En bref

Aurélien Martinez | Mardi 30 septembre 2014

Quoi de neuf ?

Du côté de la mairie

Début septembre, nous avions rencontré Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de Grenoble, pour causer avec elle de la future politique culturelle de la municipalité. On avait publié l'intégralité de l'interview, en gardant seulement sous le coude les questions relatives aux arts plastiques. Les voici ! Sur la demande du directeur du Musée de Grenoble quant à la construction d'une nouvelle aile dédiée au XXIe siècle, l'élue l'entend mais assure que si ça se fait, ce sera au niveau de la communauté d'agglo – donc pas tout de suite vu que la compétence culturelle de la Métro n'est toujours pas actée! Corinne Bernard explique aussi réfléchir avec le musée à des résidences d'artistes – « notre équipe est plus sur l'aide aux artistes vivants ». Sur les artistes vivants grenoblois justement, elle assure qu'ils seront aidés (« beaucoup se sont sentis délaissés par l'ancienne municipalité »), grâce notamment à l'Ancien Musée de peinture, place Verdun. Avec, « pour débuter », deux temps forts en 2015 organisés par la Ville autour de la photographie et du street art. Enfin, elle explique avoir pris conscience de la fragilité de certaines structures, et veut œuvrer pour plus de visibilité – notamment autour de l'École d'art. Mais elle l'assure : « on ne fera pas de nouveau lieu ».

Du côté de la Bifurk

Une nouvelle salle d'exposition, c'est ce que la Bifurk dévoile au public jeudi 9 octobre à l'occasion de l'inauguration. Baptisé l'Aiguillage, l'espace est géré par le collectif Point Barre Photo, en collaboration avec l'association Et pourquoi pas ?, avec une programmation centrée sur la photographie et les ateliers socioculturels.

Du côté des galeries

Trois galeries, c'est la nouveauté du circuit artistique grenoblois. Ouverte récemment, la galerie Hébert (rue Hébert) propose des expositions temporaires d'artistes contemporains, tout comme la galerie Origin (Fontaine) tenue par Jean-Jacques André. À savoir que le galeriste alterne les expositions avec des ateliers menés par Esprit carton et donne la possibilité aux artistes de louer son espace pour des cours d'arts plastiques. Quant à la galerie More Art tea, tout est dans le nom ! En plein cœur du quartier Championnet, Isabelle Colbrant dévoile un nouveau concept mêlant exposition et salon de thé, à l'anglaise.

Les temps forts de la rentrée

Du côté de la performance

Trente six heures de performance, c'est le pari des artistes Lili Reynaud-Dewar et Benjamin Valenza. Intitulée Performance Proletarians !!!, l'expérience se déroulera au Magasin à partir de jeudi 9 octobre midi, et prendra fin le lendemain à minuit. Projet expérimental et inédit, la production sera visible uniquement sur le site Internet du même nom. Diffusée en live, l'œuvre interroge les nouveaux médias et le flux. Pour l'occasion, le binôme a invité douze autres artistes à intervenir.

Du côté de l'art contemporain

Deux jours d'art contemporain, c'est le week-end du 11 et 12 octobre. Pour les Journées d'art contemporain, dix-sept lieux culturels de la ville ouvrent leurs portes gratuitement et proposent des visites commentées, ainsi que des ateliers. Même week-end pour le Rendez-vous à l'atelier. La démarche est simple : pénétrer dans l'atelier des artistes, des galeries (ils sont vingt-sept à participer à l'opération) pour découvrir les coulisses de la création contemporaine. Save the date !

Du côté du graphisme

Sept visites graphiques, c'est le programme du Mois du graphisme à Échirolles, qui dure en réalité deux mois et demi. Débutant samedi 15 novembre au musée Géo-Charles, la manifestation se déroule dans plusieurs salles de la ville, mais aussi à Grenoble, Seyssins et Varces. L'objectif : mettre en avant la jeune création graphique française, mais pas que. Avec des expositions mettant en relation graphistes d'Europe et d'Amérique Latine, l'événement propose également des projections et des rencontres. 

 

 

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Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Musée imaginaire des étudiants | Cette année, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble prend la forme d’un jeu vidéo immersif accessible pendant plusieurs soirées. Les projets artistiques sont mis en scène dans un espace muséographique inédit que le visiteur peut parcourir à loisir depuis son ordinateur.

Hugo Verit | Mardi 23 mars 2021

Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Décidément, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble sait se réinventer en ces temps de pandémie. Après une édition 2020 numérique diffusée en streaming le 7 octobre dernier, les organisateurs creusent encore plus le concept de virtualité cette année en proposant, les 24, 25, 26 et 30 mars de 18h à 23h, le Musée imaginaire des étudiants (MIE). Le principe de la Nocturne reste le même : des étudiants grenoblois volontaires élaborent et présentent au public un projet artistique (danse, musique, théâtre, etc.) en lien avec une œuvre du Musée. En revanche, les spectacles s’intègrent cette fois-ci dans un jeu vidéo immersif inspiré de Second Life. Les équipes de la Nocturne travaillent depuis janvier avec l’entreprise Immersive CoLab qui met à leur disposition une plateforme virtuelle nommée Calypso 3D. « Cette société développe ce type d’outil collaboratif dans le domaine de l’éducation et de la formation. Ils n’avaient pas encore de projet artistique. Ils ont tout de suite été conquis par notre idée », raconte Alexis Chareyre, chargé de relation

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Morandi en (future) prolongation

Exposition | Le Musée de Grenoble l’a confirmé : sa grande exposition consacrée au peintre italien, qui devait ouvrir en décembre dernier et reste actuellement portes closes, verra sa date de clôture reportée.

Martin de Kerimel | Mardi 2 mars 2021

Morandi en (future) prolongation

Cela fera bientôt trois mois que le Petit Bulletin a, comme d’autres médias, eu la chance de découvrir le nouvel accrochage du Musée de Grenoble. Cette mise à l’honneur de Giorgio Morandi, maître italien méconnu et spécialiste des natures mortes, nous avait emballés. On imagine volontiers le désarroi de l’équipe du Musée face à l’impossibilité de la présenter au grand public, crise sanitaire oblige, et alors même que l’ouverture officielle de l’événement était prévue le 12 décembre dernier. On est donc ravi d’apprendre que la date de clôture a pu être reportée : alors que tout devait s’achever le 14 mars, c’est finalement jusqu’au 4 juillet que le Musée pourra jouer les prolongations. Un rappel : c’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs que l’exposition entend proposer une introduction intimiste à l’univers de l’artiste bolonais. Aux cinquante pièces prêtées par la Fondation italienne Magnani-Rocca s’en ajoutent d’autres conservées en France. Reste en suspens la question du premier jour d’ouverture. C’est aussi parce que l’événement est double – et propose une section Italia Moderna, autour de la présentation d’une soixantaine d’œuvres de la co

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Morandi comme espéré

ARTS | Peinture. C'est LE grand événement du Musée de Grenoble prévu pour la fin de l'année : une grande exposition consacrée au peintre italien Giorgio Morandi doit ouvrir ses portes le 16 décembre. Et ce n'est pas tout...

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Morandi comme espéré

Le prochain grand événement du Musée de Grenoble approche à grand pas : du 16 décembre au 14 mars prochain, l’établissement mettra à l’honneur le grand peintre et graveur italien Giorgio Morandi (1890-1964). De quoi surprendre les visiteurs du Musée des deux précédentes expositions temporaires, consacrées à Pablo Picasso et aux artistes grenoblois du XIXe siècle. Les esthètes apprécieront cette diversité thématique, mais on veut croire que les profanes seront eux aussi intéressés par les œuvres de ce spécialiste des natures mortes. Une précision issue du dossier de presse : « C’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs, Luigi Magnani, que l’exposition se propose d’aborder l’univers du maître bolonais. Grâce au prêt généreux consenti par la Fondation Magnani-Rocca de 50 œuvres de l’artiste, complété par celles conservées dans les musées français, le parcours se veut avant tout une introduction intimiste à l’univers de Morandi. » Le Musée parvient à faire coup double, en organisant – aux mêmes dates – une exposition en contrepoint : Italia Moderna, autour d’une sélection d’une soixantaine d’œuvres de sa collection d’art italien du XXe siècle. On a h

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Les artistes de Saint-Roch

Visite guidée | Après le Musée de Grenoble, le cimetière Saint-Roch est un bon endroit pour découvrir les artistes grenoblois du XIXe siècle. Une association assure la visite. Explications.

Nathalie Gresset | Mardi 23 juin 2020

Les artistes de Saint-Roch

Et si vous prolongiez la visite de l’exposition temporaire “Grenoble et ses artistes au XIXe siècle”, visible en ce moment au Musée de Grenoble, en déambulant… au milieu des sépultures ? Depuis sa création en 2004, l’association “Saint-Roch ! Vous avez dit cimetière ?” s’attache à faire découvrir la richesse patrimoniale, historique, culturelle et artistique du cimetière éponyme. En juin, et certainement aussi cet été, la structure propose aux visiteurs d’aller à la rencontre des artistes grenoblois du XIXe dans ce lieu particulier. « Victor Sappey, Aimé-Charles Irvoy, Jean Achard, Henriette Deloras… Beaucoup de sculpteurs et peintres de cette époque ont été inhumés ici, explique Marie-Claire Rivoire, présidente de l’association. Certains sculpteurs ont également laissé leur empreinte dans ces allées en érigeant des stèles et monuments funéraires pour des familles grenobloises aisées ou pour leurs amis peintres. Ce sont des œuvres remarquables qui sont souvent méconnues du public. » Menée par Mao Tourmen, guide-conférencière, cette visite « très accessible », d’environ 1h30, « rend vie au cimetière en évoquant l’histoire des personnages en

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Une journée au Musée

Exposition | C'est un avant-goût de la grande exposition du Musée de Grenoble consacrée aux artistes du XIXe siècle : dimanche 15 mars, l'association Musée en musique organise une journée découverte. On vous en donne les détails...

Nathalie Gresset | Mardi 10 mars 2020

Une journée au Musée

À chaque nouvelle exposition au Musée de Grenoble, Musée en musique propose une journée spéciale en trois temps, ponctuée de deux concerts et d’une présentation illustrée des nouvelles œuvres accueillies dans l’enceinte du bâtiment. Dimanche 15 mars, c’est autour de l’expo temporaire “Grenoble et ses artistes au XIXe siècle”, qui succède à celle de Picasso, que l’association consacre sa Journée au musée. Avec en ouverture et en fermeture, un concert mettant à l’honneur des artistes isérois des XIXe et XXe siècles : Ninon Vallin, cantatrice, et Hector Berlioz, compositeur. Entre temps, une présentation illustrée sera donnée dans l’auditorium par Candice Humbert, assistante de conservation au musée et docteure en histoire de l’art, et Bernadette Lespinard, musicologue. Grâce à elles, les visiteurs auront toutes les clés nécessaires pour appréhender l’exposition et les concerts.

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Musée de Grenoble : Andry-Farcy, un conservateur pas très conservateur

Exposition | Conservateur du Musée de Grenoble de 1919 à 1949, l’intuitif et audacieux Andry-Farcy (1882-1950) contribua largement à l’enrichissement en œuvres d’art moderne de la collection grenobloise. Retour sur le parcours de ce touche-à-tout au caractère bien trempé à l’occasion de la bien nommée exposition "Hommage à Andry-Farcy, un conservateur d'avant-garde [1919-1949]" que lui consacre le musée.

Benjamin Bardinet | Mardi 2 juillet 2019

Musée de Grenoble : Andry-Farcy, un conservateur pas très conservateur

« Mes projets sont simples : continuer en faisant le contraire de ce qu’ont fait mes prédécesseurs qui n’ont ouvert leur musée à aucun des grands maîtres du XIXe siècle. J’ouvre la porte aux jeunes. » Le ton est donné et la formule témoigne bien de la personnalité de son locuteur : Pierre-André Farcy dit Andry-Farcy, tout fraîchement nommé conservateur du Musée de Grenoble. On est en 1919, à la sortie de la Grande Guerre, et celui-ci a pour projet de faire prendre à son institution (alors basée place de Verdun) un tournant résolument moderne en enrichissant sa collection d’œuvres d’artistes d’avant-garde. « Mieux vaut balbutier des vérités naissantes que d’affirmer avec facilité des vérités conquises par nos aînés » ajoute-t-il lors d’un discours en 1921. Tandis que la plupart des musées français, crispés sur l’art du passé, laissent filer les œuvres des grands noms français et internationaux de l’art moderne (pourtant souvent basés à Paris), le conservateur grenoblois prend le risque de miser sur ces artistes audacieux que sont Ossip Zadkine, Maurice de Vlaminck ou encore Henri Matisse. Le

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« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

ACTUS | Voilà ce qu'a, entre autres, annoncé le maire de Grenoble Éric Piolle dans le cadre du "plan lecture 2018-2025" engagé par l'équipe municipale. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

« Ce "plan lecture" s’appuie sur le constat que le réseau des bibliothèques de Grenoble est riche de ressources extrêmement nombreuses. C’est l’un des mieux dotés de France, nous en sommes conscients et fiers. Mais on remarque depuis une grosse dizaine d’années que la fréquentation décroît ; fréquentation essentiellement due à de grands lecteurs. L’enjeu est donc bien de donner envie à toutes celles et tous ceux qui se sentent moins proches du livre ou moins proches des bibliothèques, avec un point fondamental autour des adolescents et des jeunes adultes – seuls 28% des 15-24 ans fréquentent les bibliothèques de Grenoble, contre 53% dans les villes de même taille. » Vendredi 22 mars, soit trois jours avant le vote de la délibération en conseil municipal, le maire de Grenoble Éric Piolle, accompagné de son adjointe aux cultures Corinne Bernard et de la directrice des bibliothèques de Grenoble Isabelle Westeel, a présenté à la presse locale les grandes lignes de son "plan lecture 2018-2025". La «

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Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

ACTUS | Alors que la Ville de Grenoble n'a pas souhaité les reconduire à la tête du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas qu'ils dirigent depuis 2015, le musicien espagnol et son équipe tentent de « rétablir la vérité » sur ce dossier.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

Une visite dans tous les recoins de la chapelle et de ses annexes pour prouver « l’état délabré » de la bâtisse qu’ils gèrent depuis 2015 (et qu’ils ont tenté de remettre sur pied avec les moyens du bord), puis une série de questions-réponses nourrie par de nombreux documents comptables afin de prouver leur bonne foi : la semaine dernière, Antonio Placer, directeur du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas, et Jean-François Carcelén, président de l'association Musiques créatives du sud, ont souhaité défendre leur bilan devant quelques journalistes. Et, surtout, « rétablir la vérité » après leur non-reconduction par la Ville de Grenoble à la tête de ce théâtre du quartier Très-Cloîtres. Car à la suite d'un nouvel appel à projets lancé l’an passé, c’est le Centre international des musiques nomades du festival Les Détours de Babel qui gérera le lieu dès septembre. « Ce qui se passe résist

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Cet automne, le Musée de Grenoble exposera Picasso

Annonce | Alors que s’ouvrira le 27 avril la nouvelle exposition temporaire du Musée de Grenoble consacrée à la collection très contemporaine du collectionneur Antoine (...)

La rédaction | Mardi 12 mars 2019

Cet automne, le Musée de Grenoble exposera Picasso

Alors que s’ouvrira le 27 avril la nouvelle exposition temporaire du Musée de Grenoble consacrée à la collection très contemporaine du collectionneur Antoine de Galbert, l’équipe des lieux a annoncé qu’elle proposera du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020 une exposition intitulée Picasso 1939 – 1945, au cœur des ténèbres et réalisée avec le fameux Musée Picasso de Paris. Un temps fort « qui rassemblera une centaine d’œuvres (peintures, sculptures, dessins, gravures…) et qui se propose d’étudier l’une des périodes les plus sombres de la vie et de l’œuvre du maître espagnol » comme l’écrit le communiqué de presse. De quoi, on l’imagine, attirer un public très large, malgré la dureté du sujet.

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Des Bifurkations pour « donner à voir toutes les activités de la Bifurk »

Événement | Samedi 6 et dimanche 7 octobre, l’événement "Les Bifurkations", porté par le Collectif des usagers de la Bifurk, s’emparera du parvis et de la halle de ce « lieu d’expérimentations culturelles, citoyennes, écologiques et sportives » pour proposer des spectacles, des performances, des concerts… Le tout gratuitement. Benjamin Muzart, membre de l’équipe de coordination, nous déroule le programme.

Alice Colmart | Mardi 2 octobre 2018

Des Bifurkations pour « donner à voir toutes les activités de la Bifurk »

« Un peu plus pointu, un peu moins familial » : pour cette 4e édition, l’événement Les Bifurkations, organisé par l’équipe de la Bifurk (qui se présente comme un « lieu d’expérimentations culturelles, citoyennes, écologiques et sportives »), mise sur une approche plus personnelle que les autres années. « On a essayé de faire quelque chose qui nous ressemblait. Quelque chose de plus expérimental, à l’image de la Bifurk, de notre mode de gouvernance…» explique Benjamin Muzart, chargé de coordination du lieu. En effet, cette ancienne usine de fils Télécom située à Grenoble en face de la MC2, au cœur du quartier Flaubert, est un véritable laboratoire d’activités « qui héberge 11 associations » qui, elles, co-gèrent le bâtiment et les espaces de pratique. « Il se passe plein de choses à la Bifurk à l’année. On peut trouver le skatepark de Grenoble, une salle d’expo, une salle de concerts, une salle de création en arts numériques. On voulait croiser et donner à voir toutes nos activités. » Dès 14h le samedi se déroulera ainsi une block

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Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

ESCAPADES | La Ville de Grenoble, en partenariat avec l’Office de tourisme Grenoble-Alpes, la Direction régionale des affaires culturelles et le Département de l’Isère, vient de lancer le site web Grenoble-patrimoine.fr présenté comme une plateforme de parcours dans la ville afin de valoriser le patrimoine urbain. On vous en dit plus.

Alice Colmart | Lundi 11 juin 2018

Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

« Cette plateforme a été créée pour que chacun puisse rencontrer l’art dans son trajet quotidien » : voilà comment Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, a présenté la plateforme Grenoble-patrimoine.fr lors de son dévoilement à la presse il y a quelques jours. Initié par la Ville, le site invite à « découvrir 220 éléments [sculptures, écoles, cimetières, musées, places...] du patrimoine culturel grenoblois » soit en créant ses visites à la carte à partir des fiches disponibles, soit en utilisant l’un des trois parcours-découvertes. Des parcours qui s’aventurent dans plusieurs quartiers et rassemblent une quarantaine d’éléments de différentes époques. Si l'on s’arrête sur les œuvres, certaines sont par exemple issues du premier symposium français de sculpture, organisé en amont des Jeux olympiques d'hiver de 1968, comme Monsieur Loyal d’Alexander Calder sur l’esplanade du Musée de Grenoble, ou encore Atome Fleur d’Étienne Hajdu dans le patio de l’Hôtel de Ville de Grenoble. D

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Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l’élection de l’équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d’abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l’adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d’artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l’équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps. « Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé

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PB d'or 2017 : bonus

C'était 2017... | Avec un sujet qu'on aimerait moins brûlant et une politique culturelle en devenir.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : bonus

Le PB d’or du dossier qu’on aimerait voir se solutionner au plus vite : les bibliothèques de Grenoble Nous étions partis pour rédiger un PB d’or acerbe sur la gestion par la Ville de Grenoble du dossier de la fermeture de trois bibliothèques grenobloises annoncée en 2016 lors du dévoilement du fameux plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Car si les réflexions sur la modernisation du puissant réseau grenoblois peuvent s’entendre (surtout que les usages évoluent), mélanger ça avec un plan d’économies sans mettre sur la table un réel projet (vas-y que je te les ferme ; ah puis non finalement on verra ; au fait, vous connaissez les tiers-lieux ?) est une faute politique qui a allumé la mèche d’une contestation protéiforme difficile à calmer pour les élus. Mais voilà qu’en décembre 2017, alors qu’une nouvelle directrice du réseau (Isabelle Westeel) vient de prendre son poste, le maire de Grenoble Éric Piolle et son adjointe aux cultures Corinne Bernard ont organisé une réunion publique concerna

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À Ciel rouvert (ou presque)

ACTUS | Le Ciel, c’est une salle de concert grenobloise mythique, qui a fermé (temporairement) ses portes en 2015. La voilà qui rouvre le temps d’un concert : comment se fait-ce ? On en a discuté avec l’association Plege qui organise l’événement, et avec la Ville pour en savoir plus sur le futur du lieu.

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

À Ciel rouvert (ou presque)

Dimanche 3 décembre, les mélomanes (et les autres) pourront de nouveau pénétrer dans la petite salle (quelque 170 places assises) de concert du Ciel, close depuis deux ans suite à la fermeture de l’établissement culturel par la Ville de Grenoble pour raisons économiques – un incroyable imbroglio avait eu lieu après la baisse de subvention de la Direction régionale des affaires culturelles. Ils assisteront ainsi au live de Boy Harsher et Krogshoy organisé par Plege. Plege ? Une association grenobloise regroupant diverses entités culturelles locales ([reafførests], Gram’Off­On, MFCK Prod, la Métamorphose, le Centre d’art Bastille, le bar À l’Ouest…) qui « a été créée suite à l’annonce de la liquidation » comme nous l’a expliqué l’un de ses membres David Nicolay. « On est amoureux de ce lieu, on veut qu’il se maintienne. Le but est vraiment que le public puisse y revenir le plus vite possible. » Même s’il a d’abord fallu s’occuper d’un autre sujet : la réouverture des

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Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Politique culturelle | Depuis deux saisons, un vent d’air frais souffle du côté du Théâtre municipal de Grenoble. Finies (en partie) les pièces de boulevard bourrées de stars désuètes ; bonjour les spectacles décalés qu’on ne voyait pas assez dans les autres salles de l’agglo. Et si ce Théâtre municipal qui, au passage, fêtera ses 250 ans l’an prochain, était le nouveau lieu hype à Grenoble ?

Aurélien Martinez | Mardi 12 septembre 2017

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Au Petit Bulletin, nous avons au fond d’un bureau des boîtes bourrées d’anciennes plaquettes de saison, ce qui nous permet de mesurer concrètement les changements au fil des ans dans les différentes salles de spectacle de l’agglo. Et quand on se penche sur le cas du Théâtre municipal de Grenoble, on se rend compte qu’ils sont énormes en comparant le programme 2017/2018 à celui, pioché au pif, de 2011/2012. Il y a six ans, on était principalement sur des vaudevilles, classiques ou contemporaines, bourrées de têtes d’affiche vues à la télé – Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Isabelle Mergault, Roland Giraud, Martin Lamotte ou encore Jean-François Balmer. Oui, tout ce beau monde en une seule saison, ce qui plaisait beaucoup à un certain public – qu’on ne prendra pas le risque de qualifier pour ne vexer personne ! Aujourd’hui, si on croise encore quelques noms connus ici et là (Martin Lamotte, Bruno Solo et Barbara Schulz seront les prochains mois sur les planches de la rue Hector-Berlioz), on se trouve face à une programmation plus variée, et surtout plus risquée, avec des propositions audacieuses qui donnent

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Simple question de l’été #7 : comment préserve-t-on un tableau ?

ACTUS | Pourra-t-on encore admirer le sourire de la Joconde dans 500 ans ? Pas sûr, car même l’œuvre la plus visitée au monde n’est pas à l’épreuve du temps. Valérie Huss, conservatrice au Musée de Grenoble, nous en dit plus.

Nicolas Joly | Vendredi 21 juillet 2017

Simple question de l’été #7 : comment préserve-t-on un tableau ?

« Les musées aujourd’hui travaillent beaucoup sur cette notion de conservation préventive. Il s’agit de faire attention aux conditions dans laquelle l’œuvre est conservée, dans les réserves ou les salles d’exposition. Plusieurs paramètres peuvent avoir une incidence sur l’état d’un tableau : l’humidité, la température, la lumière, l’empoussièrement, les problèmes d’infestation d’insectes et les éventuelles manipulations. » Et concrètement ? « Chaque œuvre va, selon sa nature, nécessiter une attention particulière. Un dessin sur papier sera par exemple bien plus sensible à la lumière qu’un tableau verni. Des protections physiques sont également mises en place lors du conditionnement. Au Musée de Grenoble, nous conservons les œuvres en les accrochant sur des grilles, qui sont des sortes de compactus. Mais lorsqu’il s’agit de pièces plus compactes, nous les plaçons dans des caisses faites de matériaux neutres. Cela permet de limiter l’influence de l’environnement sur l’œuvre. » Plus d'infos sur le Musée de Grenoble : www.museedegrenoble.fr

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Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

ACTUS | Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez (...)

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 25 mai 2017

Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez pas à nos bibliothèques" d’essayer de discuter avec la municipalité suite à la fermeture annoncée en juin 2016 de trois bibliothèques (Alliance, Hauquelin et Prémol). C’est chose faite avec leur intervention en conseil, le lundi 22 mai. "Touchez pas à nos bibliothèques" a pu s’exprimer dans le cadre du dispositif municipal d’interpellation citoyenne, puisqu’il a rassemblé plus de 2000 signatures dans une pétition. Le mot d’ordre des habitants : « ne pas abandonner la lecture publique dans les quartiers

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Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

Politique culturelle | La Ville de Grenoble a organisé une conférence de presse pour détailler les mesures qu'elle compte mettre en place dès la rentrée prochaine. On y était.

Nicolas Joly | Mardi 23 mai 2017

Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

« Ce n’est pas encore voté, mais nous allons le présenter au conseil municipal ce lundi » annonçait fièrement Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, le jeudi 18 mai en conférence de presse. De quoi parlait-elle ? Du projet de la municipalité d’expérimenter de nouveaux coûts de scolarité « solidaires » au conservatoire. À compter de septembre, quinze candidats seront sélectionnés pour bénéficier d’une bourse d’études qui leur permettra de rejoindre les 1 802 élèves actuellement en formation. Elle couvrira les frais d’inscription, mais également le coût des fournitures, le prêt de matériel, un abonnement aux transports en commun et cinq places de spectacles. Seuls les enfants issus de familles dont le quotient familial est inférieur à 900 euros pourront candidater à cette bourse. « La motivation du demandeur sera également prise en compte par le jury qui examinera les candidatures. » Outre ladite bourse, le Conservatoire de Grenoble souhaite également mettre en place un dispositif « passerelle ». Il s’agit d’une démarche visant à promouvoir l’enseignement du conservatoire dans les quartiers populaires,

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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Événement | Samedi 20 mai, c’est la fameuse Nuit européenne des musées, événement couplé en Isère à un week-end baptisé Musées en fête. On a bien lu tous les programmes des lieux qui participeront (des musées donc, mais aussi d’autres institutions culturelles) et on en a sélectionné six, en accès libre bien sûr. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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Musée de Grenoble : « Aller au plus près de la population »

Hors les murs | En 14 ans, le Musée de Grenoble s’est aventuré par douze fois hors de son enceinte. La dernière excursion, qui commence ce mercredi 10 mai, se joue à la bibliothèque Abbaye-les-Bains avec l’exposition "Au rythme des formes". Un programme artistique hors les murs qui connaît un franc succès à chaque fois. Nous avons rencontré Pierre Bastien, médiateur au musée, pour en savoir plus.

Charline Corubolo | Mardi 9 mai 2017

Musée de Grenoble : « Aller au plus près de la population »

Pour sa 12e édition, le projet hors les murs du Musée de Grenoble investit la bibliothèque Abbaye-les-Bains, elle aussi à Grenoble. Quel est l’intérêt d’un tel dispositif ? Pierre Bastien : L’idée est de faire le chemin inverse du chemin habituel : là, c’est le musée qui se déplace avec, à chaque exposition, des œuvres des collections permanentes qui sont exposées dans un lieu de proximité : une bibliothèque de quartier, une MJC, un centre social… L’idée est vraiment d’aller au plus près d’une population qui vit dans un quartier qui n’est pas forcément très fourni en équipements culturels et de toucher des visiteurs qui ne viennent pas au musée pour toutes sortes de raisons. C’est l’occasion d’une rencontre. En quoi cette rencontre est-elle différente de celle vécue au musée ? Si on se contente d’accrocher des œuvres et de dire « venez les voir », ça n’a aucun sens. Le projet hors les murs, c’est à la fois monter une exposition, qui est différente chaque année, et travailler en partenariat avec l

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Supra Skate Rock : tricks et décibels

CONNAITRE | Aussi galvaudé et marketé le terme soit-il devenu avec les années, « authentique » reste sans doute le meilleur adjectif pour décrire l’état d’esprit d’un événement comme le Supra Skate Rock, dont la cinquième édition se déroulera ce samedi 29 avril de 16 à 1h du matin à la Bifurk, à l’initiative du Skatepark du Grenoble.

Damien Grimbert | Mardi 25 avril 2017

Supra Skate Rock : tricks et décibels

Au programme de cette journée ? Une compétition de skate en trois temps (18h à 19h pour les filles, 19h à 20h pour les plus de 35 ans, puis à partir de 20h30 pour tous les autres, le tout précédé d’une session libre de 16h à 18h), rythmée par les riffs ravageurs de six groupes de musique oscillant entre métal, prog, punk et hardcore qui se succéderont pour jouer en live pendant toute la durée de l’événement. Organisée dans un esprit ouvertement "Do It Yourself", la manifestation, qui inclura aussi une exposition du « skater-artiste-menuisier-sculpteur » Liou Kouma, a pour particularité de proposer une ambiance nettement plus conviviale et chaleureuse que la moyenne, grâce à son public de passionnés venus des quatre coins de la France. Supra Skate Rock À la Bifurk samedi 29 avril de 16h à 1h

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Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

Sélection | Grenoble est une très vieille ville, pleine d’impressionnants vestiges des siècles passés. Mais Grenoble est également une ville en mouvement que les architectes ont continué de façonner au siècle dernier. La preuve en douze monuments phares du XXe siècle, de la fameuse tour Perret au grandiose Musée de Grenoble, en passant par l’imposant Palais des sports ou le moderne (pour l’époque) Hôtel de Ville. Suivez-nous, la visite commence.

Charline Corubolo | Mardi 18 avril 2017

Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

La tour Perret, phare grenoblois en quête d'avenir Illuminée de bleu en son sommet et révélée une fois par an par les feux d’artifices du 14 juillet, la tour Perret, située en plein parc Paul-Mistral, demeure un emblème grenoblois, à plus d’un titre. Car malgré sa façade grisâtre, l’édifice de presque un siècle, inauguré en 1925 pour l’Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme, porte les ambitions modernistes du début du XXe, entre esthétique épurée et béton armé. Mais malgré les prouesses techniques, la tour se dégrade. Un chantier de rénovation va donc être lancé pour redorer le phare Perret. On remonte le fil de l'histoire dans cet article. Des halles au Magasin

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Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

ACTUS | Après les coupures du fameux "plan de sauvegarde" (comme l’annonce de la fermeture de certaines bibliothèques), Corinne Bernard, adjointe aux cultures à la Ville de Grenoble, tente de reprendre la main. Lors du conseil municipal du lundi 6 février, elle a présenté une délibération-cadre dans le but de dévoiler, à mi-mandat, les grandes directions de la politique culturelle de l’équipe Piolle. Décryptage du document.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 13 février 2017

Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

Devant l’Hôtel de Ville de Grenoble, avant le conseil municipal, le cérémonial se poursuit mois après mois. Des colonnes de policiers filtrent les entrées. En face, des manifestants luttent, entre autres, pour garder les bibliothèques ouvertes. Le dialogue semble en panne entre la culture et Grenoble ? L’équipe municipale veut le relancer. « La culture est un enjeu symbolique : il y a des débats, des combats autour de cela » euphémise le maire Éric Piolle le lundi 6 février avant la présentation par l’adjointe aux cultures d’une délibération-cadre censée calmer les esprits. Celle-ci a pour but de donner (à la suite des délibérations de juillet 2014 et septembre 2016) les grandes orientations en matière de culture – le deuxième budget de la Ville. Deux termes y reviennent : la clarté et l’indépendance. Pour ce dernier mot, cela passe par une déclaration d’intention : « la Ville soutient les artistes dans leur indépendance et leur liberté » lit-on dans le document. D’accord. Joint à la délibération, un recueil de 69 pages (« Modalités d’accompagnements ») essaie

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Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

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Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

ACTUS | Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un (...)

Aurélien Martinez | Lundi 13 juin 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un texte qui avait fait grand bruit à Grenoble. On attendait donc la réponse du maire de Grenoble Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard, directement visés par le metteur en scène. C’est chose faite depuis ce dimanche 12 juin (même si Éric Piolle s’était rapidement exprimé le 3 juin sur France Culture), avec une tribune là aussi publiée par Libération et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale ». Les deux élus reviennent notamment sur les dossiers polémiques – la MC2, les Musiciens du Louvre, le Tricycle, le Ciel – évoqués par Pommerat. On vous laisse

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Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

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La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

ACTUS | Jeudi 9 juin, Éric Piolle et plusieurs de ses élus ont annoncé publiquement les contours de leur plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Son but ? Faire des économies, dans tous les domaines.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 10 juin 2016

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

L’heure est grave. Une bonne partie des élus de la Ville de Grenoble est réunie au douzième étage de la mairie. Corinne Bernard, adjointe aux cultures, a les traits tirés lorsqu’elle annonce les conséquences sur sa délégation du « plan de sauvegarde des services publics locaux ». Certes, les baisses de subventions aux associations culturelles, c’est fini assure l’élue. Mais pas les baisses de financements, tous secteurs confondus – action sociale, petite enfance, accueil des usagers, culture… Objectif : économiser 14 millions d’euros sur les deux prochaines années. Un « plan de refondation » dévoilé à la presse ce jeudi 9 juin qui n’épargne donc pas la culture, domaine qui va faire les frais de cette « frugalité » volontaire. Une des décisions les plus marquantes : le réseau de bibliothèques va être affecté. Trois d’entre elles (sur les quatorze), « les plus petites », vont fermer –

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Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

ACTUS | Le metteur en scène qui vient de présenter son fabuleux "Ça ira (1) Fin de Louis" à la MC2 (c'était notre une du numéro du 18 mai) publie une tribune dans le quotidien "Libération". Son titre ? « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». L'action du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard est directement visée.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

Son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis, tout juste présenté à Grenoble (et tout juste "molièrisé"), est d'une intelligence folle. L'homme l'est également, comme on peut s'en rendre compte depuis vingt-cinq ans avec ses textes ciselés et ses créations percutantes auscultant le monde d'aujourd'hui comme celui d'hier (la Révolution française dans Ça ira). Alors quand il prend la parole sur la situation grenobloise, et plus particulièrement sur la politique culturelle menée par l'équipe Piolle aux commandes de la Ville depuis deux ans, c'est forcément avec un long texte argumenté (sur les Musiciens du Louvre, sur

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Musique : vers une fermeture du Ciel ?

ACTUS | L'avenir de la petite salle de concert grenobloise semble plus que compromis. On fait le point pour essayer d'y voir plus clair.

Aurélien Martinez | Lundi 30 mai 2016

Musique : vers une fermeture du Ciel ?

Après une fin de saison compliquée l’an passé (et l’arrêt de la programmation), tout semblait se solutionner du côté du Ciel, petite salle de concert grenobloise. « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac ["scène de musiques actuelles"] sera effective pour le Ciel et la Belle électrique, et tout le monde est avec nous – État, région, département » nous déclarait il y a deux mois Corinne Bernard, ajointe aux cultures de la Ville de Grenoble – le Ciel et ses studios de résidence, répétition et enregistrement devaient ainsi répondre à une partie du cahier des charges du label, sachant que la poursuite d’un volet programmation était aussi envisagée. Mais ça c’était avant comme dirait la pub. Car l’entente entre les tutelles publiques n’est pas au si beau fixe que ça, la région et l’État ne répondant plus selon Corinne Bernard, sans doute en signe de rétorsion contre la politique menée par la Ville de Grenoble selon l’opposition municipale et pas mal d’observateurs. Du coup,

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Le Greco et sa "Pentecôte" en parade au Musée de Grenoble

ARTS | Jusqu'au 31 juillet, le Musée de Grenoble propose une exposition-dossier sur ce tableau du Greco venu spécialement de Madrid. Zoom sur les coulisses de son arrivée.

Tiphaine Lachaise | Mardi 31 mai 2016

Le Greco et sa

Jusqu’au 31 Juillet, le Musée de Grenoble accueille de façon exceptionnelle un chef-d'œuvre du Greco, peintre crétois du XVIe siècle. Sa Pentecôte est normalement conservée au Prado à Madrid. Tout a commencé par une demande du musée espagnole qui organise une exposition monographique sur le peintre Georges de La Tour. Il se trouve que la toile Saint Jérôme pénitent, sur laquelle le Prado a des vues, se trouve au Musée de Grenoble. « Comme le de La Tour est un tableau très important de nos collections, le directeur du Musée de Grenoble en a profité pour demander un prêt d’un tableau un peu exceptionnel » explique Valérie Huss, conservatrice en charge des collections anciennes. Guy Tosatto choisit La Pentecôte et organise du coup une exposition-dossier événement sur le tableau. Un échange qui n’est pourtant pas unique pour le musée, comme nous l'explique Valérie Huss. « Il y a des centaines de tableaux qui circulent de musées à musées pour les besoins d’expositions. » La pratique est en fait quasi quotidienne au point qu’une régisseuse y soit dédiée – il y aurait entre « 150 ou 200 œuvres, et p

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Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

ACTUS | Les théâtres 145 et de Poche, qui appartiennent à la Ville de Grenoble mais étaient gérés depuis 2011 par un collectif d'artistes, sont maintenant sous la responsabilité de la directrice du Municipal. Directrice qui vient de dévoiler sa prochaine saison, en compagnie de l'élue aux cultures de la Ville de Grenoble à l'orgine de cette fusion.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

Voilà, c’est affiché clairement sur la plaquette de la prochaine saison du Théâtre municipal de Grenoble dévoilée la semaine dernière à la presse : le 145 et le Poche, théâtres du bout du cours Berriat dirigés pendant cinq ans par le collectif Tricycle, sont maintenant chapeautés par le Théâtre municipal, qui dispose ainsi de trois plateaux de jauges différentes (660, 240 et 150 places) pour l’ensemble de ses propositions artistiques. Même si cette réunion n’est visiblement pas encore définitive, comme l’a précisé l’élue aux cultures Corinne Bernard – « il faut qu’on trouve ensemble un chemin pour que tout le monde soit satisfait » (certains lui reprochent cette municipalisation de la culture). Sinon, niveau chiffres, il y aura la saison prochaine 90 levers de rideau sur les trois plateaux pour 48 spectacles en tout et 18 compagnies en résidence de création (principalement au 145 et au Poche). « La pari a été réussi » assure Corinne Bernard, évoquant

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MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

ACTUS | Le bruit courrait depuis quelque temps, des couloirs de l’Hôtel de Ville à ceux du conseil d’administration de la MC2 : le maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe vont baisser de 100 000 € la subvention de la fameuse scène nationale grenobloise. L’annonce a été officialisée mi-avril. On fait le point avec les infos que l’on a.

Aurélien Martinez | Mardi 26 avril 2016

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

Depuis le mardi 12 avril, en mairie, c’est silence radio, malgré nos appels directs au cabinet du maire. Pareil à la MC2, où personne dans l’équipe de direction ne veut commenter pour l’instant cette décision. On souhaitait pourtant simplement recueillir des réactions à l’annonce faite par le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’un conseil d’administration extraordinaire de la MC2 : la Ville va baisser la subvention de l’équipement de 104 286 €, soit 6% sur les 1 758 962 € alloués en 2015. Un chiffre rendu public par Jérôme Safar, élu socialiste d’opposition et accessoirement « administrateur élu de la MC2 » qui, du coup, monte au front sur ce dossier. Cette baisse, envisagée en mairie depuis quelques mois, va forcément impacter sur les prochaines saisons de l’établissement public de coopération culturelle (c’est son statut juridique), surtout que la région nouvellement présidée par Laurent Wauquiez va elle aussi diminuer sa contribution de 6%, contribution qui était de presque 500 000 € en 2015. Florence Verney-Carron, vice-présiden

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

ACTUS | « Oui, on aime la culture » nous déclarait en 2014, juste après la victoire d’Éric Piolle à la mairie de Grenoble, Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de la Ville. Elle répondait ainsi aux inquiétudes soulevées par l’arrivée au pouvoir de cette équipe à la base peu diserte sur la politique culturelle qu’elle souhaitait mettre en place. Deux ans plus tard, les relations entre le monde de la culture et l’équipe municipale ne sont pas au beau fixe, entre incompréhension et défiance. On a du coup sollicité Éric Piolle et Corinne Bernard pour parler avec eux de tout ça. Ils ont accepté. Magnéto.

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

Depuis votre victoire en mars 2014, les tensions avec le milieu culturel s’amplifient, comme on a pu le constater en septembre dernier lors d’un Chantier des cultures houleux… Éric Piolle : Il y a toujours un besoin de rencontre et de débat autour la chose culturelle, c’est normal. Et ce débat passe forcément par des moments de tension d’abord parce qu’il y a une histoire de vivacité culturelle à Grenoble, et aussi parce que, partout en France, le modèle culturel change. On a vécu une grande époque Malraux, une grande époque Lang, finalement on amorce un peu partout ce qui va suivre… Corinne Bernard : À notre arrivée en 2014, il y a eu de notre part une envie de se rencontrer, de se voir tous ensemble : c’était la proposition du Chantier des cultures [des moments ouverts à tous les citoyens – NDLR]. Pour affiner nos axes culturels, travailler sur des propositions plus précises – l’art dans l’espace public, la place des usagers, des spectateurs, des acteurs… On a finalement vu que cette forme n’était pas sat

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Les musées à l’assaut des réseaux sociaux

ACTUS | Troisième édition pour la Museum Week, semaine mondiale des musées sur Twitter. Sept jours de partages et de découvertes culturels en ligne qui débutent ce lundi 28 mars. À Grenoble, quatre institutions joueront le jeu. On a rencontré la responsable du projet pour le Musée de Grenoble. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 22 mars 2016

Les musées à l’assaut des réseaux sociaux

Le chiffre clé de cette troisième édition de la Museum Week demeure le même que les années précédentes : 7. Rien de divin dans tout cela, seulement un programme savamment étudié : 7 jours offrant 7 thèmes différents, reconnaissables avec 7 mots-dièse – "hashtags" en anglais et, surtout, dans le langage de Twitter. Mais avant de rentrer dans le vif du virtuel, revenons sur la genèse de ce projet : en 2014, douze musées français se réunissent pour lancer le premier événement culturel mondial sur Twitter. Intitulée Museum Week, pour semaine des musées sur Twitter, l'opération vise à dévoiler au grand public le quotidien et les coulisses des établissements culturels. Un partage qui se fait alors en ligne grâce à des anecdotes, des photographies ou encore des vidéos avec un thème différent chaque jour. Les quatre Grenoblois À Grenoble, pour cette troisième semaine en réseau, on retrouve les mêmes que l’an passé : le Musée de Grenoble, la Casemate, le

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PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

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Le Musée de Grenoble s'offre un Morandi à 1.1 million

ACTUS | Début octobre, le Musée de Grenoble accrochait sur ses cimaises une nouvelle œuvre : une peinture de l'Italien Giorgio Morandi réalisée en 1939 et représentant une "Nature morte". Du coup, le tableau devient l'acquisition la plus chère effectuée par l'établissement.

Charline Corubolo | Jeudi 15 octobre 2015

Le Musée de Grenoble s'offre un Morandi à 1.1 million

Si le papier collé de Pablo Picasso intitulé Verre était jusqu'à présent l’œuvre la plus chère acquise par le Musée de Grenoble, elle vient d'être détrônée mardi 6 octobre par l'entrée dans les collections de la Nature morte de Giorgio Morandi (1939) pour 1.1 million d'euros. Suite à la reconnaissance par le Ministère de la culture de l'intérêt majeur que constitue la tableau pour le patrimoine national, le Musée de Grenoble a sollicité le club des mécènes afin de l'acheter. Club qui a contribué à hauteur de 830 000 euros. Quant à la Ville de Grenoble, elle a également mis la main au portefeuille avec 270 000 euros. Une vente qui pourrait sembler dispendieuse. Pourtant, l'arrivée de cette toile dans les murs du Musée de Grenoble consiste un événement important et nécessaire.

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La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

ACTUS | Depuis quatre ans, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche sont gérés par un collectif d’artistes (baptisé Tricycle) dont le cœur du projet est la création théâtrale contemporaine locale. Une aventure qui pourrait s’arrêter à la fin de la saison, la Ville de Grenoble ayant décidé de reprendre en régie directe ces deux lieux lui appartenant, pour les inscrire dans un ensemble plus vaste. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 12 octobre 2015

La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

Ces derniers mois, on entendait pas mal de bruits sur l’avenir incertain du Tricycle, ce collectif d’artistes gérant depuis 2011 le Théâtre 145 et le Théâtre de poche dans le but « d’encourager la création de spectacles à travers des résidences d’artistes ». Est-ce que l’équipe Piolle voulait poursuivre ce projet lancé par l’équipe Destot, projet que l’adjointe aux cultures Corinne Bernard avait même loué dans nos colonnes en arrivant aux affaires – « Il y a 88 compagnies de spectacle vivant à Grenoble, et une dizaine de lieux. Doit-on continuer à donner les clés à un seul artiste ? Sur cette question, l’expérimentation du Tricycle est tellement bonne qu’il faut peut-être continuer comme ça. » Ça c’était en septembre 2014. Depuis, le collectif a eu peu de contacts avec la nouvelle municipalité malgré leurs nombreuses demandes. La dernière présentation de saison s’est dér

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Deux musées grenoblois s'associent numériquement

CONNAITRE | Certaines œuvres paraissent parfois très éloignées de notre époque ou un brin compliquées à analyser. Le Musée de Grenoble et celui de la Résistance et de la (...)

Charline Corubolo | Mardi 19 mai 2015

Deux musées grenoblois s'associent numériquement

Certaines œuvres paraissent parfois très éloignées de notre époque ou un brin compliquées à analyser. Le Musée de Grenoble et celui de la Résistance et de la Déportation de l'Isère ont trouvé, à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, une solution à la fois ludique et innovante : explorer un tableau numériquement par le biais d'un écran tactile dans chacun des établissements. Pour ce coup d'essai (transformé), c'est la peinture La Guerre (1915) d'Othon Friesz que l'on découvre selon deux angles : l'histoire et l'art. Il faut commencer à la Résistance, ce qui donne un accès gratuit au Musée de Grenoble où se trouve physiquement la toile, pour rentrer historiquement dans l’œuvre en choisissant un des seize détails proposés soit sur le tableau, soit selon une thématique. Une question est alors posée avec un code dont la réponse est donnée dans l'autre musée. Chaque morceau dévoile deux contenus différents selon l'institution, créant un ping-pong culturel. Un dispositif qui permet non seulement d'apprendre mais aussi de pénétrer dans l’œuvre en la « touchant » et en zoomant à souhait, afin de découvrir une multitude d'informations sur ce

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Guy Tosatto : « Un musée existe par sa collection »

ARTS | Rencontre avec Guy Tosatto, directeur du musée, pour en savoir plus sur l’objectif d'une collection à l'occasion de l'exposition "De Picasso à Warhol - Une décennie d'acquisitions".

Charline Corubolo | Mardi 12 mai 2015

Guy Tosatto : « Un musée existe par sa collection »

À quoi sert une collection ? Elle sert à donner des repères, c’est constitutif d'un musée. C’est-à-dire qu’un musée n’existe que par sa collection. D’ailleurs, à l’origine, ils ont été créés pour abriter des ensembles d’œuvres à la suite de la Révolution française. On a eu cette chance à Grenoble d'avoir un conservateur au début du XXe siècle qui a ouvert la collection à l’art moderne, ça a été le premier en France : Andry-Farcy. Tous ses successeurs ont emboîté le pas en partant de l’existant. C’est cette matière qui va vous guider. Par ailleurs, une collection, c’est aussi ce qui reste après une exposition temporaire, c’est l’élément stable. C'est à partir de cette collection qu’on peut faire un vrai travail dans le temps auprès de nos publics pour les initier aux formes artistiques, que ça soit l’art ancien ou moderne parce que les œuvres sont là et qu’ils peuvent les retrouver. Une collection ne doit donc pas s'arrêter... Effectivement, une collection doit être en mouvement, il faut qu’elle s’enrichisse en permanence d’où la nécessité des acquisitions, d’essayer d'avoir des dons, de continuer à l’élargir la part

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Corinne Bernard en interview dans "Ça Discute"

ACTUS | Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 4 février 2015

Corinne Bernard en interview dans

Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes grenoblois (dont certains du Petit Bulletin), ils reviennent sur les temps forts spectacle vivant et expo du mois écoulé. Et proposent ensuite un temps d’échange avec un invité. Après Aurélien Villard de la compagnie des Gentils ou Christiane Blaise du Pacifique, c’est Corinne Bernard, élue aux cultures de la Ville de Grenoble, qui a joué le jeu. Elle est notamment revenue sur les dossiers en cours, comme celui des Musiciens du Louvre ; et a plus largement parlé de la politique culturelle de la nouvelle municipalité (à partir de 34 minutes).

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Award 2014 bonus

ACTUS | L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Award 2014 bonus

L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne Bernard, la nouvelle adjointe « aux cultures » de la Ville de Grenoble arrivée aux affaires suite à l’élection d’Éric Piolle en mars dernier, est on ne peut plus sympathique. Bon, par contre, pour ce qui est de la politique culturelle de cette nouvelle équipe, c’est plutôt flou. Si des questions légitimes sont posées (le projet de certains lieux emblématiques comme le théâtre municipal, la répartition des subventions, la place de l’émergence…), pour l’instant, on n’arrive pas vraiment à déceler la ligne directrice de tout ça – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? Puis franchement, le mot culture au pluriel dans l’intitulé de la délégation, ça sert vraiment à quelque chose ? Mais comme au PB on est très optimistes, et qu’un coup de pied dans la fourmilière peut avoir du bon s’il n’est pas administré en mo

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« Friend request » du Musée de Grenoble

ACTUS | On a beau être reconnu comme l’un des plus beaux musées d’Europe et se vanter de toucher à tous les styles artistiques et toutes les époques majeures de (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 24 octobre 2014

« Friend request » du Musée de Grenoble

On a beau être reconnu comme l’un des plus beaux musées d’Europe et se vanter de toucher à tous les styles artistiques et toutes les époques majeures de l’art, on en reste pas moins comme tout le monde : on a besoin de l’affection d’amis attentionnés. Nichés au cœur du musée, et travaillant en étroite collaboration avec les conservateurs du lieu, les Amis du Musée de Grenoble offrent ainsi tout leur amour à l’institution, et ce depuis 1987. Sauf que ces fameux Amis du Musée aimeraient bien que tout le monde soit au courant de leur existence et de leurs nombreuses activités – conférences, ateliers, visites privées, voyages culturels... Notamment les jeunes adultes, cible qu'ils ont plus de mal à toucher. Hervé Storny, le président de l’association, et la secrétaire générale Annie Panel nous ont donc sollicités pour lancer une « invitation » amicale à de nouveaux publics. On a dit oui, parce que comme eux, on adore le Musée de Grenoble.

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Plasticien, statut fantôme

ACTUS | Alors que ces derniers mois les intermittents du spectacle manifestaient pour sauvegarder un régime toujours plus instable, les artistes plasticiens, eux, ne se sont pas montrés. Pour cause : en plus de pâtir de la précarité et de difficultés financières, ils ne possèdent aucun statut au contraire des musiciens, acteurs et autres danseurs. On a rencontré plusieurs figures locales pour en savoir plus. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 28 octobre 2014

Plasticien, statut fantôme

Tout esprit créatif rêve de vivre de son art. Mais voilà, être artiste au XXIe siècle est surtout synonyme de galère et de débrouille, dans un monde où il est monnaie courante de faire des plasticiens les "esclaves" créateurs des temps modernes, au service des grandes institutions. Et ce n'est pas leur statut social qui l'empêchera. De statut d'ailleurs, ils n'ont point : ils sont considérés par Pôle emploi comme travailleurs indépendants au même titre qu'un plombier ou qu'un programmateur informatique. Pourtant, leur activité et surtout leurs revenus ne sont pas comparables. Un plasticien a pour principal salaire la recette des ventes de ses œuvres, le temps de recherche et de création ou encore les expositions étant rarement monnayés. Pour le fisc, les artistes sont donc des libéraux puisqu'ils travaillent en indépendants et que leur production comporte une dominante intellectuelle. Pour avoir une reconnaissance légale en France, les peintres, les sculpteurs et autres vidéastes doivent s'inscrire à la Maison des artistes, organisme indépendant agréé de protection social

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Aux arts, étudiants

ARTS | Étudiant, viens donc faire le plein de culture afin d'éviter que ton cerveau ne se transforme en marmelade anglaise. Pour cela, rendez-vous au Musée de (...)

Charline Corubolo | Mardi 7 octobre 2014

Aux arts, étudiants

Étudiant, viens donc faire le plein de culture afin d'éviter que ton cerveau ne se transforme en marmelade anglaise. Pour cela, rendez-vous au Musée de Grenoble le mercredi 15 octobre avec ta carte étudiante et zéro euro en poche pour la soirée gratuite "Osez le musée". L'idée est de partir à la découverte des différents métiers de ce temple de l'art, du conservateur au documentaliste en passant par le technicien, au gré de déambulations libres dans les différentes salles. Cet événement, coup d'envoi de la saison étudiante 2014/2015 du musée, se terminera autour d'un verre. Et puisqu'il vaut mieux prévenir que guérir, et que tu ne veux pas risquer que ta matière grise ne devienne du pudding, rendez-vous aussi sur la fac. Organisé par le service culture de l'Université Grenoble Alpes (renseignement au 04 76 81 61 90), "Campus des arts" propose à l'année des visites guidées et gratuites afin de découvrir les 40 sculptures dissimilées sur le campus. Tu pourras y croiser la trace de Venet, Morellet ou encore Leveque, qui ne sont pas des noms d'oiseaux mais bien des artistes contemporains.

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Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

ACTUS | En mars dernier, l’écolo Éric Piolle, à la tête d’une grande coalition de gauche, remportait l'élection municipale grenobloise contre Jérôme Safar, le dauphin du socialiste Michel Destot. Une toute nouvelle équipe est arrivée aux manettes dans la foulée, avec une volonté de changement clairement affichée. Qu’en est-il dans le domaine culturel, qui n’était pas le mieux maîtrisé par Éric Piolle pendant la campagne ? Pour le savoir, rencontre avec Corinne Bernard, nouvelle adjointe à la culture – pardon, « aux cultures ». Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

Vous êtes la nouvelle adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Pouvez-vous vous présenter ? Corinne Bernard : J’ai 44 ans. J’habite à Grenoble depuis peu de temps. Je suis entrée en politique en 2010, à Europe Écologie les Verts, via le syndicalisme. Je suis toujours chef de gare à Clelles [sud de l’Isère], mais en congé sans solde compte tenu de mes nouvelles fonctions d’élue. Comment s’est passée votre prise de fonction ? Suite au choix effectué par les Grenoblois, quand on a dû composer l’équipe, ça a d’abord été un peu compliqué. Étant conseillère régionale depuis 2010 et vice présidente de la commission culture, j’avais cette petite envie de la délégation culture qui a pu se formaliser puisque nous n’étions pas non plus 42 à la vouloir ! Dès ma prise de fonction, j’ai été très sollicitée – ça ne s’est pas vraiment calmé. Les premiers mois, j’avais l’impression d’être un médecin généraliste confronté à une épidémie de grippe : dès qu’une personne sortait de mon bureau, une autre entrait ! Sachant que je m’étais donné comme objectif de dire oui à tout le monde, de visiter tous les lieux

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Musée de Grenoble : J’ai 20 ans

ACTUS | Le 29 janvier 1994 était inauguré le flambant neuf Musée de Grenoble. Pour célébrer cet anniversaire, quatre jours de gratuité et d’animations sont organisés. Mais avant de se (re)plonger dans l’une des plus impressionnantes collections d’œuvres d’art en Europe, on est allés poser quelques questions à Guy Tosatto, actuel directeur des lieux. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 24 janvier 2014

Musée de Grenoble : J’ai 20 ans

Le Musée de Grenoble a vingt ans. Enfin, le bâtiment actuel, puisque le musée, lui, date de 1798. Mais plus qu’un changement de maison (au revoir la place de Verdun et ce que l’on appelle aujourd’hui l’Ancien Musée de peinture), ce déménagement a surtout été synonyme de « cap » comme l’explique Guy Tosatto, directeur des lieux depuis 2002. « Ça a représenté un bond en avant dans la présentation des collections. » Le nouvel espace, trois fois plus important que l’ancien (18 000 mètres carrés), a permis de sortir bon nombre d’œuvres des réserves. « Aujourd’hui, tous les chefs-d’œuvre sont bien là pour ce qui est de l’art ancien et de l’art moderne [Rubens, Courbet, Renoir, Matisse... – ndlr]. Pour l’art contemporain, c’est plus discutable, car la notion de chef-d’œuvre évolue avec le temps. » Dans ce domaine, quelque 900 pièces sont exposées, avec un système de rotation. Ce qui est tout de même insuffisant aux yeux du directeur, qui aimerait à l’avenir disposer d’une nouvelle aile uniquemen

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Musée en fête

ARTS | L’exposition Sigmar Polke, au Musée de Grenoble, finira de la meilleure des façons avec la célébration des 20 ans du bâtiment à la fin du mois de janvier. Pour (...)

Charline Corubolo | Vendredi 10 janvier 2014

Musée en fête

L’exposition Sigmar Polke, au Musée de Grenoble, finira de la meilleure des façons avec la célébration des 20 ans du bâtiment à la fin du mois de janvier. Pour l’occasion, de nombreuses animations sont prévues du jeudi 30 janvier au dimanche 2 février, pour la majorité gratuites. Visites commentées, ateliers ou encore projections, autant de manifestations qui permettront de découvrir l’importante collection du musée, avec pas moins de 900 œuvres. Allant des fonds d’antiquités égyptiennes jusqu’à l’art contemporain, la diversité est au rendez-vous et l’accent est mis sur l’histoire de la peinture occidentale du XIIIe au XXIe siècle, avec l’un des ensembles les plus denses d’Europe. Pour prolonger votre soif de découverte, le cycle consacré au cabinet graphique mis en place en 2010 reprendra en mars avec pour thématique cette fois les dessins nordiques. L’exposition La pointe et l’ombre mettra en lumière les plus belles feuilles de maîtres de Rembrandt à Ridinger. Un trait qui se balade du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, pour un panorama qui s’annonce riche.

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Un été au Musée de Grenoble

ARTS | Rendez-vous sur le Facebook du Petit Bulletin à partir du 1er août

Aurélien Martinez | Mardi 23 juillet 2013

Un été au Musée de Grenoble

Les expos temporaires des musées, c’est bien. Elles permettent de mettre en avant un artiste, un courant, une thématique... Au fil des semaines, le Petit Bulletin vous propose donc des critiques sur les expositions qui font l’actualité dans la région. Mais ces événements spéciaux ne doivent pas faire oublier qu’un musée, c’est aussi des collections permanentes, visibles à l’année. Cet été, nous avons donc décidé de mettre en avant des œuvres piochées dans les collections du Musée de Grenoble, sans doute l’un des plus importants et passionnants musées de France (voire d’Europe). À partir du 1er août, découvrez tous les deux jours sur le Facebook du Petit Bulletin, à midi pile, un zoom sur l’un des trésors connus et moins connus qui ont attiré notre attention et attisé notre curiosité… De Fantin-Latour à Matisse, en passant par Soulages et Warhol, le musée regorge de pièces maîtresses de l’histoire de l’art. Suivez-nous sur Facebook pour découvrir au fil des jours notre sélection. Et que les récalcitrants au réseau social se rass

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Partenaires particuliers

ACTUS | En décembre dernier, le Musée de Grenoble a enrichi sa collection d'art moderne avec le petit format en papier collé "Verre" de Pablo Picasso. Une acquisition impossible sans le soutien de son Club de mécènes qui a financé l'achat de cette toile rare et onéreuse (750 000 euros) pour plus des deux tiers. Coup de projecteur sur ce modèle de partenariat privé, devenu un atout puissant du musée et un exemple de mécénat qui fait ses preuves. Christine Sanchez

Christine Sanchez | Lundi 14 janvier 2013

Partenaires particuliers

C'est en 2010 que le Club des mécènes du Musée de Grenoble a vu le jour, à l'initiative du député maire Michel Destot qui a voulu fédérer les principaux entrepreneurs investis sur le territoire local pour mettre en place un pôle de partenaires privés et favoriser le rayonnement culturel de la ville. Depuis, ce club fonctionne « en harmonie » avec la direction du Musée, sous la présidence du grand industriel lyonnais Alain Mérieux. Composé de trois membres fondateurs (bioMérieux, la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes, la Fondation Schneider Electric) et de deux partenaires (Le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes, Soitec), il a deux objectifs majeurs : acquérir de nouvelles œuvres d'art et accroître la visibilité régionale et nationale du Musée. Des missions bien remplies, selon Danièle Houbart, chargée du mécénat au Musée de Grenoble. « Ce mécénat d'entreprise est un plus financier de poids, sans lequel les acquisitions des deux grandes œuvres que sont Le Songe de Jacob de Gioacchino Assereto et le collage cubiste Verre de Pablo Picasso n'auraient pas été imaginables. Le Club nous permet encore d'atteindre d'autres publics, en allant bien au

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