert de Yaël Naim avec des circassiens, l’une des plus belles choses vues ces dernières années. Logique donc que nous ayons mis en "une" du journal en mai dernier

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À Ciel rouvert (ou presque)

ACTUS | Le Ciel, c’est une salle de concert grenobloise mythique, qui a fermé (temporairement) ses portes en 2015. La voilà qui rouvre le temps d’un concert : comment se fait-ce ? On en a discuté avec l’association Plege qui organise l’événement, et avec la Ville pour en savoir plus sur le futur du lieu.

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

À Ciel rouvert (ou presque)

Dimanche 3 décembre, les mélomanes (et les autres) pourront de nouveau pénétrer dans la petite salle (quelque 170 places assises) de concert du Ciel, close depuis deux ans suite à la fermeture de l’établissement culturel par la Ville de Grenoble pour raisons économiques – un incroyable imbroglio avait eu lieu après la baisse de subvention de la Direction régionale des affaires culturelles. Ils assisteront ainsi au live de Boy Harsher et Krogshoy organisé par Plege. Plege ? Une association grenobloise regroupant diverses entités culturelles locales ([reafførests], Gram’Off­On, MFCK Prod, la Métamorphose, le Centre d’art Bastille, le bar À l’Ouest…) qui « a été créée suite à l’annonce de la liquidation » comme nous l’a expliqué l’un de ses membres David Nicolay. « On est amoureux de ce lieu, on veut qu’il se maintienne. Le but est vraiment que le public puisse y revenir le plus vite possible. » Même s’il a d’abord fallu s’occuper d’un autre sujet : la réouverture des

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Où sortir à Grenoble jusqu’au petit matin ?

GUIDE URBAIN | Étudiant nouvellement arrivé à Grenoble ou vieux de la vieille en manque d’inspiration, vous voilà en quête d’un spot où finir la soirée ? Quand, entre 1h et 2h du matin, les rideaux des bars commencent à fermer, d’autres lieux (salles de concert, boîtes, clubs…) sont là pour vous ouvrir grand les bras. Sélection.

Sandy Plas | Mardi 3 octobre 2017

Où sortir à Grenoble jusqu’au petit matin ?

L’Ampérage Musiques psychédéliques, transe, rock ou électro : l’Ampérage est la salle de concert associative où se croisent toutes les cultures. Et un point de ralliement pour tous ceux qui aiment bouger jusqu’au petit matin. Car entre deux concerts, l’endroit propose nombre de soirées marquées par un bel éclectisme. À l’image des Melting, qui permettent de sauter à pieds joints dans la culture psychédélique. 163, cours Berriat – Grenoble. Tram A, arrêt Berriat-Le Magasin. De 23h à 6h. Tarifs variables selon les soirées. Tél. 04 76 96 55 88 Le Drak-Art Amateurs de cultures alternatives, le Drak-Art est fait pour vous ! Se croisent ici une bonne partie de ce qui se fait de mieux en matière de musique techno et électro, avec des virages vers le dub et le drum and bass. Un bon mélange à apprécier sur le dancefloor qui se transforme au gré des soirées, plus ou moins intimes. Le bonus ? La fermeture à 7h du mat’, histoire de rentabiliser la soirée jusqu’au bout. 163, cours Berri

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Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Politique culturelle | Depuis deux saisons, un vent d’air frais souffle du côté du Théâtre municipal de Grenoble. Finies (en partie) les pièces de boulevard bourrées de stars désuètes ; bonjour les spectacles décalés qu’on ne voyait pas assez dans les autres salles de l’agglo. Et si ce Théâtre municipal qui, au passage, fêtera ses 250 ans l’an prochain, était le nouveau lieu hype à Grenoble ?

Aurélien Martinez | Mardi 12 septembre 2017

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Au Petit Bulletin, nous avons au fond d’un bureau des boîtes bourrées d’anciennes plaquettes de saison, ce qui nous permet de mesurer concrètement les changements au fil des ans dans les différentes salles de spectacle de l’agglo. Et quand on se penche sur le cas du Théâtre municipal de Grenoble, on se rend compte qu’ils sont énormes en comparant le programme 2017/2018 à celui, pioché au pif, de 2011/2012. Il y a six ans, on était principalement sur des vaudevilles, classiques ou contemporaines, bourrées de têtes d’affiche vues à la télé – Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Isabelle Mergault, Roland Giraud, Martin Lamotte ou encore Jean-François Balmer. Oui, tout ce beau monde en une seule saison, ce qui plaisait beaucoup à un certain public – qu’on ne prendra pas le risque de qualifier pour ne vexer personne ! Aujourd’hui, si on croise encore quelques noms connus ici et là (Martin Lamotte, Bruno Solo et Barbara Schulz seront les prochains mois sur les planches de la rue Hector-Berlioz), on se trouve face à une programmation plus variée, et surtout plus risquée, avec des propositions audacieuses qui donnent

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Laurent Simon, du Ciel au Troquet Les Mouettes

Nouveau lieu | Depuis le 2 mai, un excellent nouveau restaurant est ouvert sur les quais de l’Isère, en face de la Porte de France. Aux commandes de ce Troquet Les Mouettes, le couple Simon dont lui, Laurent, est une figure bien connue du milieu culturel grenoblois – il dirigeait la salle de concert le Ciel jusqu’à sa fermeture l’an passé. On l’a rencontré pour en savoir plus sur cette nouvelle vie.

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Laurent Simon, du Ciel au Troquet Les Mouettes

Quand le (fort en gueule) patron du Ciel, mythique petite salle de concert grenobloise située près de la place de Verdun, change de métier et ouvre un restaurant-bar avec sa femme, forcément, nous nous y rendons. Avec des idées préconçues : forcément ce sera un bar de fêtards, forcément ce sera un truc musical, forcément on y croisera le tout Grenoble culturel. Eh ben non. On se retrouve plutôt face à un charmant petit établissement à la déco soignée et à l’ambiance feutrée. Son nom ? Le Troquet Les Mouettes. « Tout le monde utilise le mot bistrot ; nous, on a choisi de remettre au goût du jour le mot troquet » nous explique Laurent Simon tout juste un mois après l’ouverture de son établissement. « On est une petite entreprise familiale. C’est une histoire d'amour avec ma femme : elle à la cuisine et moi au bar. » Et quelle cuisine ! Amal Simon, passée trois mois par l’école parisienne du chef star Thierry Marx, conçoit des plats d’une finesse et d’u

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Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

ACTUS | Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez (...)

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 25 mai 2017

Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez pas à nos bibliothèques" d’essayer de discuter avec la municipalité suite à la fermeture annoncée en juin 2016 de trois bibliothèques (Alliance, Hauquelin et Prémol). C’est chose faite avec leur intervention en conseil, le lundi 22 mai. "Touchez pas à nos bibliothèques" a pu s’exprimer dans le cadre du dispositif municipal d’interpellation citoyenne, puisqu’il a rassemblé plus de 2000 signatures dans une pétition. Le mot d’ordre des habitants : « ne pas abandonner la lecture publique dans les quartiers

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Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

Politique culturelle | La Ville de Grenoble a organisé une conférence de presse pour détailler les mesures qu'elle compte mettre en place dès la rentrée prochaine. On y était.

Nicolas Joly | Mardi 23 mai 2017

Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

« Ce n’est pas encore voté, mais nous allons le présenter au conseil municipal ce lundi » annonçait fièrement Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, le jeudi 18 mai en conférence de presse. De quoi parlait-elle ? Du projet de la municipalité d’expérimenter de nouveaux coûts de scolarité « solidaires » au conservatoire. À compter de septembre, quinze candidats seront sélectionnés pour bénéficier d’une bourse d’études qui leur permettra de rejoindre les 1 802 élèves actuellement en formation. Elle couvrira les frais d’inscription, mais également le coût des fournitures, le prêt de matériel, un abonnement aux transports en commun et cinq places de spectacles. Seuls les enfants issus de familles dont le quotient familial est inférieur à 900 euros pourront candidater à cette bourse. « La motivation du demandeur sera également prise en compte par le jury qui examinera les candidatures. » Outre ladite bourse, le Conservatoire de Grenoble souhaite également mettre en place un dispositif « passerelle ». Il s’agit d’une démarche visant à promouvoir l’enseignement du conservatoire dans les quartiers populaires,

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"Entre terre et ciel" : la poétique d’un nuage par Agne

ARTS | Le photographe expose à la galerie Alter-Art jusqu'au 21 mai.

Charline Corubolo | Mardi 2 mai 2017

Si Agne se balade Entre terre et ciel, sa photographie est cependant résolument céleste même lorsqu’elle s’aventure le long d’une ligne blanche bitumée ou dans l’horizon d’une prairie habitée par la brume. Dévoilant deux séries opposées sur le plan discursif et esthétique mais ondulant le long d’un fil commun qu’est le nuage, le photographe déploie au sein de la galerie Alter-Art un tableau photographique emprunt de picturalité. Au noir et blanc d’une nuée isolée répond un panorama vertical ou horizontal d’un brouillard qui envahit la terre, touche romantique d’une vision artistique du paysage. Le cumulus sur fond noir se métamorphose en test de Rorschach, faisant de l’infini non plus le ciel mais l’imagination, tandis que le voile vaporeux effleurant le sol ouvre une perspective sans fin dans l’environnement. Un antagonisme dialectique entre l’atmosphère et le palpable, au creux d’une matière nébuleuse véhicule de songes, rapportée du col de l’Arzelier (massif du Vercors) et à découvrir jusqu’au 21 mai.

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Philippe Katerine, génial après tout : la preuve en dix chansons

Playlist | Depuis 25 ans, Philippe Katerine se promène dans le vaste monde de la chanson française, naviguant à sa marge tel un dadaïste pop tout en produisant par moments, et presque sans le faire exprès, de véritables tubes. Pour bien comprendre tout le génie qui se cache derrière le personnage fantasque, on remonte le fil de l’histoire en dix titres emblématiques de son parcours.

Aurélien Martinez | Lundi 13 mars 2017

Philippe Katerine, génial après tout : la preuve en dix chansons

1996 : Parlez-vous anglais Mr Katerine ? Après Les Mariages chinois, premier album qu’il enregistre tout seul dans son coin, et L'Éducation anglaise, deuxième tentative sur laquelle il ne chante carrément pas (c’est sa sœur et sa compagne de l’époque qui s’y collèrent), Phillipe Katerine publie en 1996 Mes mauvaises fréquentations, bijou qui lancera véritablement sa carrière. On perçoit déjà un côté gentiment décalé, à l’image de ce Parlez-vous anglais Mr Katerine ? très bossa-nova, même si le plus grand des voyants aurait bien eu du mal à prédire la voie (ou plutôt les voies) suivie(s) ensuite par Katerine. 1999 : Je vous emmerde Présent sur Les Créatures, album ambitieux enregistré avec la formation jazz et musique improvisée The Recyclers, ce morceau emmène Katerine sur un terrain qu’il va de plus en plus affectionner au fil des ans : celui de la chanson théâtrale, où la forme compte autant que le fond. Ici, c’est un Katerin

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Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

ACTUS | Après les coupures du fameux "plan de sauvegarde" (comme l’annonce de la fermeture de certaines bibliothèques), Corinne Bernard, adjointe aux cultures à la Ville de Grenoble, tente de reprendre la main. Lors du conseil municipal du lundi 6 février, elle a présenté une délibération-cadre dans le but de dévoiler, à mi-mandat, les grandes directions de la politique culturelle de l’équipe Piolle. Décryptage du document.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 13 février 2017

Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

Devant l’Hôtel de Ville de Grenoble, avant le conseil municipal, le cérémonial se poursuit mois après mois. Des colonnes de policiers filtrent les entrées. En face, des manifestants luttent, entre autres, pour garder les bibliothèques ouvertes. Le dialogue semble en panne entre la culture et Grenoble ? L’équipe municipale veut le relancer. « La culture est un enjeu symbolique : il y a des débats, des combats autour de cela » euphémise le maire Éric Piolle le lundi 6 février avant la présentation par l’adjointe aux cultures d’une délibération-cadre censée calmer les esprits. Celle-ci a pour but de donner (à la suite des délibérations de juillet 2014 et septembre 2016) les grandes orientations en matière de culture – le deuxième budget de la Ville. Deux termes y reviennent : la clarté et l’indépendance. Pour ce dernier mot, cela passe par une déclaration d’intention : « la Ville soutient les artistes dans leur indépendance et leur liberté » lit-on dans le document. D’accord. Joint à la délibération, un recueil de 69 pages (« Modalités d’accompagnements ») essaie

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Et si l’entreprise sauvait la culture?

ACTUS | La crise que connaît depuis des années le monde culturel laisse de la place à de nouvelles initiatives. Start-ups ou financements mixtes naissent à Grenoble pour pallier le manque de soutien des collectivités publiques. Retour sur plusieurs exemples locaux, comme la Belle Électrique ou Short Édition.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 7 février 2017

Et si l’entreprise sauvait la culture?

La situation économique de la culture commence à devenir alarmante en France. Rien qu’à Grenoble, on ne compte plus les festivals qui s’arrêtent (Rocktambule), les salles qui ferment (le Ciel), les assos qui périclitent (Sasfé à la Villeneuve). Certains acteurs de l’agglomération tentent de trouver des solutions comme l’a remarqué Olivier Zerbib, sociologue de la culture et du management de l’innovation à l’IAE (Institut d’administration des entreprises) de Grenoble. « Puisque le ministère de la Culture ne donne pas de direction, puisque la Ville de Grenoble ne diffuse qu’un discours comptable, la culture cherche de nouvelles sources de financement. » La Belle Électrique organisait ainsi en septembre dernier l’événement Culture < > Futur, qui avait lieu au Musée de Grenoble. On y « découvrait et échangeait sur les tendances culture, entrepreneuriat et numérique » nous explique Alban Sauce, de l’association MixLab (qui gère la salle de con

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Et la Belle électrique créa son propre label

Initiative | La salle organise une soirée ce samedi 28 janvier pour fêter ça.

Damien Grimbert | Mardi 24 janvier 2017

Et la Belle électrique créa son propre label

Dernière émanation en date de l’association MixLab, en charge de la Belle électrique et du festival Jour & Nuit, le Label électrique accouchera bientôt de sa première sortie : un EP du DJ/producteur house/techno grenoblois Abell alias Christophe Deutsch, auparavant actif sous le pseudo Stuff. Composé de deux titres ainsi que d’un remix signé par le producteur lyonnais Kosme, cette première sortie, prévue pour fin février/début mars (mais qui sera célébrée ce samedi avec une grosse soirée gratuite – sur réservation), sortira conjointement en format numérique et vinyl (à hauteur de 250 exemplaires), et bénéficiera du puissant réseau de distribution du label allemand Kompakt, qui prendra également à sa charge la majeure partie des coûts de production. Pensé comme un outil supplémentaire dans la démarche d’accompagnement des pratiques à destination des artistes locaux, le Label électrique devrait ainsi permettre à ces derniers de profiter du réseau tissé par la Belle électrique avec les différents artistes internationaux qu’elle programme dans ces murs. Une étape supplémentaire dans le développement de la stratégie à 360° mise en place par MixLab depui

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Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

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Metal en fusion à la Belle électrique

ACTUS | Ce jeudi, la Belle électrique accueille la première édition du Metallian Fest, consacré donc à la musique metal. On a passé un coup de fil aux organisateurs, qui nous ont parlé programmation mais aussi succès entre la salle grenobloise et cette esthétique musicale.

Aurélien Martinez | Lundi 19 septembre 2016

Metal en fusion à la Belle électrique

Première édition pour le Metallian Fest donc. Enfin, festival, c’est un bien grand mot comme nous le précise Yves Campion, président de Metallian Productions, structure grenobloise à l’origine du projet. « On a appelé ça festival vu qu’on a eu la chance d’avoir deux gros plateaux en même temps, sur le même jour – ce sont deux tournées qui se rejoignent. Mais ce n’est pas vraiment comme un festival type avec des stands de merchandising et tout ce que l’on peut voir sur tous les festivals. » Six groupes en tout, qui étaient tous en "day off" ce jour-là (d’où le fait que le festival tombe en plein milieu de semaine), dont de grosses têtes d’affiche (Arch Enemy, Destruction…) pour un événement qui commencera à 17h pour se finir à minuit. Et un événement qui se tiendra dans une grande Belle électrique de 1000 places qui a clairement comblé un manque. La belle métalleuse « Avant l’arrivée de la salle, il n’y avait pas de scène intermédiaire pour ce genre de proposition, entre un Ampérage petit et un Summum trop gros. C’est vraiment la Belle électrique qui a créé cette énergie nouvelle

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Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Saison 2016 / 2017 | De nouvelles têtes, des changements, un drôle de projet...

Aurélien Martinez | Mardi 13 septembre 2016

Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Des changements côté salles... De la danse en rassemblement à la MC2 Depuis le début d’année, le Centre chorégraphique national de Grenoble est dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane (photo), qui ont ainsi pris la suite de l’emblématique Jean-Claude Gallotta. Un CCNG deuxième génération qui proposera cette saison deux événements atypiques à la MC2, un fin décembre et un autre fin mai : Le Grand Rassemblement. Des temps forts autour de la danse (mais pas que) qui sont en train d’être dessinés, et qui donnent très envie au vu des infos que l’on a pu glaner ici et là – pas mal d’invités, des spectacles phares… Deux nouvelles têtes Deux équipements culturels de l’agglo ont récemment changé de direction. À la Faïencerie de La Tronche, Céline Sabatier, venue du Coléo de Pontcharra, a remplacé Élisabeth Mathieu partie à la retraite. Au Pa

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Les soirées de l’été à Grenoble

MUSIQUES | Où danser cet été ? Plusieurs choix s’offrent à vous. Les voici.

Damien Grimbert | Mardi 5 juillet 2016

Les soirées de l’été à Grenoble

La Bobine maintient ses apéro-mixes du mardi tout l’été avec une programmation aussi riche que diversifiée. À ne pas manquer non plus, les deux barbecues-mixes en journée les dimanches 24 juillet (Dub on The Beach) et 28 août (Garden Boogie). Les Mercredis Pimentés restent actifs au Canberra (sur le campus) pendant tout le mois de juillet, avec notamment le crew strasbourgeois cosmopolite Caterva en renfort des Narco Polo le 13, et une soirée réunissant tous les crews résidents le 27. Le bar de la Belle électrique accueillera le collectif de turntablists Downtown Mayhem à deux reprises les vendredis 8 et 29 juillet, mais également les filles du Grenoble Mixing Girls Club le vendredi 22 juillet. Le Drak-Art propose encore quelques soirées les 8, 9, 13 et 16 juillet, avant de clôturer sa saison avec la fameuse Maliboule Pool Party d’Eddy Rumas le samedi 30 juillet. Au programme : barbecue, pétanque, piscine et sound-system en plein air de 15h à 22h, suivi d’une bass party en intérieur jusqu’au petit matin ! Le Mark XIII ne restera

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Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

ACTUS | Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un (...)

Aurélien Martinez | Lundi 13 juin 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un texte qui avait fait grand bruit à Grenoble. On attendait donc la réponse du maire de Grenoble Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard, directement visés par le metteur en scène. C’est chose faite depuis ce dimanche 12 juin (même si Éric Piolle s’était rapidement exprimé le 3 juin sur France Culture), avec une tribune là aussi publiée par Libération et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale ». Les deux élus reviennent notamment sur les dossiers polémiques – la MC2, les Musiciens du Louvre, le Tricycle, le Ciel – évoqués par Pommerat. On vous laisse

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Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

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La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

ACTUS | Jeudi 9 juin, Éric Piolle et plusieurs de ses élus ont annoncé publiquement les contours de leur plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Son but ? Faire des économies, dans tous les domaines.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 10 juin 2016

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

L’heure est grave. Une bonne partie des élus de la Ville de Grenoble est réunie au douzième étage de la mairie. Corinne Bernard, adjointe aux cultures, a les traits tirés lorsqu’elle annonce les conséquences sur sa délégation du « plan de sauvegarde des services publics locaux ». Certes, les baisses de subventions aux associations culturelles, c’est fini assure l’élue. Mais pas les baisses de financements, tous secteurs confondus – action sociale, petite enfance, accueil des usagers, culture… Objectif : économiser 14 millions d’euros sur les deux prochaines années. Un « plan de refondation » dévoilé à la presse ce jeudi 9 juin qui n’épargne donc pas la culture, domaine qui va faire les frais de cette « frugalité » volontaire. Une des décisions les plus marquantes : le réseau de bibliothèques va être affecté. Trois d’entre elles (sur les quatorze), « les plus petites », vont fermer –

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Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

ACTUS | Le metteur en scène qui vient de présenter son fabuleux "Ça ira (1) Fin de Louis" à la MC2 (c'était notre une du numéro du 18 mai) publie une tribune dans le quotidien "Libération". Son titre ? « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». L'action du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard est directement visée.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

Son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis, tout juste présenté à Grenoble (et tout juste "molièrisé"), est d'une intelligence folle. L'homme l'est également, comme on peut s'en rendre compte depuis vingt-cinq ans avec ses textes ciselés et ses créations percutantes auscultant le monde d'aujourd'hui comme celui d'hier (la Révolution française dans Ça ira). Alors quand il prend la parole sur la situation grenobloise, et plus particulièrement sur la politique culturelle menée par l'équipe Piolle aux commandes de la Ville depuis deux ans, c'est forcément avec un long texte argumenté (sur les Musiciens du Louvre, sur

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Musique : vers une fermeture du Ciel ?

ACTUS | L'avenir de la petite salle de concert grenobloise semble plus que compromis. On fait le point pour essayer d'y voir plus clair.

Aurélien Martinez | Lundi 30 mai 2016

Musique : vers une fermeture du Ciel ?

Après une fin de saison compliquée l’an passé (et l’arrêt de la programmation), tout semblait se solutionner du côté du Ciel, petite salle de concert grenobloise. « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac ["scène de musiques actuelles"] sera effective pour le Ciel et la Belle électrique, et tout le monde est avec nous – État, région, département » nous déclarait il y a deux mois Corinne Bernard, ajointe aux cultures de la Ville de Grenoble – le Ciel et ses studios de résidence, répétition et enregistrement devaient ainsi répondre à une partie du cahier des charges du label, sachant que la poursuite d’un volet programmation était aussi envisagée. Mais ça c’était avant comme dirait la pub. Car l’entente entre les tutelles publiques n’est pas au si beau fixe que ça, la région et l’État ne répondant plus selon Corinne Bernard, sans doute en signe de rétorsion contre la politique menée par la Ville de Grenoble selon l’opposition municipale et pas mal d’observateurs. Du coup,

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Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

ACTUS | Les théâtres 145 et de Poche, qui appartiennent à la Ville de Grenoble mais étaient gérés depuis 2011 par un collectif d'artistes, sont maintenant sous la responsabilité de la directrice du Municipal. Directrice qui vient de dévoiler sa prochaine saison, en compagnie de l'élue aux cultures de la Ville de Grenoble à l'orgine de cette fusion.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

Voilà, c’est affiché clairement sur la plaquette de la prochaine saison du Théâtre municipal de Grenoble dévoilée la semaine dernière à la presse : le 145 et le Poche, théâtres du bout du cours Berriat dirigés pendant cinq ans par le collectif Tricycle, sont maintenant chapeautés par le Théâtre municipal, qui dispose ainsi de trois plateaux de jauges différentes (660, 240 et 150 places) pour l’ensemble de ses propositions artistiques. Même si cette réunion n’est visiblement pas encore définitive, comme l’a précisé l’élue aux cultures Corinne Bernard – « il faut qu’on trouve ensemble un chemin pour que tout le monde soit satisfait » (certains lui reprochent cette municipalisation de la culture). Sinon, niveau chiffres, il y aura la saison prochaine 90 levers de rideau sur les trois plateaux pour 48 spectacles en tout et 18 compagnies en résidence de création (principalement au 145 et au Poche). « La pari a été réussi » assure Corinne Bernard, évoquant

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MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

ACTUS | Le bruit courrait depuis quelque temps, des couloirs de l’Hôtel de Ville à ceux du conseil d’administration de la MC2 : le maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe vont baisser de 100 000 € la subvention de la fameuse scène nationale grenobloise. L’annonce a été officialisée mi-avril. On fait le point avec les infos que l’on a.

Aurélien Martinez | Mardi 26 avril 2016

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

Depuis le mardi 12 avril, en mairie, c’est silence radio, malgré nos appels directs au cabinet du maire. Pareil à la MC2, où personne dans l’équipe de direction ne veut commenter pour l’instant cette décision. On souhaitait pourtant simplement recueillir des réactions à l’annonce faite par le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’un conseil d’administration extraordinaire de la MC2 : la Ville va baisser la subvention de l’équipement de 104 286 €, soit 6% sur les 1 758 962 € alloués en 2015. Un chiffre rendu public par Jérôme Safar, élu socialiste d’opposition et accessoirement « administrateur élu de la MC2 » qui, du coup, monte au front sur ce dossier. Cette baisse, envisagée en mairie depuis quelques mois, va forcément impacter sur les prochaines saisons de l’établissement public de coopération culturelle (c’est son statut juridique), surtout que la région nouvellement présidée par Laurent Wauquiez va elle aussi diminuer sa contribution de 6%, contribution qui était de presque 500 000 € en 2015. Florence Verney-Carron, vice-présiden

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

ACTUS | « Oui, on aime la culture » nous déclarait en 2014, juste après la victoire d’Éric Piolle à la mairie de Grenoble, Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de la Ville. Elle répondait ainsi aux inquiétudes soulevées par l’arrivée au pouvoir de cette équipe à la base peu diserte sur la politique culturelle qu’elle souhaitait mettre en place. Deux ans plus tard, les relations entre le monde de la culture et l’équipe municipale ne sont pas au beau fixe, entre incompréhension et défiance. On a du coup sollicité Éric Piolle et Corinne Bernard pour parler avec eux de tout ça. Ils ont accepté. Magnéto.

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

Depuis votre victoire en mars 2014, les tensions avec le milieu culturel s’amplifient, comme on a pu le constater en septembre dernier lors d’un Chantier des cultures houleux… Éric Piolle : Il y a toujours un besoin de rencontre et de débat autour la chose culturelle, c’est normal. Et ce débat passe forcément par des moments de tension d’abord parce qu’il y a une histoire de vivacité culturelle à Grenoble, et aussi parce que, partout en France, le modèle culturel change. On a vécu une grande époque Malraux, une grande époque Lang, finalement on amorce un peu partout ce qui va suivre… Corinne Bernard : À notre arrivée en 2014, il y a eu de notre part une envie de se rencontrer, de se voir tous ensemble : c’était la proposition du Chantier des cultures [des moments ouverts à tous les citoyens – NDLR]. Pour affiner nos axes culturels, travailler sur des propositions plus précises – l’art dans l’espace public, la place des usagers, des spectateurs, des acteurs… On a finalement vu que cette forme n’était pas sat

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