Des histoires en attente grâce à Short Édition

ACTUS | Quand innovation et culture se rencontrent, ça donne naissance à un beau projet : la startup grenobloise Short Édition lance son "distributeur d'histoires courtes" pour rendre l'attente plus plaisante dans certains lieux publics de la ville.

Charline Corubolo | Vendredi 16 octobre 2015

Ça s'active à Grenoble. Après Paysages-in-situ, jeu de faussaire basé sur des œuvres représentant des vues de l'Isère qui rencontre un franc succès, voici une nouvelle initiative "made in Gre" qui surprend et emballe. La Ville vient ainsi de donner borne blanche à Christophe Sibieude, cofondateur et président de Short Édition, éditeur communautaire d'histoires courtes, pour le lancement d'un drôle de projet.

Depuis quelques jours, huit étranges bornes ont ainsi envahi différents lieux de la ville (voir liste ci-dessous). Loin de distribuer des Malabar et autres caries à retardement, ces prototypes loués par la municipalité proposent aux personnes coincées dans une file d'attente d'éditer une histoire de une, trois ou cinq minutes en pressant un bouton, dans le but de rendre le moment plus plaisant.

Nouvelles, BD courtes ou poèmes, les récits s'impriment sur des tickets semblables à une note de course, sauf que là c'est gratuit. Une initiative ludique qui sera expérimentée pendant un an et que Short Édition espère bien étendre à d'autres villes.

À Grenoble, les bornes sont implantées sur huit sites :

  • Maison des Habitants Mistral, Chorier-Berriat et Patio-Arlequin.

  • Bibliothèques Saint Bruno, centre-ville et Kateb Yacine.

  • L'Hôtel de Ville.

  • L'Office du Tourisme.

Le reportage de France 3, avec l'interview de Christophe Sibieude :

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ACTUS | La crise que connaît depuis des années le monde culturel laisse de la place à de nouvelles initiatives. Start-ups ou financements mixtes naissent à Grenoble pour pallier le manque de soutien des collectivités publiques. Retour sur plusieurs exemples locaux, comme la Belle Électrique ou Short Édition.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 7 février 2017

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La situation économique de la culture commence à devenir alarmante en France. Rien qu’à Grenoble, on ne compte plus les festivals qui s’arrêtent (Rocktambule), les salles qui ferment (le Ciel), les assos qui périclitent (Sasfé à la Villeneuve). Certains acteurs de l’agglomération tentent de trouver des solutions comme l’a remarqué Olivier Zerbib, sociologue de la culture et du management de l’innovation à l’IAE (Institut d’administration des entreprises) de Grenoble. « Puisque le ministère de la Culture ne donne pas de direction, puisque la Ville de Grenoble ne diffuse qu’un discours comptable, la culture cherche de nouvelles sources de financement. » La Belle Électrique organisait ainsi en septembre dernier l’événement Culture < > Futur, qui avait lieu au Musée de Grenoble. On y « découvrait et échangeait sur les tendances culture, entrepreneuriat et numérique » nous explique Alban Sauce, de l’association MixLab (qui gère la salle de con

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