« Pour une ambition culturelle métropolitaine à la hauteur de la capitale des Alpes »

Tribune | En 2016, Grenoble Alpes Métropole définit ce que sera l’intérêt métropolitain dans plusieurs domaines afin de construire ses politiques publiques. Ainsi en est-il de la culture pour laquelle la nouvelle collectivité doit délimiter les contours de son engagement. Au-delà de l’éventuel transfert d’équipements à l’euro près entre les communes et la métropole, c’est l’occasion de faire le point sur ce qu’est la culture à Grenoble et son agglomération et sur l’ambition que cette réflexion peut nourrir.

Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences | Mardi 24 mai 2016

Photo : Olivier Duquesne (Flickr) / DR


Dans l'histoire de la décentralisation, la vie culturelle grenobloise est un creuset de la vie culturelle française. Aujourd'hui encore les artistes et acteurs culturels grenoblois sont des références et irriguent nombre de réseaux à l'échelle européenne et internationale. Mon intention ici n'est pas de faire un inventaire exhaustif mais de faire prendre conscience de la chance que chaque habitant de l'agglomération a d'avoir la possibilité d'être au contact d'œuvres et d'artistes qui participent du mouvement mondial des idées, des émotions. L'importance de ce contact interdit toute politique de repli et engage à articuler action territoriale et ouverture internationale.

Nous n'avons pas suffisamment conscience de cette chance, qui trop souvent est confondue avec une forme d'élitisme. Gageons que la formule de Jean Vilar « élitaire pour tous » soit toujours et plus que jamais d'actualité : offrir le meilleur au plus grand nombre. La culture, a contrario d'un bien matériel, ne s'épuise pas dans sa consommation mais se démultiplie dans le partage.

« S'élever, d'urgence! »

Le rapport à la création et à l'art en général est un moyen unique pour chaque être humain en construction de sortir des cadres hérités, d'être au contact de représentations plus grandes que lui-même, offrant la possibilité de se projeter positivement. La vie artistique et culturelle est une richesse incomparable qui doit être l'objet de fierté de chacun. « S'élever, d'urgence! » écrivent Robin Renucci et Bernard Stiegler…

Ce pourrait être une ambition première, pour un territoire dont le rayonnement dépasse largement les Alpes françaises : articuler la réputation internationale avec l'action dans les communes et quartiers, articuler une indispensable double vision entre le local et le global. Observant les lignes de force de cette articulation, on s'aperçoit que des acteurs culturels métropolitains sont au cœur de réseaux nationaux et internationaux qui ont fait et qui font la richesse culturelle du territoire. Encore une fois la liste sera incomplète, elle sert cependant la démonstration.

  • Dans le champ de l'éducation artistique au spectacle vivant, Grenoble est le creuset de la réflexion et de l'action dans un domaine qui est le parent pauvre des politiques culturelles malgré tous les grands discours en direction de l'enfance et de la jeunesse. L'Espace 600, scène spécialisée pour la jeunesse, les chercheurs de l'Université Grenoble Alpes et de nombreuses personnalités œuvrent dans des réseaux nationaux et internationaux comme l'Assitej (Association Internationale du Théâtre pour l'Enfance et la Jeunesse), la Belle Saison, Scène d'Enfance et d'Ailleurs.

  • Dans le champ de la culture scientifique et technique, on retrouve la même articulation entre des lieux (La Casemate), des expériences et la recherche universitaire. Ce qui se pense, ce qui s'expérimente et ce qui s'enseigne à Grenoble irrigue l'activité nationale, européenne, l'activité francophone et participe d'un mouvement mondial.

  • Dans le champ de l'art contemporain, le Magasin-CNAC, qui articule lieu d'exposition et lieu de formation, est une référence internationale.

  • Dans le champ de la recherche et des politiques culturelles, l'Observatoire des Politiques Culturelles conduit un master en relation avec l'Institut d'Études Politiques qui fait référence. L'émergence de la nouvelle Unité Mixte de Recherche Litt&Arts en partenariat avec l'Hexagone Scène Nationale Arts Sciences constitue un espace inédit dans la capacité à chercher, créer et diffuser ce qui constituera les œuvres de demain.

  • MC2 est la plus importante scène nationale, le plus important lieu pluridisciplinaire français, un centre de production majeur permettant à des artistes de tous registres esthétiques d'être présentés dans l'agglomération et sur les réseaux nationaux et internationaux.

  • Il faudrait aussi citer le Centre International des Musiques Nomades dans le secteur des musiques contemporaines.

  • Enfin, du coté de la relation entre Arts et Sciences, l'aventure de l'Acroe est née en parallèle à la création de l'IRCAM et poursuit des missions de recherche et de formation au sein d'un réseau international.

  • L'expérience de l'Hexagone est au cœur d'un réseau naissant : la Transversale des Réseaux Arts Sciences regroupe 21 territoires français dont l'objectif est de développer les capacités de la recherche, de la création, de la diffusion et de l'action culturelle entre arts et sciences à l'échelle nationale et européenne. L'Hexagone en est le porteur et, fort de son évolution prochaine en Centre National Arts Sciences, le projet de la scène nationale est reconnu comme un acteur majeur de ce champ en plein développement. La Biennale Arts Sciences, Rencontres-i et le salon Expérimenta en partenariat avec le CEA font partie de l'agenda national et européen.

Donnons de la hauteur à nos ambitions

Quoi qu'en disent les différents populismes fort actifs de nos jours, toutes ces démarches exigeantes, tous ces projets portés par des femmes et des hommes de conviction, sont tendus vers des objectifs qui, au travers de l'activité symbolique et des arts, relèvent de l'aventure humaine, de la compréhension des enjeux de société, de la capacité de notre collectivité à relever les défis auxquels nous ne pouvons échapper.

Il serait dommage, au moment où la Métropole définit ses enjeux, de ne voir que notre seul périmètre, serait-il alpin. Justement, donnons de la hauteur à nos ambitions. Révéler les imaginaires d'aujourd'hui, soutenir les créateurs, inventer quotidiennement la mise en relation des œuvres et du public, accompagner l'émergence de nouveaux métiers sont les ingrédients d'une politique tournée vers le monde.

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Jérôme Villeneuve est le nouveau directeur de l'Hexagone

Nomination | La scène nationale de Meylan connaît officiellement le nom de son nouveau directeur : il s'agit de Jérôme Villeneuve, 34 ans (...)

Valentine Autruffe | Lundi 11 octobre 2021

Jérôme Villeneuve est le nouveau directeur de l'Hexagone

La scène nationale de Meylan connaît officiellement le nom de son nouveau directeur : il s'agit de Jérôme Villeneuve, 34 ans et président de l'association Arcan (Association ressource pour la création artistique numérique), qui organise plusieurs événements autour des arts, de la science et du numérique, comme Negotium ou DN[A]. Titulaire d'un doctorat en "Ingénierie de la Cognition, de l’Interaction, de l’Apprentissage et de la Création", il est également chercheur au sein de la cellule "Arts Numériques et Immersions Sensorielles", construite avec le Ministère de la Culture, le CNRS, l’Université Grenoble Alpes et installée au laboratoire GIPSA. Le profil de Jérôme Villeneuve, très orienté art et sciences, a logiquement été retenu pour l'Hexagone, dont un pan important de la programmation est tourné vers cette dualité : le théâtre organise notamment la biennale Experimenta, et travail

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Les Petits Magasins : tiercé gagnant

Boutique | Deux boutiques estampillées « Les petits magasins » par Grenoble Alpes Métropole ont été inaugurées mercredi : La Remise au 122, avenue Jean-Perrot à Grenoble, (...)

Valentine Autruffe | Mardi 5 octobre 2021

Les Petits Magasins : tiercé gagnant

Deux boutiques estampillées « Les petits magasins » par Grenoble Alpes Métropole ont été inaugurées mercredi : La Remise au 122, avenue Jean-Perrot à Grenoble, et La Brocante de Mamie au 17, rue du Pré-Ruffier à Saint-Martin-d’Hères. Le concept : plutôt que d’être jetés, les invendus de l’enseigne Kiabi sont cédés à ces structures et proposés à la vente à des tarifs très attractifs (-80% en moyenne, on a entendu parler de pantalons à 5€ pièce). De plus, les magasins fonctionnent avec des structures d’insertion professionnelle, La Remise et Grenoble Solidarité. Triplement gagnant donc, pour le budget fringues, l’économie de déchets et les personnes qui retrouvent le chemin de l’emploi.

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GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Festival | Du 28 septembre au 8 octobre, Grenoble et son agglo vibreront grâce à une nouvelle édition de ce festival au nom à rallonge, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival. Coup d’œil sur la programmation et échange avec le président du Jazz Club de Grenoble, Salvatore Origlio.

Valentine Autruffe | Mardi 28 septembre 2021

GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Le signe particulier du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, « c’est qu’il est très éclectique », annonce son directeur Salvatore Origlio. L’événement se veut ouvert au public et aux genres musicaux les plus larges possibles. « C’est autant notre force que notre défaut, car certains trouvent que l’on manque d’esthétique. Mais pour nous, l’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte. Ce qui nous intéresse, c’est de programmer des musiciens de jazz, qui fassent de l’improvisation, qui transmettent une émotion et aient une histoire à raconter. » Voilà qui est dit ! Infortune au Petit Bulletin : notre coup de cœur de la programmation, Natacha Atlas, qui devait se produire le 1er octobre à la Faïencerie, a été annulé en raison d’une inflammation de la gorge dont souffre la diva. On se tourne alors vers Salvatore Origlio : selon l

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Atlas des musiques du monde

Sono mondiale | Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 septembre 2021

 Atlas des musiques du monde

Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne parvient pas tout à fait à effacer. Comme par une sorte de prémonition Natacha Atlas avait pourtant enregistré et publié son dernier album en date avec Samy Bishai avant que le grand blocage ne commence : en l'an de grâce 2019. Après un report l'an dernier la chanteuse anglo-égyptienne née en Belgique vient enfin le présenter sur la scène du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival et ce n'est pas la moitié d'un événement. On a tendance à l'oublier mais Atlas est rien moins qu'une pionnière du genre qu'on appelait alors un peu abusivement "musiques du monde" et qui eut tôt fait de réunir en une vaste ratatouille musicale tout ce qui en la matière n'émanait pas du monde occidental. De sa première expérience avec le groupe Transglobal Underground à ses expériences solo, la chanteuse à la voix unique est parvenue à noyauter aussi bien les milieux branchés (elle

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Notes bleues (et autres)

MUSIQUES | Jazz / On vous l’accorde : il a déjà commencé et, parution en décalage oblige, on vous en reparle avec un peu de retard. On s’en serait voulu de manquer le 16e Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, qui tient cette année la note bleue jusqu’au 17 octobre.

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Notes bleues (et autres)

Salvatore Origlio et son équipe ont concocté un programme prometteur, en insistant tant sur la dimension universelle et intemporelle du jazz que sur sa grande diversité. Impossible de citer chaque artiste, alors on vous dévoile l’un de nos coups de cœur : le quatuor Cuareim (photo), accompagné par la percussionniste et chanteuse Natasha Rogers, qui s’adapte aux nouvelles normes sanitaires et va proposer deux sets successifs au public de l’auditorium du Musée de Grenoble, dimanche 11. Le projet, ambitieux, est d’associer des sonorités classiques à d’autres d’inspiration latine : un pari réussi, à en juger par les morceaux que nous avons entendus. Le festival dans son ensemble associera par ailleurs onze autres salles partenaires, à Grenoble, Bernin, Champ-sur-Drac, Crolles, Échirolles, Fontaine, Gières, Meylan, Saint-Égrève et Varces. Son programme complet est disponible en ligne, sur le site du Jazz Club de Grenoble (www.jazzclubdegrenoble.fr).

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Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone : « On a le sentiment que la saison est terminée »

Spectacle | « Suite aux consignes nationales liées à la pandémie du Covid-19, nous sommes contraints d’annuler au minimum tous les spectacles prévus au mois de mars et avril 2020 » : c'est ce qu'a écrit l’équipe de l’Hexagone sur son site web, dès les mesures de confinement adoptées. On a appelé Antoine Conjard, le directeur de cette scène nationale arts sciences basée à Meylan, pour savoir s’il avait maintenant le recul pour nous en dire plus.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 avril 2020

Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone : « On a le sentiment que la saison est terminée »

Quel est le quotidien d’un directeur dont le théâtre est fermé ? Antoine Conjard : Il est particulier mais je me suis organisé pour être en connexion avec toute l’équipe. Très tôt, avant les décisions d’interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes, on avait commencé à s’organiser en vue d’un possible confinement. On a fait en sorte que toute l’équipe de l’Hexagone puisse faire du télétravail dans de bonnes conditions : tout le monde en ce moment peut donc communiquer et se parler afin de préparer la suite. Quelle suite ? Imaginez-vous rouvrir le théâtre avant juin et la fin de la saison culturelle 2019/2020 ? Ça, on n’en sait rien. On avance au jour le jour en fonction des annonces du gouvernement, mais c’est sûr qu’on a le sentiment que la saison est terminée. Même si on ne peut pas le dire tant que ce n’est pas effectif. Qu’en est-il des spectacles qui ont dû être annulés du fait de la fermeture du théâtre ? Globalement, on a une position de principe : il faut faire en sorte que les cho

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Quand Grenoble se jazzifie toujours plus avec le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Festival | Rendez-vous du vendredi 4 au samedi 19 octobre pour le constater.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Quand Grenoble se jazzifie toujours plus avec le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Si le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival est un événement, c'est parce que l'événement organisé à l'initiative du Jazz Club de Grenoble est le seul consacré à cette discipline dans l'agglomération. Il est donc on ne peut plus logique qu'à l'image de ce nom à rallonge, le GAMJF étende un peu plus à chaque édition son aire d'activité : Fontaine, Gières, Saint-Égrève, Varces, La Tronche... En tout ce sont pas moins de onze communes de l'agglomération (presque le double de l'an dernier) qui accueilleront la programmation de cette 15e édition et ses différents temps – les traditionnels Midi/Deux, master class, expositions, conférence... On y croisera cette année des figures telles que Raphaël Lemonnier (avec la Trova Project, une exploration de la chanson cubaine), l'étoile montante Agathe Iracema, l'électro-soul de Nojazz (photo), Yaël Rasooly et Ilya Magalnyk pour une plongée dans la musique de la première moitié du XXe siècle, l'explosif Amazing Keysto

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Louis Winsberg : « Michael Brecker était un saxophoniste comme il n'y en a pas deux par siècle »

Festival | Jeudi 18 octobre à la salle Edmond Vigne, dans le cadre de la 14e édition du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, le trio Charlier/Sourisse/Winsberg rendra hommage au saxophoniste américain Michael Brecker, pillier du jazz dans les années 1980. Le guitariste Louis Winsberg, aussi connu pour ses groupes Sixun et Jaleo, nous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 9 octobre 2018

Louis Winsberg : « Michael Brecker était un saxophoniste comme il n'y en a pas deux par siècle »

André Charlier et Benoît Sourisse formaient un duo avant que vous les rejoigniez. Comment est né ce trio ? Louis Winsberg : Je connais André Charlier, batteur et percussionniste, et Benoît Sourisse, organiste et pianiste, depuis 30 ans, mais notre rencontre musicale ne date que d'une dizaine d'années, suite à une idée d'un des programmateurs du Festival de Chamonix. Nous avons d'abord joué un mix de compos et de standards. Et au vu du plaisir évident qu’on a eu ensemble, nous nous sommes assis autour d'une table pour réfléchir à un projet qui ait du sens, quelque chose de fort. On a alors décidé de rendre hommage à Michael Brecker, ce saxophoniste américain décédé en 2007 et véritable pilier du jazz. Dans votre trio, il n'y a pourtant pas de saxophoniste à l’horizon… Oui, et c’était un vrai challenge à relever ! On est un trio orgue, guitare, batterie et on fait une musique jouée à l’origine par cinq-six personnes qui ont plus d’instruments. L'idée était avant tout de rendre hommage à ce musicien qui nous a inspirés dans le vocabulaire jazzistique de base. C’était un saxophoniste et un imp

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Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival : jazz d’octobre

Festival | Zoom sur la treizième édition du festival concocté par le Jazz Club de Grenoble. Avec cette année, quelques belles têtes d'affiche dont une au patronyme bien connu.

Aurélien Martinez | Mardi 10 octobre 2017

Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival : jazz d’octobre

L’agglomération grenobloise n’est pas la plus jazzophile de France. Alors quand, chaque automne, revient sur le devant de la scène le bien nommé Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival (il s’étend chaque année géographiquement un peu plus), on ne peut que se réjouir – si tant est que l’on aime le jazz ; mais tout le monde aime le jazz (ou devrait l’aimer), non ? Au programme de cette treizième édition concoctée par le Jazz Club de Grenoble (là encore un nom bien explicite, et une structure composée uniquement de bénévoles), deux semaines de jazz au sens large (le directeur assure ne pas défendre une esthétique pure) dans six villes de l’agglomération. Avec des concerts d’artistes du coin bien sûr (le festival a été en partie créé pour défendre la scène locale), et des têtes d’affiche capables de rameuter les foules comme le batteur vu à la Nouvelle Star Manu Katché, la chanteuse guadeloupéenne basée à Paris Véronique Hermann-Sambin, le vibraphoniste Vincent Maillard invité par le Quatuor Caliente… Mais le plus grand nom de cette année est sans nul doute le contrebassiste

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Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

ACTUS | S’il existe des salles de spectacle privées qui vivent (plus ou moins) bien, les salles publiques, elles, comptent sur la contribution des différents acteurs publics (ville, département, région, État…) lorsqu’elles bouclent leur budget annuel. Antoine Conjard, directeur de la scène nationale l’Hexagone de Meylan, nous explique pourquoi.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

« Si nous n’avions pas d’argent public, les places de spectacle de l’Hexagone qui sont à 12 ou 13€ en moyenne seraient à 40 ou 50€. C’est pour cela que les prix des places dans les salles privées sont plus élevés que ceux des salles publiques. Car après tout, accueillir des spectacles génère des coûts. Il faut entretenir l’espace dont on dispose, accueillir les artistes et les équipes, mais aussi rémunérer correctement les personnes qui travaillent au sein de notre structure. » Mais encore ? « Il faut aussi savoir que le secteur public spectacle vivant travaille à la création contemporaine, pour permettre l’échange entre les chercheurs que sont les artistes et les spectateurs. Nous voulons permettre à ces derniers de découvrir des formes de spectacle qu’ils n’auraient pas l’occasion de voir si nous n’existions pas. » Plus d'infos sur l'Hexagone de Meylan : www.theatre-hexagone.eu

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Biennale arts-sciences : les changements, c’est maintenant

Festival | On l’a appris au détour d’une conversation, l’Hexagone de Meylan n’ayant encore rien officialisé publiquement : la biennale arts-sciences Les Rencontres-i va changer de nom (ce sera Experimenta) et de dates (en février plutôt qu’en octobre). On a du coup essayé d’en savoir plus en allant directement à la source.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mars 2017

Biennale arts-sciences : les changements, c’est maintenant

« On avait de nombreux noms pour nos différentes activités entre la biennale Arts-Sciences, les Rencontres-i, Experimenta… Il nous a paru important de nous recentrer en trouvant le format le plus immédiatement compréhensible à la fois pour le public de l’agglomération et pour nos partenaires extérieurs, notamment à l’étranger. » Voilà qui est clair comme nous l’a expliqué Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone de Meylan et de la biennale arts-sciences que ce même Hexagone organise : le nom du « salon arts, sciences et technologies » organisé chaque année à Minatec devient le nom de la biennale dans son ensemble, les Rencontres-imaginaires étant délaissées pour une appellation plus explicite. « Pour la petite histoire, quand on en a parlé avec des partenaires japonais, pour eux il n’y avait pas photo : Experimenta était le nom le plus évident. Ils comprennent tout de suite ce que ça veut dire. » « On est sur du marketing territorial » Et quitte à changer le nom

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Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

ACTUS | À Grenoble, l’Atelier Arts Sciences, financé conjointement par la scène nationale l’Hexagone de Meylan et le CEA, rassemble des artistes et des chercheurs afin qu’ils échangent sur leurs pratiques et, surtout, travaillent ensemble. Pour fêter les dix ans de ce laboratoire original, l’équipe l’ouvre au public le temps d’une journée (le jeudi 2 février).

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 31 janvier 2017

Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

« Notre travail repose sur l’intégration des nouvelles technologies dans le monde de l’art » : voilà comment Eliane Sausse, directrice de l’Atelier Arts Sciences (et secrétaire générale de l’Hexagone de Meylan), résume les missions de ce laboratoire lancé en 2007. Grâce à l’Atelier, artistes et scientifiques se rencontrent, échangent et progressent pour aboutir à des projets communs. Comme, par exemple, celui d’EZ3kiel : en 2009, le groupe de musiciens, assoiffé d’innovation, avait pu travailler à Grenoble sur une installation interactive baptisée « les mécaniques poétiques ». « L’Atelier Arts Sciences a montré que les artistes réussissaient à bien anticiper les évolutions de la société » poursuit Eliane Sausse, qui annonce pour 2017 une réalisation du plasticien très branché nanoélectronique Lionel Palun. En octobre, la résidence de ce dernier prendra fin. Son œuvre, consacrée au "big data" (des milli

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Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

ACTUS | Le 3 novembre, Grenoble Alpes Métropole s’est dotée de la compétence culturelle réclamée depuis longtemps par les acteurs culturels. Mais dans les faits, la collectivité semble très prudente puisqu’elle ne s’engage que sur une chose : le transfert dans ses services des deux scènes nationales du territoire – la MC2 et l’Hexagone. On fait le point.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 15 novembre 2016

Culture : la métropole grenobloise s’en mêle enfin

La métropole grenobloise commence à rajouter des cordes à son arc. Après sa création l’an dernier (elle a succédé à la communauté d'agglomération du même nom), elle vient de s’adjoindre, en plus de ses six compétences actuelles, le domaine culturel et sportif. Même si, dans les faits, au 1er janvier 2017, il n’y aura pas de création de poste de vice-président à la culture, ni de service correspondant. Et, bien sûr, les adjoints à la culture des 49 équipes municipales ne disparaitront pas. Le président PS Christophe Ferrari et sa majorité préfèrent y aller doucement. « Le transfert des deux équipements à la Métropole que sont l’Hexagone de Meylan et la MC2 est la seule décision réelle prise pour le début d’année prochaine » résume Henri Touati, membre du Collectif métropolitain des acteurs artistiques et culturels qui a participé à la concertation autour de ce sujet. En 2017, les réflexions vont donc continuer, et ainsi valider (ou infirmer) les choix faits en ce début novembre. La culture conjuguée au conditionnel Utiliser le conditionnel est donc néces

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Les femmes font swinger le Grenoble Jazz Festival

MUSIQUES | Seul festival de jazz proposé à Grenoble, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival s'efforce chaque année de faire coexister dans sa programmation des grands noms avec des artistes locaux. Cette année, du vendredi 14 au samedi 22 octobre, les femmes sont à l'honneur.

Gabriel Cnudde | Mardi 11 octobre 2016

Les femmes font swinger le Grenoble Jazz Festival

Il ne s'appelle plus le festival de Jazz d'automne mais le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival. Fort heureusement, rien n'a changé si ce n'est le nom. Pour la douzième édition de ce grand événement, le Jazz club de Grenoble a souhaité continuer à suivre sa ligne directrice : mélanger grands noms internationaux et artiste émergents locaux. En tête d'affiche, on retrouve avec plaisir l'immense Stacey Kent qui ira piocher dans ses 18 albums pour animer la soirée d'ouverture au Théâtre municipal de Grenoble. Un choix logique puisque cette douzième édition veut donner la part belle aux femmes dans le jazz. Une conférence à ce sujet sera d'ailleurs organisée par Christine Marion le 19 octobre. Jean-Philippe Bruttmann, guitariste flamenco qu'on ne présente plus, viendra lui aussi donner de ses doigts pour le public grenoblois. Rick Margitza, dont le saxophone a notamment accompagné les titres d'un certain Miles Davis, sera également de la partie. À côté de ces grands noms du jazz, des locaux du swing joueront : des élèves du conservatoire mais aussi Watts, le projet retenu par les organisa

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On va voir quoi ?

SCENES | La biennale arts sciences Les Rencontres-i débute cette semaine. Une fois n’est pas coutume, nous n’avons quasiment pu voir aucun des spectacles programmés pendant ces dix jours de festival. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas vous parler de ceux qui nous donnent envie! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 26 septembre 2013

On va voir quoi ?

À la rue, O. Bloque Débuter un festival arts sciences par un spectacle de l’auteure et metteuse en scène Marina Damestoy, notamment connue pour avoir initié les mouvements sociaux Génération Précaire et Jeudi-Noir, tel est le premier pari des Rencontres-i. Une création sur une jeune femme issue d’une famille aisée qui devient SDF par la force des choses, et dont on nous a vanté la pertinence du propos. Vendredi 4 octobre à 20h et samedi 5 à 18h, au CLC (Eybens) Robot ! Faire danser des robots? Une idée originale de l'exubérante chorégraphe espagnole Blanca Li. Sur scène, aux côtés des danseurs, on retrouvera donc des petits robots appelés Nao – ceux qui dansent le mieux parmi la faune robotique selon l’artiste. On veut bien la croire, tant les vidéos disponibles le prouvent. Reste à savoir si tout ceci fera spectacle... Vendredi 4 et samedi 5 octobre à 20h, à l’Hexagone (Meylan) Bionic Orchestra 2.0 Deuxième version de cette proposition du beatboxer Ezra, présentée en 2011 toujours dans le cadre des Rencontres-i : une création musicale, visuelle et interactive mêlant human

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Les Rencontres-i, fabrique de grandes utopies

ACTUS | Début la semaine prochaine de la septième édition des Rencontres-i, biennale mixant habilement arts et sciences. Une aventure atypique, aventureuse et passionnante portée par l’Hexagone, la scène nationale de Meylan amenée à devenir un pôle national sur ces questions. De ça, et d’autres choses encore, on a longuement causé avec le directeur Antoine Conjard.

Aurélien Martinez | Vendredi 20 septembre 2013

Les Rencontres-i, fabrique de grandes utopies

Les Rencontres-i, c’est donc une « biennale arts sciences »... Mais encore ?! Antoine Conjard : Il s’agit de mixer arts et sciences au regard de quelque chose. Le triptyque est important : quand il y a une relation à deux, binaire, on est vite dans le ping-pong. En revanche, dès que l’on rajoute un troisième plan, une dynamique se met en route. C’est donc arts et sciences avec ce troisième côté qu’est la société, le territoire... Car ce n’est pas les artistes et les scientifiques dans leur bocal, c’est les artistes et les scientifiques sur le territoire. Avec, au cœur du projet depuis 2002, l’idée de programmer des spectacles atypiques... Les Rencontres, au départ, ont été faites pour présenter des projets artistiques qui sortent du cadre traditionnel, qui ne rentrent pas trop dans la boîte du théâtre et qui interrogent la relation arts et sciences. Mais on ne présente pas forcément des spectacles technologiques : je ne veux surtout pas que ce soit la seule image que l’on garde de cette relation. Par exemple, la compagnie Les Ateliers du spectacle utilise beaucoup de technique, avec plein d’objets sur le plateau, sans tou

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La science des rêves

SCENES | En 2003, les Rencontres-i voyaient le jour. Impulsé par l’Hexagone de Meylan et le CEA, ce qui deviendra par la suite une biennale s’intéresse d’emblée aux (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 septembre 2013

La science des rêves

En 2003, les Rencontres-i voyaient le jour. Impulsé par l’Hexagone de Meylan et le CEA, ce qui deviendra par la suite une biennale s’intéresse d’emblée aux relations entre art et science. Si, au début, on a eu un peu de mal à comprendre où l’équipe organisatrice voulait aller (on se souvient par exemple d’une édition 2009 un brin confuse), force est de constater que le projet s’affine et devient bigrement intéressant – l’Hexagone se transforme même cette saison en « scène nationale arts sciences », ce qui la différencie encore plus de l’autre scène nationale du coin (la MC2). Pour cette septième édition, en plus du salon Experimenta, on pourra découvrir de nombreux spectacles (Blanca Li, Daniel Danis, Pierre Meunier, Mathurin Bolze...) dans la dizaine de salles de l’agglo partenaires. Plus d’infos dans le Petit Bulletin du 25 septembre. AM Les Rencontres-i, du jeudi 3 au dimanche 13 octobre.

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C’est notre choix

SCENES | Une sélection subjective et arbitraire de quelques évènements incontournables du festival. AM

François Cau | Vendredi 16 septembre 2011

C’est notre choix

Un parcours inaugural Les Rencontres-i 2011 débuteront avec un parcours original, l’équipe de la biennale aimant beaucoup les parcours - elle en proposera de nombreux. À 16h30, rendez-vous à la gare téléphérique, pour monter à la Bastille assister au vernissage des expositions Degrés de lumière et T.O.E. La première se propose d’associer lumière et musique, les trois artistes italiens ayant étroitement collaboré avec deux chercheurs du CEA. La seconde, conçue pour le Centre d’art Bastille, est une exposition collective autour de la notion d’énergie (le thème de ces Rencontres-i). À 18h30, départ pour le CCSTI – La Casemate où sera présentée XYZT, les paysages abstraits, l’exposition d’Adrien Mondot et de Claire Bardainne dont on attend énormément (on vous en reparlera une fois vue). À 20h45, tout le monde sera confortablement installé sur les sièges de l’Hexagone de Meylan pour découvrir une ébauche de L’Écorce du vent, projet autour de la lumière qui a gagné le prix A.R.T.S 2010 (un prix créé par l’Atelier arts-sciences dans le but de récompenser les collaborations innovantes et fructueuses entre artistes et scientifiques). Et la soirée se terminera p

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Science friction

SCENES | FESTIVAL/ À la fin du mois débuteront les Rencontres-i, organisées par l’Hexagone de Meylan. Une biennale arts-sciences en plein développement qui s’impose petit à petit comme l’un des évènements culturels de l’agglo les plus excitants. Rien que ça, oui. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 16 septembre 2011

Science friction

La science d’un côté, l’art de l’autre. Les deux se regardent en chien de faïence. « Pourquoi vient-il me sucrer une part de budget pour des bagatelles de bobos quand moi, je travaille pour l’avenir de l’humanité ? » s’exclame la première, sûre d’elle et de sa légitimité. « Espèce de technophile sans aucune humanité qui va nous mener droit dans le mur » lui rétorque le second, d’un ton dénigrant et méprisant. Le décor est planté : on pourrait avoir ici affaire à un western moderne où deux mondes qu’a priori tout oppose s’affronteraient dans une lutte sans merci. Mais rien de tout ça. Car l’on est à Grenoble, là où rien ne se passe jamais comme on l’attend. Grenoble : une terre d’asile pour les scientifiques les plus réputés, carrément surnommée la « Silicon Valley » à la française par les plus ambitieux du fait de son positionnement en recherche et développement. Un territoire riche en laboratoires, universités et entreprises, également généreusement pourvu niveau culturel, à la grâce de politiques passées volontaristes (on cite souvent le Conseil général dans ce cas-là, alors citons-le) et d’acteurs locaux extrêmement impliqués. Ce qui fait dire là aussi aux plus ambitieux que

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« Pour une politique culturelle d’agglomération »

ACTUS | Le bassin grenoblois est extrêmement riche culturellement, notamment niveau spectacle vivant. On dénombre ainsi deux douzaines de plateaux de théâtre (dont (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

« Pour une politique culturelle d’agglomération »

Le bassin grenoblois est extrêmement riche culturellement, notamment niveau spectacle vivant. On dénombre ainsi deux douzaines de plateaux de théâtre (dont deux scènes nationales : la MC2, la plus grande de France, et l’Hexagone, l’une des plus petites), offrant ainsi au public un choix considérable. Un public qui suit souvent en nombre, comme nous l’ont tous affirmé les directeurs, et comme nous pouvons nous en rendre compte chaque soir. Des spectateurs qui voyagent de ville en ville, sans se soucier des frontières administratives. À l’Hexagone par exemple, selon son taulier, un tiers du public vient de Meylan, un autre tiers de Grenoble et un dernier tiers de l’agglo (hors Grenoble). Pourtant, il n’existe pas de politique culturelle d’ensemble gérée par l’agglomération, ce que regrettent unanimement les directeurs que l’on a interrogés, comme nous l’explique Jacky Rocher de la Rampe : « Il va vraiment falloir se questionner là-dessus. Parce que si jamais les resserrements budgétaires devenaient trop importants, j’ai un peu peur des réflexes d’un certain nombre de villes et d’élus qui fassent des politiques culturelles pour leur ville exclusivement. C’est un immense

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Baisse-moi

ACTUS | Comment un directeur de salle aborde cette rentrée où sont annoncées des baisses de financements de toutes parts (État, département…). Comment voit-il l’avenir compte tenu de ces incertitudes ? Quel regard porte-t-il sur son métier et sur les activités culturelles en général ? On a rencontré trois des principaux directeurs de salle de l’agglo pour évoquer avec eux ces sujets. Magnéto. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

Baisse-moi

En France, les activités culturelles sont financées à hauteur de 70 à 80% par les collectivités locales. Ainsi, un théâtre comme l’Hexagone reçoit 22% de ses subventions de la part de l’État, les 78 % restants provenant des collectivités – la ville de Meylan en premier lieu, puis le conseil régional, et enfin le conseil général. Or, outre la possible suppression de la clause de compétence générale (1) un temps prévue par la réforme des collectivités territoriales, plusieurs facteurs pourraient condamner ces financements multiples : que ce soit du côté des collectivités territoriales, en quête constante de financement du fait du transfert de nombreuses compétences sur leurs épaules, et de la disparition de certaines de leurs recettes, ou du côté de l’État avec sa politique de diminution de ses coûts de fonctionnement (2). «Les flous ne sont jamais bénéfiques» «Que font les collectivités locales aujourd’hui ? On leur a supprimé la taxe professionnelle, on leur dit qu’il y aura des compensations en euros constants garanties sur deux-trois ans – quid d'après ? Donc, les collectivités elles-mêmes prennent peur, font gaffe et anticipent. La plupa

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